Le diplôme de la bonne entente !

Val-d’Or a beau être le plus important carrefour de contacts entre les « Blancs » et les autochtones au Québec, les relations ne vont pas toujours de soi. Pour changer la donne, l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) a créé un programme en études autochtones, dont la première cohorte vient d’être diplômée.

Val d'or et les autochtones : Le diplôme de la bonne entente !
photo : Paul Brindamour

Policiers de la Sûreté du Québec, employés d’Hydro-Québec, enseignants… une soixantaine d’étudiants ont suivi en tout ou en partie cette formation (cinq cours de 45 heures chacun, à raison d’un par session), qui leur a permis de découvrir la culture et l’histoire des Premières Nations ainsi que de s’initier aux langues algonquines. « Juste le fait de leur dire « kwe » au lieu de « bonjour » abat des barrières et facilite nos rapports », dit le lieutenant Jean-Pierre Pelletier, de la Sûreté du Québec à Val-d’Or, qui utilise ses nouvelles connaissances au quotidien.

« La première incidence de cette formation est de faire tomber les préjugés », dit Janet Mark, sang-mêlé crie, coordonnatrice du Service Premières Nations à l’UQAT, qui a participé à l’élaboration du programme. Conseiller en affaires autochtones pour Hydro-Québec à Rouyn-Noranda, Luc Duquette dit avoir appris à respecter des traits culturels qu’il ignorait. « Je sais maintenant, par exemple, qu’un silence dans une réunion n’est pas forcément négatif et qu’il ne faut pas chercher à tout prix à le combler. »    ,

Saviez-vous que…

– Les autochtones de Val-d’Or comptent pour environ 6 % des 33 000 habitants de l’agglomération, et leur nombre va en augmentant.

– Les Cris possèdent plusieurs sociétés dont le siège social est à Val-d’Or, comme Air Creebec, Petronor et Kepa Transport.

– Près de la moitié des 80 bambins du Centre de la petite enfance Abinodjic-Miguam (maison des enfants), à Val-d’Or, sont d’origine autochtone.