Le confinement redistribue les tâches

Les hommes étaient plus susceptibles de prendre part à la besogne domestique en 2020 qu’en 2017.

Catherine Falls Commercial / Getty Images

À quelque chose malheur est bon, et la pandémie n’échappe pas au proverbe, notamment en matière de partage des tâches à la maison entre conjoints, domaine où, historiquement, le déséquilibre privilégie les hommes. Or, ces derniers étaient plus susceptibles de prendre part à la besogne domestique en 2020 qu’en 2017, révèle une enquête de Statistique Canada. La proportion d’hommes qui s’occupaient de l’épicerie a doublé pendant la crise sanitaire (de 15 % à 30 %), comme pour la lessive (de 8 % à 16 %). Quant aux finances familiales, la croissance a été importante : de 34 % en 2017 à 40 % en 2020. Même chose pour l’entretien ménager (de 8 % à 14 %) et la préparation des repas (de 11 % à 16 %). Parmi les hypothèses avancées par l’agence fédérale pour expliquer le phénomène, il y a l’ajout d’une tâche apparue avec les confinements : la présence des enfants à la maison à la suite de la fermeture des écoles et des services de garde. Dans 64 % des ménages, c’est aux femmes qu’incombait la mission de superviser l’enseignement à distance.

Détecteur d’humeur

En pandémie, avez-vous le profil d’un « compagnon » (solidaire, tourné vers la collectivité), d’un « ingénieur » (à la recherche de solutions pratiques) ou d’un « sage » (soucieux des conséquences de la crise sur nos droits) ? Par rapport au reste de la population, êtes-vous plus ou moins confiant quant à l’avenir ? C’est notamment ce qu’on découvre en répondant au questionnaire en ligne de Projet Quorum, une initiative de la Chaire de leadership en enseignement des sciences sociales numériques de l’Université Laval. Cette plateforme permet aussi de suivre au quotidien le degré d’optimisme des journalistes et des politiciens, grâce à des outils numériques qui analysent le contenu des 13 plus grands médias canadiens, les discours à l’Assemblée nationale et les propos des ministres en conférence de presse. « Notre site permet de connaître l’humeur et les perceptions des trois piliers de la démocratie — le citoyen, les décideurs et les médias — par rapport à divers enjeux », explique l’un des instigateurs de l’application Web, le professeur et politologue Marc-André Bodet. « En ce moment, nous nous concentrons sur la COVID-19, mais nous suivrons bientôt d’autres dossiers d’actualité importants. » Son équipe espère que les gens seront nombreux à répondre aux questions de Projet Quorum, car les données qui ressortent peuvent contribuer à la prise de décisions des gouvernements.

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