Le droit à l’automobile

«Montréal a été bâti pour la voiture». Les gens, eux, habitent Montréal parce que leur auto y est. 

PolitiqueLes chroniqueurs ont tous un sujet à propos duquel ils sont complètement déconnectés de leurs concitoyens. Pour moi, c’est l’automobile. Plus précisément: les automobilistes. Je ne les comprends pas.

Non seulement ça fait beaucoup de gens à ne pas comprendre, mais ça en fait aussi de plus en plus chaque année, puisque le nombre de véhicules augmente sans cesse. La seule chose qui augmente plus vite que le nombre de machines sur nos routes, c’est le nombre d’automobilistes qui se plaignent d’être pris dans le trafic. C’est à se demander s’il n’y aurait pas un lien entre les deux…

Je n’ai même pas encore écrit 100 mots sur le sujet que j’entends déjà le cliquetis colérique des claviers qui se font aller dans la section Commentaires. Mettons d’abord quelques trucs au clair:

— Je sais bien qu’on ne peut pas prendre le métro pour se déplacer à Alma.

— Je sais bien qu’on peut avoir besoin d’une auto quand on travaille à quatre heures du matin et qu’on a huit enfants à amener à la garderie.

— Je sais bien que le vélo, pour un octogénaire qui habite en haut du mont Royal, ce n’est pas une bonne idée.

— Moi non plus je ne comprends pas ces cyclistes indestructibles à l’enthousiasme «boosté» à la dopamine qui tiennent absolument à nous convaincre du plaisir de rouler à deux roues dans 30 cm de neige. Désolé, mais le givre dans ta moustache ne crie pas autant «FUN!» que les mots que tu essaies de dire avec ta bouche gelée.

— Oui, si vous m’offrez un lift jusqu’au Ikea, je vais accepter.

Voilà. Maintenant que tout ça est dit, je lâche ma bombe: est-ce que ça se pourrait que certains capotent un peu avec la voiture? (Métaphoriquement, bien sûr. Je ne parle pas ici d’une épidémie de voitures qui font des tonneaux.)

Je pense notamment à ce communiqué de presse du Comité de résidents et gens d’affaires du Petit Laurier qui se terminait par cette phrase surréaliste:

«Le stationnement est un droit et non un privilège.»

Le stationnement, ce droit pour lequel nos ancêtres se sont battus.

Paraîtrait que Ban Ki-moon est très inquiet du comportement de Luc Ferrandez et que tout ça pourrait bien se terminer devant un juge du tribunal de La Haye.
Paraîtrait que Ban Ki-moon est très inquiet du comportement de Luc Ferrandez et que tout ça pourrait bien se terminer devant un juge du tribunal de La Haye.

J’ai d’abord pensé que cette phrase avait été écrite dans un délire fiévreux induit par des heures à tourner en rond dans les rues du Plateau sans trouver de place où laisser son auto. Mais si l’on se fie à ce qui s’est passé au conseil d’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie, le 2 novembre, l’idée du «droit au stationnement» semble avoir ses adeptes:

Oui, «Montréal a été bâti pour la voiture». Les gens, eux, habitent Montréal parce que leur auto y est. Un peu comme ce chandail humoristique «J’habite chez mon chat», qui devient «J’habite chez mon char».

Un peu de contexte: l’arrondissement de Rosemont est présentement à feu et à sang, divisé entre les partisans des bandes jaunes peintes aux intersections rappelant qu’il est interdit de stationner son véhicule à moins de cinq mètres d’un coin de rue et leurs opposants. Les granos de piétons se sentent plus en sécurité, mais les fous du volant disent que trouver une place pour son auto est devenu aussi difficile que de trouver un avocat mûr à l’épicerie.

Est-ce vrai (et est-ce grave)? Comme la dernière fois où j’ai pris le volant, c’était dans Super Mario Kart, quelque part en 1994, je ne pourrais pas me prononcer justement. Je peux cependant remarquer à quel point les réactions sont intenses et tranchées.

C’est toujours comme ça. Les débats autour de la place de l’automobile sont généralement si tendus que l’on pourrait décrisper l’atmosphère en lançant: «Pis? Qu’est-ce que vous pensez du port de signes religieux dans les services publics?»

La même chose est arrivée plus tôt cette semaine, quand des experts renommés ont recommandé l’installation de péages sur tous les ponts menant à l’île de Montréal. Le ministre Robert Poëti a rapidement écarté l’idée, expliquant qu’il ne faut pas «punir» l’automobiliste sans d’abord «offrir l’option du transport collectif».

N’ayez pas peur, donc. S’ il faut 13 ans (13 ans!!) seulement pour instaurer une ligne d’autobus qui roule un peu rapidement sur le boulevard Pie-IX, le péage ne devrait pas être envisagé avant 2095, année où on ajoutera peut-être une station à la ligne bleue du métro.

***

En vérité, ce n’est pas si vrai que je ne comprends pas les automobilistes. Et ce texte, il ne parle pas tant de l’auto que de la résistance au changement.

Si tant de gens ont lu et partagé mon précédent billet, à propos du cancer et des charcuteries, c’est qu’il disait, en gros: «Ne vous inquiétez pas, vous n’avez pas à changer vos habitudes de vie, tout va bien aller.»

Nos vies sont déjà assez compliquées, si on peut ne rien changer, ce sera toujours la meilleure option. Je comprends ça.

En transport, les gens veulent entendre la même chose. Ne changez rien, continuez à être seul dans votre auto pour aller dans la même direction que des milliers d’autres personnes seules dans leur auto. Tout va bien aller.

C’est faux. C’est un mensonge complet. Mais c’est quand même réconfortant.

Alors on continue d’aller habiter loin de son lieu de travail, on continue de se convaincre que le transport en commun, c’est trop peu ceci et bien trop cela, et on continue de régler les problèmes de congestion en ajoutant des voies d’autoroute plutôt qu’en retirant des voitures.

Chaque personne a droit à sa voiture, chaque personne a droit à sa place de stationnement, chaque personne a le droit d’être prise dans le trafic sans se rendre compte que le trafic… c’est elle-même.

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«Je pense notamment à ce communiqué de presse du Comité de résidents et gens d’affaires du Petit Laurier qui se terminait par cette phrase surréaliste:
«Le stationnement est un droit et non un privilège.»»

Ça me fait penser à un petit malin, résident du lac St-Charles, une importante source d’eau potable de Québec, qui demandait à ses voisins de se rebeller contre les contraintes qui les touchent. Pas mal certain que plusieurs de ses riverains ont priés pour que ça ne finisse pas en expropriation de masse…

Vos pourrez dire au Comité de résidents et gens d’affaires du Petit Laurier que «la liberté des uns se termine où commence celle des autres». Je ne sais pas ce qu’ils vivent et ils ont peut-être raison sur la façon dont ça s’est fait, du manque de démocratie, etc. Je n’en ai aucune idée. Sauf que de dire une telle chose relève de la débilité.

C’est comme les gens qui pensent que le GROS char et le câble font parti des besoins de base…

Par contre, ils ont raison. MTL a été bâti pour les voitures. Avant que ces voitures soient remplacées par les chevaux…

Comme disent les english: facepalm.

«…chaque personne a le droit d’être prise dans le trafic sans se rendre compte que le trafic… c’est elle-même.»

Ça me rappelle le billet d’une journaliste qui se plaignait du trafic (dans son auto). Un des commentaires a été: «vous n’êtes pas dans le trafic, vous êtes le trafic».

Bon, on parles-tu de la pollution atmosphérique sur l’île (et ailleurs)? De la pollution par le bruit? De la perte de qualité de vie dans les quartiers? De la sécurité? De la facture du pont Champlain et de l’échangeur Turcot pour que les gens de St-Hilaire puissent travailler à MTL? Des changements climatiques?
Non? Une autre fois peut-être?

Je suis entièrement d’accord : le droit au stationnement universel doit être, enfin, reconnu par le parcomètre universel. Et le parcomètre est un devoir que l’automobiliste se doit de remplir. 😉

Je suis de Québec et c’est la même situation. Comme si on ne se rendait pas compte du mur «climatique» vers lequel on se dirige sur des autoroutes s’élargissant. Et nos gouvernements avec leurs demi-mesures… Misère !

Ayant habité en banlieue pendant 28 ans, j’ai pu constater comment plusieurs grandes artères comme la 20, la 30, et la 116 sont aussi congestionnées qu’un pont à l’heure de pointe. Comment le quartier DIX30 est une aberration urbanistique. Comment on planifie l’utilisation du territoire autour de la sacrosainte bagnole. Le développent pas endurable continue de faire son œuvre. Il est étonnant qu’aucun citoyen ne manifeste son mécontentement devant les choix discutables d’aménagement du territoire. Le confort et l’indifférence. Comme si le credo c’était « donnez-moi aujourd’hui une place
asphaltée pour mon char et je serai guéri. »

Si on bâtissait des immeubles à logements dans le quartier DIX30, on pourrait en faire une ville viable sans voiture. Le gros problème, c’est que tous ceux qui veulent changer nos habitudes de vie ne tienne pas compte, justement, de la paresse naturelle des gens. Personne ne veut laisser sa voiture parce que ça demande un effort tout comme personne ne manifeste son mécontentement aux autorités parce que ça demande un effort. Un effort supplémentaire. Qui n’est même pas amusant. Et dont ils ne voient pas directement les effets positifs, en plus. La preuve, partout où on a installé des petits paniers de basket et des mini-jeux qui s’activent quand on jette un objet au recyclage, le taux de recyclage a « mystérieusement » augmenté. Aussi, même si je n’ai pas de voiture, je comprends parfaitement les citoyens de Longueuil, Laval et Brossard qui prennent leur voiture parce que j’ai déjà pris l’autobus à Laval et à Saint-Hubert et que c’est un service minimal, pour ne pas dire minimaliste. Personne n’a le goût de marcher dix minutes pour attendre une demi-heure dans le froid et la neige un autobus qui te mène à une station de métro où tu dois payer des frais supplémentaire même si tu as ta passe. Le jour où les villes autres que Montréal financeront un service d’autobus efficace (et pourquoi pas, électrique) avec des arrêts partout où habitent les gens, et que lesdits autobus passeront aux cinq minutes aux heures de pointe et aux dix minutes hors pointe, là les gens prendront l’autobus. Et si on ajoutait des mini-jeux dans les abribus, on règlerait le problème de congestion aux heures de pointe.

J’habite a Montreal-nord, ca me prend une heure et demi pour me rendre au centre ville! Et plus parfois… Quand il reussiront a m’amener au centre ville dans un delais plus court qu’un aller-retour mont tremblant, jy repenserai.

À Québec, il y a beaucoup de colère contre les voies réservées aux autobus. Pourtant, à l’heure de pointe, sur le boulevard Laurier, je remaquais que les autobus faisaient du pare-choc à pare-choc et qu’ils étaient tous pleins à ras-bord de passagers. Je me disais que si on enlevait la voie réservée, mais, qu’en retour, on mettait tout ces passagers dans des voitures individuelles, ce serait exponentiellement pire.

Je trouve ça drôle … finalement il n’y a pas une déferlante de commentaire puisque je suis le 5è.
Ceci étant dis, je vais tout de suite dire que je suis un de ses fou de vélo, et même l’hiver, sauf que je n’ai pas de moustache. J’habite aussi rosemont.
Maintenant que vous pouvez me cerner vous aller comprendre mon propos radicale.

Mon premier point c’est que oui l’automobile est incontestablement utile et importante dans nos sociétés nord américain. Mais se sacro-saint droit au stationnement et à la voiture qui n’est ni plus ni moins un objet est inscrit nul par dans une loi. Par contre, le droit à la vie et à la sécurité est un droit de la charte canadienne. Étrangement, les vélos sont souvent ou presque tout le temps les plus vulnérable et enclin à avoir des dommages sérieux. Donc, en tant que tel la voiture est nettement plus dangereuse que n’importe quel autre objet, même que les chiffre le démontre chaque année avec des dizaine de mort sur les routes.

Un autre point c’est le changement. La ville de Montréal et plus particulièrement le vieux-Montréal à été construit pour le cheval avec du pavé. Mais la ville a évolué pour mener à un développement centrer sur l’automobile (des rue plus larges et alphalté). Supposons qu’il y aurait des voitures ou autre véhicule volants, je crois que le fait d’entretenir le même système serait désuet. Aujourd’hui, c’est surtout un développement intégré avec plusieurs modes de transports qui se côtoient et se complète.

Dernier point, ceux qui chiale que l’auto est trop peu efficace et qu’ils sont constamment bloquer dans le trafique c’est que vous êtes artisans de votre propre malheur, parce qu’il existe (dans certain cas) des alternatives. Ce n’est pas en restant dans le statu quo que quelque chose changera et si vous chialer sur toutes les propositions et bien il y aura toujours du blocage.

Alors, mon point c’est du changement, mais dans le respect de tous et surtout essayer de voir ce qui peut être fait. L’idée de ville intelligente devrait aller dans se sens peu importe ce que c’est sensé devoir dire.

Étrange que des gens soient contre l’idée d’interdire du stationnement à 5 m d’une intersection alors que c’est spécifié dans le Code de la sécurité routière qu’on doit être à 5 m (article 386). Dans le cas de l’embrasement sanglant de Rosemont, un des deux groupes est carrément pour l’illégalité.

« Autrefois on cantonnait les loufs dans des réserves, un peu comme les indiens d’Amérique : à Charenton, à Perray-Vaucluse. Maintenant on les met dans des boîtes, des cabanons roulants. Production annuelle : trois millions de voiture. Le plus grand asile de France ! »

-Michel Audiard.

Une citation qui s’applique très bien ici au Québec. Seul le nombre de voitures serait différent.

Quelle superbe lucidité. Je vois déjà tout le monde commenter « si t’es pas dans une grosse ville t’as pas d’alternative ». c’est de la bullshit, les déplacements de 5km peuvent facilement se faire en vélo 8 mois par année, grosse ville ou non. Grosso modo, si tu habites dans la même ville où tu travailles, y’a de bonnes chances qu’avec un minimum de volonté tu pourrais te passer de char pour la majorité de tes déplacements.

Le point est qu’il y a un juste milieu entre « être complètement dépendant de son char et pas être capable capable de sortir de sa cour sans char » et « se passer complètement de char tout le temps ». le problème, c’est que tout le monde est dans la première attitude, ils sont pas capables de concevoir qu’il existe d’autres moyens de transport, en premier lieu le vélo qui est comme une technologie complètement ignorée de la majorité de la population. Pourtant, le potentiel de substitution est immense.

J’ai une auto qui a neuf ans et 65 000 km au compteur. J’ai fait 2 voyages aux États, 20 000 Km au total. Ça signifie que je fais à peu près 5 000 Km par année (13,7 km par jour en moyenne) au Québec.

Je vis dans le 450. Utiliser une auto n’est pas essentiel, mais pour magasiner, faire le marché, aller à l’urgence, c’est plus facile.

Par contre, c’est dispendieux. Frais fixes, frais variables, c’est au moins 0,75 $/km, peut-être 1 $/km, mettons entre 3 500 $ et 5 000 $ par année.

Quand je vais à Montréal, c’est habituellement en bus et en métro parce que trouver du stationnement est infernal ou hors de prix. Ce n’est pas parce que j’aime les transports en commun.

Vous dîtes que le gros problème des automobilistes, c’est qu’ils SONT le trafic… De la même manière, le gros problème des transports en commun, c’est qu’ils SONT en commun… J’ai travaillé toute ma vie à Montréal. Je les ai souvent pris et je les prends encore, toujours par économie, parfois par commodité, jamais pour le plaisir. Je n’ai jamais trouvé agréable d’attendre l’autobus les deux pieds dans la sloche, de voyager dans « ces métros remplis de noyés » comme écrivit Jacques Brel. Je n’aime pas renifler les parfums du matin ni les sueurs du soir dans des wagons trop bondés.

Quand on a les moyen d’éviter de se faire transporter quasiment comme du bétail, pourquoi se priverait-on du confort d’une voiture? Seul au volant, bien au chaud en hiver, bien au frais en été, à écouter les nouvelles… Ou Jacques Brel… Quite à gueuler dans le trafic et à tourner en rond pour un stationnement!

S’il y a tant d’autos sur nos routes, c’est parce que, tout compte fait, il est plus agréable d’être automobiliste qu’usager des transports en commun. Si nos gouvernements pouvaient voir cette évidence, ils seraient peut-être capables de rendre plus attrayants l’autobus et le métro.

L’automobile est utile pour une infinité de besoins.
Avoir une automobile, c’est la liberté de choisir son trajet sans avoir à se soucier des parcours, choisis à l’avance sans notre assentiment par des personnes qui, au fond, ne nous connaissent pas.
Qu’importe la complexité du parcours, l’automobile assure une mobilité si optimale que même la majorité des administrateurs et dirigeants de l’AMT en utilisent une, à chaque jour (si l’on se fie à leurs stationnements qui débordent).
L’automobile nous permet de nous déplacer lorsqu’on le désire.
Contrairement aux transports en commun qui ne sont offerts qu’à des intervalles fixes, choisis à l’avance par des tiers, l’automobile permet à ses usagers de se déplacer lorsque ça s’avère nécessaire.
Avec une automobile, il n’y a pas de pertes de temps aux « arrêts d’autobus » ou dans des stations de métro.
Notons que les seuls moments où les transports par autobus sont plus rapides que ceux en automobile, c’est lorsque les automobilistes sont FORCÉS de tolérer des « voies réservées » pour les autobus, ce qui a pour double effet de ralentir la circulation automobile et de donner la fausse impression que l’autobus est plus « efficace ».
L’automobile est plus abordable que l’usage des transports en commun.
Certaines personnes croient encore que prendre l’autobus coûte moins cher que d’avoir une automobile mais c’est faux si l’on prend en compte TOUS les coûts, incluant les délais de déplacements incroyablement longs [surtout pour les banlieusards] liés au transport collectif.
Avec l’automobile, toute la famille peut partir de la maison, le matin, déposer les deux enfants à l’école puis filer au bureau de l’un puis de l’autre parent. En journée, l’automobile peut servir à faire des commissions et le soir, nul besoin de repayer, comme dans le cas du transport en commun, pour ramener tout le monde à la maison. Le soir, c’est également possible de se servir de l’automobile pour bien d’autres activités — il existe des passes mensuelles d’autobus mais tout compte fait, c’est l’automobile qui offre la meilleure « proposition de valeur », pour la vaste majorité des gens.
L’automobile pollue… ok, le transport en commun aussi!
Personne n’est contre la vertu et en ce sens, une majorité de Québécois rêve au jour où nos automobiles utiliseront mieux les énergies non-renouvelables et tant qu’à faire, feront un usage plus créatif des énergies renouvelables et durables.
En ce sens, les automobilistes savent que leur véhicule engendre de la pollution mais les usagers du transport collectif doivent aussi prendre conscience que leurs transports, à eux aussi, engendrent beaucoup de pollution et de bruit (surtout à l’intérieur des autobus où c’est carrément la destruction du système auditif).
Un usager du transport en commun pourra utiliser son vélo pour se déplacer sans polluer ou faire de bruit mais ça, les automobilistes aussi peuvent le faire… et ils le font, en grand nombre!
Le problème, ce n’est pas l’automobile, comme tel. C’est plutôt la pollution qu’elle engendre parce que des « droits d’auteur » emprisonnent d’excellentes idées pour l’usage d’énergies alternatives. Pour le bruit, ça découle du même problème, à la source. On n’a qu’à regarder à quel point nous avons été floués, au Québec, avec le moteur-roue pour comprendre à quel point les gens qui profitent de l’actuel modèle de consommation « à la pompe » sont corrompus et malveillants, envers notre société qui se dit moderne.
La pollution est un faux débat, dans un sens, parce que l’essentiel du problème vient de notre désintéressement de l’appareil gouvernemental qui nous permettrait, si on le voulait, de forcer les fabricants de véhicules à les faire fonctionner avec des énergies propres et silencieuses — en passant, avez-vous déjà vu une seule voiturette de golf « au gaz », vous? Moi, jamais. Il suffit d’exiger que les choses changent et si nous sommes assez convaincants, elles changeront. Pour l’instant, c’est le règne du « statu quo » ou personne n’ose bouger de peur de déplaire à des transnationales étrangères.
C’est tellement plus agréable de se déplacer en automobile.
Il y a des moments où ça peut être agréable d’emprunter les transports en commun mais rien ne remplace le plaisir de se déplacer, en automobile.
L’être humain aime découvrir le monde à l’extérieur des parcours déterminés à l’avance et pour ce faire, l’automobile s’impose comme véhicule de choix (sans jeu de mots).
Pour les magasins, les automobiles sont les bienvenues parce qu’elles permettent d’augmenter considérable le volume d’affaires — en clair, les automobiles contribuent à faire « rouler » notre économie. C’est vrai aussi pour les transports en commun mais dans une moindre mesure.

Ok! Ok! Chute… On va toute changer nos chars à gas pour des chars électriques…
Allez-vous être enfin contents?

Au niveau environnemental, seulement 30% de la pollution faite par votre voiture est faite par le «gas». Les 70% qui restent c’est la fabrication, le transport jusqu’à l’usager et la fin de vie. Alors votre solution n’aurait pas un grand impact au niveau environnemental.
Ensuite, au niveau de la qualité de vie, le genre de consommation de la voiture ne change pas grand chose: la voiture est encore dangereuse pour les vélos, piéton, enfants, personne âgé, elle prend encore énormément de place dans l’espace urbain, elle exige des infrastructures lourdes, coûteuses (et souvent très laide), etc
Alors non, je ne suis pas contente.

Non seulement l’auto est un droit, mais c’est aussi un moteur économique d’une ville comme Montréal ou j’ai magasiné pendant 50 ans et j’avais du plaisir parce que la ville avait des espace de stationnement pour nous accueillir et les marchands faisaient de bonne affaire. Maintenant on à tout fermé les places de stationnement et nos commerces ferme
leur porte.

Oui, sauf que le dix-30 est arrivé avant qu’on empêche les gens de pouvoir avoir une auto (tel que stipulé dans la charte des droits et liberté) par le biais de mesures coercitives que sont le stationnement.

La liberté des uns se termine où commence celle des autres, tsé. Et vous semblez penser que votre liberté d’aller magasiner à MTL est supérieure à celle des résidents qui veulent une qualité de vie.

Ah, et les loyers de fous à MTL ont beaucoup contribué à la fermeture de commerces. Malgré tout, je serais curieux de comparer le nombre de commerces il y a dix-quinze ans versus maintenant. Histoire de voir s’il y en a effectivement moins…

J’habite Rosemont, j’ai une voiture et je suis totalement pour ces bandes jaunes. En plus de sécuriser piétons et cyclistes, elles sécurisent également les automobilistes car s’engager dans certaines artères est un jeu de hasard quand on a la vue totalement bouchée par le véhicule stationné bien à l’angle de la rue… Alors oui, c’est plus compliqué de se stationner mais à choisir entre ce temps perdu pour me trouver une place de stationnement et la sécurité qu’apporte ce changement, moi je prends la deuxième solution.

En plus, je ne comprends pas cette frénésie quand plusieurs autres arrondissements ont déjà appliqué cette méthode sans pratiquer tant de vagues (Verdun et Villeray pour ne citer qu’eux).

D’accord mais on aurait pu réduire un peu la longueur de ces bandes non histoire de permettre au moins UNE voiture de plus?

Churchill a déjà dit: “Sous le capitalisme, les gens ont davantage de voitures. Sous le communisme, ils ont davantage de parkings.”

La solution passerait peut-être par le transport en commun, mais en voiture. Il s’agirait de faire du pouce, avec une pancarte indiquant notre objectif, et de payer le conducteur en fonction de la distance parcourue. Peut-être faudra-t-il prendre trois de ces taxis, mais ce sera plus confortable que les bus, et plus rapide. S’agirait seulement de changer nos mentalités pour accepter ces pouceux plus rapidement, même si ce n’est que pour leur faire faire 1 ou 2 km avant qu’ils ne cherchent un autre transport. Il faudrait aussi permettre les arrêts sur le bord des autoroutes… ce qui est pour l’instant dangereux, ou augmenter le nombre d’entrées et sorties d’autoroutes ou les gens pourraient embarquer et débarquer (alors que la tendance présentement est de bloquer certaines de ces entrées et sorties).

Il est vrai que, souvent, le transport par autobus et train n’est pas très confortable, sans parler des retards et des problèmes reliés aux horaires qui ne sont parfois pas compatibles entre le train et l’autobus. Lorsque je me rend à Montréal à l’heure de pointe, je suis entassé debout dans le train. Et dans les autobus, on se fait brasser. Celle qui me mène vers l’université ou je prend un cours est complètement bondé, même s’il y a deux autobus qui se suivent aux 5 minutes. Ces autobus arrêtent partout, embarquent et débarquent une foule de gens et , même s’ils sont sur des voies réservées, ils ne sont qu’un peu plus rapide qu’un piéton. Comme les arrêts sont juste avant les feux de circulation, lorsque le feu passe au vert, il y a encore et toujours des gens qui arrivent pour l’embarquement.

Marcher ou rouler en vélo en ville n’est pas non plus de tout repos. En hiver, c’est pire; ça pue l’essence et le diésel à moitié brûlé.

Il y aurait une foule d’améliorations à amener au transport en commun. Mais un changement de mentalité et le transport en commun en voiture, avec des pouceux qui paient, serait, je pense, une alternative intéressante.