La mort au temps du courriel

Signe des temps : il faut maintenant se demander ce qu’il adviendra de notre vie en ligne quand la grande faucheuse sera passée. Quelle vie après la mort pour nos courriels et notre page Facebook ? Voici quelques conseils pratiques.

Photo : iStockphoto

Parler à son notaire !

Il faut dresser une liste de ses » avoirs virtuels « , comme on le fait avec des comptes bancaires, dit le notaire Bertrand Salvas. Une telle liste pourra aider notre liquidateur à s’y retrouver. On peut aussi désigner une personne plus techno que notre liquidateur pour s’en occuper.

Une boîte de courriel en héritage

Votre compte sera désactivé si aucune connexion ne se fait durant 120 jours pour Hotmail ou neuf mois pour Gmail. Pour accéder au compte d’un défunt, il faudra fournir un certificat de décès et la preuve que vous êtes le liquidateur. Gmail donnera le mot de passe et Hotmail enverra le contenu du compte sur CD. Yahoo! ne divulgue aucune information sur ses clients, même morts.

La postérité dans Facebook

N’importe qui peut signaler la mort d’un utilisateur de Facebook, grâce à un formulaire en ligne. Le site cherchera à confirmer le décès, au moyen d’une notice nécrologique, par exemple. Une version épurée de la page du défunt restera en ligne pour que ses contacts aillent lui rendre hommage. Seul un membre de la famille peut demander la suppression d’un compte.

Des sites pour aider

Ayant flairé la bonne affaire, des sites payants, comme Legacy Locker, offrent de garder tous nos mots de passe. Une personne de confiance choisie à l’avance doit confirmer notre mort dans le site. Un courriel est alors envoyé au bénéficiaire que l’on aura associé à chaque compte, pour qu’il puisse récupérer l’information.