L’anti-luxe, c’est chic

Le premier hôtel « zéro étoile » au monde a ouvert ses portes en juin… dans un pays très riche.

photo : Atelier Fur Sonderauf Gaben
photo : Atelier Fur Sonderauf Gaben

Cette auberge se veut une réponse à la folie de l’hôtellerie de luxe et à la crise économique. Son emplacement ? Au milieu de l’Europe, à l’extrême nord-est de la Suisse, dans le canton d’Appenzell Rhodes-Extérieures, dans le village germanophone de Teufen (moins de 6 000 habitants), dans un abri antiatomique (bunker en sous-sol).

Le Zero Star Hotel n’est pas un établissement comme les autres : c’est, à l’origine, à la fois une installation artistique et une démarche sociale de deux artistes jumeaux suisses, Frank et Patrik Riklin. À l’intérieur, des lits, des tables de nuit et des lampes de seconde main – récupérés dans des brocantes – offrent un décor minimaliste et rudimentaire au possible. La nuitée coûte entre 20 et 30 dollars canadiens. Déjà, un millier de personnes du monde entier ont réservé ou passé une nuit dans le bunker sans étoile.

Si l’hôtel ne vise aucun but commercial, il intéresse en revanche des gens d’affaires. Une société suisse spécialisée dans le conseil et les services en hôtellerie veut promouvoir ce concept partout dans le monde, en lançant une chaîne de Zero Star Hotels.