L’éducation, valeur première – Qu’en pensent les chefs ?

L’éducation. Voilà ce que l’État doit mettre au sommet de ses priorités, disent les Québécois. Car la prospérité passe par la connaissance.

Jean Charest
Premier ministre du Québec, chef du Parti libéral du Québec
Ça veut dire :
« Les Québécois comprennent que l’éducation est la valeur qui permet aux autres valeurs de prendre leur envol. Qui permet à la population à la fois d’être en meilleure santé et de se donner les ressources humaines nécessaires à la construction d’un bon système de santé, par exemple. »
Ce qu’il faut faire :
• À l’école, ajouter encore une heure par jour d’activités parascolaires (sport, arts…).
• Accentuer l’aide aux devoirs pour favoriser la réussite des élèves et aider les familles, où, très souvent, les deux parents travaillent.
• Mettre à contribution le plus de ressources possible pour aider les élèves à finir chaque segment de leur parcours scolaire dans les délais prévus.
• Adapter l’enseignement aux besoins des garçons, qui ont plus de mal à réussir que les filles. Ils éprouvent la nécessité de bouger davantage, de se mesurer les uns aux autres. Il faut s’en préoccuper.

Françoise David
Porte-parole de Québec solidaire
Ça veut dire :
« C’est une excellente nouvelle ! L’éducation permet souvent de sortir de la pauvreté. »
« J’ose croire que les Québécois veulent que leurs enfants soient instruits, pour devenir des citoyens informés, à l’esprit critique. »
Ce qu’il faut faire :
• Diminuer le nombre d’élèves par classe.
• Ajouter des services professionnels pour augmenter les chances de réussite dans les délais convenus.
• Conserver les cégeps. Pour l’éducation, mais aussi pour retenir les jeunes dans les régions.
• Maintenir la gratuité tout au long du parcours scolaire et l’instaurer à l’université. Et financer le tout par une plus grande imposition des revenus élevés.

Mario Dumont
Chef de l’opposition officielle et chef de l’Action démocratique du Québec
Ça veut dire :
« Les Québécois choisissent l’éducation pour deux raisons : parce qu’ils la trouvent primordiale ; et parce qu’ils sont insatisfaits du système d’éducation actuel, qui, croient-ils, utilise leurs enfants comme des cobayes. »
« Apprendre demande des efforts, et les Québécois l’ont compris. Ils exigent de la rigueur, de la discipline, le respect de l’autorité. »
« Les Québécois refusent qu’on baisse la barre pour que tout le monde réussisse. Parce qu’ils savent bien qu’alors, c’est toute la société qui perd. »
Ce qu’il faut faire :
• Faire de chaque école, privée ou publique, un milieu de vie auquel on s’attache. Avec un logo, des équipes de sport, des troupes de théâtre, etc.
• Injecter plus d’argent, évidemment. Partout, du préscolaire à l’université. Avec un souci particulier pour les écoles primaires, en pensant tout spécialement aux élèves en difficulté, qui reçoivent moins de services qu’il y a 30 ans.
• Valoriser l’effort, la discipline, l’autorité. C’est ce que veulent les Québécois.

Pauline Marois
Chef du Parti québécois
Ça veut dire :
« Les Québécois ont les bonnes priorités ! Ils veulent une société qui dure et veulent prendre les moyens pour y arriver. »
« L’éducation, c’est l’égalité des chances, la possibilité de développer ses talents, de mieux s’informer, de mieux s’occuper de sa santé, de participer au développement de sa société. »
Ce qu’il faut faire :
• Investir dans l’enseignement supérieur, dans l’innovation et la recherche.
• Contrer le décrochage scolaire, principalement chez les garçons.
• Maintenir le cap de la réforme, continuer à trouver de nouvelles façons d’apprendre et d’enseigner, afin de garder l’intérêt des jeunes pour l’école.

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