La revanche de la génération X

Les 35-54 ans sont en colère et veulent du changement à la tête de l’État québécois. Un sondage exclusif révèle que la génération X pourrait bien décider du sort des prochaines élections au Québec.

Photo: Leda & St-Jacques (Rodeo Production)

À moins d’un an des prochaines élections au Québec, Michel St-Germain secoue la tête lorsqu’il parle des politiciens. « Ça n’a aucun bon sens ! On dirait qu’ils ne font rien pour améliorer le sort des Québécois. » L’entrepreneur de 40 ans de Mont-Saint-Grégoire, en Montérégie, est en colère. Il a l’impression que personne au gouvernement ne travaille pour lui, ainsi que pour sa femme et ses garçons de trois, huit et neuf ans, alors que lui se démène pour créer des emplois et faire grandir sa PME de 40 employés, active dans la gestion des matières résiduelles. « Mon vote est disponible ! » clame-t-il.

Michel St-Germain fait partie des 69 % de Québécois qui affirment que « le Québec va mal et qu’il faut faire des changements importants », selon un sondage exclusif Léger–L’état du Québec–L’actualité.

«Ce ne sont pas des chiffres qu’on voit souvent. Même Jean Charest ne se heurtait pas à une volonté de changement aussi forte.»

Christian Bourque, vice-président de la maison de sondage Léger

La marmite politique bout. Et elle pourrait bien déborder au prochain scrutin. L’insatisfaction gronde autant chez les hommes que chez les femmes, dans toutes les régions du Québec et tous les groupes d’âge. Un sentiment particulièrement fort chez les 35 à 54 ans. Décrite comme « oubliée », « sacrifiée » et « cynique », la génération des X — nés entre 1963 et 1982 — est coincée entre la force du nombre des baby-boomers et la volonté des entreprises et des politiciens de séduire la clientèle jeune et cool de la génération du millénaire. Or, les X pourraient peser comme jamais sur le résultat du prochain scrutin.

Quand on demande à l’ensemble de la population si le Québec ira mieux dans 10 ans, les deux tiers des répondants croient que la situation va stagner ou se détériorer. Un horizon tapissé de nuages gris. « Ce ne sont pas des chiffres qu’on voit souvent, explique Christian Bourque, vice-président de la maison de sondage Léger. Même Jean Charest ne se heurtait pas à une volonté de changement aussi forte. »

Le dernier à avoir affronté un tel vent de face à un an des élections générales est le chef conservateur Stephen Harper, qui a finalement perdu le pouvoir à Ottawa aux mains de Justin Trudeau en octobre 2015.

Au sein des partis politiques, les vieux routiers qui analysent les sondages parlent en privé d’une élection charnière en 2018. Ce scrutin pourrait entraîner la plus importante reconfiguration politique depuis l’arrivée au pouvoir de René Lévesque et du Parti québécois, en 1976 — lorsque les Québécois, menés par la génération montante des baby-boomers, ont décidé d’accélérer les grandes réformes de l’État entamées pendant la Révolution tranquille et d’amener la souveraineté à l’avant-plan.

Deux partis qui n’ont jamais pris le pouvoir, la Coalition Avenir Québec et Québec solidaire, pourraient faire des gains majeurs. Il est possible que le Parti québécois et le Parti libéral siègent côte à côte dans l’opposition, ce qui ne s’est jamais produit depuis qu’ils se livrent bataille.

Dans le quartier Sainte-Rose, à Laval, Francis Lavoie, 42 ans, est tout aussi découragé que Michel St-Germain. Le vice-président des ventes chez le transformateur de noix Prana se dit « assez libéral ». Mais pas cette fois. « Il y a une usure du pouvoir au PLQ. C’est de la gestion à la petite semaine. C’est quoi, leur vision ? » Ce père de deux enfants de 12 et 14 ans, marié à une infirmière, penche pour la première fois vers la Coalition Avenir Québec, de François Legault. « J’ai l’impression que les libéraux n’ont jamais fait leur ménage. C’est encore la même petite gang qui engraisse ses amis », tranche-t-il.

À LaSalle, dans l’île de Montréal, Valérie Chouinard, 41 ans, élève seule ses enfants de 11, 13 et 17 ans. Cette enseignante de français au secondaire, péquiste de longue date, en a soupé des deux grands partis qui gouvernent en alternance depuis près d’un demi-siècle. « Quand j’entends les politiciens sortir leur cassette et dire des phrases creuses, je deviens bleue de rage ! » Le discours ambiant aux accents capitalistes l’exaspère. « Il faut plus d’économie communautaire, s’occuper de notre monde. Le Québec a tellement de potentiel inexploité », dit-elle. Pour la première fois, elle pense voter pour Québec solidaire. « Gabriel Nadeau-Dubois, il se tient debout avec aplomb. »

Après Ottawa en 2015, Washington en 2016 et Paris le printemps dernier, Québec sera-t-elle la prochaine capitale à être balayée par une bourrasque historique ? Si oui, le bouleversement pourrait venir des électeurs de la génération X, comme Valérie Chouinard, Francis Lavoie et Michel St-Germain. Leurs constats très durs envers les politiciens et le gouvernement sortant semblent largement partagés par les membres de leur cohorte démographique.

Le sondage Léger–L’état du Québec–L’actualité montre en effet qu’il s’agit de la génération la plus en colère dans la province. Près de 79 % des 35 à 54 ans estiment que « le Québec va mal et qu’il faut faire des changements importants ». Un écart de 13 points avec les baby-boomers et de 18 points avec les plus jeunes, de la génération Y. Et 74 % des X pensent que la situation au Québec va stagner ou se détériorer. La même proportion de désenchantés affirme que les systèmes économique et politique ne travaillent pas en leur faveur.

Plus on s’éloigne du centre de Montréal et de Québec, plus la volonté de changement est flagrante. Les francophones blancs — hommes ou femmes — qui ont des enfants et qui résident en banlieue ou en région ont fortement envie d’infliger une correction au gouvernement, selon les données du sondage. C’est là que se trouvent les X à l’écoute d’une offre politique différente, et où se jouera une large part des élections. « Ils veulent donner un grand coup de pied dans la “canisse” politique ! Reste à voir où ils vont canaliser leur vote », dit Éric Montigny, directeur de la Chaire de recherche sur la démocratie et les institutions parlementaires de l’Université Laval.

La génération X a toujours été très critique, ayant grandi dans l’ombre des baby-boomers, qui occupaient les emplois stables et payants. Maintenant qu’ils sont établis, ces hommes et femmes voient poindre d’autres insatisfactions, alors qu’ils arrivent à un carrefour exigeant de leur vie, celui de la famille. Cette génération a « le culte de la performance » dans tous les aspects de l’existence : les X veulent être efficaces au travail et bons en amour, leurs enfants doivent suivre des cours en tous genres et réussir à l’école, résume le sociologue Simon Langlois, de l’Université Laval, qui a récemment fait paraître Le Québec change (Del Busso). « La pression vient de partout. »

Michel St-Germain se reconnaît dans cette description. Il passe des heures dans sa voiture chaque jour, dans la congestion de la Rive-Sud, et peine à gérer l’horaire des cours de guitare de l’un et des séances d’entraînement de hockey de l’autre. Quand un enfant est malade, les urgences débordent. Il a beau avoir un bon revenu, il a l’impression qu’il lui reste bien peu d’argent après avoir acquitté les versements hypothécaires et les factures. « Je travaille deux fois plus fort qu’avant pour le même revenu dans mes poches », dit-il. Le stress est omniprésent.

Indépendantiste depuis sa jeunesse, Michel St-Germain ne sait plus vers quel parti se tourner. Le PQ « n’est plus que l’ombre de lui-même » et a mis la souveraineté en veilleuse, QS est « trop à gauche et contre la création de richesse », alors que la CAQ « est un ramassis d’opportunistes ». Et pas question de voter libéral. Même si l’économie québécoise va bien, que le taux de chômage est à un creux historique et que les finances publiques nagent dans les surplus, ce ne sera pas un critère pour lui. « Vraiment pas ! Je vais regarder la campagne avec attention, et choisir un parti, mais voter rouge, c’est non. Ils sont là depuis 15 ans », souligne-t-il.

Les X ont été parents plus tard que la génération précédente, de sorte que la vaste majorité ont encore des enfants à la maison, et ils se font du souci pour eux. Dans le cadre d’une recherche, le sociologue Jacques Hamel, de l’Université de Montréal, a rencontré des jeunes de la génération X au début des années 1990, puis les a revus au début des années 2000. Lors du premier rendez-vous, ils étaient inquiets pour leur avenir et pensaient ne jamais trouver de travail à la hauteur de leurs talents. Une douzaine d’années plus tard, les mêmes X craignent la même chose pour leurs enfants, en raison de la précarité du marché de l’emploi et des changements technologiques. « Ils en ont bavé pour se faire un chemin, et là, ils sont choqués de penser que leurs enfants vont aussi en baver. Ils se demandent qui pourra les aider », explique le sociologue.

C’est le type de réflexion qui anime les discussions dans la maison de Valérie Chouinard. « Je regarde la robotisation, l’automatisation du travail, et je me demande ce que ma fille de 17 ans va avoir comme emploi dans quelques années. Le gouvernement est dépassé à l’idée de simplement taxer les géants du Web comme Netflix ; comment va-t-il pouvoir aider mes enfants avec la nouvelle révolution industrielle ? » s’interroge-t-elle.

Au même moment, les plus âgés de la cohorte des X voient leurs parents vieillir et considèrent avec une certaine angoisse le rôle d’aidant naturel. « Mon amie a accompagné sa mère qui souffrait d’un cancer pendant 18 mois. Tous les matins, elle ramassait son vomi. Ça s’ajoute aux responsabilités de la famille. C’est une charge émotive énorme. On a pleuré ensemble souvent », raconte Valérie Chouinard.

Francis Lavoie, qui dirige de nombreux employés à Prana, constate le poids des responsabilités chaque semaine. « C’est pire pour les mères de famille, qui veulent être bonnes au travail, avec les enfants, avec leurs parents qui vieillissent… Elles capotent ! L’anxiété est au plafond. Il faut vraiment leur faire attention et permettre de la flexibilité dans les horaires », dit-il. S’ajoute un désir de consommation élevé, souvent comblé au prix de l’endettement, puisque les salaires de la classe moyenne ont peu bougé depuis la récession d’il y a 10 ans.

Pendant que les moins de 35 ans contemplent l’avenir avec un certain optimisme — c’est le propre de la jeunesse — et que les baby-boomers préparent leur retraite, les X ont l’impression « d’être enfermés dans un Presto », explique le sociologue Jacques Hamel. Cette « pression sur le mode de vie » rend les X pessimistes et anxieux. Le prochain scrutin pourrait donc être la valve pour faire sortir la vapeur. Cette génération « rend le gouvernement responsable de bien des problèmes », et ce, même si les élus n’ont pas le pouvoir de tout corriger dans une société, dit le politologue Simon Langlois, de l’Université Laval, en analysant les données du sondage.

Objectivement, ça ne va pas si mal au Québec, tempère le sondeur Christian Bourque, mais l’impression est fortement ancrée que les contribuables ne reçoivent pas des services à la hauteur de leurs attentes. Il trouve surprenant que 78 % des Québécois affirment que « les choses sont pareilles ou pires qu’il y a 10 ans » — un chiffre qui atteint 83 % chez les X. « Il y a 10 ans, on entrait en récession ! » dit-il.

En octobre dernier, lors de l’élection partielle dans Louis-Hébert, une circonscription typique de la classe moyenne à Québec, les X ont fortement contribué à la victoire de la CAQ, observent les organisateurs des différents partis. Durant les séances de porte-à-porte, les candidats sentaient que de nombreux baby-boomers restaient fidèles au PLQ et au PQ, alors que les jeunes n’étaient pas suffisamment intéressés pour se déplacer jusqu’au bureau de vote. « Mais chez les familles, les X, c’était du trois pour un en faveur de la CAQ », raconte un bénévole libéral qui a préféré taire son nom.

Pendant que les moins de 35 ans contemplent l’avenir avec un certain optimisme et que les baby-boomers préparent leur retraite, les X ont l’impression «d’être enfermés dans un presto».

Le vote des 35 à 54 ans — 1,4 million de personnes, soit 25 % des électeurs — est particulièrement volatil depuis quelques élections, selon Christian Bourque. Mais jamais il ne l’a été autant qu’il le sera lors du prochain scrutin. « Les X ont moins de loyauté que leurs parents envers un parti, et ils votent davantage que les Y. Et pour la première fois, la souveraineté ne sera pas un enjeu électoral, alors ça libère beaucoup de gens qui conditionnaient leur vote selon l’axe indépendance-fédéralisme. Ils vont magasiner leur parti comme jamais. L’axe idéologique gauche-droite sera plus fort, ce qui pourrait aider la CAQ et QS », estime le sondeur.

Le coup de sonde Léger–L’état du Québec–L’actualité révèle que 54 % des Québécois jugent que « l’expérience en politique n’est pas un critère important » dans leur choix électoral à venir. Près de 8 % disent même préférer un candidat « sans expérience » politique. Cette volonté de voir apparaître de nouveaux visages, la Coalition Avenir Québec entend en profiter, comme ce fut le cas avec sa candidate Geneviève Guilbault dans Louis-Hébert. François Legault servira de « caution », de « police d’assurance économique » avec son expérience politique, dit-on dans l’entourage du chef caquiste, mais une nouvelle génération de candidats sera mise à l’avant-plan, comme c’est déjà le cas dans les publicités du parti en ligne depuis quelques mois.

Pour enrayer la montée de la CAQ, Philippe Couillard a commencé à adapter son discours. L’utilisation régulière du mot « transformation » par le premier ministre vise à contrer l’impression d’immobilisme du gouvernement. « Notre monde se transforme et le Québec doit également se transformer. Notre rôle est de favoriser cette transformation », répète-t-il depuis septembre.

Lors du remaniement ministériel d’octobre, un long passage du discours de Philippe Couillard, peu relayé par les médias, visait directement les familles de la génération X en banlieue de Montréal et de Québec. Un électorat aux préoccupations terre à terre, qui se demande comment soulager ses problèmes quotidiens, comme la congestion routière ou le parcours d’obstacles que représente la quête d’un médecin pour l’otite du plus jeune.

« Le quotidien des familles québécoises est semé d’embûches », a déclaré Philippe Couillard au Salon rouge de l’Assemblée nationale, devant ses ministres fraîchement assermentés. « Comment concilier la présence essentielle auprès de nos enfants et les horaires liés au travail ? Comment faciliter l’organisation de la vie familiale ? Comment l’État peut-il ajouter de la souplesse pour faciliter la vie des parents ? Ce sont des questions auxquelles nous voudrons apporter des réponses concrètes. »

Conscient que ce sera un enjeu central de la prochaine campagne électorale, le premier ministre vient d’ailleurs de créer un comité sur la conciliation travail-famille-études, qui devra proposer des idées. Il est dirigé par Luc Fortin, nouveau ministre de la Famille et père de trois (bientôt quatre !) enfants.

Valérie Chouinard, Francis Lavoie et Michel St-Germain attendent de voir ce que les partis auront à offrir l’automne prochain, mais leurs frustrations laissent entrevoir une élection « menée avec les dents serrées », selon l’expression de Christian Bourque. En politique, la colère est un grand moteur de changement. « Ça nous prendrait un beau tremblement de terre électoral ! » lance Valérie Chouinard.

Les Québécois attachés aux institutions qui les protègent

Dans un monde instable où le terrorisme, les changements climatiques, Donald Trump, la Corée du Nord et la remise en question du commerce avec les États-Unis dominent les manchettes, les Québécois se disent plus attachés que jamais aux institutions qui permettent une certaine stabilité dans leur vie.

C’est ce qui ressort du second volet du sondage Léger–L’état du QuébecL’actualité. « Les Québécois valorisent les institutions qui protègent leurs libertés individuelles parce qu’ils n’ont pas l’impression que certaines institutions collectives, comme la politique ou les syndicats, ont une influence déterminante sur le cours des choses », explique le politologue Éric Montigny, directeur de la Chaire de recherche sur la démocratie et les institutions parlementaires de l’Université Laval.

À la question « Quel est votre niveau d’attachement envers les institutions ? », les six premières positions sont occupées par la famille, la propriété privée, l’entreprise ou l’organisation pour laquelle ils travaillent, le Code criminel, le Code civil et la Charte canadienne des droits et libertés.

« Quand le niveau d’incertitude est élevé autour de lui, l’humain a tendance à se replier sur ce qu’il maîtrise », explique le politologue Éric Montigny, de l’Université Laval, qui croit que les politiciens en prendront note et adapteront leurs discours et propositions en conséquence en vue de la campagne.

À l’inverse, au bas du tableau de l’attachement figurent la religion, les syndicats, les partis politiques, le Parlement fédéral et l’Assemblée nationale. Par contre, lorsqu’on demande si ces institutions sont toujours pertinentes, une majorité de Québécois répondent oui, sauf pour les syndicats et la religion. « Ils sont critiques des acteurs qui gouvernent ces institutions, mais visiblement, les Québécois respectent encore le rôle qu’elles jouent dans la société », soutient Éric Montigny. L’État québécois, par exemple, est pertinent pour 67 % des Québécois, alors que 60 % se disent attachés à cette institution.

Les contre-pouvoirs tiennent le coup dans leur estime. Les médias, les journalistes, les scientifiques, les professeurs d’université et les juges méritent la confiance de 60 % ou plus de la population. « Le populisme, c’est aussi l’effondrement des contre-pouvoirs, auxquels les gens ne font plus confiance. Il y a un courant populiste au Québec comme ailleurs, mais il est loin d’être majoritaire, selon ce sondage », affirme Éric Montigny.

Un livre pour comprendre les enjeux actuels

Ce sondage, réalisé par Léger, a été fait en collaboration avec l’équipe de L’état du Québec 2018: 20 clés pour comprendre les enjeux actuels (Del Busso), un ouvrage où plus de 50 auteurs experts se penchent sur les sujets d’actualité les plus chauds, notamment : le traitement judiciaire des agressions sexuelles ; la légalisation du cannabis ; le vieillissement de la population et la solidarité intergénérationnelle ; les liens entre les inégalités sociales et le populisme ; les défis que posera l’intelligence artificielle dans le monde du travail ; les suites de l’arrêt Jordan ; les secrets de la diplomatie scientifique ; les 40 ans de la loi 101 ; etc.

Ce livre de référence est produit par l’Institut du Nouveau Monde, qui a pour mission d’accroître la participation des citoyens à la vie démocratique.

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25 commentaires
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Encore un sondage non fiable !

« Ça va mal au Québec et il faut des changements importants », ont affirmé 79 % des sondés âgés de 35 à 54 ans (ainsi que plus de 60 % des autres sondés). Mais comment était formulée la question ? Si elle était : « Trouvez-vous que ça va mal au Québec et qu’il faut des changements importants ? » elle était singulièrement directive.
Ce n’est qu’un des problèmes de ce sondage. D’autres questions chargées concernent l’accord avec les énoncés : le système politique (ou économique) travaille pour moi. Le moi prédomine ; on ne demande pas si ces systèmes travaillent pour le bien commun, mais pour chacun individuellement.
Les résultats de ce sondage non probabiliste, effectué encore une fois sur internet, pourrait m’amener à hausser les épaules, si la manipulation du lecteur n’était pas aussi flagrante. Les sondeurs et les commentateurs s’emparent des résultats basés sur des questions tendancieuses obtenus à partir d’un échantillon non aléatoire des gens inscrits eux-mêmes aux sondages. Puis, ces résultats non fiables confortent ou même forgent des opinions de la population.

À quand un article critique à propos des sondages ?

Ce n’est pas parce que les résultats ne vous satisfont pas que le sondage est non fiable!

Je suis de la génération X et j’ai aussi la forte impression d’être pris entre deux feux, qu’on me syphonne de partout qui voit les boomers vieillir et qui ne veulent pas toucher à leurs « acquis », et les millénaires qui croient que tout leur est dû.

Les X ont eu des baby-boomers comme parents et, de façon générale, pour beaucoup, se sont installés dans le trône sacré des enfants-rois.
Leurs parents en sont-ils responsables et est-ce grave? OUI!
En sont-ils les victimes et en paient-ils le prix? OUI !

Une fois cela dit, cette ex-jeunesse dorée a eu, dans son enfance et son adolescence, tout cuit dans le bec, et elle se complaît dans sa pseudodétresse. Plusieurs, pas tous, sont devenus des adultes nombrilistes et égocentriques, revanchards, rétrogrades et conservateurs : l’avènement de la CAQ ne découle pas du Saint-Esprit, mais du simplisme invertébré élevé au rang de religion.

On passe de « Que pouvez-vous faire pour l’État ? » à « Qu’est-ce que l’État peut faire pour moi ? »
Le tout, accompagné de la quête » Comment puis-je ME réussir? », est évidemment issu de la promotion antisociale et antidémocratique du capitalisme cannibale dont l’Actualité se fait couramment résolument le chantre.

L’Actualité, c’est notre Reader’s digest…

Les générations qui se succèdent sont toutes des proies dociles dans un Monde qui va mal et qui court à sa perte.
Les baby-boomers ont profité de l’illusion d’une démocratisation poussée par le boum économique de l’Après-guerre. Les requins et les ploutocrates qui mènent et ont toujours mené réellement le monde les ont transformés en élevage de masse captif et transgénique.

Comme la distribution équitable ad vitam de la richesse n’était pas dans la recette des prédateurs, elle a stratégiquement cessé au moment où les X devenaient des adultes, histoire de faire à nouveau savoir au petit peuple que le succès vient de soi, en se battant afin de le préparer aux futures hostilités.
On est donc passé de « un pour tous » à « chacun pour soi » et à « tous pour moi », me and myself entre 1945 et 2018.

Les prédateurs ne veulent plus acheter les X comme ils ont acheté les baby-boomers : ils veulent emmagasiner pour eux tout l’or du Veau : ils n’ont cure de la « classe moyenne ».

Et comment rendre naturelle la prédation sinon en générant, transgéniquement, des miniprédateurs prêts à se bouffer entre eux et à bouffer leurs parents au nom du « J’ai bien le droit » ou de la résurgence du « J’su fru ».

Tourner les générations les unes contre les autres fait partie du processus de transformation cannibale, comme tourner les tribus, les nations, les peuples les uns contre les autres : « Si tu veux la guerre, prépare la guerre! »

Jana Havrankova a raison :
« Les sondeurs et les commentateurs s’emparent des résultats basés sur des questions tendancieuses obtenus à partir d’un échantillon non aléatoire des gens inscrits eux-mêmes aux sondages. Puis, ces résultats non fiables confortent ou même forgent des opinions de la population.
À quand un article critique à propos des sondages ? »

Excellent commentaire. Cependans lorsque vous affirmez que « Les baby-boomers ont profité de l’illusion d’une démocratisation poussée par le boum économique de l’Après-guerre. Les requins et les ploutocrates qui mènent et ont toujours mené réellement le monde les ont transformés en élevage de masse captif et transgénique ». je suis d’accord avec le début mais la question des requins apparient au 35-54 ans puisque c’est par la technologie qu’ils ont développé que nous en somme à une ère transgénique. Les deux dénérations précédente de 55-74 ans vivaient sous les bienfaits « du travail, du respect tout azimut, incluant celui de la terre et des bestiaux ».

En ce qui a trait à la déchéance sociale, elle pris sa source durant les années 70 et 80 sous des récriminations de manifestations pacifiques. Depuis les années 90 ce padifisme tourna en manifestations de casse puis d’un appareil qui sert de vengeance par la suite (depuis une vingtaine d’année) lesquelles s’emplifient au gré de récriminations d’une hostilité d’avant guerre tel que celles de Mussolini en Italie qui voulait renverser le gouvernement.

De nos jours elles sont chapeautées par les syndicats qui mènent leurs marionnettes à la « Nadeau -Dubois » qui fesse dans le tas les yeux fermés tout comme ce fut le cas pour les coûts d’étude en 2012.

Ces manifestations dont les participants avaient tous et chacun ses propres récriminations contre le gourvernement nous démontre à quel point la génération des 15-34 ans fondent les termes et conditions des prochaines manifestations.

Il n’est plus question de faire des manifestations selon l’ordre public et le respect des biens d’autrui (tel que les 38$ millions dépensés entre 2012 et mars 2017) selon le Vérificateur général du Québec. Il ne s’agit pas des dépenses en salaire des policiers mais bien le résultat de la casse des biens publics et personnels, surtout des commerces qu’il s’agit.

C’est exactement cette même génération qui feront de plus en plus de manifestations parce qu’il n’y a pas de travail dû à la mondialisation qui est la résultante des abus syndicaux durant 40 ans à vouloir augmenter constamment les rémunérations (salaires et avantages sociaux) au point où les grandes entreprises ont déménagés leurs pénates où ils peuvent demeurer concurentiels.

Les travailleurs de GM à Boisbriand qui ont fait la grève malgré une moyenne de rémunération de 40.71$ (41% d’avantages sociaux) et donc d’un salaire « moyen » de 49,217$ par année n’était pas suffisant. GM dû cesser la fabrication de la Camaro, exclusivement assemblée à Boisbriand parce que son coût s’apparentait à celui de sa Corvette, fabriquée au États-Unis. Nous connaissons la suite.

C’est encore la même chose avec les alumineries dont celle de Bécancour dont les salaires sont comme suit : https://www.travail.gouv.qc.ca/fileadmin/fichiers/Documents/ententes_negociees/2014/2014-10-B/Aluminerie_de_Becancour_inc._–_17175-1–_Yan_GA.pdf

Pour obtenir le salaire annuel net vous multiplié le tarif par 0.59 puis par 52. Le syndicat de ceux-ci ont voté à 95% pour un mandat de grève. Ce sont justement ces ti-pits précédemment enfants roi qui en sont à la source.

Si les citoyens du Québec se demandent pourquoi les grandes entreprises ont déménagé depuis 30 ans, vous en avec ici la réponse. En fait que sera l’industrie des alumineries dans 10 ans lorsque la Chine et la Russie en détiennent près de 90% à de bien meilleurs prix. Mais ce n’est qu’après s’être foutu à la porte que ces travailleurs continueront de « chialler » que c’est la faute du gouvernement.

Je le répète depuis 30 ans, « ce n’est que le début et ça finira mal, ce n’est qu’une question de temps ».

Frédéric, le problème n’en est pas un de résultats satisfaisants. C’en est un de fabrication du consentement. Depuis 25 ans, les pouvoirs financiers travaillent à te faire consentir, à leur seul bénéfice toi et ta génération, au dépouillement des boomers, sous prétexte qu’ils auraient accumuler des biens pour leur seul avantage, que leurs acquis ne seraient pas suffisants pour répondre à leurs besoins et qu’ils seraient en train d’hypothéquer ton avenir. Quand les boomers ont consenti à moins d’individualité, moins d’égoïsme, plus de partage, plus de biens communs, plus de solutions universelles pour ton éducation, ta santé et ton épanouissement, plus de solidarité pour leur sécurité par l’intermédiaire de leurs regroupements, de leurs associations, de leurs syndicats, de leurs gouvernements, ils avaient vu leurs grands-parents devenir dépendants de leurs propres enfants, tout comme l’avaient toujours été de leurs frères et soeurs, les membres de la famille moins choyés par la vie. Ils ne voulaient plus que ça se reproduise jamais, ni pour eux, ni pour leurs enfants, ni pour leurs petits-enfants, ni jamais plus pour aucun Québécois. Mais avec la réceptivité que vous accordez à ce discours démagogique qui vous lave le cerveau, c’est vous qui, à terme, après y avoir adhéré en pleine autorité, drapés dans vos certitudes égoïstes qu’on s’en sort mieux seul qu’ensemble, vous refermerez la boucle que nous avions dénouée. À votre tour, comme les grands-parents des boomers vous dépendrez de la générosité de vos enfants à cette différence qu’ils ne seront pas 6, 8 ou 10 pour se partager la facture. Continuez à rêvez sur le chemin fleuri du Nouvel Ordre Mondial. Il vous mène droit à l’esclavage, si vous n’y êtes pas déjà, à votre insu. C’est la zone de confort à laquelle les pouvoirs prédateurs vous apprivoisent, coincés, comme tu dis, entre tes parents et tes enfants, à l’affût des 26 milliards d’héritage accumulés par les boomers et dont les calculs actuariels des institutions financières anticipent l’arrivée, dans les poches des deux prochaines générations.

La génération X est une génération manqué. Vos exemples d’individus X dans cet article ne sont pas typique des X. La réalité, c’est que les X sont paresseux et menteurs. Surtout les hommes. Des gens qui ont eu tout cuit dans la bouche gratuitement, et qui sont malheureux maintenant de s’apercevoir que la vie n’est pas comme ça ….

Je suis une X et vous me faites pisser de rire avec vos jugements! Ha! ha! ha! ha! Qu’est-ce que les gens passent leur temps à donner leur opinion sans savoir ce qu’il en est!

Mlle Lessard. Vous affirmer que monsieur Lafond dit n’importe quoi sans connaître de quoi il parle. C’est bel et bien les paroles que l’on peut s’attendre d’une X qui sait tout. Vous n’avez pas vécu les années 50, 60, 70 et ne connaissez rien sur ce qui était de cette vie d’après guerre dont nos parents nous ont enseigné à quel point il fallait « trimer dur » pour « survivre » dans un monde où les entreprises ne sont apparuent qu’à la fin des années 60, alors que nous en étions à asphalter les routes numérotées (dites secondaires aujourd’hui), i.e. à l’exception des autoroutes qui n’existaient presque pas.

Comme exemple il était mieux d’emprunter la 17 entre Ottawa et Montréal que la 48 du côté Québec de la rivière des Outawais parce que la 17 était asphaltée en 1960. La 48 était asphaltée jusqu’à Lachute et à peine à 18 miles de Hull.

Nous pourrions croire qu’il s’agit des années 20 et non 60 pour les plus jeunes qui ne saisissent aucunement les avancées qu’a premis le travail mal payé des adultes d’après guerre (les 14-70 ans pour le rural et parfois 12-70) et les 16-65 pour les grandes villes.

Vous vivez dans une abondance sans précédent que vous perdrez d’ici votre 65e anniversaire. Ce n’est qu’à ce moment que vous comprendrez, j’ose croire, ce que fut « la valeur de l’argent » et la « valeur du travail ».

Nous sommes dans la jeune soixantaine et parents de 2 X et ils ne sont pas représentatifs des réponses des X que nous lisons . Nous leurs avons mentionnés que tout ce que les X nous reprochent à nous les boomers d’avoir mis en place comme programme sociaux qui coûtent cher , ils n’ont qu’a le changer ou bien le canceller s’ils n’en sont pas satisfaits c’est à dire , l’assurance maladie ,assurance médicament , l’assurance chômage , la caisse de dépôt , la CSST , l’Éducation , Hydro Québec , SAAQ et remplacer tout ceci par autre chose ou ne pas le remplacer du tout , ce qui leur en laisserait plus dans leur poches mais par la suite , dès qu’un service serait demandé , ils trouveraient que tout coûte trop cher …allez savoir ce que nos grands génies de X trouveraient comme solution avec le privé . On est ouvert à toutes les façons possibles d’améliorer la qualité de vie de nos X …quand on se permet de critiquer on doit avoir une piste de solution à proposer.

Non seulement l’assurance-chômage date de 1940, mais en plus, les grandes institutions des années 60 habituellement citées ont été construites sans les boomers. Le tout début de l’influence directe des boomers en politique, c’est l’élection de 1966, et leur 1re victoire, c’est la grève étudiante de 1968, qui a considérablement changé le système universitaire à l’automne 1969.

Monsieur Bouchard. C’est plutôt le renversement de l’emprise du clergé par instituant le « Ministère de l’instruction publique » par monsieur Jean Lesage qui a permi en 1964 à tous les enfant de parfaire une éducation entièrement gratuite de 7 années, diplômé à l’époque qui était entre les mains sales des curés, soeurs, frères et pères de toute congrégation.

Les citoyens du Québec avaient droit à trois années d’étude primaire avant 1964, juste pour assurer qu’ils puissent lire. Écrire n’était même pas dans le curriculum si ce n’est de la caligraphie mais non de la syntaxe. En Ontario par exemple, le primaire était obligatoire pour les six premières années mais était gratuite pour les neuf premières années avec diplômation.

Il s’en suivit par la suite une réforme pour instaurer l’éducation jusqu’à 18 ans, i.e. le secondaire et la transformation du Ministère de l’instruction publique » qui devint le Ministère de l’éducation avec beaucoup plus de pouvoir dont celui sur les universités alors entre les mains du clergé.

C’est grâce à l’instruction (que l’on surnomme éducation de nos jours) que les québécois ont pu faire leur place et revendiquer de plus en plus d’avantages sociaux universels (CSST, CAC, RAMQ, santé etc).

Je suis un X, de parents nés avant le bébé boum et je ne me reconnais pas dans ce portrait. Je suis un peu choqué par l’agressivité anti X de certains commentaires. Que les plus jeunes soient plus optimistes, n’est-ce pas juste normal? Que les plus vieux à la retraite (ou presque) croient que le système travaille pour eux, n’est-ce pas juste normal? Je m’explique mal que la CAQ (sans programme) soit si forte. Je m’explique mal les intentions de vote de la région de Québec et leur vote totalement anti péquiste et anti souverainiste? Je m’explique mal que certains francophones votent encore et toujours PLQ? Et QS, c’est bien beau la vertu mais s’il existe juste pour faire élire le PLQ, kosse ça donne ? Et pourquoi ramener cet article pro CAQ de novembre 2017 en « front page » ?
Bonne année électorale à tous!!

Moi, une X, je me reconnais parfaitement là-dedans! Et je peux vous assurer que beaucoup de mes amis se reconnaissent là-dedans. Votre réalité en est une, mais vous faites peut-être partie du 30 % du sondage qui se disent satisfaits… Je vous remercie d’avoir porté à mon attention la date de parution de cet article!

Madame Stéphanie. Je ne suis pas satisfait du tout mais contrairement @ une majorité, je ne vais pas voter pour pire en votant pour Legault, un millionnaire qui veut juste se désennuyer!

Tout comme Stéphanie je me reconnais dans ce sondage. Et comme expliquer par un des intervenants, je suis un péquiste qui sait que la souveraineté ne se réalisera pas de sitôt, que QS ne me rejoint pas du tout. Je suis plus de centre qu’autre chose. J’ai des boutons juste à penser que je pourrais voter libéral un parti qui se doit d’être renouvelé de fond en comble, gangrené par trop d’années au pouvoir. Que me reste t’il? Pas grand choix! Je me vois obliger de voter par dépit, encore une fois. Nous sommes une génération qui fonctionne à l’adrénaline, aux défis, nous sommes des passionnés. Nous avons un besoin viscéral de se sentir allumé. La politique québécoise est présentement à mille lieux de cela. Amenez nous un vrai leader et vous allez voir notre belle province se transformer pour le bien des générations futures.

Monsieur Michel. Legault qui est un des fondateur d’Air Transat, fit ses millions sur le dos de ses travailleurs à moins de 50%, voire 40% des salaires consentis à l’époque dans l’industrie de l’aviation commerciale. Je peut l’affirmer sans ambages puisque j’étais directeur des relations industrielles d’une société aérienne internationale à l’époque. Nous les considérions comme un employeur de « cheap labor » rien de plus.

Et, c’est avec ça que le Québec ira de l’avant, j’espère que non pour les québécois.

Les questions des sondages sont fabriquées de toute pièce selon l’entité qui la demande. Elles sont donc biaisées et ne représentent que 1,000 à 1,500 répondants. En Europe, depuis l’avénement des sondages électronique, les sondeurs doivent atteindre un demi pourcent de la population du pays concerné. Pour la France, comme exemple, il s’agit de 335,000 répondants. Vous conviendrai qu’ils sont plus représentatifs que ceux effectués en Amérique du nord.

Monsieur Roger. De plus, Legault a pu mettre des millions à l’abri de l’impôt dans sont REER grâce à ses actions d’Air Transat, passe passe que le commun des mortels canadiens n’a pas accès!! Et que dire du cofondateur de la CAQ , Sirois!!

Alors que les sondages démontrent une répartition à trois dont deux sont nez à nez, j’ai bien hâte de voir ce qu’il adviendra d’une opposition composée par le PLQ et le PQ 🙂

Je suis un « X » et tous le monde doit savoir que notre génération a attendu longtemps pour avoir sa place sur le marché du travail. On a vécu plusieurs transitions sociales comme la pilule contraceptive et l’arrivée massive des femmes sur le marché du travail, internet, les grandes surfaces, baisse drastique de la natalité, 9/11, les 2 referendums perdus et la déprime économique, l’expatriation vers Toronto ou Ottawa, travail a la pige, autonome ou contractuel, pour fuir des taux de chômage de 9 à 15%, pas de pouvoir politique et désintérêt total des syndicats et des gouvernements a notre generation fait qu’on va faire payer cher à ces symdicats et aux gouvernements leurs clauses grand père ou orphelin, ou pensions 2/3 qui a continuer d’enrichir les babyboomers au détriment de La retraite, bénéfice ou l’avenir des X. Si vous êtes un babyboomers, attendez-vous de vous faire couper votre chèque de pension ou de perdre l’indexation. Vous pourriez etre obligé de piger dans vos REER et payer pour certains soins. Les X auront attendu longtemps mais finalement, à un age mature, pourront remettre les babyboomers a leur place.

À lire les commentaires, d’autres générations ont aussi leurs frustrations. L’avis des chacun est teinté de ses valeurs individuelles et générationnelles… J’ai toujours perçue la génération X comme la génération sandwich. Il n’y en avait pas d’emplois lorsque nous avons terminé nos études, nous étions contrains à travailler au salaire minimum dans un autre domaine en terminant l’université. Ensuite, nous avons dû conjuguer presque toute notre vie avec des contrats temporaires, des postes occasionnels temporaires, à temps partiel et aucune possibilité d’avancement. Les boomers (53-72 ans) se gardant bien leurs acquis et ne lâchant pas le morceau pour laisser la place aux plus jeunes, et les Y s’attendant à avoir tout et tout de suite, allant même à se lamenter de leurs conditions alors qu’ils ont obtenu de bons emplois stables dans leur domaine en finissant (inconscients de leur chance). Plusieurs X ont eu des enfants avant les longs congés de maternité, avant les CPE subventionnés, avant plusieurs crédits (toujours un peu trop tard pour bénéficier d’avantages)… Je pense que certains ici mélangent les enfants rois de la génération Y (plus jeunes enfants des boomers) ou les Z (depuis 1993) avec les X… (35 à 54 ans, 1964-1983, des parents boomers ou et des parents nés avant 1946). Les boomers ont eu des X, des Y (1972-1992) et un peu de Z. Nous, on se reconnait dans ce sondage et effectivement, notre prochain vote n’ira pas aux 2 grands partis habituels car on y croit plus. Ce qui est particulier, c’est que nos amis sont comme nous, peu importe qu’ils aient été pour l’un ou l’autre, tous s’entendent pour ne plus en vouloir…

Monsieur A Landry. Bien d’accord avec vous pour vos mises au point sur les générations et de votre intention de ne pas voter PLQ, mais pourquoi mettre le PQ dans le même bain? J’en convient, l’épisode Marois (une autre millionnaire qui ne voulait que voir son nom dans les livres d’histoire au détriment du reste), qu’est-ce que nous retrouvons dans le bilan de ce parti depuis sa création qui justifie pareille traitement? Et maintenant, avec les départs nombreux de Boomers qui s’annoncent au PQ, voici la chance des X de reprendre le flambeau au PQ!!