La mauvaise éducation

«J’ose avancer que c’est désormais l’impolitesse qui est le nouvel outil d’exclusion, à l’avantage du plus fort en gueule et du plus brutal. La courtoisie devient un indice de faiblesse qu’on évite de montrer», dit David Desjardins.

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Illustration : Alain Pilon

Un homme entre dans la boutique. La soixantaine, le visage fermé, il désigne un robot culinaire du doigt : « C’est combien ? »

N’esquissant pas l’ombre d’une formule de politesse, il n’a pas même croisé le regard du vendeur, qui est en réalité le proprio. Il se trouve que c’est aussi mon beau-frère, auquel j’étais venu rendre une cafetière qu’il m’avait prêtée.

Habitué à ce genre d’incivilité, lui ne bronche pas, se contentant de répondre sèchement. Puis entre un autre homme pour réclamer un renseignement. Il l’obtient et part sans dire merci. Et ça continue ainsi jusqu’à ce que je m’en aille à mon tour, tandis qu’affleurent à la surface de ma mémoire mes années de cauchemar dans le service à la clientèle, à vendre des vélos, des chaus­sures, de la bière. Des souvenirs dans le Vieux-Québec et des jeans sur le boulevard Saint-Laurent, à Montréal.

Le client ayant fini par croire qu’il est effectivement roi et que son noble statut le dispense de toute délicatesse, il déshumanise couramment un personnel qui est ainsi réduit à une forme de servitude. M’étant fait braquer alors que je travaillais dans cette artère montréalaise, j’exagérerais à peine en disant que le voleur n’a pas été le plus désagréable des personnages que j’ai croisés au fil des ans. Il avait pris le temps d’essayer deux pantalons — subtilisés en même temps que la caisse — et avait au moins eu la décence d’être poli avant de me mettre son arme sous le nez.

Ce qui n’est pas le cas du type qui coupe la file d’attente à l’épicerie, de l’automobiliste qui refuse de vous laisser vous insérer dans le trafic et garde le regard braqué vers l’avant, sans parler de tous les anonymes qui infectent le Web avec leurs commentaires immondes, réclamant que la liberté de parole soit aussi celle d’injurier.

Pour ce qui est du client insolent, il bafoue les règles d’une essentielle politesse qui n’est pas qu’un lubrifiant social : c’est un ciment. C’est elle qui régule la société et rend les rapports avec les autres tolérables. Elle est aussi un indicateur de valeurs communes, nécessaires au vivre-ensemble. À commencer par une idée de respect et d’égalité entre les êtres.

Experte en la matière, Domi­nique Picard est professeure de psychologie sociale et auteure de deux ouvrages sur le sujet. Ayant passé en revue les observations des sociologues et psychanalystes et étudié l’histoire des traités de savoir-vivre à l’usage des différentes générations, elle expose que ces bonnes manières conspuées par les soixante-huitards — sous prétexte qu’il s’agissait d’un instrument d’exclusion sociale bourgeois — ne peuvent être écartées sans que cela provoque l’effondrement d’une certaine paix sociale.

J’oserais même avancer que c’est désormais l’impolitesse qui est le nouvel outil d’exclusion, à l’avantage du plus fort en gueule et du plus brutal. La courtoisie devient un indice de faiblesse qu’on évite de montrer.

En même temps, on connaît la règle : il faut être poli. Ce qui explique peut-être que c’est derrière le volant et dans l’anonymat de la foule ou du Web que foisonne le plus librement l’impolitesse. Ou alors dans le rapport de force client-vendeur. Là, on peut enfin être soi-même, sans le théâtre — et donc le léger mensonge — que nécessite la vie en société.

La recherche de vérité et d’authenticité que souhaitaient les détracteurs du savoir-vivre ne donne cependant pas le résultat escompté : nous rendre tous égaux. Comme de nombreux idéaux dévoyés par l’hyper-individualisme, le rejet des bonnes manières est devenu l’expression du culte de soi, de la volonté de chacun de « jouir sans entraves », sans égard aux autres.

Et voilà qu’on découvre avec horreur que nos cours d’école en subissent le contrecoup, que l’intimidation n’y est plus anecdotique, mais quotidienne. Comme si les enfants nous tendaient un miroir, nous montrant qu’on a beau leur répéter d’être polis, les paroles s’envolent. Mais le mauvais exemple reste.

* * *

Pourquoi la politesse, de Dominique Picard (publié au Seuil), est un essai qui a presque 20 ans, mais demeure essentiel pour quiconque souhaite comprendre le rôle multiple des bonnes manières dans la cohésion sociale.

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J’ai toujours été très polie avec les vendeurs et vendeuses, ce sont des personnes qui sont là pour m’aider alors ça va de soi. Et ils et elles ont toujours été polis-es avec moi aussi, bien entendu. Mais depuis quelques années la politesses que je témoigne me vaut des regards que je qualifierait de «reconnaissants».Je l’avait remarqué mais je ne saisissait pas très bien le comment du pourquoi parce que c’est juste comment j’ai été élevée et puis, c’est juste la façon d’agir en bonne société.Mais voici que la lumière se fait sur ce mystère. Je dirais donc aux personnes qui auront besoin bientôt des conseils d’un vendeur ou d’une vendeuse, que la politesse est le meilleur atout pour avoir le meilleur service et qu’il n’en a jamais été autrement.

La courtoisie parlons-en.Lors de notre séjour en Afrique à la recherche du logement qu’il devait occuper notre ami Québéçois et sa famille sont entrés dans un immeuble et ont demandé à une personne assise à son bureau sur quel étage était leur appartement? Le Monsieur n’a pas levé les yeux. Notre ami a de nouveau posé sa question..Alors, ce même Monsieur lui a dit tout simplement d’abord on dit bonjour . Ce fut toute une leçon de savoir vivre et cette leçon il nous l’a transmise.Il faut ajouter que les Afriçains sont des gens très polis..

Quelques causes possibles… Le no-faut dans tout, sur la route, a l’école au travail etc c’est jamais la faute a personne. Ce contexte amène un détachement absolu face a son prochain… Justement notre prochain, l individualiste est le roi, c’est lui lui lui. Même connard c’est lui le king pin…. La baisse des valeurs familiale, sociale… Et attendez la suite… Le nivellement par le bas, le manque de culture générale…etplus plus…mais que fait la police, bordel…

Je ne saurais être plus d’accord avec vous que l’impolitesse a fait un sérieux pas dans notre société. Étant agée de 56 ans, j’ai été élevée dans le respect d’autrui et la politesse venait de soi quand j’étais jeune. J’ai grandi comme ça et essayer de passer ces mêmes valeurs à mes enfants, lesquels n’étant pas des anges, en les comparant avec d’autres de leurs âges, on a quand même eu de très beuax résultats avec eux.

Là où le bât blesse, et ce, moi plus que les autres membres de ma famille, au cours des années, quoique toujours polie, j’ai adopté un ton beaucoup plus ferme qu’auparavant et parfois même, je vais plus loin et je dis le fond de ma pensée, car voyez-vous, il y a maintenant beaucoup de personnes qui ne comprennent que ce language. Si tu restes trop gentille et trop polie, tu te fais marcher dessus comme un vulgaire tapis.

J’en suis donc arrivée à la conclusion que si je veux me faire entendre, je dois adopter le ton approprié à la personne avec laquelle je parle. Simple et logique.

La semaine dernière, j’ai communiqué avec le service à la clientèle d’un service gouvernemental question de faire le suivi d’un litige qui dure sepuis plus d’un an. Malgré ma grande irritation, j’ai calmement présenté ma situation à la dame qui me répondait. Elle m’a vraiment aidée en me référant à la bonne personne en plus de me donner un numéro de téléphone qu’elle ne devait donner à personne. Voici ce qu’elle m’a dit en terminant: « votre attitude envers moi m’a donné le goût de vous aider ».

A une époque, je travaillais pour les Haras Nationaux(je suis fonctionnaire). Quand j’avais affaire aux petits éleveurs de chevaux (1 jument voir 2)… je faisais des pieds et des mains car ils étaient si contents de présenter leur unique jument aux concours d’élevage que c’était LE moment important de l’année pour eux et leur jument. Un jour, une collègue m’a dit alors que j’avais fait des pieds et des mains pour que la jument d’un brave petit vieux puisse être inscrite(hors délai)… : « Tu n’as pas fait cela avec M. X(très gros éleveur normands : plusieurs dizaines de juments) qui a dû reporter certaines juments à d’autres concours ! ». Je lui ai répondu que le petit éleveur lui était poli avec moi depuis que je le connaissais. Quant à ce fameux M. X, depuis le début que je le connaissais il avait été malpoli et surtout avait osé dire que c’était grâce à lui que j’avais obtenu mon boulot dans les HN. Ce grossier personnage m’a entendu lui répondre que d’1 : j’étais arrivée là par Concours de recrutement, de 2 qu’il n’y avait pas que l’argent du PMU ou des gros éleveurs qui entretenait mon ministère(agriculture) et mon salaire mais tous les français dont moi en payant nos impôts.
La politesse devrait être partout. Sur FB, je bloque, maintenant, les personnes malpolis, vulgaires et insultantes.
Pour ce qui est de la route, tout à l’heure en rentrant du travail, j’ai vu dans les petits virages une mère de famille avec sa poussette. J’ai trouvé tout naturel de ralentir et de me serrer à droite. Ma récompense fut un grand sourire.
Je plains les malpolis, impolis, goujats, insultants, etc… car ils doivent recevoir que ce qu’ils donnent. Plus on est polis et souriants, plus les gens le sont avec vous. Quand des caissières ou vendeuses(tellement plus facile à agresser qu’un homme) se fait embêter, je me fais un malin plaisir à faire honte au client. Le problème, c’est qu’ils sont légion !!!

Je vous félicite de votre respect des bonnes manières et je souhaite que cette façon de faire devienne la norme chez tous les Québécois. Cependant j’aimerais ajouter que pour améliorer encore ces bonnes habitudes nous devrions diminuer l’utilisation de sigles et acronymes qui rendent les textes moins clairs et oblige parfois à en chercher la signification.

Lorsque je vais à Montréal (j’habite au Nouveau-Brunswick), je me fais toujours un devoir de dire « Bonjour, ça va? » à la caissière du magasin lorsque mon tour arrive. C’est merveilleux de la voir relever le visage, et dire « Oui, merci » avec un grand sourire. Ces personnes en ont vraiment besoin, qu’on se mette dont à leur place! J’ai remarqué que je suis la seule à le faire, alors peut-être mon exemple inspirera-t-il une autre personne, ou deux… c’est mon désir le plus cher.

A quand le retour des cours de bienséance à l’école?
Sérieusement, l’éducation au civisme et aux bonnes manières commence à la maison. Peut-être qu’une campagne de publicité de conscientisation serait utile.

Je suis née au moment où les soixante-huitards commençaient leur propagande anti-bourgeoise. Il m’est donc impossible de connaître la politesse des années 50. Je dirais simplement que la grossièreté des années 70-80 est en tout point semblable à celle d’aujourd’hui, du moins à Montréal. Je ne vois aucun progrès ni détérioration.

Toutefois, quand je suis arrivée en Ontario dans les années 90, j’étais estomaquée de voir qu’on me tenait la porte, que les employés de magasin me saluaient et que, sur les pistes de randonnées, les gens se faisaient un signe de tête, s’ils ne disaient pas carrément un beau « bonjour ». J’ai constaté la même choses aux Maritimes et en Gaspésie. Les pires comportements, c’est en banlieue (ontarienne ou québécoise) que je les ai observés (ou subis).

Par contre, je ne suis pas d’accord qu’il faille être grossier pour obtenir des résultats nos jours. Ma politesse m’a toujours servi. Même que je m’efforce toujours de sourire si j’entre quelque part de mauvaise humeur. Les rares cas où je n’obtiens aucun résultat, je peux me dire que ma baboune n’aurait rien gagné non plus.

Travaillant moi-même dans le public( je suis serveuse en restauration et dans la cinquantaine) il m’arrive de constater que le pronom personnel « vous » est disparu des cours de français. Plusieurs clients, en majorité adolescents ou jeunes adultes , nous tutoient comme si nous étions allés à l’école ensemble. Mais depuis quelques années, dans ces mêmes écoles où les professeurs ont voulus être près des jeunes au point de se laisser tutoyer, la politesse en a pris un coup. Moi, je continue d’être polie avec ceux qui me disent: m’emmènerais-tu un coke!!! Peut-être qu’un jour le vous redeviendra à la mode et que les cours de civisme et de politesse aussi feront partie du programme scolaire.
En attendant, les formules de politesse merci ,s’il vous plait ,bonne journée et au revoir sont devenues du vocabulaire ancien.
Hélène 58

Moi j utilise le meme ton que mon vis a vis entant que vendeur et en tant qu acheteur je lui retourne comme un miroir son attitude tu veux etre un gros d esagreable j arrive moi aussi/ j aime remercier pour l aide qu on m apporte/j aime aussi faire savoir a ceux qui se foutte de moi et avec beaucoup de fracas pour qu a l avenir il respecte les autres….

Malheureusement, avec cette normalisation de l’impolitesse, le client en reçoit aussi son lot… Travaillant moi-même dans le service à la clientèle (et je me fais un devoir que les gens se sentent bien et respectés), je m’adresse toujours aux vendeurs, serveurs, caissiers avec la plus grande politesse, le plus grand sourire et le plus grand respect. Toutefois, j’ai de plus en plus souvent droit à un service mauvais, une attente interminable pour un café, un air bête, un manque de considération (pas un regard, jaser derrière le comptoir de sujets personnels, texter…) Si tout le monde revenait aux bonnes habitudes de savoir-vivre, les frustrations quotidiennes diminueraient beaucoup. Mais je ne veux pas généraliser: il y a encore des gens qui offrent un bon service.

Je suis d’accord avec vous mais j’ajoute que les personnes offrant le service à la clientèle ne sont souvent guère mieux. On nous tutoie allègrement, on nous donne le sentiment de les déranger et on démontre une familiarité déplaicée. Sans compter la condescendance!

C’est l’ensemble des Québécois qui sont peu courtois. On le constate encore plus en fréquentant des personnes issues de l’immigration pour qui la politesse s’avère une porte d’entrée remarquable. Et que dire de la façon dont leurs enfants sont souvent fort bien élevés comparativement aux autres Québécois!

J »ai un collègue au travail qui semble croire qu’être « sec », cinglant et même méprisant lui donne un air de supériorité. Dès qu’il a le dos tourné, on se dit tous qu’il ne sait pas parler au monde et que ce n’est pas avec cette attitude-là qu’il va grimper les échelons et se faire respecter. Il va sans dire qu’on ne se gêne pas pour en parler à son boss. C’est un peu dommage cette attitude douteuse car il n’est pas un mauvais employé.

Le nombre de fois, monsieur, que je suis sortie d’un magasin frustrée et en décidant de n’y rien acheter car les vendeurs ne se donnent même pas la peine de lever la tête pour répondre à mon « bonjour »…

Point de vue du vendeur vs point de vue du client…

L’impolitesse est partout, vous avez bien raison.

Je suis une octogénaire et la politesse et le civisme m’ont été enseignés comme étant un des atouts de la civilisation. Mon grand-père maternel était un vrai gentilhomme ». Enfant, j’étais dans un tramway avec lui et mon frère. À l’arrêt au Parlement, plusieurs femmes des équipes de ménage de cet édifice embarquent. Mon grand-père se lève et dit à mon frère « Debout, on offre toujours sa place à une femme. » Dans un magasin ou un restaurant toujours un merci avec un sourire. Jeune femme, c’est moi qui souvent offrait ma place à une femme enceinte ou âgée. Le plupart des hommes agissaient comme si elles étaient invisibles. Puis plus tard, des féministes étaient insultées lorsqu’un homme leur ouvrait la porte ou leur offrait un siège. Existe-il encore des cours de civisme?

Je suis tout à fait d’accord avec votre prise de position et tous les jours je déplore cette évolution dans nos rapports sociaux. Toutefois, je comprends mal votre formulation : « …c’est désormais l’impolitesse qui est le nouvel outil d’exclusion, à l’avantage du plus fort en gueule et du plus brutal ». N’auriez-vous pas dû écrire que c’est la politesse (et la civilité) qui est le nouvel outil d’exclusion? Car, et je crois que c’est ce que votre propos signifie, quiconque est très poli ou très courtois se fera couper la parole, couper la route, ne se fera pas servir en priorité, et verra son opinion ou ses réclamations ignorées ou rejetées.

J’ai une théorie là-dessus. C’est la proximité avec les autres qui nous rend agressif et impoli. Je suis originaire de ce que les Montréalais appellent les régions et j’ai vécu 3 ans à Montréal pour mes études. J’y ai remarqué que la proximité avec les autres est déplaisante et que les gens y étaient énormément moins civilisés qu’en région où on côtoie moins de gens, mais où on en connais d’avantage ! Je le remarque aussi dans le service à la clientèle. À Montréal un client est un numéro. On perd un client ? Pas grave, il y en a 5 qui attendent. En région, le bassin de clients potentiels y étant moins grand, on s’en soucie plus. Un exemple concret: je cherchais par téléphone un livre plutôt rare dans les librairies de livres usagés de partout au Québec (toujours pas trouvé 🙁 ). En région, les commerçants/employés se dévouaient à le chercher et étaient très sympathiques ou au moins agréables sauf rares exceptions. Quand je suis tombé à Montréal (et aussi à Québec, dans une moindre mesure), la différence était flagrante et généralisée. Gens pressés qu’il était évident que je dérangeais, qui raccrochaient très rapidement et coupaient court les conversations. Autre chose: à Montréal, je vivais dans des résidences étudiantes et je n’ai jamais en 3 ans parlé à mes voisins d’appartement sauf UNE fois très banale. Je suis maintenant de retour en région dans une maison cette fois-ci et j’ai une excellente relation avec tous mes voisins avec qui je parle plusieurs fois par année chacun. Plus le temps passe et plus la planète se surpeuple d’humain qui s’entassent dans des villes déjà pleine. Il est temps de ralentir, voire même de régresser en quantité de monde. Nous avons besoin d’un espace vital plus grand que ce qui se trouve en ville (pas juste les grosses villes, toutes les villes même les plus petites comme Victoriaville, Sherbrooke…). Voilà ma théorie.

Vous soulevez un point important avec la surpopulation. C’est quand on a besoin des autres autour de soi qu’on est plus poli et gentil avec eux, et qu’on leur parle.
En ville, il y en a beaucoup qui n’ont rien à foutre de leurs voisins et qui érigent des clôtures de 6 pieds de haut pour ne pas les voir, et/ou définir leur territoire pour que personne n’y vienne. Mais il est aussi vrai que certains n’ont pas de respect pour leurs voisins ou chialent pour des riens, comme par exemple un arbre qui fait de l’ombre et fait mourir leur gazon, ou des enfants qui s’amusent et crient dans la piscine.
La vie en société n’a jamais été facile, et certains chercheurs, comme Nicholas Wade, prétendent qu’on a probablement dû subir certaines mutations génétiques pour aider l’adaptation à des villes densément peuplées. Voir le livre de Nicholas Wade, A troublesome inheritance; genes, race and human history.

Empathie et courtoisie vont de pair. Vivre dans la peur (surtout depuis le 11 septembre 2001) et la télévision (en nous faisant voir en boucle des gens mourir, souffrir, etc. nous obligeant à mettre côté notre empathie naturelle) me semblent 2 causes fondamentales de cette baisse de l’empathie.

Merci pour cet article. Il est vrai que la politesse manque dans plusieurs sphères de la société; voir à l’assemblé nationnalle…

Sans vouloir pointer du doigt, ce n’est pas mon but, je constate que les gens sont polis avec les gens polis; je suis polis avec toi si tu agis de tel ou tel façon, si tu dis tel ou tel mots, si tu es de tel ou tel façon, etc. Dans cette logique de marchandage du type donant-donant, les choses ne peuvent qu’empirer.

Éduquer vien du mot latin, educare, qui veut dire faire sortir de, faire jaillir de. Donc, c’est quelque chose qui vient de l’intérieur. Aujourd’hui, nous essayons de faire entrer… donc de programmer.

D’un point de vue traditionnel, l’éducation était d’éveiller. C’est-à-dire, de faire en sorte que l’individu rencontre en lui ces valeurs pour qu’il les mettent en pratique; que cela devienne important pour lui. Si l’éducation ne vise plus cela, il ne faut pas s’étonner que ce qui sort de la personne soit grossier, barbare, non-raffiner. Alors pourquoi être « bête » avec les gens qui sont « bêtes ». Cela n’amènera rien de plus que deux « bêtes ».

Commencons par comprendre ce que veut dire être polis, être courtois et pourquoi l’être. Nous allons surtout en apprendre plus sur nous-même et sur nos limites.

Un monde meilleur se construit en étant nous-même meilleur comme disait un jour Gandhi. Et ce monde meilleur est impossible si je donne en fonction de ce que j’ai en retour.

Soyons plus « humain », soyons meilleurs.

C’est Tellement vrai et pourtant un sourire, un merci ça ne coute rien mais ça peut changer la journée d’une personne.

Bonjour. J’adore la courtoisie incluant la politesse bien sûr. Toutefois, à l’épicerie, j’ai n’accepte pas que la personne qui manipule mes aliments (chez XYZ par exemple) se permette de lancer mes fruits ou d’écraser mon pain (un fruit heurté va vieillir (pourrir) plus rapidement et certain produit se dégrade plus facilement). Une autre chose qui me déplaît aussi est de faire circuler ma nourriture sur une courroie souillée; pour moi, ce n’est pas vraiment hygiénique. J’ai parlé de tout cela à la personne responsable (gérant et propriétaire) et celle-ci m’a répondu que la caissière attend qu’il n’y ait plus de clients en attente pour nettoyer la courroie (l’on m’a dit que les clients ne voulaient pas attendre). J’ai noté que ce n’était pas souvent le cas sauf que j’ai constaté que certain(es) caissier(ères) nettoie la courroie. Lorsque j’ai le temps, je privilégie la caisse ou l’on peut faire la manipulation de sa nourriture soi-même. Je note souvent aussi que plusieurs jeunes à temps partiel n’ont pas beaucoup d’intérêt pour la qualité du service!
En automobile, je note aussi que la courtoisie (j’inclus la prudence) n’est pas toujours au rendez-vous. Les conducteurs vont le plus vite possible et font souvent des manœuvres assez dangereuses. J’ai observé ce genre de manœuvres: Rouler à 80 km/h dans une zone de 40 km/h près d’un l’hôpital (ABC) et de voir dans ce même secteur des voitures passer sur des feux de circulation « franchement ROUGE » et ceci s’applique même pour des autobus de ville. Après avoir rouler plus de deux millions de km (sans accident mais j’en ai vu beaucoup « live ». J’ai été prudent et chanceux aussi). Je peux conclure à tous qu’il n’y a pas d’économie de temps à faire sur la route et ce, quelle qu’elle soit! J’aimerais aussi souhaiter que les adultes qui conduisent une voiture dans laquelle se trouvent des jeunes (enfants) n’oublient pas que ces jeunes apprennent beaucoup par OSMOSE (surtout venant de la part de personnes significatives pour eux et que certaines témérités vont devenir pour eux des comportements normaux. En voiture, on a beaucoup à faire; il nous faut donc être prudents et compréhensifs car certains « chauffeurs » n’ont pas tous et toutes la même expériences et la même vitesse de réaction derrière le volant.
J’appellerais cela la politesse, de la courtoisie et de la bienséance…
Merci de m’avoir lu!

Il est désolant de constater à quel point les communications entre pairs sont devenue tellement irrespectueuses qu’elles transcendent toutes les couches de nos activités sociales.

Même dans certain lieu de travail, une culture d’entreprise malsaine c’est développée sous le regard indifférent d’une haute direction qui a souvent plus à cœur de casser du sucre sur le dos de certain de ses employés et s’assurer que son image corporative se retrouve au Zénith de la visibilité sociale.

Elle pense que cette façon de gérer lui assure une bonne main mise sur l’entreprise et ses employés. Elle ne se rend pas compte du cancer interne qui mine l’entreprise qu’elle a pourtant bâti à force de sacrifices et de compromis sur leur santé.

Voir des employés (souvent incultes), jurer, insulter et intimider leurs confrères, n’est que le prolongement d’une culture d’entreprise souvent noyauté par une clic de gens qui ont probablement eux même oublié ce qu’est le respect et la cordialité entre les gens.

Pour favoriser la politesse, les vendeurs pourraient donner certains avantages aux gens polis, de façon tout à fait libre de leur part. Un rabais de 5% sur les articles, par exemple, que personne n’a demandé.
Ça se fait couramment dans les locations de certains logements. Lorsqu’un propriétaire veut décourager certaines personnes qu’il ne veut pas avoir comme locataire, il augmente le prix du logement à louer. S’il trouve un locataire qui lui donne une très bonne impression, il va souvent baisser son prix.
Les musulmans donnent aussi un bon rabais aux gens de leur religion, alors pourquoi ne pas encourager la politesse de cette façon?