Le grand malaise des médecins

Mieux payés que jamais, ils sont assiégés! Traités de «profiteurs», leur monopole du savoir médical remis en question par d’autres professionnels, les médecins du Québec souffrent. Mais des remèdes existent.

Malgré l'admiration qu'inspirent encore les médecins, ils sont chaque jour plus décriés. (Illustration: Sébastien Thibault)
Malgré l’admiration qu’inspirent encore les médecins, ils sont chaque jour plus décriés. (Illustration: Sébastien Thibault)

L’ attaque « préventive » a pris la forme d’un courriel envoyé aux 10 000 membres de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ).

« Un court mot pour vous prévenir que la revue L’actualité prépare une charge contre les médecins », écrit la présidente de la FMSQ, la Dre Diane Francœur. « Préparez-vous… un médecin averti en vaut deux !!! » poursuit-elle en invitant ses membres à « boucher » leurs oreilles « face au docteur bashing » !

C’est bien la première fois qu’un de mes articles soulève une tempête avant même d’être écrit.

J’étais venu interviewer la présidente, dans ses bureaux du centre-ville de Montréal, à propos d’un sujet brûlant dont tout le Québec parle : la rémunération des médecins, qui a explosé ces dernières années.

Campée au bout de la table de conférence, vêtue d’un élégant tailleur, la Dre Francœur soupirait à chacune de mes questions. Elle semblait y déceler une énième manifestation du climat « antimédecins » qui régnerait, selon elle, dans la province depuis quelques mois. D’où sa « mise en garde » à ses membres, rapidement relayée par une autre association médicale à l’ensemble des 20 000 médecins du Québec, généralistes comme spécialistes !

Je n’avais pas encore écrit une seule ligne…

Difficile de trouver un exemple plus frappant pour illustrer l’état d’esprit actuel des médecins.


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Depuis le rapport accablant de la vérificatrice générale du Québec, qui a dénoncé, l’automne dernier, le manque de contrôle exercé par la Régie de l’assurance maladie (RAMQ) dans la rémunération des médecins, beaucoup d’entre eux se sentent blessés, frustrés, incompris.

Rarement une semaine — parfois une journée — s’écoule sans que surviennent de nouvelles révélations sur l’explosion de leur rémunération (elle atteindra sept milliards de dollars cette année), la surfacturation (les fameux « frais accessoires ») ou de possibles fraudes. Devant la grogne, le gouvernement a déposé un projet de loi (92) pour donner plus de pouvoirs d’enquête à la RAMQ. La Fédération des médecins omnipraticiens craint qu’une telle loi frappe l’« imaginaire de la population et des médias en laissant croire que les médecins sont des fraudeurs ».

La dernière étude annuelle de la maison de sondage Léger sur la perception des professions au Québec démontre que la médecine reste encore admirée. Et convoitée, plus que jamais, par les étudiants, séduits par la perspective d’un emploi assuré et hautement rémunéré.

Mais il suffit d’entendre le ton indigné des patients, dans les salles d’attente ou les tribunes téléphoniques, pour se ren­dre compte que le vernis craque.

Malgré les milliards de dollars additionnels versés aux médecins québécois — qui sont désormais mieux rémunérés que leurs collègues ontariens, selon l’Institut canadien d’information sur la santé —, l’accès aux soins reste particulièrement difficile au Québec. Seulement 13 % des médecins indiquent que leurs patients peuvent obtenir un rendez-vous le jour même ou le suivant, soit trois fois moins qu’en Ontario, d’après une récente étude du Commissaire à la santé et au bien-être.

Exergue malaise médecins« Même si la population fait globalement encore confiance à la profession médicale, des points de tension sont palpa­bles », écrit l’Association médicale du Québec (AMQ) dans une analyse publiée au printemps en marge du dernier congrès de cette association qui regroupe quelque 10 000 médecins généralistes et spécialistes.

Selon l’AMQ, ces tensions sont surtout liées aux problèmes d’accès aux soins et à la « perception que les privilèges des médecins » (lire : leur rémunération) sont trop importants par rapport à leurs obligations. « Dans ce contexte, le principal défi de la profession médicale consiste à garder la confiance de la population », note l’AMQ.

Le Québec est-il malade de ses médecins ? Cet hiver, la revue de débats Argument posait crûment cette question sur sa page couverture. De grandes tendances ébranlent les « murs porteurs » de l’institution médicale, écrivent les auteurs d’un des dossiers, dont un médecin de famille, un doctorant en santé publique et un professeur de HEC Montréal.

D’abord, les médecins ne sont plus considérés comme infaillibles. Exit l’époque où le public les déifiait. Souvent qualifiés de « nouveaux curés » depuis le déclin des vrais curés amorcé lors de la Révolution tranquille, dans les années 1960, ils sont désormais perçus par les patients et les autres professionnels de la santé comme de simples mortels, qui n’ont plus le monopole du savoir médical. « Nos sociétés ont plus de mal à considérer quelque expertise que ce soit comme indéniablement supérieure aux autres », poursuivent les auteurs.

Le médecin a longtemps été la figure exemplaire du professionnel au service du bien commun et des patients, rappellent ces derniers. Mais — à tort ou à raison — les intérêts financiers et corporatistes de la profession médicale mettraient cette image en péril.

De nombreux médecins font le même constat. Ils ressentent un malaise par rapport à la vision entrepreneuriale de leur profession, qu’ils jugent difficilement compatible avec leur mission première : soigner.


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Depuis quelques années, les 600 membres du regroupement Médecins québécois pour le régime public (MQRP) montent notamment au front pour dénoncer les « frais accessoires », ces sommes facturées (souvent illégalement) aux patients par des médecins en clinique pour couvrir des services pourtant assurés par le système public.

Les dirigeants de MQRP étaient présents, en mai, lors d’une confé­rence de presse de l’avocat Jean-Pierre Ménard, qui déposait un recours judiciaire contre le gouvernement du Canada pour le forcer à interdire les frais accessoires illégaux. Ménard a dressé un vibrant réquisitoire contre les « petits groupes de médecins profiteurs » qui « ponctionnent de façon excessive » le système de santé et qui « surfacturent pour tirer un maximum de profit de leur clinique, au détriment de l’intérêt des patients ». Il s’est insurgé contre des médecins qui « facturent 645 000 dollars par année et qui trouvent le moyen de facturer 50 dollars pour des gouttes ophtalmiques qui ne coûtent que quelques sous à des patients qui touchent parfois un salaire de 15 000 dollars ».

L’avocat a précisé qu’il ne s’attaquait pas à l’ensemble des médecins, mais à une « minorité de money makers ».

À ses côtés, dans les locaux de la Fédération de l’âge d’or du Québec, dans les entrailles du Stade olympique, se trouvaient des représentants de syndicats d’infirmières, d’organismes communautaires, de patients… et de nombreux médecins, dont des représentants de l’Association médicale du Québec, qui en regroupe 10 000. Les deux grandes fédérations qui négocient avec Québec la rémunération de tous les médecins brillaient toutefois par leur absence, signe d’un malaise au sein de la communauté médicale sur cette question.

La Dre Diane Francœur, présidente de la Fédération des médecins spécialistes du Québec. Selon elle, ses membres n'ont pas à rougir des augmentations qu'ils ont reçues ces dernières années. (Photo: Simon Clark/Journal de Québec/Agence QMI)
La Dre Diane Francœur, présidente de la Fédération des médecins spécialistes du Québec. Selon elle, ses membres n’ont pas à rougir des augmentations qu’ils ont reçues ces dernières années. (Photo: Simon Clark/Journal de Québec/Agence QMI)

Sur place, un patient atteint d’épilepsie m’a expliqué son propre embarras quant à la surfacturation, qui l’a poussé à se joindre à un recours collectif contre certains médecins et cliniques.

Comme il le faisait depuis des années, Jean-Marc Despots a demandé l’an dernier à son médecin de remplir un rapport médical, pour lui permettre d’obtenir son permis de conduire. La secrétaire du médecin lui a fait parvenir, par la poste, une facture de 30 dollars. « J’étais en beau tabarnane », dit ce conseiller en plomberie dans un centre de rénovation de la Rive-Sud, près de Montréal. « Je ne fais pas un gros salaire. J’ai dit à mon médecin qu’au salaire qu’il touchait, lui, il devait bien être capable de remplir mon petit rapport de deux pages sans s’appauvrir. » Son médecin lui a répondu qu’il n’avait guère le choix de suivre les directives de sa clinique. « Il m’a dit : “Tu sais, c’est une business…” »

Une business comme une autre, la santé ?

C’est justement ce que redoutent les membres de Médecins québécois pour le régime public, qui ont fait des frais accessoires leur principal cheval de bataille ces dernières années. Ils craignent que la multiplication de ces frais n’entraîne, en douce, une privatisation du système de santé.

En décembre 2015, les membres de MQRP se sont attaqués à un sujet encore plus délicat au sein de la communauté médicale : ils ont pris la plume pour dénoncer leurs propres hausses de rémunération.

« Alors que la rémunération des médecins est un des postes de dépenses publiques qui croît le plus rapidement, nous sommes témoins de suppressions de postes pour nos collègues professionnels de la santé, de rationnement dans les fournitures à nos patients, de compressions majeures en santé publique », ont-ils écrit dans une lettre ouverte publiée dans de grands quotidiens. « Dans le contexte actuel, les hausses accordées aux médecins sont indécentes. »

Exergue malaise médecins 2La présidente de ce regroupement, la Dre Isabelle Leblanc, irradie le calme. Mais le 5 décem­bre dernier, cette souriante quadragénaire admettait, pour une rare fois, avoir eu une frayeur. « On avait notre party de bureau ici même, le jour de la publication de notre lettre », dit-elle en désignant de la main les locaux de sa clinique de médecine familiale, adjacente au Centre hospitalier de St. Mary, à Montréal. « Je me disais que le téléphone n’arrêterait pas de sonner, que ça allait être le bordel… »

Les deux grands syndicats de médecins n’ont pas tardé à signifier leur mécontentement. « Si vous trouvez que vous gagnez trop d’argent, donnez-le à des œuvres de charité », a répliqué la Fédération des médecins spécialistes du Québec.

« Mais ce qui nous a surpris, c’est la quantité de médecins qui nous ont contactés en disant : “Enfin”, raconte Isabelle Leblanc. Beaucoup d’entre eux nous ont dit être très contents de bien gagner leur vie. Mais ils seraient bien plus heureux si une partie de leurs augmentations pouvait servir à améliorer le système plutôt que de dormir dans leur compte en banque. »

Avec leurs quelques centaines de membres, Isabelle Leblanc et son groupe sont conscients de représenter une minorité de médecins. « Mais on est une minorité qui grandit », précise-t-elle. En privé, de nombreux médecins insistent pour dire que l’argent ne les motive pas, que les questions « syndicales » les agacent. Mais rares sont ceux qui osent le déclarer publiquement, comme le fait cette médecin. « C’est dans la culture médicale de ne pas remettre en question les collègues médecins. Les gens ont peur d’être vus comme des moutons noirs. Laisser sous-entendre que des collègues veulent faire de l’argent avec la médecine, ça peut créer un malaise. »

Selon la présidente de la Fédération des médecins spécialistes, ses membres n’ont pas à rougir des augmentations qu’ils ont touchées ces dernières années.

« Quand on était en queue de peloton au Canada, en 2006, personne n’est venu nous défendre, dit Diane Francœur. Personne n’avait pitié de nous. Ce qui arrive maintenant, c’est le fruit d’une négociation, étalé sur 10 ans puis réétalé jusqu’en 2022. »

La chef syndicale comprend la grogne de la population, qui a le sentiment de ne pas en avoir pour son argent. « On n’est pas sourds ni aveugles, dit-elle, mais l’accessibilité aux soins, ce n’est pas l’apanage des seuls médecins. »


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Aux collègues qui craignent de voir leur image entachée par les tiraillements quasi quotidiens entourant leur rémunération, dans les médias ou à l’Assemblée nationale, la Dre Francœur ne voit « qu’un seul antidote » : travailler, travailler, travailler. « Je leur dis chaque fois que je leur écris : prenez le temps de parler à vos patients et soignez-les comme il faut. »

Selon l’Association médicale du Québec, les médecins n’auront guère le choix, car l’étau se resserre sur eux.

Pour l’heure, ils jouissent d’un statut social élevé, d’une rémunération alléchante et d’une grande autonomie professionnelle. En échange, la population s’attend à obtenir des soins de qualité… dans un délai raisonnable.

S’ils ne se mobilisent pas pour offrir plus de disponibilités, les médecins risquent de briser le « contrat social » qui les lie à la population. Du coup, les médecins (des « salariés sans patron et des travailleurs autonomes sans compétition », selon la critique de l’opposition officielle en santé, Diane Lamarre) pourraient perdre leur sacro-sainte autonomie, dit la présidente de l’AMQ.

« C’est arrivé dans d’autres pays, notamment en Grande-Bretagne, et c’est à l’horizon ici, on le sent bien », dit la Dre Yun Jen.

Avant d’en arriver là, cette spécialiste en santé publique invite les médecins à réfléchir à d’autres modèles de soins. Lors de son dernier congrès, l’AMQ a invité un médecin de Taber, une ville de l’Alberta qui a révolutionné le mode de rémunération des médecins pour favoriser le travail en équipe, avec les autres professionnels de la santé. Pour ce faire, les médecins ont accepté de diminuer l’importance du paiement à l’acte, au profit d’un mode de rémunération mixte.

L’idée plaît à l’AMQ… mais heurte de plein fouet les syndicats de médecins, qui l’accusent (à tort) de vouloir faire de tous les médecins des salariés.

« Peut-on avoir un débat ouvert sur ces questions ? soupire Yun Jen. Tout ce qu’on dit, c’est : pensons en dehors de la boîte, réfléchissons. »

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Ils voulaient la parité avec le reste du Canada quant au salaire, mais ne l’ont pas demandé pour ce qui est des coûts de leur formation universitaire!!! Payer peu pour la formation, exigez beaucoup comme rémunération!! Pas comme ça qu’ils auront ma sympathie.

Ils ont peur d’être des salariés comme tous les autres employés de la fonction publique… Les pauvres vendeurs de pilules et/ou techniciens faisant fonctionner des machines. L’exceptionnalisme à assez duré pour feu cette caste d’intouchables inefficace dans ces actes (enfoncée dans le paradigme dépassé depuis 40 ans du modèle biomédical) et arrogante de surcroît.

Il n’y a pas si longtemps les médecins jouissaient d »un très grand respect parce que… ils le méritaient. En quelques années depuis qu’un certain nombre d’entre eux ont commencé à se comporter comme de vulgaires marchands du temple ce respect a fondu comme neige au soleil. Leurs augmententions de salaires engloutissent une trop grande part du budget il ne reste plus rien pour les autres. De plus ces très hauts salaires attirent sans aucun doute des candidats qui n’ont pas du tout la vocation. Oui la vocation, mot ancien qui a perdu tout son prestige, hélas! Maintenant on parle « bizness ». Fort heureusement il y a encore des médecins dévoués, compétents et humains. Ce sont ses derniers qui doivent élever le ton et protester plus forts pour dénoncer les marchands du temple.

Pourquoi ne parle t’on jamais du rôle que les infirmières cliniciennes (super infirmières) pourraient jouer si on leur faisait un peu de place. J’ai vécu et travaillé en Ontario ou j’ai vu la naissance de cliniques dirigées et opérées par le « Nurse Practicioners). Les médecins y jouent un rôle de consultants pour les cas complexes mais le suivi régulier est assuré par les infirmières clinicienne s. En général les patients disent ne jamais s être sentis si bien écoutés et examinés. Ici le médecin est traité comme un dieu qui contrôle la pratique de toutes les autres professions de la santé.

Marie-Hélène
Infirmière à la retraite

Ben voyons donc, les infirmières ne connaissent rien et doivent servir de tapis pour les médecins 🙁 Qui dit médecins, dit mercantile et surtout narcissique à haut degré de turpitude. Nous sommes de plus en plus « pognés » par des médecins qui ne veulent rien entendre d’une discussion avec leurs patiens, qui eux aussi ne connaissent rien et n’ont pas droit de prendre les décisions sur les médicaments et traitements dictés par les médecins. Hors si les médecins ne le comprennent pas encore, la Loi dit clairement que c’est au patient de décider et non au médecin. Sous la forme actuel les patients subissent les vire-voltes des médecins dont les patiens refusent de consommer un médicament en particulier parce qu’il l’a déjà utilisé et ne comportait aucun bénéfice mais beaucoup d’effets secondaires. Dès lors le médecin fait la BABOUNE et traite le patient de façon à s’en débarrasser au plus « sacrant ».

Très bon article décrivant exactement la situation des patients au Québec qui subissent jour après jour l’exagération des médecins surtout des spécialistes. Vivement une médecine parallèle sur Internet et le diagnostic par ordinateur et croyez-moi ça s’en vient . Les médecins ont vite oublié leur serment d’Hippocrate pour une poignée de dollars.

Vous parlez certainement du serment d’Hippocrate qui a tourné en serment d’hypocrite.

J’AI FAIT AFFAIRE AVEC PLUSIEURS SPÉCIALISTES ET UN SEUL A AGI DE FACON HUMANITAIRE ET TIENS A LE FÉLÉCITER DR TAUSKY

Encore une fois on mélange tout… un formulaire à remplir, ce n’est pas un frais accessoire ! C’est quelque chose qui n’est pas assuré par la RAMQ. Avoir une auto coûte plusieurs milliers de dollars par année et le formulaire de la SAAQ en fait partie rendu à un certain âge.

Vous avez raison sur ce point. Notre système de santé ne devrait pas payer pour les consultations demandées par des compagnies ou des prganismes publics (par exemple pour justifier une absence de trois jour pour un rhume, alors qu’il n’est pas nécessaire de consulter un médecin avant au moins une semaine dans ce cas-là), ni pour des formulaires.

Pour moi, ces salaires astronomiques sont exagérés. J’espère qu’ils sont extrêmement malaisés, ces médecins supposément désireux du bien et de la santé de sa population Et non, les médecins ne sont pas des Dieux…mais juste des intellectuels possédant un doctorat, comme bien d’autres finissants dans multiples domaines bien moins rémunérateurs. Le piédestal que possède ces faux demi-dieux de la santé sera renversé. La population ne veut plus être aveugle devant ce dogme salarial sans aucune logique. Pourquoi la capacité de payer des citoyens est importante pour l’ensemble des fonctionnaires, mais pas pour les médecins? ÇA SUFFIT!

Marc, ce n’est pas parce qu’on les appelle ‘docteur’ qu’ils ont tous un doctorat…

Un détenteur d’un doctorat est un docteur mais la confusion est entre les mots Docteur et Médecins. L’appellation docteur pour les médecins (qui doivent avoir un doctorat pour pratiquer) provient du terme anglais Doctor qui désignait un médecin durant des décennies depuis la première guerre mondiale. La majorité des québécois utilisent le mot Docteur pour désigner en fait, leur médecin. Le terme physician est apparu dans la langue anglaise il y a environ une trentaine d’année alors que le terme existe depuis plus d’un siècle mais est rarement utilisé par la communauté anglophone qui utilisent eux aussi le mot Doctor pour désigner leur physician. Je suis docteur parce que j’ai fais un doctorat en psychologie mais ne suis pas un médecin quoique reconnu comme faisant partie des spécialistes de la santé. Pour ma part, je n’ai jamais demandé à personne de m’appeler docteur et lorsque je m’adresse à un médecin je ne l’appelle pas docteur mais bien madame ou monsieur, un point c’est tout.

Aux médecins faites donc comme les employés d’Hydro Québec et menacez de faire la grève

Les médecins payés par l’état devraient tous être des salariés. Ceux qui ne veulent pas être à salaire devraient remettre une facture à leurs clients pour que ceux-ci réclament à la RAMQ

Au début du XXe siècle, le médecin était à la traîne dans l’échelle du prestige, loin derrière l’ingénieur en France, par exemple. Au Québec, c’était le notaire (la propriété du sol, c’était sacré). Mais comme l’individu est aujourd’hui au centre de tout, le médecin-sorcier, qui peut le guérir ou le laisser mourir, tient le haut du pavé. La seule façon pour les médecins de mériter le titre du « meilleur d’entre nous », ce serait d’accepter de se comparer, entre médecins québécois d’abord, entre institutions (cliniques, hôpitaux, départements) en fonction de l’atteinte de cibles communes, et entre corps médicaux ensuite, en débutant avec les voisins de l’Ontario. Mais comme tous les autres groupes corporatistes dans notre société, nos médecins acceptent mal la mesure d’efficacité ou d’efficience, Vive donc le salaire à l’acte, privilégiant le volume à la qualité, tout comme le font les enseignants, les policiers, les fonctionnaires, qui aiment l’anonymat et le mur-à-mur…

nous sommes pris en otage avec les médecins généraliste ensuite les spécialistes de toutes sortes et ils te rende malades et puis vous crevé ou vous `été patient pour la vie bravos il reste quelque temps encore pour que nous puissions les payé

Sujet délicat s’il en est un pour un médecin retraité.
LE problème majeur est l’accès au service d’un médecin dut de famille.
Autrefois, les médecins recevaient tous les patients qui se présentaient à leur clinique le jour même.
Ce serait encore possible si tout le monde s’y mettait à finir la journée comme elle se présente.
Je m’explique: Quand on prévoit de voir par exemple 30 patients dans une journée donnée, on doit pouvoir voir, au moins rapidement, tous les autres qui se présentent de sorte que le lendemain c’est toujours 30 patients qui sont inscrits pour être vus et non 30+ ceux qui’on n’a pas vu la veille.
Au fur et à mesure des jours qu’on remet au lendemain, le délai d’attente augmente de façon exponentielle de sorte que le service devient inexistant à ce chapitre. Une réorganisation majeure s’impose pour faire ce retour en arrière, mais est devenue incontournable selon moi.
C’est un bon vieux truc parmi tant d’autres qui mériterait d’être considéré et réorganisé. Qui le fera à nouveau, tous doivent le faire en même temps.
Pour cela il faut un Dr. Barrette et son bâton qui suit la carotte déjà bien alléchée.
Allez voir comment fonctionnent les cabinets dentaires, les bureaux de vétérinaires, les salons de coiffures tant qu’à y être!!!
Jumelez cela à un petit frais genre $5 ou $10. et aucun autre frais de gouttes ou de formulaires à remplir et vous verrez que les médecins risqueront de se battre pour garder leur clientèle et même certains, les moins populaires pourraient manquer de clients.
L’inscription subventionnée à un médecin de famille est une hérésie. On en choisit un et ce n’est plus celui qu’on verra en cas de besoin pressant.
Il faut des inscription à une clinique quand toutes les cliniques du futur seront fonctionnelles.
Une clinique fonctionnelle est une clinique qui ouvrira ses portes tous les jours de la semaine, ce qui impose l’obligation ou la charge d’être de garde chacun son tour pour donner du service qui se doit d’être donné sans passer par l’Urgence. Autrefois les médecins faisaient des gardes à l’urgence, ce temps de garde est à déplacer dans ces nouvelles entités cliniques à organiser, genre de CLSC vraiment fonctionnels cette fois.
L’inscription à un médecin qu’on ne verra pas, qui coûte des frais indus, est un complet non-sens.
J’ai encore des patients qui donnent mon nom comme médecin de famille alors que je n’ai jamais inscrit de patients comme tels.
Cela signifie que tous mes patients et leur famille immédiate était assurés d’être reçus chez moi sans inscriptions.
Alors que maintenant il faut s’inscrire à un médecin et garder cette inscription valide par des visites inutiles souvent pour garder sa place dans une clinique!!! Et on a perdu dans l’opération le luxe de pouvoir changer de médecin au risque de tomber dans la section orpheline, non mais vraiment!!!
Tant que le patient ne goûte pas au système il n’est pas équipé pour se plaindre. Or le Québécois ne se plaint que rarement surtout devant la personne d’un médecin qu’il ne veut pas importuner au risque de se sentir rejeté. Mais la grogne se manifeste de plus en plus, même de façon violente. Une vraie révolte pourrait avoir lieu, mais avant, le statut du médecin si envié pourrait en prendre pour son grade à juste titre.
Il n’y a jamais eu autant de médecin au Québec et chacun est suffisamment rémunéré pour offrir les meilleurs services qui soient et non pas seulement de meilleurs services, et cela passe par l’accueil rapide et courtois pour lesquels la population paie cher au détriment des argents à consentir à d’autre services tels que l’éducation, l’état des routes, etc……C’est mon opinion.
Dr. Robert Norton, médecin retraité.

Je voudrais dire deux choses : 1) J`ai un médecin de famille au CLSC Le faubourg sur Maisonneuve / coin St Mathieu. En 2014 j`ai dû être hospitalisé après une chute idiote et je faisais remplir au même moment un document médical pour le renouvellement de permis de conduire. Mon médecin ne m`a pas demandé de payer (il savait pourtant que ma compagnie d`assurances me remboursait certains frais pour fracture….) J`ai dû insister en lui disant que quand je ne pourrai plus payer je le lui dirai. .
2) En 2013 dans la piscine, un produit chimique a affecté mon œil gauche : un médecin de garde – du même CLSC – m`a envoyé à l`urgence et s`est débattu pour me remplir des papiers pour me faire rembourser mon billet de train A/R Toronto / classe affaires .Malgré une erreur de code dans mes documents le docteur n`a hésité à me téléphoner longuement et à recommencer la « procédure-papier« et a donc passé beaucoup de temps à m`aider à récupérer mon argent. Là encore il ne m`a pas demandé de le payer.
3) Je précise que personne dans ma famille ne travaille dans le domaine médical et moi même suis retraité de l`Education .Merci beaucoup à ces deux Messieurs Médecins à ce CLSC Le FAUBOURG !

Moi un médecin pour moi ses la pègre car je parle pas a travers mon chapeau mon médecin de famille ma suivi pondant 20 ans mon tau de créatine était un peux élevé jamais kil na rien fait ils aurais pue me faire voir un neurologue aujourd’hui je me ramas sur la diallèle 3 foi par semaine tout se qui
veule les médecin ses la clic clic moi aussi ont ma facturer 50 dollars pour signé mon permis moi je ne fait pas 500 milles par année je fait 40 milles par Anne âpres impôts pour moi la santé ses aussi pire que la pègre car tout vos études ses nous qui a payer pour la majorité de voue autre aujourd’hui pour nous récompense vous nous vider les poche

En général, plus les salaires sont élevés, plus les salariés ont tendance à faire du temps partiel. Et comme les médecins sont autonomes, le temps partiel va fort probablement augmenter, avec une diminution des services à la population. Il y a deux façons de contrer ça: 1) diminuer les salaires et 2) former davantage de médecins. De plus, les médecins formés actuellement sont en majorité des femmes, qui aiment bien davantage le temps partiel que leurs collègues masculins.

Par contre, il semble que la solution 2 soit pratiquement irréalisable, à cause du nombre limité de médecins pouvant être formés au Québec. Avez-vous d’autres solutions? A quand les super-infirmières? On en entend parler depuis des lustres, mais ça ne semble pas avancer, tout comme les consultations avec les pharmaciens…

On devrait peut-être avoir Donald Trump comme ministre de la santé…

ne trouvez-vous pas que M.Barrette est pas mal semblable à M.Trump, narcissique, démagogue, corporatiste, grande gueule…

Depuis des décennies les médecins peuvent obtenir un doctorat en seulement cinq années alors que le même doctorat dans plusieurs provinces est de sept années. La différence est appréciable puisque deux années d’étude de plus en font des médecins comportant une plus grande compétence.

C’est la même chose en Grande Bretagne où les médecins généralistes et spécialisés ont une rémunération de 40% à 50%, selon la spécialité, de la rémunération au Québec qui est copiée sur celle au Canada qui copie les salaires faramineux aux États-Unis où encore 28%, malgré l’Obama Care n’ont aucune assurance médicale.

Il y a seulement un type d’assurance qui est universelle mais les patients payent pour tous les médicaments à plus de 40% de la facture, sauf depuis 2009, les personnes sur l’aide sociale (couverture de 90% pour les enfants et 70% pour les adultes) ainsi que les personnes âgées qui bénéficient d’une couverture de 80% (depuis l’arrivée du président Obama) que veut faire sauter le fou à Trump et ses hallucinations.

Il faut toutefois mentionner que les médicaments aux États-Unis sont au moins deux fois plus dispendieux lorsque ce n’est pas encore plus qu’au Canada.

Il est grand temps d’asseoir les médecins sur leurs derrières et certes d’exiger qu’ils pratiquent au moins 15 ans avant de quitter le Canada pour les États-Unis.

Sous le régime britannique, le Québec économiserait 3.3$ milliards par année.

Non seulement les médecins sont surpayés mais ils ont obtenu au Québec la possibilité de s’incorporer afin de sauver 60% d’impôt. Une autre perte en impôt de 2$ milliard pour le Québec et 1.3$ pour le fédéral.

Moi je m’en moque de combien ils gagnent s’ils le méritent! Mais si au moins ils s’occupent de nous après une chirurgie…et bien non! J’ai vu le médecin avant l’anesthésie et jamais après. Il envoie ses stagiaires. Je suis retournée très souffrante aprés ma chirurgie, impossible de parler au médecin, même aprés de multiples essais. j’ai dû me tourner vers mon généraliste qui oeuvre dans le privé (et payer…) pour obtenir une ordonnance de morphine supplémentaire. On vous opère, on vous retourne chez vous le plus vite possible et on se revoit dans 6 semaines. Bonne chance à vous entre -temps Madame!

Et bien bravo, au moins vous êtes sortis avec de la morphine. Je subis une chirurgie à la colonne vertébrale où l’on a scier trois vertèbres pour enlever une tumeur dont la grosseur a écrasé la moëlle fut écrasée sur la parois interne du canal rachidien. Après 6 jours je fus mis à la porte avec une prescription d’Empracet 30mg 4 fois par jour. Mon médecin de famille me donna une prescription pour 6 fois par jour pour enfin en prendre 60mg 4 fois pas jour alors que je ne pouvait même plus me déplacer pour me rendre à son cabinet. Il m’octroya en même temps de la morphine rapide de 5mg au besoin. Au bout de trois semaines et de mes forces, n’étant plus capable de manger, je fus ré-hospitalisé pour en ressortir quatre jours plus tard du département d’observation avec une prescription de morphine 30 mg 2 fois par jour ce qui équivaut à 60 fois plus que la prescription d’Empracet. J’ai perdu 18 livres de tissus musculaire et 14 livres en hydratation. Pour ce qui est du bozo qui a fait la chirurgie je ne l’ai jamais revu depuis.

Si les médecins étaient de la trempe des Docteur Julien on n’en serait pas à les trouver des gras durs d’un système de santé déficient, désorganisé et bourré de beaucoup d’incompétents. Ça m’a pris 9 diverticulites avant d’être enfin opéré…il aura fallut que j’écrive au Docteur Ministre Barrette afin de faire bouger le système médical de l’Estrie. J’ai donc souffer de 2007 à 2015…normalement on dit qu’on opère après 2 diverticulites. Présentement j’ai des problèmes de sciatique qui perdurent depuis plus d’un an…pour une infiltration de cortisone ça prendrait près de 2 ans à Sherbrooke ou 5 à 6 mois à Granby…Ayoye! Si j’avais les moyens de mon médecin je pourrais au moins aller reposer mon dos dans le sud pendant quelques mois mais voyez-vous je gagne 15$ de l’heure et je fais 35 heures semaines à commencer mes journées à 4h45 am… Non messieurs les médecins vous n’aurez pas la sympathie de personne. Je suis écoeuré de voir certains pleins qui connaissent des médecins qui les font passer par cette fameuse 2eme porte du système de santé. Si vous n’êtes pas content changer de métier, venez prendre le mien. Bref…pu capable!

c’eet ce qui arrive lorsqu’on nomme a la tete du ministere de la santé l’ex représentant syndical des médecins appuyé par Couillard, il semble qu’ils profiteront de leurs largesses dans leurs apres carriere politique

M. Jacques, je partage votre opinion. Le ministre Barrette a toujours démontré un appétit financier d’ogre quand il était négociateur pour les médecins spécialistes et e et maintenant à la tête du ministère de la santé, il s’arroge des pouvoirs en dictateur.

« … il s’arroge des pouvoirs en dictateur. » (sic)

…et il a raison.

Il est le SEUL Ministre de la Santé au Québec a avoir eu l’énergie et le coffre nécessaires pour modifier les structures de ce labyrinthe bureaucratique qu’est le Ministère de la Santé.

BRAVO à Monsieur Barette et continuez votre excellent travail.

cher monsieur, qu’avez vous vu de si différent dans le systeme santé apres avoir donné 1,4 MILLIARD de plus aux médecins a moins que vous soyez médecin ou fils de médecin

Il est temps de revoir la rémunération des médecins, le paiement à l’acte est d’un autre temps. Il est aussi temps de revoir le rôle de leur syndicat, le collège des médecins, auquel le gouvernement a abandonné beaucoup de ses pouvoirs au fil des ans.

J’aimerais savoir jusqu’å combien d’argent par année un mėdecin spècialiste peut faire. Après tout, ce sont les contribuables qui payent et j’en suis!

De 235,000$ pour un généraliste à 2.5$ millions pour un radiologiste mais la moyenne pour les généralistes est de 450,000$. Se sont bien entendu les chirurgiens qui gagnent le plus car leurs connaissances est bien au delà de certains autres spécialistes, un neurochirurgien gagne une moyenne de 606,000$. Les montants sont ceux de 2014 tels que publié dans le rapport annuel du Ministère de la Santé de 2014 (31 mars 2015).

À cela doivent être déduits ses dépenses de fonctionnement.

Merci de le souligner…

Ce qui me fait réfléchir aux raisons qui ont poussé notre PM Couillon de se lancer en politique. Connaissant son profil mercantile et opportuniste, je ne peux qu’en déduire qu’il est encore plus rentable de magouiller sous la bannière libérale avec en plus la possibilité de privilégier tes copains médecins. Maintenant que Bolduc s’est fait montrer la porte, il est grand temps que les 2 autres mousquetaires Barrette et Couillard le suivent.

Vous trouvez que les docs sont trop payés? Mais allez-y…étudiez pendant 25 ans et devenez médecin.

Monsieur François. Combien d’années ais-je fait pour obtenir mon doctorat en psychologie qui en passant fut effectué suite à un Bacc en droit. Trouvez-moi un psychologue qui fait au delà de 135,000$, la moyenne Canadienne n’est que de 118,000$. À mes yeux, un mécanicien est aussi important qu’une personne détenant un doctorat. Si votre mécanicien effectue une mauvaise réparation de vos freins et que vous tuez une famille et la vôtre dans un accident, à combien se chiffre les dégats (tant économiques que psychologiques) d’un travail mal fait, et pourtant il ne s’agit que d’un seul mécanicien.

Lorsque j’ai participé au renouvellement de la convention collective des pilotes de la société aérienne où je faisait office de directeur des relations industrielles, le pilote en chef qui faisait partie du « panel » pour son syndicat a soudainement déclaré « que peut faire la compagnie si elle n’a pas de pilote ». Je lui ai répondu ‘si il n’y a pas de mécanicienn pour entretenir les avions, quel bolide pourra tu piloter et si il n’y a pas de personnel aux réservations, à la billetterie, au fret, au baggages, à la livraision du « jet fuel » ainsi que tous les autres qui sont indispensable pour remplir les vols et d’en assurer leur viabilité et sécurité, peux tu m’expliquer comment tu conservera ton travail de pilote ?

Il a quitter la salle et n’est pas revenu à la table de négociation, il a préféré aller bouder et contempler son haut degré de narcissisme.

Consultez donc l’histoire des éboueurs de la ville de New-York dont la ville était en faillite et ne voulait pas les payer. Ils ont fait la grève et tous les parcs se sont retrouvé avec des centaines de milliers de sacs de vidange en seulement 9 jours. Le problème fut tel que des rats d’une grosseur d’un chien moyen se promenaient dans les rues et les écoles furent fermés par sécurité au 3e jour, il e fut de même pour tout magazins de nourriture afin que les stocks ne soient infectés.

Veuillez consulter https://www.google.ca/search?q=new+york+city+garbage+collectors+strike+1975&biw=1051&bih=505&tbm=isch&tbo=u&source=univ&sa=X&sqi=2&ved=0ahUKEwiWnf6p3cPNAhUBVj4KHVNjAhAQsAQILg

Si le lien ne fonctionne pas veuillez inscrire dans Google : new york city garbage collectors strike 1975

Vous aurez une bonne idée en voyant les images prises en 1975. Vous pouvez aussi en connaître l’histoire de celle de 1981 qui eut une durée de 17 jours : http://1981.nyc/christmas-trash-strike-1981/ ainsi que : https://www.google.ca/search?q=new+york+city+garbage+collectors+strike+1981&biw=1051&bih=505&tbm=isch&tbo=u&source=univ&sa=X&ved=0ahUKEwi-s-2U4MPNAhUITCYKHZ-VBfMQsAQIPA

Ou en inscrivant : new york city garbage collectors strike 1975 dans Google

Que pourraient faires les médecins si les éboueurs de Montréal se mettaient en grève durant 17 jours ?

Le grand malaise de plusieurs, est celui des travailleurs qui travaillent dans l’ombre totalement de ces médecins spécialistes et qui sans ces travailleurs les médecins ne pourraient pas pratiquer leur métier en toute sécurité auprès des patients. Nous sommes environ 1000 à s’être formés par une attestations d’études collégiales en retraitements des dispositifs médicaux pour fournir aux médecins tout le matériel nécessaire pour leur chirurgie avec comme seul objectif, l’excellence de notre profession pour la sécurité des usagers. Le MSSS refuse de changer le titre d’emploi de préposé à la stérilisation qui n’est plus du tout actuel. Nous travaillons au gré de l’ambition des médecins qui poussent continuellement dans l’augmentation des interventions chirurgicales et des examens endoscopiques. Notre réalité est d’être formée afin de rencontrer tous les standards de qualité dans un métier selon le libellé de l’emploi fourni par la nomenclature du Québec, qui n’est plus du tout actuel avec les réalités d’aujourd’hui et à très petit salaire comparativement aux infirmiers et aux médecins pour qui nous desservons nos connaissances en tout ce qui a trait aux normalisation et de sécurité et pour qui sans notre travail, il serait impossible pour eux de remplir leurs tâches auprès des patients. Je vous donne ce lien pour que vous puissiez voir en quoi consiste cette profession:
http://ici.radio-canada.ca/regions/quebec/2015/09/11/006-nettoyage-instrument-medicaux-sterilisation-securite-operation.shtml

Mlle Gagnon, quoique je comprends très bien votre situation et l’importance de votre rôle mais nous ne pouvons nous permettre d’octroyer à une technicienne, le même salaire qu’un infirmièr qui a dû se taper trois ou quatre années d’université, selon son poste. Mon épouse que j’ai perdu en 2006 était infirmière au bloc opératoire en neurochirurgie et dû compléter cinq années d’études universitaires, soit deux années qui ne peuvent être faits qu’après avoir été infirmière durant une période de 10 ans avec expérience en traumatologie ou salle d’urgence mais 15 ans en tant qu’infirmière sans spécialisation. De plus, les techniciens n’ont aucune responsabilité civile envers les patients dans notre régime de droits. Seules les infirmières ainsi que les médecins supportent le fardeau de cette responsabilité.

Monsieur Wentworth, dans mon intervention je ne prétend pas vouloir gagner le même salaire qu’un infirmier croyez-moi que je comprend très bien le système scolaire québécois et les études s’y rattachant ainsi que le fardeau des responsabilités des infirmiers(ères) et des médecins. Par contre, le travail que je fais en retraitement des dispositifs médicaux pour les équipes de chirurgie et les unités de soins contribue grandement à rendre leur travail sécuritaire auprès des patients et par le fait même m’occasionne la responsabilité par laquelle l’erreur peut avoir un impact sur le patient.. Vous avez la gentillesse de nommer le titre de technicienne et de par ma formation c’est exactement ce que je suis. L’ennui c’est que le MSSS nous refusent ce titre et le salaire également qui est octroyer à un technicien. J’ai fait ma formation tardive pour acquérir les connaissances et les compétences nécessaires pour devenir une personnes ressources dans ce domaine qui je juge très important et je persiste à dire que sans nous les salles de chirurgie et d’endoscopie ne pourrait sûrement pas fonctionner adéquatement. Vous seriez sûrement surpris de voir quel est le salaire annuel dans le titre actuel qui est préposé à la stérilisation. Un médecin spécialiste dans la moyenne gagne environ 23 fois mon salaire Mais comme je dis à chacun sa spécialité, par contre ce n’est pas une raison pour ne pas reconnaître une profession qui demande également de grandes responsabilités sur un palier différent et d’y attribuer un salaire décent. .Et vous seriez également surpris de voir que plusieurs titres d’emploi du MSSS qui n’ont pas ma formation sont mieux rémunérés que moi. C’est cela que je dénonce, parce que nous travaillons dans l’ombre, on nous voit pas, on ne sait pas ce qu’on fait et nous sommes laisser totalement de côté.

Mlle Gagnon. Je croyais que votre poste était reconnue en tant que technicienne et c’est pour cette raison que je l’ai invoqué dans mon texte. Je suis entièrement en accord avec vous. Si vous faite le même salaire que ceux qui nettoient le plancher il y a un gros problème car ceux-ci débutent à 17.50$ et parviennent à 19$ en moins de 18 mois. Ils ont à tout le moins une responsabilité mais je suis convaincu de par ce que j’ai constaté dans de nombreux hôpitaux que ces derniers ne sont certes pas responsable de la salubrité car les champignons il y en a beaucoup plus par étage que dans mon potage. Le fait à retenir est que votre poste est d’une grande importance lorsque l’on connaît l’ensemble des précautions qui entourent les blocs opératoires. Merci pour vos précisions.

C’est très malheureux mais les médecins de familles ne sont plus que des infirmières moyen niveau. Prendre la pression. le poids et rythme cardiaque. Plus question de prendre des urgences si vous n’être pas fiché chez le votre. Besoin d’urgence??? 3 semaines pour un RV. Allez à l’urgence pas chez le médecins de famille.
Et dire qu’on a un ministre qui ne connait strictement rien à la médecine. Son seul but, prendre l’argent du public pour la détourner vers le privé ce qui réussi très bien.
Je n’ose plus dire ce que j epense d’un tel système!

Le quinzième commentaire, le mien, n’a pas passé la censure, J’en suis étonné. j’ai eu le courage de le signer de mon nom de Médecin et je crois avoir décrit une façon de corriger les attentes indues en cabinet de médecin. Il est probable que le censeur n’a pas l' »insight » pour comprendre mon texte. Par ailleurs il y a des commentaires vraiment peu valables qui ont été publiés. Pourquoi cette censure à mon égard? C’.était une opinion qui aurait pu déclencher un véritable débat. Je ne prétend pas détenir la vérité ni la solution complète, mais quand même……..

Bienvenue dans le monde de la pseudo censure à saveur d’aveuglement volontaire. Si tous les commentaires disgracieux ou les attaques personnelles seraient enlevés, ferait place à des commentaires provenant de personnes qui ont quelque chose d’intelligent à exprimer mais selon la réponse de monsieur Phillipe Gohier en date du 2016.05.03, il semble que ce ne soit pas le cas, je reproduis « in extenso » son commentaire comme suit :

« Bonsoir,

Je crois que je me suis mal exprimé. Permettez-moi de reprendre du début.

Notre modération des commentaires ne s’attarde que très rarement au ton d’un discussion quelconque. Les commentaires sont lus avant d’être publiés, mais pas dans leur contexte; on ne fait que les vérifier un à un pour du contenu raciste, sexiste, diffamatoire, violent, etc. Pour la politesse et la courtoisie, on s’en remet à la communauté de lecteurs et de commentateurs. Si vous avez un ou plusieurs commentaires à me signaler, je vous en prie de le faire et je m’occuperai de rectifier la situation.

Hors, la réponse d’un membre du Conseil d’administration de Rogers ne semble pas avoir la même teneur. La réponse devrait m’être disponible d’ici peu puisque un membre du secrétariat du Conseil a prise la peine de me téléphoner pour m’indiquer que je recevrais une réponse fin juillet, la question étant pertinente à ce que l’étique doit être.

C’est tout ce que j’en sais pour le moment. Je vous invite donc à reproduire vos commentaires, ils seraient forts appréciés.