La machine à radicaux

Les attentats sont de petits actes de guerre qu’on fait en espérant un jour en avoir une vraie, une qui vaudra la peine.

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Qu’est-ce que ça veut, un terroriste, au juste? Il faut bien se poser la question, si on veut savoir comment réagir.

Quel est le but d’un tireur qui entre dans une mosquée, ou d’un croyant endoctriné qui se met à la mode des vestes d’explosifs? On entend souvent que ce dernier est en guerre contre le monde occidental, qu’il veut faire mourir tous les infidèles. Alors disons que c’est son but.

Les meurtriers de Bruxelles ont fait 32 morts. Celui d’Orlando, 49. Celui du 14 juillet 2016 à Nice, 86. Chaque mort est tragique, mais si ton but est d’éradiquer la civilisation occidentale, tu es en train de vider le désert avec une brouette. On a beau être épais comme un terroriste, on ne peut pas ne pas le savoir.

Écartons donc cette option.

Le tireur de Québec voulait-il détourner les musulmans de leur religion? Ceux de Charlie Hebdo faisaient-ils de la pub pour Allah, comme un genre de version armée des pubs du Superbowl? Disons que c’était ça, que c’était pour «convaincre».

Encore une fois, même une tête de fromage prête à se faire sauter sait bien qu’il n’y a pas un chrétien qui, en lisant les nouvelles le lendemain d’un attentat, va se dire: «J’avais jamais vu ça de même. Je me convertis!» On n’attire pas les mouches avec du vinaigre et une AK-47, comme on dit.

Pas ça non plus, donc. Mais alors, quoi?

Les attentats sont de petits actes de guerre qu’on fait en espérant un jour en avoir une vraie, une qui vaudra la peine. On plante des graines et on espère que d’autres vont passer pour les arroser.

Les attentats sont des machines à radicaux. Ils servent à créer de la radicalité.

La majorité des attentats islamistes commis jusqu’à maintenant en Occident mettaient la table pour l’émergence des attentats contre les musulmans commis par les Occidentaux. Et grâce aux événements de Québec, les islamistes vont pouvoir recruter plus de crackpots prêts à se faire sauter dans le métro. Chaque explosion de métro va permettre à un groupe d’extrême droite de ramasser des clics sur sa page Facebook, jusqu’à la prochaine fusillade, dans un cycle éternel digne du pire remake du Roi Lion.

Si tout fonctionne bien, un jour, ils auront une belle guerre, avec des milliers de morts, quelque chose qui vaut la peine.

Au milieu de tout ça, il y a des gens qui s’inquiètent, des gens comme vous et moi, des gens comme les six morts de Québec.

De chaque côté du spectre, les terroristes poussent sur le milieu pour le faire bouger vers l’extrême, ne serait-ce qu’un peu. Juste assez pour que l’inquiétude se transforme en un message haineux ou en une politique d’immigration qui permet de dire :«Tu vois? Ils nous haïssent tous!» et «Tu vois? Ce sont tous des fous dangereux!»

Après un attentat, on parle souvent de ne pas laisser les terroristes gagner. On retourne prendre le métro «pour ne pas les laisser gagner». On va voir un spectacle «pour ne pas les laisser gagner». Les musulmans de Québec vont retourner prier «pour ne pas les laisser gagner».

Mais ne pas les laisser gagner, c’est surtout ne pas arroser les graines de haine qu’ils plantent. C’est de ne pas ajouter du gaz dans la machine à radicaux.

**
Mathieu Charlebois blogue sur la politique avec un regard humoristique.


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21 commentaires
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D’abord M. Charlebois il faut faire un différence entre le geste d’un individu isolé comme celui de la mosqué de Québec et les actes terroristes commandités par des organisations. L’attentat de Québec est bien plus apparenté au tueur de masse comme celui de Dawson ou polytechnique. Il faut comprendre que ce genre de tueur va pas seulement tuer du monde, il va aussi à sa propre mort et il en est conscient. Pensez-vous que Bissonnette croyait pouvoir retourner à une vie normale après son geste?. Il a du être plutôt surpris de sortir de cette mosquée vivant. Tellement surpris que 20Km plus loin il appelle lui-même la police. S’il ne s’était pas dénoncé ça aurait pris combien de temps avant de le retracer considérant qu’il était masqué pour accomplir son crime? Je pense qu’il y a quelque chose de désespéré dans un tel geste comme dans celui des tireurs de Dawson et Polytechnique. Dans ces cas on parle plutôt d’individus incapable de s’adapter à la vie sociale et plutôt désespérés et en colère. Une grande colère qui devient funeste.
La description des attentats terroristes tel que vous la faite correspond plus à mon avis aux attentats commis par des organisations.

Beau texte mais pour pousser l’analyse un peu plus loin, il faut juste répondre à la question: qui tire les ficelles? autrement: A qui profite le crime? il n’ya aucun doute que pour faire la guerre il faut des belligérants et surtout convaincre la masse populaire de part et d’autre, de l’utilité de cette guerre pour éradiquer le »méchant ».
Cher monsieur, les fabricants d’armes gagnent des milliards chaque jour, c’est une affaire sérieuse qui ne peut être gérée au hasard, ils doivent préparer des clients à leur produit. eux ils vivent dans des quartiers super protégés avec leurs enfants, pas de risque d’attentats, c’est nous autres qui subissons et ils nous font nous chamailler entre nous grâce à leurs média et leurs commentateurs vedettes mine de rien.
Ils ont des écoles de prédicateurs radicaux les services d’espionnage à leurs soldes et même des pays, nos politiciens ne peuvent leur dire’non’, alors avant de voter, posons les bonnes questions.

Entièrement d’accord et ++. Pourquoi ne pas s’ attarder sur le phénomène Facebook !!?
Comment peut-on être endoctriner dans cette entonnoir médiatique à gros billets $$$ qui n’a pas encore deux générations d’âge ???
Il serait peut-être temps de nous regarder dans le reflet de nos téléphones au lieu de nous abandonner les un les autres dans une réunion funèbre encore au service de ces appareilles qui mémorise le résultat de notre aveuglement .
Lors des célébrations du recueillement Musulman , pourquoi ne pas avoir demander le refus de cette arme médiatique.
L’instantané n’a jamais eu autre chose que de laisser un mauvais goût.

À Ben Heddi: Vous écrivez: « Ils ont des écoles de prédicateurs radicaux les services d’espionnage à leurs soldes et même des pays, nos politiciens ne peuvent leur dire’non’ » Bon, encore la théorie des complots qui ressort! Des preuves, on veut des preuves…

À Ben Heddi: Vous écrivez: « Ils ont des écoles de prédicateurs radicaux les services d’espionnage à leurs soldes et même des pays, nos politiciens ne peuvent leur dire’non’ » Bon, encore la théorie des complots qui ressort! Des preuves, on veut des preuves…

«Les attentats sont de petits actes de guerre qu’on fait en espérant un jour en avoir une vraie, une qui vaudra la peine».
La réalité va bien au-delà des espoirs que vous mentionnez en essayant de minimiser le vrai état des faits. Les démocraties occidentales sont confrontées à un phénomène qui dépasse, de loin, le cruel mais ponctuel spectacle d’un attentat terroriste qui peut, vous avez raison, être initié et par les uns, et par les autres. Cependant, nous assistons au
remplacement des nations blanches et chrétiennes par des populations de diverses origines qui ont en commun la soumission à l’idéologie théocratique et intolérante qui est l’islam. L’islam dont la capacité est, entre outre, celle de réunir les croyants dans une seule nation, l’Oumma. Cela fait sa force, doublée par sa forte volonté de ne pas céder d’un seul iota à la révision des textes qui stipulent, faut-il encore le rappeler, la marche à suivre pour remplacer le système judiciaire de type occidental par la Sharia.
Pour ce qui est d’ajouter «du gaz dans la machine à radicaux», comme vous le dites de manière assez peu convaincante, je me permettrais, cher monsieur Charlebois, de vous rappeler que, depuis la naissance de l’organisation terroriste «Les frères musulmans» et jusqu’à nos jours, il n’y a pas eu une seule, pas une seule mouvance criminelle tenant de l’islam qui n’a pas été soutenue, directement ou indirectement, par nos chères démocraties qui passent leur temps à donner des leçons de bonne conduite au monde entier. Des pays comme les États-Unis, la France, la Grande Bretagne et bien d’autre précieux alliés des administrations belliqueuses de Washington (celle d’Obama y comprise) n’ont pas hésité, tant en Afghanistan, comme en Irak, Lybie et Syrie, de donner de coups de pieds dans la fourmilière islamiste qu’elles avaient nourrie d’avance, tout en entrainant ses guerriers avec une hypocrisie des plus douteuses et si caractéristique aux certaines agences de renseignements…
Dans ces circonstances que vous semblez ignorer sans pour autant être vraiment le cas, vous parlez de cette «belle guerre, avec des milliers de morts, quelque chose qui vaut la peine». Vous avez tort de minimiser, une fois de plus, la portée du problème. Car il s’agira de dizaines de millions de morts à venir si jamais la balance arrive à favoriser, démographiquement et dans le monde occidental, l’islam. L’exemple du Moyen Orient, du Nord de l’Afrique, de l’Anatolie ou de la Perse, dans leur totalité, comme l’exemple plus récent du Liban, du Kosovo et de la Bosnie vous sont pourtant bien trop connus pour continuer à faire semblant que cela n’a aucune relevance.
Arrêtons donc de nous cacher derrière le petit doigt et regardons la réalité en face. Ce dont vous nous parlez n’est que la pointe d’un iceberg prêt à faire couler tous nos acquis en matière de valeurs humaines fondamentales.
Et cela ne nous vient pas du Vatican, ni du temple de Jokhang de Lhassa, c’est certain !

» Cependant, nous assistons au
remplacement des nations blanches et chrétiennes par des populations de diverses origines qui ont en commun la soumission à l’idéologie théocratique et intolérante qui est l’islam. »

« Car il s’agira de dizaines de millions de morts à venir si jamais la balance arrive à favoriser, démographiquement et dans le monde occidental, l’islam. »

Difficile d’être plus en phase avec ce que l’article dénonce…
Un message à connotation négative, publié en pleine nuit…
Vous savez, Charlebois n’est pas un analyste politique. Il écrit des textes à saveur humoristique sur des sujets d’actualité.
C’est bien de dénoncer la responsabilité de nos dirigeants dans les malheurs qui nous affligent mais c’est encore mieux de combattre la haine ordinaire au quotidiens.

« … L’islam dont la capacité est, entre outre, celle de réunir les croyants dans une seule nation, l’Oumma. Cela fait sa force, doublée par sa forte volonté de ne pas céder d’un seul iota à la révision des textes qui stipulent, faut-il encore le rappeler, la marche à suivre pour remplacer le système judiciaire de type occidental par la Sharia. » Cela me fait plus peur encore que les extrémistes. Il y a eu une tentative d’introduire la Sharia au Canada, à Toronto je crois. Nul doute qu’ils ne cessent de la réclamer.

Terroriste ne me semble pas approprié pour cet individu. Il haïssait les musulmans, tout comme Richard bain haïssait les »séparatistes » Je vois plutôt une grande similitude entre les deux. Deux êtres renfermés partageant une haine envers une option différente de la leur. Malheureusement leur haine a détruit des vies, des familles. Un terroriste ne serait pas plutôt un individu entraîné par une organisation pour détruire un adversaire étatique. Il me semble qu’ici on galvaude le mot au risque de lui faire perdre son vrai sens.

Je ne suis pas d’accord.
«Les attentats sont de petits actes de guerre qu’on fait en espérant un jour en avoir une vraie, une qui vaudra la peine».
Les terroristes et les radicaux sont en guerre perpétuelle. Une guerre qui en vaut la peine, où la vie individuelle du soldat s’efface au profit du bien supérieur de la collectivité partageant les mêmes aspirations. Une guérilla où chaque individu ne partageant pas le paradigme du soldat est un potentiel ennemi. L’attentat de Québec a été perpétré par un individu qui vit une guerre et qui a identifié ses ennemis comme étant les personnes fréquentant la Grande Mosquée de Québec. Il s’imagine sans doute rendre service à ses concitoyens en étant volontaire pour une attaque désespéré contre l’ennemi… Encore que l’ennemi soit flou et les amis étant un concept ambigüe dans ce contexte. Je fais confiance aux autorités pour déterminer les motivations du tireur, mais gageons qu’il se sentait en danger et qu’il se devait d’agir.

«Le terrorisme est l’usage de la violence envers des innocents à des fins politiques, religieuses ou idéologiques dans le but d’obtenir des changements politiques ou sociaux.»

Le terrorisme n’a donc besoin que d’une seule chose : la conviction – consciente ou non – que ce n’est que par la violence que l’on parviendra à ses fins. Le geste funeste n’est pas réfléchit. Il est viscéral.

En ce sens, le radicalisme menant à la violence ne se nourrit pas qu’au sein d’une organisation bien structurée.

Nul n’est une île, surtout pas à l’ère du web !

Avec une seule page Facebook, par exemple, on recrutera aussi facilement des « amis » amoureux des chats que des « amis » convaincus d’un complot savamment ourdit pour islamiser le monde. Une autre page laissera entendre que l’Occident est une menace contre l’Islam. Une autre encore permettra d’épancher sa crainte à l’effet que l’égalité de droits entre hommes et femmes mène tout droit à un monde géré par des amazones.

Il n’y a là rien de structuré, ni d’organisé. Il ne s’agit que d’opportunités communicationnelles permettant à des individus ayant les mêmes intérêts – ou les mêmes peurs de machinations bien orchestrées – de réconforter une opinion – voire un « sentiment » – entre eux.

Dans certains cas la méconnaissance, la peur, et le refus d’embrasser une position intellectuelle équilibrée à la faveur d’un radicalisme émotionnel, mènent jusqu’à une haine mortelle contre ce que l’on croit être une menace.

De la parole aux gestes, il n’y a qu’un pas à franchir ! Et ce geste devient « terroriste » dans un contexte de radicalisation idéologique. Le plus tragique est que l’acte trouvera toujours un écho d’héroïsme chez certains autres.

Nul n’est une île.

Un acte terroriste n’a pas besoin d’avoir été spécifiquement commandé par une organisation pour être posé. . «[…] «Les attentats sont de petits actes de guerre qu’on fait en espérant un jour en avoir une vraie, une qui vaudra la peine» […]»

Nous avons l’immense chance de vivre dans une société où la liberté d’expression et la liberté de conscience sont accordées à tous. Rien toutefois ne justifiera jamais l’usage de la violence – verbale ou physique – pour faire bouger les choses dans le sens où on le voudrait. Les libertés d’expression et de conscience ne seront jamais un synonyme de liberté d’agression.

«Les Hommes se déchirent non par ce qu’ils ont de différent, mais par ce qu’ils ont de faux en commun.» (Abbé Pierre)

M. Normand suite a votre commentaire expliquer alors pourquoi Richard Bain n’a pas été accusé de terrorisme?

M. Charlebois , le pauvre individu de Cap-Rouge qui a commis ce geste n’ est pas un terroriste par déffinition comme les autres qui tuent régulièrement et s’ entretus de façon permanente dans des pays de culs qui n’ ont aucun respect de la vie humaine ! Non c’ est plutôt un dérangé, un malade , à qui les fils se sont touchés et qui a commis l’ irréparable commettre un tel acte! Il va être enfermé et probablement soigné comme Henry Bains et Lortie ! Vous avez raison il ne faut pas arroser les graines de l’ intolérence ! Donc il faudrait dire à certains chroniqueurs spécialiste et à certains médias tévélisés et ecrits de cesser de répandre des accusations et des doutes sur les radios de Québec et de se tourner la langue 7 fois avant de chercher des coupables imaginaires !!

Un texte intéressant pour aller plus avant dans la réflexion par un doctorant de l’Université de Montréal appartenant à la communauté musulmane montréalaise: http://www.lematindz.net/news/23170-quelle-reaction-de-lislam-face-a-lislamophobie.html

Merci madame. Même si mon cœur a fait trois tours quand j’ai vu la photo en tête de cet article, j’ai lu attentivement et je suis entièrement d’accord avec l’auteur.
.

Très bon article de ce monsieur Karim Zakaria Nini. En voici un qui voit clair. Un occidental qui aurait dit les mêmes mots passerait pour un phophobe raciste et tout le tralala de la gauche fleur bleue. Comme ce monsieur a un nom à consonance arabe, le message risque d’être mieux accueilli de ses semblables… et encore. La chrétienté qui a maintenu et qui maintient encore des alignements et dogmes fixés dans le roc a vu et verra encore davantage de ses brebis délaisser le troupeau de moutons de Panurge au profit de l’athéisme, l’agnosticisme ou au pire, embrasser une autre religion contrôlante jusqu’au prochain éveil. Bravo monsieur Nini, il en faudrait toute une nuée de gens comme vous, qui ont évolué avec leur temps et qui tracent le chemin à suivre pour un meilleur « vivre ensemble » si cher aux oreilles de nos dirigeants Kumbaya rose bonbon.

Certains imbéciles ne savent pas qu’ils le sont! (…on peut remplacer le mot « imbecile » par un autre pour expliquer le type d’individu qui vit au bord du précipice de la folie, de la haine et qui se prépare à sauter)

Selon Larousse, le terrorisme est: « Ensemble d’actes de violence (attentats, prises d’otages, etc.) commis par une organisation pour créer un climat d’insécurité, pour exercer un chantage sur un gouvernement, pour satisfaire une haine à l’égard d’une communauté, d’un pays, d’un système. »

Comme je ne suis ni psychiatre, ni psychologue je ne me sens aucunement compétente pour juger des motifs profonds qui ont poussé l’auteur d’une telle horreur. Néanmoins, je reste perplexe, voir même troublée et inquiète par les conséquences qu’aura sur notre société ce geste difficilement explicable.

Depuis une semaine, la classe politique s’est tout à coup montré sensible, compatissante et solidaire. mais, je ne peux m’empêcher de sentier monter les odeurs de religion du passé. je ne suis ni agnostique, ni athée, mais ayant vécu sous le joug de la religion catholique j’ai pour toute religion une profonde méfiance, connaissant trop bien leur manière insidieuse d’asservissement, leurs appels à la solidarité, ne visant qu’à instaurer, à protéger l’omnipotence de leur hiérarchie sur les masses, en les culpabilisant, en les manipulant et surtout en les gardant dans l’ignorance garantissant ainsi le contrôle de leur destiné.

Je craint que l’image d’homme d’état donnée par notre PM ne soit qu’un mauvais présage. Ce même PM qui aux premiers jours de la dernière élection, les trait défaits par la haine, criait sa haine des souverainistes, ce même PM qui à la seule mention des mots immigration, identité crache son venin comme un cobra que le a tiré de sa torpeur, ce PM qui depuis son élection n’a pas su agir quant à la laïcité de l’état, tentant même de l’évacuer en la transformant en neutralité (laïcité = séparation de la religion et de l’état / neutralité = toutes religions sont égales aux yeux de l’état).

Les citoyens québécois de confession musulmane sont sans conteste victimes de discriminations, mais les appels du PM auprès de l’entreprise privée sont honteusement hypocrites, car ces citoyens sont souvent discriminés non seulement par l’entreprise privée mais, étant particulièrement diplômés le sont principalement par les ordres professionnels dont entre autre les médecins, les ingénieurs, etc. car ce sont ces ordres avec la complicité des ministères et des facultés universitaires, qui établissent les règles d’équivalence de reconnaissance de leurs compétences. Il ne vous dit pas non plus que la rigueur (sic) qui n’était autre que de l’austérité ont coupé dans les fonds destinés aux organismes venant en aide aux immigrants et aux réfugiés et détourné les fonds fédéraux destinés à la francisation des immigrants. L’accueil d’immigrants et de réfugiés nécessite des fonds afin que leur intégration soit un succès, et quand on fait le constat que beaucoup trop d’entre eux après 2, 3, 5 ans peinent à trouver un travail à la mesure de leur talent et de leur formation, force st de constater que soit les fonds sont insuffisants, soit le nombre est trop important pour les fonds dédiés et que des choix s’imposent, soit on augment les fonds et qu’on pose les gestes nécessaires pour y remédier, soit on en réduit le nombre pour donner à tous les moyens d’avoir une vie florissante.

Et l’autre PM, Justin Trudeau qui du haut de sa rectitude politique invite les réfugiés rejetés par le décret américain à venir au Canada, se garde bien de préciser que les réfugiés Syriens accueillis l’an dernier n’étaient pas de confession musulmane, ayant étés sélectionnés sous l’administration Harper, avec comme critère premier leur christianisme. .