Les armes se vendent comme des petits pains

La récession ? Le marché de l’armement ne connaît pas. Au cours des cinq dernières années, le volume d’armes vendues dans le monde a crû de 22 % en comparaison des cinq années précédentes, rapporte l’Institut international de recherche pour la paix de Stockholm (SIPRI).

La récession ? Le marché de l’armement ne connaît pas. Au cours des cinq dernièr

Une course aux armements particulièrement rapide a été observée dans deux régions du globe : l’Amérique du Sud, d’abord, où la quantité d’armes importées a bondi de 150 % au cours de cette courte période, et l’Asie du Sud-Est, où l’Indo­nésie, Singapour et la Malaisie ont vu leurs achats d’armes augmenter respectivement de 84 %, 146 % et… 722 %.

Comment une course peut-elle devenir aussi effrénée ? « Des pays rivaux réagissent aux acquisitions d’armes de leur voisin en passant aussi des commandes », explique Paul Holtom, directeur du programme sur les transferts d’armes du SIPRI.

Deux pays ont fait leur entrée dans le club des 10 plus importants acheteurs d’armes de la planète : Singapour (septième rang) et l’Algérie (neuvième rang), principal importateur d’armes de l’Afrique.

À l’autre bout de la chaîne, les États-Unis demeurent le grand armurier du monde, avec 30 % du volume total exporté. Suivent la Russie (23 %), l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni.