Le plan de Dominique Anglade

La nouvelle vedette économique du gouvernement Couillard veut faire travailler de concert les acteurs financiers du Québec.

«Je me sens responsable envers ma communauté, dit Dominique Anglade. Je ne veux pas la décevoir. Il y a un sens à ma nomination, comme il y en avait un pour moi quand Dany Laferrière est entré à l’Académie française. Ce sont des exemples pour la jeune génération.» (Photo: Christian Blais pour L'actualité)
«Je me sens responsable envers ma communauté, dit Dominique Anglade. Je ne veux pas la décevoir. Il y a un sens à ma nomination, comme il y en avait un pour moi quand Dany Laferrière est entré à l’Académie française. Ce sont des exemples pour la jeune génération.» (Photo: Christian Blais pour L’actualité)

Les Québécois doivent être « plus ambitieux » sur le plan économique, affirme Dominique Anglade, la nouvelle ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation du Québec.

Les entreprises se contentent trop souvent de ce qu’elles font, empochent les profits et cessent d’investir dans la conception de produits prometteurs ou la conquête de nouveaux marchés. Or, « c’est le nerf de la guerre, dit-elle. On passe d’une économie plus traditionnelle à une économie en perpétuelle innovation. »

L’État n’est pas en reste et doit se montrer plus énergique pour aider le Québec inc. à innover. Une stratégie numérique verra le jour d’ici juin, révèle la ministre, qui souhaite une meilleure coordination entre les acteurs du financement d’entreprises québécoises afin d’aider celles-ci à grandir et d’attirer des investissements étrangers.

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Présentée comme la nouvelle vedette du cabinet Couillard lors de son assermentation, à la fin janvier, Dominique Anglade, 42 ans, est la première députée d’origine haïtienne à se hisser à un poste de ministre au Canada. La politique est cependant inscrite dans l’ADN de sa famille. Son arrière-grand-père était sénateur en Haïti, son grand-père a fait de la politique, et son père, l’écrivain et professeur Georges Anglade — cofondateur de l’Université du Québec —, a été conseiller et ministre sous Jean-Bertrand Aristide, dans les années 1990.

Qu’auraient pensé ses parents — morts lors du tremblement de terre à Port-au-Prince en janvier 2010 — de son choix de faire carrière comme politicienne ? « Mon père aurait été très fier. Ma mère, très inquiète ! Dès la première critique dans le journal, elle m’aurait dit qu’il fallait laisser tomber ! » lâche-t-elle en riant.

L’actualité a rencontré Dominique Anglade à la mi-mars, à son bureau du ministère de l’Économie, à Montréal.

Vous avez d’abord été candidate pour la Coalition Avenir Québec en 2012, puis présidente du parti. Que s’est-il passé ?

Quand François Legault m’a pressentie, j’ai trouvé intéressante l’idée de réunir des gens du PQ, du PLQ et du PLC au sein d’une coalition. On sortait des débats traditionnels. Mais après les élections de 2012, je ne me suis plus reconnue dans certaines idées de ce parti, notamment sur les enjeux de l’immigration et de l’identité. Ça venait me chercher viscéralement. Et je ne suis pas la seule. Tous ceux qui avaient la fibre plus libérale, comme moi, qui viens du PLC, ont progressivement quitté le parti. Et quand j’ai vu que la CAQ était contre le port du turban pour les jeunes sikhs au soccer, je me suis demandé ce que je faisais là. Le soccer est un formidable outil d’intégration. J’ai reçu une offre de Montréal International et je suis partie.

ANGLADE_V2Comment se porte l’économie du Québec ? Une croissance du PIB de 1,1 % en 2015, c’est plutôt faible, non ?

Il n’y a aucun doute qu’on peut faire mieux. Mais l’économie se porte tout de même assez bien. On a réussi à créer près de 48 000 emplois en 2015, alors qu’on passe d’une économie traditionnelle à une économie en perpétuelle innovation. Et on doit innover davantage.

Le Québec représente 0,1 % de la population mondiale. C’est quoi l’avantage d’être petit ? Être agile. On peut se démarquer dans plusieurs domaines. La recherche dans nos universités est remarquable. Est-ce qu’on commercialise assez ces résultats ? Pas du tout.

Dans le plus récent budget, on a annoncé qu’une entreprise qui obtient un brevet du Québec, pour un produit mis au point au Québec, bénéficiera d’une réduction d’impôt sur les revenus qui découlent de ce produit. On encourage ainsi la recherche et le dépôt de brevets.

On a aussi annoncé une baisse des tarifs d’électricité pour les entreprises qui investissent dans leur productivité. Notre dollar étant faible comparativement à la devise américaine, investir dans la machinerie est plus difficile, alors il faut leur donner de l’air.

Il faut aussi aider le secteur manufacturier à se transformer, sinon il va mourir à petit feu. On a de formidables institutions au Québec : le Fonds de solidarité FTQ, la Caisse de dépôt et placement et Investissement Québec. Elles ont toutes assez de maturité pour travailler ensemble. Or, ça n’a pas toujours été le cas ; il y avait une petite concurrence entre elles. Mais là, il faut de la cohérence dans les actions. J’ai donc rencontré les trois dirigeants, et passé le message qu’il fallait une collaboration et une complémentarité.

Quel est le prochain créneau porteur dans lequel le Québec pourrait se démarquer ?

On a des forces dans les mégadonnées. Plus d’une centaine de chercheurs travaillent à leur analyse à Montréal. Il en circule une quantité industrielle, et ça fait partie des révolutions numériques. Le défi : comment les rendre utilisables ? C’est parce qu’on a des forces dans ce domaine que l’entreprise Amazon vient installer son centre de données au Québec et qu’elle va y investir des millions.

Vous avez l’intention d’annoncer une stratégie numérique d’ici l’été. À quoi ressemblera-t-elle ?

Il y aura plusieurs volets, dont un touche l’éducation. Par exemple, faut-il enseigner à tous les jeunes des notions de base en programmation informatique, car ils en auront besoin plus tard ? On y réfléchit. La Colombie-Britannique est en train de tester cette idée.

Pour les entreprises, la stratégie numérique se résume à l’innovation. Il nous faut des piliers qui vont nous aider à créer une conjoncture favorable, et assez rapidement. Je pense à Pages Jaunes, à qui le gouvernement a accordé une aide financière. En quelques années, ses revenus en provenance du numérique sont passés de 20 % à 60 %. Et ça va grimper à 80 %, avec un chiffre d’affaires de 500 millions de dollars. L’entreprise se réinvente. Et elle aide les PME à faire de même, parce qu’elle fournit ses services à 10 000 PME au Québec.

Il faut que nos entreprises soient plus présentes sur Internet. Plus d’un Québécois sur deux a déjà acheté en ligne, mais moins de 20 % de nos entreprises ont leur site !

À l’annonce du rachat de Rona par Lowe’s, en février, vous avez dit que cette transaction pouvait être bénéfique pour le Québec. Comment ?

Parce que Rona mise sur la proximité avec la population partout en province et que Lowe’s est forte dans le commerce en ligne. Ça pourrait entraîner des occasions d’affaires pour des fournisseurs québécois. J’ai rencontré les dirigeants de Lowe’s et j’ai envoyé une lettre en 18 points sur les attentes du Québec, notamment au sujet du siège social canadien. Ils ont une responsabilité, et nous, nous ne devons pas être naïfs.


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Comment pourrait-on mieux protéger nos sièges sociaux ?

Personne ne peut se réjouir que des fleurons de notre économie soient vendus. Mais depuis quelques années, les entreprises québécoises achètent plus d’entreprises étrangères que l’inverse. Par contre, on en parle moins souvent.

Pour nos sièges sociaux, beaucoup d’entreprises sont protégées du fait que des actions à droit de vote multiple sont détenues par la direction ou la famille fondatrice. Les risques d’achat hostile sont faibles. Il y a d’autres entreprises où la situation est plus délicate, et on les suit. Dans le cas de Rona, il ne s’agit pas d’un achat hostile. Si la direction de Rona nous avait dit qu’elle ne voulait pas de cette offre, on aurait fait quelque chose.

Le gouvernement doit-il intervenir pour favoriser le développement économique ou laisser agir les lois du marché en réduisant les taxes et impôts pour les entreprises ?

Il doit intervenir pour un certain nombre de raisons. Par exemple, il y a une concurrence féroce entre États pour attirer des entreprises. Pas une journée ne se passe sans que des Américains fassent des démarches auprès d’entreprises québécoises pour qu’elles s’installent aux États-Unis.

Il faut une approche cohérente pour attirer des investissements étrangers. Je l’ai vu à Montréal International, où j’ai travaillé deux ans. Montréal International faisait ses choses, Investissement Québec faisait les siennes, Québec International aussi et ainsi de suite. Les trois se parlaient, mais avait-on une force de frappe réelle ensemble ? Non, et il faut que ça change.

Le gouvernement a également une responsabilité envers les régions. Toutes doivent se développer. Il faut trouver les bonnes idées et les aider à grandir.

Les entreprises paient-elles trop d’impôts au Québec ?

Tous aimeraient en payer moins, les particuliers comme les entreprises. Mais on a fait des efforts ciblés ; ainsi, on a abaissé le taux d’imposition des PME manufacturières. Il y a un équilibre.

Le Québec consent-il trop de crédits d’impôt aux entreprises ? Il y en a deux fois plus qu’en Ontario, et il ne semble pas que ça génère plus de croissance…

Doit-on alléger le processus administratif pour que les entreprises profitent plus facilement des crédits d’impôt ? Absolument, car c’est souvent compliqué de s’y retrouver. Mais dans l’industrie du jeu vidéo, les crédits fonctionnent très bien.

Le plus important dans le milieu des affaires, c’est la confiance, la prévisibilité des mesures. Si on commence à jouer tous les six mois avec les crédits d’impôt, la confiance va se détériorer et les investissements vont diminuer.

Votre prédécesseur, Jacques Daoust, affirmait que le gouvernement devait cesser de donner des subventions et participer davantage au capital des entreprises. Est-ce aussi votre approche ?

Non. Chaque situation demande une réponse personnalisée. Je ne peux pas dire à Ericsson ou à Amazon que le Québec veut une participation dans leur capital en échange d’un investissement. Par contre, dans certains secteurs, comme les mines, il est logique de participer au capital parce qu’il s’agit des ressources naturelles des régions du Québec.

L’aide de 1,3 milliard accordée à Bombardier complique-t-elle votre travail ? Le budget de l’État est serré, il y a des compressions dans plusieurs missions importantes, alors comment la justifier ?

On n’a pas simplement donné 1,3 milliard à Bombardier. On est maintenant propriétaire à 49 % d’un formidable avion, produit du génie québécois. Si l’entreprise se développe, comme on le souhaite, on fera de l’argent. L’industrie aérospatiale du Québec a besoin que la C Series soit un succès. On n’a pas le choix. Je suis donc à l’aise avec l’aide accordée. Bombardier est l’entreprise qui investit le plus en recherche et développement au pays. C’est primordial dans un pays où on souhaite innover.

Est-ce normal que dans des entreprises québécoises, comme Agropur ou la Banque Nationale, des vice-présidents anglophones unilingues forcent les employés à communiquer en anglais ?

Ce n’est pas acceptable. Si une personne aspire à diriger une société importante au Québec, elle doit parler français, être au moins capable de se faire comprendre dans cette langue. Le français est une grande force. Il contribue à notre créativité et à notre manière de réfléchir. Il y a 300 millions de personnes qui le parlent dans le monde. Il faut donc l’utiliser comme un atout, et non s’en servir comme un réflexe de défense. Le français fait partie de qui nous sommes et il faut en être fier.

Avez-vous un dossier prioritaire entre les mains actuellement ?

Les régions, notre présence dans chacune d’elles. Il faut être plus proactif. Investissement Québec doit faire des démarches auprès des entreprises et trouver des idées porteuses. Il faut aussi créer plus d’entreprises et aider à la transition entre les générations d’entrepreneurs, parce que des milliers de patrons baby-boomers prendront leur retraite dans les prochaines années. Il faut faciliter la vente des entreprises aux enfants.

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22 commentaires
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Je ne voudrais pas par mes propos être à l’origine d’une nouvelle crise identitaire entrainant une fracture impossible à réduire chez les nationalistes…. Si ce n’est que lorsque madame Anglade dit : « Et quand j’ai vu que la CAQ était contre le port du turban pour les jeunes sikhs au soccer (…) » ; à toutes fins pratiques elle se trompe de mot.

Ce que portent les jeunes au soccer, c’est plutôt le « Patka » lorsque le turban traditionnel n’a toujours pas sa place sur les terrains de foot. Ce qui n’est d’ailleurs pas une spécificité propre au Québec puisque ces choses-là sont conformes aux règlements en vigueur de la FIFA.

Ici d’ailleurs la question du port ou du « non port » de quelque couvre-chef que ce soit, relève plutôt de la pratique et des règles de ce sport que d’une quelconque forme de discrimination. Lorsqu’on peut constater que dans cette discipline on se sert beaucoup de la tête pour faire des passes et surtout pour marquer.

Voir comme illustration le dernier match de l’impact contre le Crew de Colombus.

C’est pour cette raison que le Patka constitue un bon compromis entre le respect des us culturels propres aux sikhs et le respect des pratiques footballistiques qui sont le propre de ce sport rassembleur, foncièrement et mondialement ouvert à toutes et tous. Faut-il le rappeler ?

Ainsi, si madame Anglade a fui le CAQ pour ça ! Elle aurait sans doute mieux fait de corriger son chef qui n’utilisait tout simplement pas le mot approprié.

Bien que j’ai pour madame Anglade toutes les sympathies. Je dois dire que son plan ne m’impressionne pas vraiment. Pour employer un mot à la mode, c’est un plan « mainstream ». Ainsi à peu près tous les pays du monde veulent embarquer dans le « numérique », même la nouvelle ministre du patrimoine et de l’héritage canadien Mélanie Joly n’a que ce mot à la bouche.

Il en va de même pour l’innovation tous azimuts. Rares sont les innovations qui soient promises à un grand avenir si elles ne sont pas positionnées sur le marché pour rencontrer le pouvoir d’achat de la clientèle. Les CS100 et CS300 se vendraient comme des petits pains chauds et le carnet de commande serait plein si on savait comment produire un tel appareil moins cher pour le vendre de 30 à 50% moins cher tout en conservant des marges bénéficiaires confortables.

Si bien qu’avec même les meilleures idées du monde. Si nous n’avons pas en même temps l’une des meilleures productivités du monde. On n’ira jamais assez loin. Il faut donc se concentrer sur ce que nous savons faire et le faire encore mieux.

Avec un dollar faible, nous ne sommes pas les mieux placés pour investir dans notre productivité. Puisque nos investissements dans des outils de productivité coûtent plus cher. Les entreprises auraient dû investir ces dernières années. Surtout celles qui avaient de la trésorerie en main.

Ce qu’il faut maintenant, c’est rendre le crédit plus facile à obtenir et des modalités de remboursement très souples. Pour se faire, l’État se doit de garantir les prêts et accepter de prendre des risques qu’il minimisera par un accompagnement des entreprises adéquat.

S’il est un point avec lequel je suis en désaccord avec les propos de madame Anglade c’est sur le cas de Rona. Le rachat de Rona est et reste bel et bien un parfait exemple d’OPA hostile qui pour des considérations purement stratégiques a été maquillée en OPA amicale avec la bénédiction des actionnaires.

Les récentes déclarations de Robert Dutton me confortent pleinement dans cette opinion. Il y avait peut-être besoin de recentrer les activités de la compagnie, le bricolage et la rénovation ne sont pas à proprement parler des affaires numériques, mais elles sont très rentables et elles le seront de plus en plus avec le passage à des paradigmes énergétiques plus verts.

S’il y a un domaine où on peut réellement innover, c’est bel et bien sur ce type de segments.

Je n’en rajouterai pas, car comme à mon habitude, mes commentaires sont toujours un peu longs. Je souhaite à madame Anglade une belle carrière politique. Elle a de l’intelligence, du charme, de la séduction ; et le Québec a besoin de personnes comme elle pour faire avancer la province dans la bonne direction.

Que c’est triste de voir ton analyse se résonne sur son transfert de partie et rien de bon sur notre avenir et voilà un vrai CAQ non innovateur.POUR moi ses une ministe très très promotrice et lucide.

Se concentrer sur ce que nous savons faire ? Mais tout le monde peut apprendre à « faire », aujourd’hui, des chinois aux sénégalais ! Demandez aux ontariens ce qu’ils pensent de leur « savoir-faire » dans le secteur de l’automobile ! Les mexicains les dépassent, et pas seulement en raison des bas salaires. Pour tirer notre épingle du jeu, il faut sans cesse se réinventer et pousser plus loin dans les secteurs d’avenir, ou ceux où nous détenons des avantages compétitifs. Que l’équipe de Rona ait jugé que dans le secteur du détail comme le leur, la partie était trop forte, c’est leur droit et ils sont les mieux placés pour le savoir. Que Bombardier croit qu’il est encore possible de se tailler une place malgré la domination du duopole Airbus-Boeing, alors appuyons les pour un temps ! Mais pousser sur une entreprise qui ne veut pas sauter plus longtemps dans l’arène, comme St-Hubert ou Rona, c’est comme pousser sur une corde !

« Avec un dollar faible, nous ne sommes pas les mieux placés pour investir dans notre productivité. Puisque nos investissements dans des outils de productivité coûtent plus cher. »

Exact mais souvenez-vous du temps où notre dollar Canadien était fort…

Les nombreux cris d’indignation de nos gauchisto-étatistes péquistes qui nous cassaient les oreilles avec la « maladie du Hollandais ». C’était l’enfer paraît-il. MAIS dans un Québec souverain, qui bien sûr aurait un dollar (ou toute autre forme de monnaie) faible (ils ne se rendaient même pas compte de l’incongruité de leurs affirmations…) ça allait régler tous nos problèmes économiques.

C’est bizarre qu’ils ne s’époumonent pas sur les « avantages » d’avoir un dollar faible non?

Pour Rona, je suis en désaccord avec vous. Pas question de nationaliser les 2 X 4!

Dire n’importe quoi et ton commentaire d’un ridicule infini, c’est l,équivalent. Tu es un mutilé de la pensée, un pauvre d’esprit.

Toute sa famille haitienne était à gauche et nationaliste
Elle, au Québec, elle est à droite et antinationaliste
Une de plus dirait Monsieur

Et???

Obliger les gens à adopter la vision politique de leurs ancêtres serait logique?

» Les Québécois doivent être « plus ambitieux » sur le plan économique, affirme Dominique Anglade « , elle aurait pu ajouter aussi qu’ils devraient « être plus fiers » de ce qu’ils sont.

Le Gouv peut et doit dans orienter / supporter le développement économique dans le sens qui assurera le plus de retombés positives pour le Québec et les québécois, il doit donc miser sur ses atouts : Ses ressources humaines et ses ressources énergétiques (son électricité) par exemple. Est-ce que le Gouv Couillard mise réellement là-dessus, prioriser des actions dans ce sens là ? Si c’est le cas je ne le vois pas ou c’est bien timide / trop timide.

Ce que je vois et entend cependant et qui revient constamment dans le discours des Libéraux c’est d’aller à l’extérieur du Québec solliciter des investisseurs pour qu’ils viennent planifier le développement économique du Québec… à leur façon et bien sûr dans leurs intérêts… on leur fait tout simplement miroiter nos ressources (humaines et physiques) et la panoplie d’avantages fiscaux mis à leur disposition, en contre partie on leur demande de venir les exploiter et de créer des emplois …la recette habituelle des partis qui ont comme principale préoccupation leur réélection.

On se serait attendu à voir dans dernière Politique Énergétique du Gouv de P.Couillard une volonté claire de structurer une nouvelle économie industrielle au Québec autour de l’électrification des transports / autour de cette ressource électrique que nous avons; à la place on a choisi de « saupoudrer » un peu sur toutes sortes de formules (pas une plus que l’autre) Gaz, Biomasse, Hydrogène, Électricité. C’est très décevant.

Comme le dit bien Mme Anglade, le Québec est petit à l’échelle de la planète mais agile à cause de ça aussi, encore faut-il exploiter efficacement de cet avantage que nous avons. Quels résultats depuis 2 ans ? Qu’est-ce qu’on peut anticiper que les actions (et inactions) du PLQ donneront comme résultats dans deux autres années ? Aurons nous encore fait du sur-place, laissé planifier notre avenir économique par des investisseurs étrangers ?

« …la recette habituelle des partis qui ont comme principale préoccupation leur réélection. » (sic)

Dites-nous Claude, quel parti politique, selon vous, n’a PAS comme « principale préoccupation leur réélection… »???

Madame Anglade a parfaitement raison, nos entreprises sont frileuses et n’investissent pas suffisamment en innovation. Les dépenses en équipement ne cessent de baisser et la productivité progresse à pas très lents. Je crois que les mesures annoncées vont dans le bon sens, mais il n’y a pas de solutions miracles, les entrepreneurs et les chefs d’entreprise doivent se prendre en main, un dollar faible ne suffit pas.

Il faudra laisser plus de marge de manoeuvre aux entrepreneurs et investissement Québec devrait réduire son rôle et ne pas se prendre pour des actionnaires!

Vous savez une entreprise a besoin d’ aide financière! Elle n’ a pas besoin de belles-mères !!!!

Exactement… Mais que demander à des citoyens qui se font bercer d’illusions par l’État du berceau jusqu’à la tombe et qui fabrique des décrocheurs et des illettrés fonctionnels par dizaines de milliers?

En plus, le gouvernement est tellement omniprésent et tentaculaire qu’il étouffe pratiquement toute tentative que l’un de ses citoyens pourrait avoir de sortir des ornières idéologiques que la gauche nous a imposées depuis la Révolution tranquille et qui, elle, date de siècle dernier, mais que les trop nombreux étatistes diplômés en sciences molles pas de maths ne veulent surtout pas réviser de peur que cette correction ne leur fasse perdre une parcelle de leur hégémonie.

» Il faudra laisser plus de marge de manoeuvre aux entrepreneurs « .
Penser que tout dérèglementer pour les entreprises apporterait plus de prospérité
et de meilleurs services, me parait douteux.
Et si ces sociétés commençaient par payer leur juste part d’impôts.
Me direz-vous que les paradis fiscaux sont un bon exemples
des bienfaits du libéralisme économique !

Vous avez exactement la réaction d’ une belle-mère !! Relisez ma phrase encore une fois. Laisser plus de marge de manoeuvre aux entrepreneurs ! sic… Ne vous inquiètez pas si vous prêtez de l’ argent à des faiseurs de jobs vous les laisser travailler ils vont créer de l’ économie et rembourser !!! Au Québec il y a trop de CONTRÔLEURS qui ont un rapport négatif avec l’ argent et qui embourbent l’ économie!

Briser quelques chaînes qui entravent la créativité et le souffle vital de nos entrepreneurs en devenir serait déjà un bon DÉBUT.

Pour ce qui est de la « juste part d’impôts », pourriez-vous SVP la chiffrer exactement? Parce que personne n’ose le faire.

Et les serveurs, chauffeurs de taxi, coiffeurs, ouvriers de la construction et quantité d’autres travailleurs Québécois au noir qui ne déclarent PAS leurs revenus (c’est rendu un modus operandi en région!)…n’est-ce pas une autre forme de « paradis fiscal » auquel il faut s’attaquer?

Quand paient-ils leur « juste part d’impôts »?

Allez vous informer sur le courbe de Laffer et vous aurez tout compris Pierre…

Un plan qui arrive 6 ans trop tard ! Un plan qui vas facilité les exportations se fait quand l’économie se porte bien, pour être prêt quand nos matières premières sont dans un cycles en baisse… Maintenant il faut se préparer pour la reprise de la valeur du $ can. Comme par hasard le PLQ a le seul plan de se faire ré-élire sur des promesses, rien pour remettre la machine en route et certainement pas les 2 ans d’enfer qu’on vient de passer qui plombe le futur. Les paroles de Couillard sur Anticosti, on mit le couvercle sur le peu d investissement étranger que nous avions en vue. En fait ce parti devrait retourner au plus vite dans l’opposition pour digérer enfin la période caustique de Charest.

Elle est de provenance du Parti Libéral fédéral. Il n’y là rien de vraiment impressionnant. Le vide idéologique est une donnée fondamentale de ce parti si ce n’est que l’idéologie de l’argent. Et elle devrait sérieusement se questionner sur la place du français dans la région montréalaise. Quant à Ottawa, le français est de moins en moins utile. Vraiment, elle ne m’impressionne pas.