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Le bruit pour le plaisir du bruit

Michel Bertrand, conseiller municipal à Cap-Santé, s’emploie à «guérir» le paysage sonore des campagnes : il mène une bataille contre le bruit excessif des motos non conformes. Entrevue.

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Photos : courtoisie de Michel Bertrand

Le 15 juin dernier, Michel Bertrand participait, à l’île d’Orléans, à sa 12e opération terrain destinée à sensibiliser les motocyclistes au bruit excessif des motos non conformes. Cet ex-infirmier d’urgence1, conseiller municipal à Cap-Santé, fait le point sur cinq années d’un combat mené contre ce bruit évitable qui parasite les paysages du Québec. Entrevue.

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Comment cela se passe-t-il quand vous interceptez un motocycliste bruyant ?

Certains nous disent : «Ma moto n’est pas bruyante, elle a un beau son !» Quand je leur dis que des citoyens vivent «ce beau son» comme une nuisance, comme une souffrance auditive qu’ils se font imposer, ils sont surpris.

D’autres disent : «Je fais très attention quand j’entre dans les villages, je suis respectueux, je ralentis». Comme si faire attention rendait conforme ! «Quand j’arrive dans ma rue, j’arrête presque ma moto pour ne pas déranger mes voisins, par respect», nous dit un autre. Pourquoi faire attention aux seuls voisins et pas aux autres citoyens?

Comment en vient-on à imposer volontairement son bruit aux autres ?

Je saisis mal cette notion de «liberté» conçue au détriment des autres, mais en parlant avec eux, je comprends que c’est leur besoin intrinsèque de se défouler, de décompresser. C’est la compensation d’un besoin, d’un manque, et tout à la fois le sentiment d’assouvir un désir de reprise de contrôle sur leur vie. Le bruit, comme l’alcool ou la cigarette, te soulage de tes frustrations — sauf que le bruit, tu l’imposes aux autres. Il y a beaucoup de déni à ce sujet chez les motocyclistes bruyants. Pour avancer, il faut d’abord reconnaître le problème.

Y a-t-il des gradations dans le bruit des motocyclistes ?

Le plus bruyant, bien sûr, c’est toujours l’autre : «C’est pas nous, c’est les straight pipes !» [échappement libre, NDLR]. Ça, je l’ai entendu 1 000 fois de la part d’environ sept «modifiés» sur dix, et dans toutes les opérations. Ce cliché vient confirmer une autre forme du déni de la nuisance occasionnée par le bruit. En fait, les adeptes du straight pipe ne représentent qu’un faible pourcentage par rapport à l’ensemble des motos au silencieux «non d’origine», mais demeurant plus bruyant que l’original. Alors, notre message vient leur «apprendre» poliment la nuisance. Même s’ils s’en défendent spontanément, ils repartent avec un doute.

N’est-il pas illégal de trafiquer un silencieux ou de recourir au straight pipe ?

Oui, c’est illégal. Il y a actuellement une norme maximale établie à 100 décibels2, avec une tolérance de 2 dB (donc 102 dB), s’exerçant dans le cadre d’un projet pilote de trois ans, instigué en 2013 par la SAAQ. Les motocyclistes non conformes évoquent souvent deux arguments pour justifier leur geste illégal : le bruit sauve des vies et l’argument économique. En fait, il s’agit de deux mythes.

Comment le bruit peut-il sauver des vies ?

Aux motocyclistes convaincus de cet argument, je réponds que le bruit ne les précède pas, mais qu’il les suit. C’est là une loi de la physique, pas de la police. «Ton muffler crache le bruit derrière toi, contrairement à ton klaxon qui le projette en avant. Quand je t’ai entendu, tu étais rendu deux autos en avant de moi. Trop tard, si je ne t’avais vu avant !»

Le temps que j’entende un CF-18 survoler Cap-Santé, là où je réside, le jet survole déjà Québec. Quand je leur dis ça, ils ne savent que répondre. Je renchéris en maintenant que s’ils croient vraiment à ce mythe, leur vie est vraiment en danger. Ils restent alors bouche bée. Prétendre que le bruit sauve des vies, c’est LE subterfuge de qui veut se déculpabiliser du bruit excessif.

Et l’argument économique des retombées du mototourisme ?

Un motocycliste a brandi récemment sous mes yeux un billet de 100 dollars, disant qu’il ne reviendrait plus parce qu’on lui disait que sa moto était non conforme. Il venait de passer au sonomètre à 108 dB ! Je lui ai répondu que je n’étais pas prêt à troquer ma qualité de vie ni celle de mes concitoyens pour une poignée de dollars. Et pourquoi devrais-je endurer sa pollution sonore ? Il m’a traité d’intolérant. C’est de la manipulation pure et simple. La solution ne consiste pas non plus à passer dans le village voisin.

Le bruit excessif des motos non conformes est une engeance, un fléau, pour le tourisme. Au point que l’Office du tourisme de Québec appuie notre campagne de sensibilisation en publiant le logo« Merci de votre respect» dans son carnet de mototourisme 2013-2014. L’argument économique peut facilement être retourné contre les motocyclistes bruyants, qui font fuir du monde. C’est le mototourisme qui est rentable, pas le bruit excessif imposé par une minorité. Mettons ce pendule à l’heure.

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Michel Bertrand

Les villes font-elles quelque chose face à ce fléau ?

C’est difficile de faire bouger les élus, frileux lorsqu’il s’agit d’aborder ce sujet qui divise le monde ; je les comprends. Mais plusieurs villes se penchent sur le problème. Les citoyens de Saint-Jean-Port-Joli, par exemple, ont été pris dans ce piège que leur a tendu… leur propre clientèle motocycliste, alors que les citoyens demandaient juste un peu de soulagement à leur souffrance auditive. En 2012, ils avaient pourtant adressé en ce sens — mais en vain — une pétition de plus de 500 noms à leurs élus, déposée durant le silence de janvier, lorsqu’ils n’étaient pas encore enterrés par le bruit.

Vous fréquentez les salons de moto à la rencontre des motocyclistes. Qu’y constatez-vous ?

En fait, ce sont les motocyclistes qui viennent m’y rencontrer. La moto, c’est tout un monde, et pas juste celui des accolades des cuirassés tatoués fanfaronnant, mais celui de Monsieur et Madame tout le monde, aussi et surtout. Moi, je m’attarde au comportement. Je dis parfois aux motocyclistes : «Vous êtes beaux dans vos vêtements de cuir ajustés, vos motos rutilantes, vos chromes lustrés et vos bottes bien cirées. Vous êtes déjà remarquables. Pourquoi ajouter le bruit pour vous faire remarquer et impressionner les autres ?» De quelle carence intérieure faut-il souffrir pour projeter tant de sparages par le bruit ?

La «culture motocycliste» est-elle par essence liée au bruit ?

Un salon, c’est une vitrine idéale pour observer l’évolution de la «culture» motocycliste, qui va effectivement souvent de pair avec le bruit, mais peut-être de moins en moins. Un concessionnaire m’a dit, au dernier Salon de Montréal, que ses ventes de silencieux modifiés avaient diminué depuis deux ans. Est-ce là un aveu précurseur d’un changement qui se dessine ? L’avènement de la moto électrique va-t-il contribuer à changer la donne ?

Au Salon de Québec, cet hiver, sept motocyclistes m’ont avoué être récemment revenus au silencieux d’origine. C’est une première en cinq ans. Lors d’essais au sonomètre, nous avons entendu des centaines de motos, dont certaines frôlaient les 108 dB, parfois au grand étonnement du motocycliste lui-même. Le beau son de l’un devient facilement la souffrance auditive de l’autre, et c’est la minorité bruyante qui nuit à la majorité silencieuse, motocycliste ou non.

Constatez-vous quand même des changements au fil des ans ?

Oui, certains font marche arrière et remettent leur silencieux d’origine. L’un d’eux m’a dit qu’il était «passé à autre chose», en invoquant que cette période personnelle de «se faire entendre» était derrière lui dans son cheminement. «T’es tanné de ton beau son ?» lui ai-je demandé. Il m’a répondu que lorsqu’il arrivait à une terrasse avec son engin, il voyait braqués sur lui les regards de désapprobation. Peu à peu, il prenait conscience que «son beau son» dérangeait bien du monde.

La pression sociale serait-elle en train de faire son œuvre ?

Oui. Lentement mais sûrement, la démarche est bel et bien amorcée. Signe d’espoir, aussi : quand je demande aux motocyclistes si la culture du bruit est en hausse ou en baisse dans leur milieu, ils répondent unanimement qu’elle diminue.

Paradoxalement, alors qu’ils nient le bruit qu’ils génèrent, les motocyclistes non conformes portent souvent des bouchons de protection. Pas toujours à cause du vent, mais pour ne pas entendre le bruit de leurs camarades qui les précèdent dans un convoi. Ils nient le bruit, mais ils sont les premiers à s’en protéger ! Heureusement, le malaise se vit aussi entre motocyclistes, et le bruyant va finir par se sentir mal face à ses pairs.

Qu’en est-il, justement, de la pression par les pairs ?

De plus en plus d’associations motocyclistes refusent désormais les bruyants dans leur groupe, car ils nuisent à leur réputation. Les bruyants se font ainsi marginaliser par leurs pairs qui respectent la loi. C’était la même chose pour le tabagisme : au début, on informait, puis on évoquait la peur du cancer pour enfin durcir le message et en arriver à interdire la cigarette dans les lieux publics. Un entonnoir à comportement !

La pression sociale, renforcée par celle des pairs, par notre campagne de sensibilisation et par le recours à une méthode plus efficace de contrôle avec la venue du sonomètre, constituent les meilleurs des outils. D’ailleurs, les convois de motos sont désormais souvent composés soit de non-bruyants seulement, soit de bruyants seulement, les deux classes se mélangeant de moins en moins. Au plan sonore, il est possible de constater ce fait sur la route.

Quelle vertu devez-vous le plus pratiquer dans votre combat pour la paix sociale ?

La maîtrise de soi et la patience. Il faut d’emblée accepter que c’est le travail d’une génération. Je fais très attention, car parler de bruit à des motocyclistes non conformes revient à les atteindre au cœur de ce qu’ils sont.

Pour la plupart des motocyclistes, en effet, la moto reste un simple véhicule de loisir. Mais pour une minorité — souvent la plus bruyante, d’ailleurs, et encore nombreuse —, c’est d’abord un objet identitaire. Ils mettent leur âme dans leur engin qu’ils bichonnent, astiquent. «La moto, le bruit, ça me soulage, ça me fait du bien, comment ça pourrait te faire souffrir ?» m’a même lancé l’un d’entre eux. Il y a chez ceux-là, et cela dit sans ironie, une certaine innocence, une inconscience, une insouciance, allant jusqu’à une totale insensibilité au sort d’autrui.

Comment abordez-vous alors ces irréductibles ?

J’adopte envers eux comme avec les autres une approche comportementale ; c’est probablement ma déformation professionnelle d’ex-infirmier. À l’urgence comme dans les unités très spécialisées, j’avais constaté les effets pernicieux du bruit, qui pouvaient aller jusqu’à faire entrer certains malades en psychose. Comme soignant, il faut le considérer ; comme élu, j’aide mes concitoyens qui, refusant le fatalisme résigné, nous demandent d’agir au nom de leur qualité de vie.

Il faut dénoncer la culture du bruit, surtout du bruit évitable, délibéré et socialement inutile3, qui n’apporte rien tout en nuisant au plus grand nombre. C’est là une réalité contemporaine, et les citoyens veulent redevenir maîtres de leur environnement, y compris de leur environnement sonore.

Au-delà de votre approche pédagogique, qu’en est-il de la répression pour forcer le retour à la conformité ?

Plusieurs villes (Granby, L’Assomption, …) font de la répression ciblée, y compris celles qui participent à la campagne. La répression doit avoir sa place, certes, et il la faudra toujours, mais elle ne s’adresse qu’au silencieux dans l’application de la conformité.

Nous, on parle à la personne qui chevauche la moto non conforme, car c’est elle qui est responsable du problème qu’elle impose aux autres, autant que de sa résolution. Je précise qu’en cinq ans, aucune de nos affiches «Merci de votre respect» n’a été vandalisée, alors que plusieurs motocyclistes nous accusent de faire de la discrimination à leur endroit.

Comment se traduit concrètement le dérangement par le bruit volontaire des motos non conformes ?

Je vous réfère au témoignage de William, 12 ans, un bénévole qui accompagnait ses parents lors de notre campagne de sensibilisation à l’Île d’Orléans, en juin. Voilà ce qu’il nous a conté, très spontanément :

«À mon école, au village de Saint-Pierre, nous étions en examen, puis il est passé un convoi de motos et les fenêtres étaient ouvertes. Ça faisait tellement de bruit que nous étions déconcentrés. Le prof a dû cesser de nous parler, les jeunes regardaient vers la fenêtre et cela nous a tous dérangés».

Et quel fut votre sentiment en l’écoutant ?

La tristesse d’une réalité et le sentiment qu’une limite est dépassée, qu’un espace d’utilité sociale est violé. Le sentiment, aussi, qu’on ne peut et ne doit pas rester immobile face à ces agressions. Quand le bruit excessif de certaines motos en vient à enterrer la concentration de toute une classe ou à perturber un concert donné dans une église aux portes ouvertes, un beau dimanche d’été, je crois que c’est devenu un problème de société. Et je ne vous parle pas de ces milliers de voisins dérangés tout le long du passage de ces convois d’enfer.

Il faut réagir devant cette culture du bruit, ce que nous faisons depuis cinq ans et que nous devons continuer de faire. Merci d’avance à qui y participera.

* * *
1 Michel Bertrand a exercé à l’Hôtel-Dieu de Québec (CHUQ) de 1975 à 2009.

2 Selon l’échelle de mesure du bruit utilisée, cette mesure est classée «pénible» ou «dangereuse».

3 Dossier «Le bruit : une souffrance», L’actualité médicale, 8 septembre 2010.

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13 commentaires
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À Montréal aussi, le bruit de certaines autos et motos est insupportable. Encore hier soir, une auto est passée dans la rue De Lorimier en faisant un bruit d’enfer. Seule une fenêtre à l’arrière de mon logement était ouverte et cela m’a dérangé. Imaginez les piétons à quelques pieds de la rue! La police ne fait rien pour contrôler ces véhicules très bruyants, assourdissants même. Pourquoi? Les policiers sont-ils sourds?

Je motocycliste depuis plus de 40 . Le bruit du moteur d’une moto est partie intégrale de la satisfaction que l’on ressent que de conduite une moto. Dans mon cas, qui n’est sans doute pas isolé, cela provient pas de se faire remarquer mais de ‘sentir’ la puissance de l’engin sur lequel je suis assis lors d’augmentation de régime.

Pour moi, la moto n’est pas un objet identitaire. c’est un objet de plaisir. Cela est sans doute difficile à comprendre pour ceux qui ne partagent pas ma passion, ni ceux qui, par préjugés, portent un jugement téméraire sur les motocyclistes, ( et ils sont nombreux).

Je conduis une moto type sportive dénudée, ( streetfighter ), et je ne modifie pas mes pots d’échappement car je suis concient que le bruit est assi une forme de polution. Je suis d’accord avec la répression de toute modification des silencieux et des mesures punitives nécessaires.

J’ai demeuré en Europe pendant quelques années. Des motos j’en ai vu des milliers. Par contre, le motocyclistes m’ont semblé ne pas avoir du tout la même mentalité qu’ici. Je dirais même: n’ont pas la même classe qu’ici…
Déjà de par leur vêtement de cuir: chic, chic, chic! Pas tout à fait ce que je vois ici.
Et puis le bruit? Jamais je n’ai été dérangé par quelque moto que ce soit. Elles sont toutes silencieuses. Je vous l’ai dit: ce n’est pas la même classe qu’ici…
On parle ici des motos, mais il y a aussi les voitures. Aussitôt que le beau temps arrive, on voit, plutôt en entend… , tous ces ti-culs à calotte en bazous, toutes ces têtes grises en décapotables rutilantes et bruyantes , tous ces motards mal fringués, qui ont besoin de se remonter l’égo, de se faire voir, de se faire entendre car, probablement, leur vie est d’une insignifiance innommable.
Ce manque de respect pour autrui doit remonter à leur enfance: manque d’attention? Parents absents? Enfants rois? Syndrome du je-me-moi?
Ou tout simplement un grand manque d’éducation? À suivre!

Bravo, monsieur Bertrand, pour votre approche intelligente, respectueuse et, espérons-le, efficace face à ce véritable fléau social. Un travail de longue haleine, pas facile mais, oh combien, nécessaire.

Je suis très très en accord avec le suppression des bruits non nécessaires , ( motos ou autos ) , je conduit moi-même une moto depuis 42 ans et je trouve déplorable que des villes commencent à restreindre l’accès aux motos à cause de ce fléau qu’est le bruit excessif , un jour m’empêchant peut-être une visite appréciée dans l’une de ces villes , ma moto est l’une des moins bruyantes , et juste me faire dépasser par ces motos bruyantes me fait presque rager , je ne comprends vraiment pas le gout pour ces silencieux , probablement un certain manque d’attention ?
Ceci dit , j’espère un jour voir un changement significatif à ce sujet , bonne continuitée à votre projet et chapeau à vos efforts !!!!

Moi c`est pas derriere c`est de chaque cotee…..faque cree moe y m`entende venir 😉

« ..faque cree moe y m`entende venir 😉 »
Pis? Pourquoi faut qu’y t’entende venir? Tu pourrais pas venir sans qu’y t’entende? Ton son, pourquoi tu te l’enregistres pas pis que tu te l’écoutes tu seul, comme un vrai mâle qui respecte les mâles ordinaires?

Ouf… Quelle patience. Bravo!
Moi, quand une moto me pourfend les tympans, j’aurais plutôt envie d’approcher le fautif, de lui enlever son casque et de hurler à trois centimètres de ses oreilles pour lui rendre la pareille et lui faire ressentir ce qu’il impose aux autres. « Je ne suis pas bruyant, j’ai un beau son de voix! »…
Misère… M. Bertrand, votre approche, non-confrontante, est probablement plus efficace que la mienne.

Oui c’est le travail d’une génération. Comme le tabagisme. Votre article est bien ecrit. Continuez.

Moi je demeure dans un milieu rural et je me fais empoisonner la vie par le bruit des quads, sid-by-side et motoneiges à 5 mètres de ma porte d’entrée. Quelques Harleys ne me dérangent nullement comparer au bruit des VHR. Reste que le bruit est un inconvénient de voisinage et une nuisance à la jouissance de la propriété selon le code civil et la charte des droits et libertés.

Oui, les motos sont visées en premier. Je réside à St-Antoine-du-Richelieu, sur le bord de la rivière. Ici on connaît ça les pots d’échappement modifiés. Quand ça passe, vous arrêtez de parler. Vous vous taisez. Surtout si le convoi s’étire. Et s’il y a un ticoune en arrière-plan qui passe sur la rivière avec son cigare-boat, on ferme les fenêtres. L’idéal, ce serait que tous les ticounes à straight pipes passent en convoi à la même heure. Ils s’échangeraient leur propre plaisir ensemble et on seraient débarrassés pour le reste de la journée. Le plus idéal encore serait que les Municipalités accueillent ces accros du vroum vroum avec un sonomëtre et donnent des contraventions. La loi est déjà là, qu’on la fasse respecter, point barre.

Est-ce que le problème serait trop facile à régler?

Juste pour votre fameux clown de la physique qui a travaillé dans un hôpital qui pense tout connaître sur le bruit, l’expérience et le respect des autres, Michel Bartrant, ouvre bien grand tes tites oreilles quand tu sort dehors pis écoute le bruit comme il faut, souvent tu entend des mobylettes qui son plus dangereuses pour les Décibels a nos oreilles et même chose pour les petites voitures monté et modifier, même chose pour les motos sports ET en passent le bruit de ma moto custom m’a sauvé la vie 3 fois et je te confirme le physicien que le bruit ils l’entende en avant et a 98% du temps c’est des ti vieux qui nous coupes, le clackson et le bruit réveille bien du monde qui n’ont aucun respect pour les motocycliste, j’aimerais bien te rencontrer face a face pour te donner une petite ride juste pour te montrer qu’au FOUTU QUÉBEC la courtoisie n’existe pratiquement pas, 95% des gens non AUCUNE courtoisie envers qui que ce soi…

bravo bravo bravo moi, c’est simple les gens qui ont une moto bruyante, je les trouve EPAIS. Epais de ne pas réaliser qu’il brisent la réputation de touts les motocyclistes et épais de ne pas réaliser qu’ils ne respectent pas les personnes et épais de penser qu’avoir une Harley bruyante c’est la fin du monde

une fille qui a une moto depuis plus de 20 ans.