Le divorce sans embarras

Plus ils sont jeunes, moins les Québécois voient l’intérêt d’assortir le mariage d’obligations légales.

(Photo: Pixabay)
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Se marier religieusement sans que cela entraîne d’obligations légales en cas de divorce ? C’est non, disent près de la moitié des Québécois interrogés dans le cadre d’un récent sondage CROP-L’actualité. Parmi les répondants, ce sont les personnes de 55 ans et plus qui, à 55 %, s’opposent le plus à cette idée. En revanche, les jeunes de 18 à 34 ans y sont favorables à 40 % !

Tableau divorce mariage kifkif

Alain Roy, professeur titulaire à la Faculté de droit de l’Université de Montréal et président du Comité consultatif sur le droit de la famille, voit dans ces résultats un signe de l’évolution des rôles conjugaux.

«Le partage du patrimoine familial et les pensions alimentaires peuvent être vus comme des réponses à l’inégalité des rôles conjugaux traditionnels des hommes et des femmes (madame au foyer, monsieur pourvoyeur). Or, pour les plus jeunes, qui se considèrent comme plus égalitaires que leurs aînés, le mariage, peu importe le type de célébration qui y donne lieu (religieuse ou civile), peut être plus facilement envisagé sans ces mécanismes légaux.»

 

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Le partage de tout, ok, c’est raisonnable. Cependant, en 2016, il en va de la responsabilité de chaque individu de construire son fond de pension. L’infantilisation du partenaire le plus pauvre a assez duré! En cas de divorce, le partage des caisses de retraite devrait uniquement être autorisé pour la période où l’un des partenaire a arrêté de travailler pour le bien des enfants. C’est éthique. L’état et sa loi du patrimoine familiale ne l’est pas.