Les anges du Web

Les prédateurs sexuels ne sont pas plus nombreux sur le Web qu’ailleurs. C’est une des conclusions, assez inattendues, récemment rendues publiques par un groupe de travail de l’Université Harvard, appuyé par des sites de réseautage personnel comme MySpace et Facebook.

Les médias exagèrent la menace d’Internet pour les jeunes. Les risques d’y rencontrer un prédateur sexuel sont rares et ne sont pas différents devant un ordinateur ou dans la vie courante.

Les prédateurs sexuels ne sont pas plus nombreux sur le Web qu’ailleurs. C’est une des conclusions, assez inattendues, récemment rendues publiques par un groupe de travail de l’Université Harvard, appuyé par des sites de réseautage personnel comme MySpace et Facebook.

Les médias exagèrent la menace d’Internet pour les jeunes. Les risques d’y rencontrer un prédateur sexuel sont rares et ne sont pas différents devant un ordinateur ou dans la vie courante.

Pour Danah Boyd, codirectrice du rapport, en se focalisant sur les adultes perturbés qui abordent les enfants, on se trompe de cible. En ligne, 90 % des avances sexuelles que reçoit un mineur sont effectuées par des personnes du même âge ou à peine plus âgées.

La jeune sociologue américaine propose de former des « travailleurs sociaux numériques » pour combattre l’intimidation et le harcèlement en ligne. Les travailleurs de cette espèce, encore inédite, vadrouilleraient sur la Toile pour aider les jeunes en difficulté, tout comme le font leurs homologues classiques dans la rue.

Une très bonne idée, selon Marie-Lyne Roc, de l’Ordre professionnel des travailleurs sociaux du Québec : « Internet est le média qui parle le plus aux jeunes, alors il faut aller dans ce sens. » La démarche nécessite encore de nombreuses mises au point, notamment parce que le réseau échappe aux frontières géographiques. Quel serait, par exemple, le régime juridique applicable à un travailleur social québécois qui viendrait en aide à un jeune Japonais ?

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