La guerre de l’orignal

La chasse à l’orignal, autrefois synonyme d’évasion et de plaisir, est devenue aujourd’hui, en Gaspésie et dans le Bas-Saint-Laurent, une véritable guerre de territoire.

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      Le Québec compte des milliers de personnes qui rêvent d’ajouter un panache d’orignal à leur collection de trophées de chasse. Le roi du gibier québécois suscite une convoitise sans pareille. Et si sa chasse a déjà été synonyme d’évasion et de plaisir, elle est devenue aujourd’hui, en Gaspésie et dans le Bas-Saint-Laurent, une véritable guerre de territoire.

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      Je suis Gaspésien,40 ans, « un gars de bois » et bien sûr , un chasseur d’orignal. Notre territoire de chasse où nous traquons le roi de nos forêts a été trouvé par mon père et mon oncle en 1986 après de longs périples en camionnette et à pied à travers la forêt qui était peu fréquentée, au fil des ans, on a façonner notre territoire, sentier, salines…etc
      Bien sûr , puisqu’au début, on était dans la forêt vierge, en 1998, une cie forestière est venu faire des travaux de déboisement ( avec raison, car la forêt était surmature et due pour cela)et conséquamment, un réseau routier a modifier notre territoire, et là , il a fallu protéger notre petit secteur sur laquel on avait investie beaucoup d’argent, temps et énergie… Pourquoi serions-nous tout content de voir arriver(exemple ) un groupe de 4 chasseurs de Trois-Rivière avec leur gros pickup, vtt, roulottes…la veille de la chasse, alors qu’ils arrivent en terrain inconnu? C’est cela que je déplore, un VRAI chasseur prépare sa chasse à long terme et ne va pas écoeurer des gars qui veulent tout simplement réussir leur partie de chasse… Je peux vous dire qu’il y a encore des secteurs vierges inexploiter par les chasseurs, il faut sortir des sentiers battus, comme l’on fait mon père et mon oncle en 1986…
      Autre chose, en Gaspésie, nous sommes ceinturer par la réserve chic-chocs et le parc de la Gaspésie, ce qui nous coupe bien du territoire, la réserve chic-choc gérée par la sépaq reçoit des dizaines de chasseurs venant de l’extérieur à 95 % , c’est correct, mais en tant que communauté locale, on partage déjà beaucoup notre territoire et notre gibier…
      Autre,autre chose, j’ai essayer de pratiquer la chasse au chevreuil à la poudre noire dans le secteur de St-Valérien-Roxton Pond ( 8 nord )avec un chum qui habite dans cette région, et bien, ce territoire de terrains privés d’agriculteurs est très dur d’accès, les mêmes gars ( le monde de la chasse est un bien petit monde ) qui essaient de s’approprier nos territoires de chasses en Gaspésie nous mettent considérablement des bâtons dans les roues, assez pour qu’après 3 ans d’astinnage , je me suis décourager et j’ai arrêter d’y aller… Pour terminer, l’an passer, alors qu’un opérateur de pelle mécanique ( un ami ) travaillait tout bonnement sur un chantier de construction d’éoliennes en Gaspésie durant la chasse, 3 gars sont venu lui faire de sérieuses menaces si il continuait… Ces 3 gars venaient de Drummondville… Les Gaspésiens, on est des gens très acueillants, mais pas innocemment avec des innocents…

      Je suis de Laval et si je veut chasser en Gaspésie je doit etre invité par quelqu un ou payer le gros prix pour aller chasser dans une réserve faunique.Les terres de la couronne sont publiques et pas des clubs privés.Un systeme de gestion du territoire Québécois devra etre instaurer sinon aussi bien retourner au anciens clubs privés que seuls quelques personnes avait acces.

      René Fournier

      Depuis maintenant 5 ans, je ne vais plus à la chasse du tout. J’ai accroché mes armes pour très longtemps. Depuis que j’ai vu la plupart de mes sites de chasse (à l’arc)envahis par les fameux planteurs de (POT) A l’ouverture de la chasse à l’arc qui correspond plus ou moins à la date ou les bandits récoltent leurs plants et s’habillent en supposés chasseurs de perdrix bien armés de calibre douze et qui surveillent leur territoire afin que personne ne vienne leur voler leur précieux butin.
      La S.Q. ne voit rien, les agents de conservation n’ont pas de moyens et on se fait voler carrément nos biens, incendier nos roulottes et ruiner nos vacances.
      Alors pour le même prix que me coûterait un voyage de chasse! Je pars dans le SUD et c’en est terminé pour la chasse et même la pêche. Maintenant que j’ai goûté au SUD, je ne m’en passerait plus pour tous les territoires du Québec. Alors, cher gouvernement, continuer de fermer les yeux et laisser la petite mafia prendre les bois…Vous tenterez de leur imposer des taxes si vous le pouvez et vous ferez vivre vos partis politiques avec ces parias.
      Les honnêtes gens comme moi,qui en ont marre, s’en vont de plus en plus dans le sud(nous sommes dix de notre groupe)qui donnons délibérément notre argent à Air Canada et en conséquence, vous vendez moins de permis, vous avez moins de retombés, et vous découragez les vrais chasseurs et vous cherchez des moyens d’inviter la relève, chez les jeunes. Mes enfants vont se contenter d’entendre des histoires de chasse et pêche seulement.Mais, ils vont connaître le SUD. Le nombre de chasseurs d’orignal à baissé très significativement depuis des années et ce n’est pas terminé.Autant j’ai vanté, parlé,invité des gens à la chasse, aujourd’hui, je vante avec autant de verbe les vacances dans le sud. Merci de m’avoir lu. André L.
      Alors,

      J’ai maintenant 81 ans et c’est avec beaucoup de nostalgie que je lis les commentaires de vos lecteurs chasseurs d’orignal. Cela me rapelle mes excursions des années ’70. À cette époque, je pouvais avec mon compagnon, prendre le train de l’Abitibi, nous faire débarquer, avec canot tente et tout le nécessaire, au milage 60 entre Parent et Senneterre et de là prendre le grand lac Lacoursière en toute tranquilité. Il sufisait alors de scruter les rives en pagayant à la recherche des orignaux. Il y avait bien une distance de 1/2 mile entre la voie ferrée et le lac où il nous fallait portager notre grément et aussi nos trophées et la viande au retour. Ah! les beaux voyages de chasse à l’orignal. Tout cela a bien changé, il ne reste que des souvenirs.

      Je suis de la Côte-Nord et je ne m’ennuie pas du tout de ces années de tentative de chasse sportive de l’orignal où je devais me frotter à des braconniers ,des planches à clous pour barrer les chemins de bois, des menaces et des intimidations de fiers-à-bras et la multitude de pancartes bidons pour signaler la présence de chasseurs agressifs sur « leur » territoire de chasse… Comme si tout à coup le territoire libre québécois et les animaux qui y circulent leur appartenaient…Tout ça parce qu’ils y étaient l’an passé, bien sûr!

      Au moins, à la pêche au saumon, il y a rotation des pêcheurs dans les fosses productives…

      Combien de sportifs de la chasse j’ai vu abandonner ce sport qui peut être pratiqué noblement en face de « viandeux » agressifs et épris de leur image cro-magnonne du meilleur rapporteur de viande du village…

      Le jour où j’ai compris que la chasse au gros gibier est une affaire de clan ( comme en Afghanistan! on ne changera pas l’Homme…) et qu’il fallait jouer férocement du coude pour la pratiquer, j’ai troqué ma carabine pour une caméra et mes « vacances de chasse » se sont transformées en vacances de photo …

      Tant pis pour les retombées gouvernementales et commerciales à l’industrie de la chasse!

      Dans le fond, aller chez IGA reste pas mal moins éreintant et moins dangereux…

      une partie du problème vient sans aucun doute de la possibilité «d’appâter» le gibier; quand ça fait des mois, voire des années que le chasseur entretien un site d’appâtage, il faut comprendre pourquoi il se l’approprie, mais est-ce encore de la chasse???…aux USA et ailleurs au Canada, la seule chasse où l’appâtage est permis est l’ours…revenons à la vrai chasse, celle où le chasseur doit être plus fin que le gibier pour espérer le récolter et où le chasseur doit se rendre au gibier, sur son territoire, pas le contraire!!!

      J’ai vu dans les Cantons de l’Est, un citoyen abattre le chevreuil de la fenêtre de sa veranda le gibier attiré par les appats ;pommes, sel, maïs.
      Dans la nuit, lers chevreuils passaient par leur piste sous la fenêtre du chalet où j’étais en vacance, ceux-ci traversaient le chemin de terre, puis le champ de broussailles, mun petit parcours dans le boisé où un petit chalet bien confortable était construit dans la clairière et pan…le coup était bien ciblé sinon il était attendu à la sorti du boisé bien en vu du chasseur dans son jardin. Chasse bien facile n’est ce pas.Même principe pour l’orignal.

      Vive la chasse au Québec……à la moderne.Rang 1o Notre Dame des Bois.

      Bonjour.

      J’habite à Matane et le problème est récurrent depuis des années. Amateur de chasse au petit gibier, j’en suis rendu au point où je me prive de mon activité pendant la période de l’orignal. Le monde est vraiment agressif. Une bande de fous avec carabine dans une main et le 40 onces de gin dans l’autre. Aucun respect pour les « autres » utilisateurs de ces terres publiques. Parce qu’elle demeurent pûbliques, donc supposément accessibles à tous.J’ai même entendu qu’un chasseur s’est fait voler son orignal sur sa camionnette…à la pointe d’une carabine!!! Et c’est pas mieux lors du chevreuil en Estrie. Et dire qu’ils veulent que l’on intérèsse les jeunes à la relève. Ça prendrait un méchant coup de balai dans le bois, mais les agents de la faune sont tellement peu nombreux dans la région. Bref, c’est le far-west et personne ne semble être en mesure d’intervenir. Dommage.

      Étant chasseur en Gaspésie depuis 15 ans déjà (j’y vais depuis que j.’ai 11 ans avec mon père) j’en ai 26 présentement.

      Nous avons un »territoire » de chasse en Gaspésie et l’entretenons depuis plusieurs dizaine d’années. Vous aurez donc compris que mon père et mon grand père ont découvert cet endroit depuis bel lurette. Nous apposons des affiches non pas pour s’approprier du territoire mais pour avertir les passant ou les autres chasseurs que nous sommes présents dans ce territoire. On parle souvent de respect et de partage du territoire. Alors quand les chasseurs aperçoivent une cache dans un chemin ou dans le bois.. soyez assuré que le premier samedi de la chasse il y aura quelqu’un qui s’y pointera. soyez respectueux et essayer de trouver un autre endroit.ce n’est pas tant de garder notre territoire mais comme dans l’article, il nous en coûte souvent quelques milliers de dollars par année pour essayer de récolter 1 seul orignal pour 10 chasseurs (tous de la famille soit dis en passant). les terrains autours de nous sont occuper par d’autre chasseurs et nous les connaissont bien. nous n’avons jamais eu d’engueulade ou de menace parce que chacun respecte le »terrain » de l’autre (si on peut l’appeler comme cela).

      Ce que nous aimons moins c’est justement de voir arriver 4 chasseurs de la villes n’ayant pratiquement rien fait pour récolter son orignal et qui arrive déjà avec sa bière, son permis(souvent acheter en ville), sa bouffe etc.. au moins si vous venez chasser en Gaspésie… faites la vivre.. faites vos achats ici en Gaspésie. Le fais d’arriver ici parce que nous avons soit disant, beaucoup d’orignaux, et de récolter 2-3 et déjà vu même 4 orignaux pour une même équipe, je trouve cela très frustrant pour nous qui y mettons tant de’énergie.Je n’ai aucun problème à ce que d’autre chasseurs viennent chasser en Gaspésie, mais soyez respectueux des gens qui mettent tant d’effort pour passer une semaine de »vacances » et de récolter un orignal, une récompense pour ce travail acharner durant le printemps ou l’été.

      Merci !

      Moi, quand je lis des chose comme «chez-nous», «notre territoire», «notre gibier», j’ai envie de vomir. Si c’est votre lot privé ça va, mais les terres publiques sont justement ça: «publique». Que des gens manques de respect et aillent jusqu’à vandaliser la propriété privé c’est criminel et je propose de faire intervenir la loi. Mais prendre la loi entre vos mains ça ne fonctionne pas et ça risque juste de faire des victimes.

      Ceci dit: Moi je suis un marcheur et moi aussi j’aimerais pouvoir profiter des belles journées d’automne pour marcher en forêt avec mes chiens. M’semble que je paye des taxes comme tous les chasseurs et que la forêt m’appartient autant qu’à eux. Pourtant, on m’a fait bien comprendre que je devais me tenir loin «pour ma santé»! Le gros problème avec les chasseurs, c’est qu’ils ont un fusil dans les mains. La majorité seraient pas mal moins courageux avec une canne à pêche dans les mains.

      J’aime la viande de bois, j’adore même. Mais chasseurs, la foret n’est PAS à vous, même dans le temps de la chasse. Je vous ferai remarquer qu’il n’y a pas de barrière qui barre l’accès au non-chasseurs l’automne … parce que vous n’êtes pas chez-vous.

      Cet automne, vous allez nous voir, moi et mes chiens, tous avec des dossards (ben oui, j’en ai fait pour mes teckels). Et personne va nous sortir de la forêt.

      Un marcheur, amant de la nature, payeur de taxes qui n’aime pas marcher sur les trottoirs.

      La seule solution pour règler les bagarres sur les terrains de chasse en Gaspésie serait de découper tout le territoire en Zec ou pourvoiries et de confier l’administration aux nations autochtones. L’expérience des pourvoiries de pêche administrées pas des représentants des premières nations est exemplaire. Je suis un pêcheur blanc qui fréquente ces pourvoiries et je suis en mesure d’affirmer que les sites confiés aux autochtones sont tenus dans le respect de l’environnement, de la ressource et des clients qui fréquentent les lieux.

      bein oui belle proposition pour que les indiens aille les tuer durant l’hiver dans leur ravage et vider le territoire!!!!!

      Merci pour ce superbe reportage. Enfin quelqu’un qui parle de cette situation sur la place publique. J’ai entendu dire que l’agent de la faune qui a collaboré à la réalisation de cet article s’est fait congédié pour avoir nommé des noms. Est-ce exact?

      Nicolas, un excellent reportage. J’ai pu constater également que cette situation n’est pas unique à la gaspésie mais se retrouve un peu partout.

      A voir les moyens dérisoires (ici quelques personnes sur 7000 km2) déployés par les autorités pour s’assurer que la gestion du territoire public profite a tous, je ne crois pas que ce soit vraiment la priorité de l’heure. La conservation de la faune, visiblement non plus.