Les climatosceptiques ont-ils encore leur mot à dire ?

Pourquoi la grande majorité des médias québécois ne recueillent-ils pas les opinions de climatosceptiques quand vient le temps de couvrir les changements climatiques ? Pour répondre à cette question, Camille Lopez est allée interroger des journalistes scientifiques québécois. Extraits choisis. 

Photo : iStockPhoto

Avertissement : ce billet ne vous prouvera pas que les changements climatiques sont réels. On est en 2018, vous devriez déjà le savoir.

Mais si vous vous demandez sincèrement pourquoi la grande majorité des publications québécoises ne recueillent pas les opinions de climatosceptiques quand vient le temps de couvrir les changements climatiques, voici pour vous.

***

« Je n’aime pas me faire dire quoi penser, j’aime mieux qu’on me donne les deux côtés de la médaille », commente une internaute sous un texte traitant des changements climatiques.

« Radio-Canada, on le sait, vous êtes des lobbyistes pour l’environnement », écrit un autre.

« Il n’y a pas de consensus scientifique sur le climat. C’est un mensonge médiatique », lance un troisième.

Bienvenue dans le dossier « captures d’écran » d’une journaliste qui surveille ce qui se dit dans les commentaires des textes qui « buzzent ». Et puisque entre la COP24 et l’accord de Paris on parle énormément de changements climatiques, disons que le sujet tourne pas mal en ce moment.

Certains accusent donc « les médias » de ne pas couvrir les changements climatiques de manière objective. C’est bien beau de parler à des scientifiques qui y croient, mais ne faudrait-il pas parler à ceux qui s’y opposent, à des climatosceptiques ? Comment peut-on faire un reportage balancé si on ne présente « qu’un seul côté de la médaille » ?

Ces questions, je les ai posées à cinq journalistes scientifiques québécois beaucoup plus qualifiés que moi pour y répondre. Voici ce qu’ils avaient à dire. Attention : à l’image du consensus scientifique sur l’état du climat, leurs réponses sont très similaires. 

Yanick Villedieu : « Pas de place pour la non-science »

Yanick Villedieu a été à la barre de l’émission de radio scientifique de Radio-Canada Les années lumière pendant 35 ans. À l’été 2015, il déclare à l’émission Désautels le dimanche qu’à l’image « d’autres publications de vulgarisation scientifique, l’équipe des Années lumière a fait le choix de ne plus donner la parole aux climatosceptiques ». 

Sa déclaration lui vaut une plainte à l’ombudsman de Radio-Canada. On l’accuse de manque d’équité et, ainsi, d’enfreindre les Normes et pratiques journalistiques de l’institution. 

Dans une première réponse, la direction de la société d’État défend son journaliste. « L’émission se base sur des faits établis par la science », écrit-on, en précisant qu’il s’agit d’un choix éditorial légitime.

Insatisfait, le plaignant demande une révision, en citant en exemple quelques ouvrages douteux sur le climat. Et la réponse de l’ombudsman de l’époque, Pierre Tourangeau, vaut le détour. « Les deux ou trois pour cent de chercheurs et de scientifiques qui n’appuient pas la thèse du réchauffement climatique provoqué par l’activité humaine sont nettement moins réputés et marquants dans leur domaine que ceux qui la soutiennent », argumente l’arbitre, qui conclut que la décision de M. Villedieu n’enfreint pas le code déontologique radio-canadien.

Joint en début de semaine, le journaliste fait valoir qu’on ne peut pas comparer la couverture médiatique d’un phénomène scientifique avec celle des autres sujets, où l’impartialité demande d’aller chercher des intervenants de tous les horizons.

« Ce n’est pas comme aux élections. L’ensemble de la preuve est faite et c’est une question de faits
qu’on a devant nous, qu’on a établis. »

Yanick Villedieu

Pas question, donc, de donner une plateforme aux négationnistes. « Ça amène des retards, plaide-t-il. Il n’y a tout simplement pas de place pour la non-science dans une émission scientifique. »

Sophie-Andrée Blondin : Ne pas reculer

Quand la nouvelle animatrice des Années lumière, Sophie-Andrée Blondin, a fait ses premiers pas à l’émission, au début des années 2000, les climatosceptiques étaient régulièrement interrogés.

« Chaque fois qu’on parlait de climat, un rédacteur en chef nous demandait pourquoi nous n’avions pas parlé à un climatosceptique », explique la journaliste scientifique. Pas parce qu’on ne croyait pas aux changements, mais par souci d’équilibre. »  Cette période est maintenant révolue.

Et comme le fait remarquer Mme Blondin, le journalisme basé sur les données probantes est beaucoup plus efficace qu’un journalisme qui veut plaire à tout le monde.

« Si à chacun des [reportages sur le climat] on donne 50 % du temps de parole à un climatosceptique, on recule. Ce n’est pas un reflet [de la communauté scientifique] », avance-t-elle.

Alexandre Shields : « Des arguments qui ne font pas le poids »

« La démonstration scientifique n’est plus à faire », explique pour sa part le journaliste spécialisé en environnement au Devoir Alexandre Shields.

S’il n’y a pas de mot d’ordre officiel au sein de la rédaction du journal indépendant, les arguments des climatosceptiques ne font « tout simplement pas le poids » devant les rapports des grands organismes (Nations unies, GIEC, NASA, etc.) qui se penchent sur la question. Futile, donc, de s’adresser à un négationniste.

« Quand on couvre cette question-là, on se fie aux démonstrations factuelles. Et dans ce cas-là, la démonstration factuelle la plus solide, ce sont les rapports du GIEC, ajoute le journaliste. Les climatosceptiques n’ont plus leur place dans le débat public. »

« C’est même nuisible d’entretenir le doute
sur cette question-là. »

Alexandre Shields

Et pour ceux qui se soucient de l’équilibre d’un article : le sujet est tellement vaste qu’il est incontournable de consulter plusieurs intervenants différents.

« Le plus récent rapport du GIEC, par exemple, c’est la somme de connaissances scientifiques qui proviennent de différentes sources universitaires, de différents pays, de différentes réalités. Et, au final, le rapport est aussi validé par les États. Il y a plusieurs filets de vérification », explique Alexandre Shields.

Le travail d’un journaliste concerne plutôt la suite des choses : « Les politiques publiques sont-elles en phase avec ce qu’il faut faire ? Les États signataires de l’accord de Paris sont-ils en voie de respecter leurs objectifs ? » cite en exemple le journaliste.

Jean-François Cliche : Une question de neutralité

« Notre job [d’équité et d’objectivité] ne va pas jusqu’à faire exprès de constamment répercuter des faussetés, indique le journaliste scientifique du Soleil Jean-François Cliche. On ne ferait pas un travail d’information. »

Et même lorsqu’un article a comme sujet un phénomène qui fait consensus, il faut s’assurer d’être neutre, avance-t-il.

« Personnellement, dans bien des dossiers, j’essaie de ne parler ni aux industries ni aux groupes environnementaux. Les deux font des formes de lobbyisme différentes. »

Jean-François Cliche

Et d’ailleurs, au sein même du sujet, plusieurs aspects provoquent des questionnements. « Par exemple, on s’attend à ce qu’il y ait plus d’ouragans, mais jusqu’à maintenant, on ne l’a pas vu. C’est une conséquence appréhendée, mais ça ne remet pas en question le consensus scientifique », illustre le journaliste.

Pascal Lapointe : La guerre au tabac et les scientifiques opportunistes

Le rédacteur en chef de l’Agence Science-Presse, Pascal Lapointe, fait remarquer que l’opinion scientifique est bien différente de l’opinion en politique. Son exemple chouchou : la guerre au tabac « qui a précédé la guerre au climat ».

« Dans les années 1950, un consensus s’est dégagé en médecine pour dire que oui, le tabac augmente les risques de cancers », explique-t-il. Et pourtant, dans les 20 années suivantes, « les journaux ont continué de présenter ça comme un débat scientifique entre deux opinions ».

Vingt années, bien sûr, qui ont profité à l’industrie du tabac.

C’est la même chose pour le climat. « Tu peux toujours trouver un doctorant, quelque part, qui a une opinion contraire, ajoute-t-il. Il faut alors se demander s’il a des données nouvelles à apporter, ou s’il ne fait que donner son opinion. »

Et si un argument pertinent ou des données valables devaient se dégager de ce débat, « beaucoup de scientifiques sauteraient sur la chance de prouver le contraire du consensus. On en entendrait parler », note le rédacteur en chef.

***

Après cette courte incursion dans quatre salles de rédaction québécoises différentes, il m’apparaît déloyal et même dangereux par rapport à l’opinion publique de présenter l’opinion des climatosceptiques au même niveau que celle de scientifiques sérieux.

Et puis, de toute manière, si vous voulez vraiment entendre ce qu’ils ont à dire, les négationnistes parlent très, très fort. Vous allez les entendre quand même. Mais pas dans les médias dignes de ce nom.

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52 commentaires
Les commentaires sont fermés.

Ca me rappelle l’holocauste. Sont tellement pas sûr de leur coup qu’ils essaient de faire taire toute opposition.
En voici une bonne: Ivar Giaever, Nobel de Physique qui dénonce cette nouvelle religion.
http://infoalternative.over-blog.fr/2017/01/le-rechauffement-climatique-est-devenu-une-nouvelle-religion-declare-le-prix-nobel-ivar-giaever.html
« Je suis norvégien, est-ce que je dois vraiment m’inquiéter si la température monte un peu ?

« Malheureusement, je deviens un vieil homme. Nous avons entendu des messages alarmistes semblables à propos des pluies acides il y a 30 ans, les trous d’ozone il y a 10 ans, et la déforestation, mais l’humanité est toujours là.

Le réchauffement climatique est devenu la nouvelle religion.

Vous êtes rapides les sceptiques! Êtes-vous payés pour répéter des conneries ou c’est vous le problème? Ce n’est pas parce qu’on ne comprend pas quelque chose que ce n’est pas vrai! Oui il y a des choses compliquées et je ne crois pas que le prophète Bernier à passé bien du temps à la recherche scientifique… C’est plus le fun de répéter ce qui arrange ceux qui ont une seule compétence, faire de l’argent.

Même après tout ce temps ils n’ont pas réussi à prouver leur lubies. Mais manipulent juste assez pour collecter des milliards en subventions.

Pendant ce temps ces apôtres de la religion verte crient que nous sommes les pauvres victimes du capitaliste sauvage (sic!), mais en même temps prônent pour le corporatisme de l’industrie verte.

Les vrais scientifiques savent que l’homme ou le CO2 ne sont pas et n’ont jamais été la cause de changements climatiques. De plus en plus d’études concluent plutôt l’activité solaire comme une cause beaucoup plus probable. Des phénomènes naturels comme El Nino, il y en a depuis des millénaires.

Au bout du compte, se peut-il que la hausse insignifiante du CO2 soit une conséquence et non une cause? Que l’humain n’a rien à voir avec les changements climatiques. Que les changements climatiques sont bien plus des conséquences du changement d’orbite de la terre, du magnétisme et du soleil? Que Maxime Bernier avait raison finalement? (Aller revoir vos notes de cours du secondaire sur la photosynthèse, vous verrez que c’est un phénomène tout à fait naturel !!)

Il y a aussi les volcans. Une grosse éruption peut causer dans l’atmosphère plus de dégâts que tout le parc automobile du pays pendant au moins 100 ans. N’avez-vous pas remarqué qu’il y a eu pas mal d’éruptions récemment?

SVP arrêtez de faire peur au monde avec des histoires de bonhommes sept heures..

Je m’étonne que votre commentaire n’ait pas été retiré par un modérateur. Il ne peut mieux illustrer les propos de Villedieu et coll. à l’effet que certains arguments ne valent pas le poids des autres ou, pour être plus précis, ne le valent plus depuis quelques décennies déjà.

@ Marc Brullemans:

En plein ce que dénonce l’article. Si une personne n’est pas d’accord avec la religion écolo (c’en est presque rendu du terrorisme vert…), il doit se taire ou être réduit au silence…

Depuis le scandale du « hockey stick », je suis moi-même devenu sceptique mais en même temps, le gaspillage honteux de notre société de consommation m’interpelle fortement. Il peut y avoir différents degrés de scepticisme parmi les gens et tenter de la faire taire est le pire des attitudes à avoir.

François, ce n’est pas « dénoncé » par l’article mais plutôt applaudi. On n’a plus de temps à perdre en ostinations…

Je recommande tous les journalistes et lecteurs intéressés par le lobbyisme et la désinformation et ses effets destructeurs sur la conscience citoyenne, à visionner l’excellent documentaire « Merchants of Doubts » de Robert Kenner. La démonstration du « comment la désinformation organisée des lobbyistes se propage allègrement dans nos médias. »

Bonne décision! Si on peut enfin arrêter de perdre du temps avec les lobbyiste pétroliers et les naïfs qui croient leurs mensonges…

Moi je suis déçu du journalisme d’aujourd’hui qui est devenu partisan. Je ne crois plus que le journalisme est objectif. Les journalistes ont décidé de croire à la propagande du giek. Je crois que c’est une nouvelle religion. La religion verte. Les gouvernements se prête à ça ils y voient une façon de venir chercher de l’argent dans nos poches. Vous voyez ce qui arrive en France! Les gens en arrive à se révolter. Je suis content que Donald Trump ne marche pas là dedans.

Ça s’écrit GIEC. Allez, un petit effort, lisez un peu au-delà de vos lectures habituelles. Vous allez voir, vous allez apprendre plein de choses.

Il ne s’agit pas de donner 50% de temps et d’espaces médiatiques aux climatosceptiques, mais il s’agit d’en finir avec le scandaleux boycott actuel des grands médias qui présentent ces gens comme des fous, des morons, des non-scientifiques, des conspirationistes vendus aux pétrolières, bref n’importe quoi pour les discréditer en évitant de répondre à leur argumentaire.

C’est pas des fous, ce sont des gens qui ont décidé qu’ils ne feraient pas de place à la science ou qui tout simplement ont zéro culture scientifique.

Quel argumentaire au juste? Très peu de climatosceptiques argumentent… eux mêmes ne font qu’attaquer le camp adverse.

Réfuter du revers de la main des faits scientifiquement prouvés et étudiés de long en large depuis des dizaines d’années n’est pas un argumentaire et n’a aucune place dans un débat rationnel.

Mais Diantre, il y a donc bien tant de scientifiques qui lisent ces chroniques de l’Actualité et qui ont la science si infuse que nulle autre donnée contraire ne peut trouver égard à leur certitude. Ne savent-ils pas que plus de 30,000 scientifiques américains (et plusieurs autres milliers dans le monde) n’endossent pas les conclusions du GIEC sur les changements climatiques causés par le CO2 anthropique ? Hors de l’église du GIEC, point de salut… Parmi les juges anti-sceptiques du climat, combien détiennent ici des diplômes de ¨climatologues¨ ? mais qui, malgré tout, se prétendent détenteurs de la ¨Seule Vérité¨ ?
Alors, messieurs-dames docteurs climato-véritas, sachez que la Vérité n’a pas qu’une facette, elle est comme un diamant, elle peut en avoir dix, comme cent, comme mille… alors, cessez vos insultes et pensez par vous mêmes au lieu de vouloir faire taire ceux et celles qui ne pensent pas la même chose que vous.

Le climato-scepticisme est dorénavant le bouclier des oligarques qui surfent sur le pétrole, le gaz et les ressources naturelles et pour qui les faits sur les changements climatiques dérangent le portefeuille et le pouvoir. Donc, ils ont leurs disciples qui écrivent à peu près n’importe quoi et on peut en avoir un échantillon ici, dans les commentaires, où il y a un vrai pattern politique.

Ça, c’est l’autre aspect de la question. Il arrive que les climato-sceptiques se retrouvent tous à droite et même à l’extrême droite (il y a même un commentaire qui remet en question l’holocauste!). Or, c’est justement là où on trouve le concept de « fake news » et où le héros du jour, Donald Trump, ment tellement et tellement souvent que ses disciples croient aveuglément ses mensonges! Que se cache-t-il derrière eux? Encore une fois, les oligarques et les puissantes multi-nationales qui surfent sur la crédulité des gens (exemple Bayer-Monsanto).

À tout hasard, même si la très grande majorité des scientifiques se trompaient sur les changements climatiques, il ne ferait pas de tort à l’humanité de diminuer considérablement sa dépendance sur les énergies fossiles car, si ces énergies sont là pour demeurer pendant encore des siècles, il faudrait l’économiser pour permettre aux générations futures d’en profiter. De plus, respirer un air plus sain ne ferait pas de tort à l’humanité. En fait, en tant qu’espèce, nous n’avons rien à perdre à être plus « verts » et tout à gagner.

QUE SIGNIFIE # UN MÉDIA DIGNE DE CE NOM# ?
Leur fragilité économique leur impose bien des pirouettes et de la retenue sur des sujets qui fâchent ou divisent. Même le Devoir, étalon généralement reconnu pour sa fiabilité, se livre à des choix que certains peuvent légitimement appeler #censure#. En particulier leur aversion pour tout qui ressemblerait de près ou de loin à du populisme identitaire les fait délirer. La pensée unique fait partout des ravages… même chez les bien-pensants

Simplement, on ne peut pas donner le même poids à l’information et à la désinformation, sous prétexte d’équité !

Croire sans voir pour moi, c’est fini. On me l’a fait avec la religion catholique, on veut me la faire avec l’islam et avec le dérèglement climatique; mais sur ce, je suis devenu un ¨sceptique¨ comme ils disent. On nous dit que 95% des scientifiques sont du côté du GIEC alors qu’il n’en est rien. On veut nous faire croire que les scientifiques négationnistes ne sont pas des experts dans le domaine.
Un consensus scientifique est inconcevable en soi, surtout sur un sujet aussi vaste et complexe que le climat global. La science du climat est une science imprécise, ce n’est pas comme les mathématiques où il est prouvé hors de tout doute que 1+1=2. Il y a trop d’intervenants dans le climat pour dégager une précision indéniable. Alors, les sceptiques aussi ont un mot à dire dans le débat, qu’on les aime ou pas !

Vous n’êtes tout simplement pas capable de comprendre comment la science fonctionne. Vous n’avez surtout pas besoin de croire mais simplement de comprendre.

Sinon il vous reste des petits dessins pour expliquer

https://xkcd.com/1732/

Vous avez raison, un consensus scientifique est inconcevable. Et pourtant, on ne traite plus la théorie de la Terre plate et celle de la Terre ronde sur un pied d’égalité, et on admet la validité de l’évolution biologique. C’est donc que votre prémisse est incomplète.

@ David;
Oh mais je ne nie pas tous les événements qui se produisent aujourd’hui; mais je me pose des questions à savoir: qu’en est-il des autres causes possibles en dehors de la cause anthropique qui auraient une influence tout aussi importante et même plus mais contre lesquelles nous n’y pourrions rien à part mettre les efforts et ressources ailleurs dans la préparation des peuples les plus vulnérables à affronter les conséquences possiblement désastreuses d’un tel dérangement climatique.
Dans votre petit dessin (intéressant d’ailleurs) , mais qui ne remonte pas assez loin, on ne voit pas les effets de la fameuse météorite qui aurait anéanti les dinosaures sur le climat de l’époque.
Qui nous dit que les effets secondaires des volcans (sur un long terme), les soubresauts du soleil qui tempête dans son coin en nous envoyant des rayonnements inhabituels inquiétants mais dont on ne connait pas encore les rebondissements terrestres, et les rayonnements cosmiques, n’ont pas un effet plus important que l’on ne soupçonne même pas encore ?
Voila où se place mon scepticisme quant au CO2 qui, dans une mesure normale ne représente aucun danger, tout au contraire. Je sais, quand c’est trop, c’est trop et que c’est ça qui dérange.
Quand les scientifiques du GIEC m’auront démontré, avec le même zèle que pour le CO2, que toutes les autres sources possible d’influence n’ont aucun effet sur le dérangement climatique, alors là, je me dirai qu’ils auront fait consensus.
(En passant, mon chalet est alimenté aux panneaux solaires et chauffé au bois avec un poêle normalisé EPA. Jusqu’à date, le chauffage au bois n’est pas considéré comme polluant, si je ne me m’abuse).
Bonne journée.

C’est vrai, la prémisse est fausse. Il faudrait dire qu’un consensus scientifique est impossible quand une seule piste d’explication est envisagée car un consensus n’est établi qu’après un débat contradictoire. Faut-il rappeler que de prémisses fausses peuvent découler une conséquence vraie ? Et au final, citez-moi une époque dans l’histoire où une thèse a été aussi largement acceptée par des gouvernements du monde entier que celle du réchauffement anthropique. Posez-vous la question: pourquoi n’y a-t-il pas la même énergie placée dans l’éradication de la pauvreté que dans la rage taxatoire climatique? Je vous aide : la réponse est dans la question .

Plusieurs personne disent que Legault veut rien faire pour l »environnement mais quand il parlent de faire un autre barrage Hydroélectrique pour vendre a l »Ontario en échange l’Ontario fermerai 3 central Nucléaire qui sont très Polluant et toxique le monde se fâche. Le changement climatique est mondial faire fermer 3 plan nucléaire serai un bon début mais………….. Le beau Trudeau qui lui parle de l’environnement WOW, son plan a lui est taxé les pétrolière qui eux vont montée le prix du gaz pour nous refilé la facture et a la place de prendre cet argent pour mettre dans un fond vert comme le Québec pour pouvoir subventionné les chercheur pour pouvoir moins polluer, il vas donner cet argent AU FAMILLE ( Mot gagnant pour élection) au lieu de s’en servir pour l’environnement. LUI IL PARLE DE L’ENVIRONEMENT mais en prenant l’argent pour faire autre chose. UNE VRAI JOKE

À ceux qui doutent des causes des changements climatiques, je suis très tenté de vous souhaiter de vous en prendre plein la figure le jour où le climat sera totalement foutu et que la planète sera devenue un four crématoire mais je préfère m’abstenir.

Le consensus scientifique est clairement établi que ce sont prioritairement les activités humaines liées à la combustion des combustibles fossiles qui causent le réchauffement climatique sur terre. Vous ne croyez pas les quotidiens et les médias de masse? Donnez vous au moins la peine de lire quelques publications scientifiques avant d’avaler goulûment la propagande et les discours dogmatiques et sans liens avec la réalité des Donald Trump et compagnie.

C’est vraiment trop facile de crier au complot anti-pétrole, de dénoncer les taxes sur le carbone, de chialer contre les embouteillages, etc, etc… Tout a un prix et dégrader l’environnement comme on l’a fait ces cent dernières années comporte aussi un prix qui ne fera qu’amplifier de façon exponentielle au fil des prochaines décennies avec des conséquences catastrophiques pour tout le monde, quel que soit le camp auquel on fait partie.

cela fait des milliers d’années que la terre se réchauffe. Le fjord du Saguenay ne s’est pas creusé tout seul, c’est un glacier qui a forgé le fjord il y a plusieurs milliers d’années. Il y a plusieurs milliers d’années combien d’humains habitaient la planète, quand la planète à commencer à se réchauffer qu’est qui polluait la planète pour provoquer ce réchauffement? C’est cyclique le réchauffement et la glaciation point final.

Je suis tout à fait d’accord avec les journalistes qui refusent de considérer l’opinion des climatosceptiques. On a pas de temps à perdre avec ça. La science c’est plus qu’un opinion.

À un certain moment de l’histoire de l’humanité, on croyait sincèrement que la Terre était le centre de l’univers (géocentrisme)… On n’avait « pas de temps à perdre avec Galilée à qui on a fait un procès.

Puis, le choses se sont mises à évoluer et la nouvelle physique est apparue.

Depuis la nuit des temps (bien avant l’apparition de l’Homme), le climat de la Terre a changé continuellement (on a même déjà vu des vignes au Groenland!!!) et continuera de changer avec ou sans lui.

La conclusion est lamentable. Chaque argument devrait être ici démontés. Pourtant ils ne le sont pas alors qu’il est très facile de les démonter. Mais je ne suis pas le journaliste attitré pour rédigé cet article.
La vraie conclusion c’est que le conformisme interdit de donner voix aux hétérodoxes (les climatosceptiques) car ici les hétérodoxe se ne sont pas ceux qui défendu l’industrie tabatière mais bien ceux qui ont dénoncé le tabac.
La vérité ne vient pas du nombre. Le consensus n’est pas scientifique, il est politique. La science se fonde sur le scepticisme et l’épistémologie. Pas sur les affirmations; Le problème c'(est qu’il y a de moins en moins de climatosceptique parce qu’on leur refuse le financement de leurs recherches et que faire de la recherche pour confirmer le réchauffement rapporte beaucoup d’argent.
La presse n’a pas intérêt à parler contre la bienpensance mais elle à tout intérêt à la flatter ne fusse que pour ne pas effrayer le financement publicitaire.
Seule la masse intéresse la presse, c’est la loi du plus grand nombre. Pas de risque que la presse irrite le plus grand nombre qu’elle veut convaincre à rejoindre son lectorat.

Au contraire, les hétérodoxe SONT ceux qui défendu l’industrie tabatière, littéralement. M. Fred Singer a été un des artisans de la campagne publicitaire des compagnies de tabac afin de nier les preuves scientifiques liant la cigarette et de nombreuses maladies. Il travaille aujourd’hui à faire la même campagne contre les changements climatiques. De plus, le livre Marchants de doutes démontre clairement et sans équivoque la reprise des tactiques de l’industrie tabatière par les pétrolière…

Valérie Borde a écrit dans les colonnes de L’actualité d’excellents articles en rapport avec la question du climat. Elle fait montre de beaucoup de mesure, de prudence et de discernement. Les climatosceptiques ont pu s’exprimer dans les commentaires en toute liberté et faire valoir leur point-de-vue.

Qu’on le veuille ou pas, il y a bel et bien consensus scientifiques sur les diverses causes des changements de climats. Consensus ne signifie pas unanimité et sauf erreur de ma part les scientifiques qui disposent d’opinions différentes ou divergentes peuvent s’exprimer sur plusieurs tribunes et faire valoir leurs conceptions.

Plaise ou ne plaise pas. Un milieu de vie plus vert et plus sain ne nuit pas. Pas besoin d’être climatosceptique pour comprendre cela ! Le simple bon sens suffira.

En voulez-vous des climato-septiques? Des profs d’université. Des Nobels. Des membres de grandes académies. Une orgie de PHD. Y’a même l’ancien boss de Greenpeace!
Quand est-ce qu’on entend ces gens dans nos médias? Jamais. On (les bienpensants) s’est tous couché devant l’ancien Dieu de Radio-Canada: Villedieu. Un journaliste!
https://en.wikipedia.org/wiki/List_of_scientists_who_disagree_with_the_scientific_consensus_on_global_warming

@ jack2,

Merci pour ce lien.

Avez-vous remarqué aussi ceci dans cet article : « Nearly all publishing climate scientists (97–98%) are convinced by the evidence that humans are significantly contributing to global warming. » ?

Ce qui fait consensus c’est la contribution significative de l’activité humaine au réchauffement de la planète. Comme nos connaissances sont limitées, la prudence recommande de ne pas exclure d’autres hypothèses. Le but recherché et la question, c’est de savoir si nous pouvons limiter par des actions positives ce réchauffement ou si nous devons le subir quelles qu’en soient les causes ?

Pour prendre un exemple simple et concret : nous pouvons efficacement lutter contre les « ilots de chaleur », comme vous l’avez certainement remarqué cet été, quand la chaleur dans ces ilots avoisinait 40ºC, c’était proprement intenable. En final, cela peut nuire aussi à l’activité économique, donc c’est non seulement notre développement qui devient à risque, c’est encore le maintien des acquis qui pose problème.

Est-ce que planter des arbres nuit d’une manière générale à notre développement ? Est-ce qu’une consommation plus durable et plus soutenable va porter préjudice à votre style de vie ?

Si j’étais journaliste scientifique, voici quelque questions que je (me) poserais

1- Les mesures satellitaires de la température (les plus fiables) montrent un réchauffement d’environ ¼ de degré C depuis 1979. La tendance depuis 40 ans est en moyenne de 0,13 deg C par décade soit 1,3 degré dans 100 ans. Comment peut-on être si alarmiste et prétendre qu’on atteindra une augmentation “critique” de 1,5 deg C entre 2030 et 2050?

2- Alors que la concentration de CO2 dans la stratosphère atteint maintenant un niveau record de 410 ppm, comment peut-on concilier une si faible progression de la température globale depuis 40 ans avec autant d’émission de CO2 ?

3- Comment peut-on prétendre que les phénomènes naturels tels les ouragans sont de plus en plus nombreux et violents alors que données colligées depuis 100 ans indiquent clairement qu’ils ne sont ni plus nombreux ni plus violents en dépit du réchauffement ?

4- Comment peut-on prétendre que l’ours polaire est menacé par le réchauffement alors que les dernières données d’Environnement Canada (de 2010 a 2018) indiquent que les populations en déclin dans certains secteurs en 2010 sont maintenant stabilisées et même en augmentation dans d’autres ?

5- Etc etc etc…

Pas d’idélogie, pas de religion, pas de consensus….juste de la science !

Il est urgent de faire parvenir cette liste de questions à la communauté scientifique, qui a sûrement négligé de tenir compte de ces petits détails, pourtant évident pour n’importe quel badaud, dans leurs modèles et leurs calculs incompréhensibles. SI SEULEMENT la science avait comme un genre de système pour tenir compte des nouvelles informations et ajuster les hypothèses en conséquences on ne dépendrait pas de gens comme vous pour faire éclater la vérité.

@ David Baril :
Je ne suis pas certain de la façon que je dois prendre votre texte ! Je sens comme de l’ironie, même du pamphlet, dans vos tournures de phrases. Vous semblez vouloir ridiculiser M. Jean Du Berger dans son exposé ! Est-ce bien là votre propos ou bien que je me trompe à 100% ?
C’est pourquoi je ne sais pas si je dois vous appuyer ou vous contredire !

L’homme comme les dinosaures ne fait que passer. La terre qui a plusieurs milliards d’années a vécu plusieurs glaciations et plusieurs réchauffements climatiques. Oui , l’homme accélère peut-être le phénomène mais même s’il disparaissait de la planète le réchauffement va continuer jusqu’à ce que tout vire de bord et bienvenue la nouvelle ère de glaciation.

Parlant d’objectivité au sujet de la laïcité et des signes religieux.
La SRC paraît avoir un gros biais envers toutes les positions
multiculturalistes : ainsi , elle invite des anti -laïcité et
des opposants à l’interdiction des signes religieux le plus
souvent . Donc, depuis l’épisode du projet de loi sur la
laïcité en 2013 , lequel était approuvé par plus de 52% ,
quoi qu’en dise l’ineffable Auger , je ne vois plus ce média
comme un phare , mais comme un aiguillon pour les
multiculturalistes . Les Auger et cie font un travail de sappe
pour enrayer les désirs d’une majorité de Québécois à ce sujet .
Alors que la SRC rejette les climato-sceptiques ne m’étonne pas .
Bien que refusant l’avenue proposée par ses derniers , on devrait
les entendre . Une démocratie , c’est ça aussi .

Je trouve que l’on devrait accorder de la place aussi à tous ceux qui prétendent que la Terre est plate et que le soleil tourne autour de celle-ci et aussi à ceux qui disent que l’univers a été créé en 7 jours. Tant qu’à faire pourquoi pas.
Il est vrai que c’est beaucoup plus réconfortant de se fermer les yeux quand on fonce dans un mur.

Il faut établir qu’un jour cosmique dure plus longtemps qu’un jour terrestre. Ici c’est la symbolique du chiffre 7 qui est important. La question est de savoir si l’univers est créé ou un simple fait du hasard ou encore un accident ou une erreur de la création…. Ce qui pourrait expliquer l’imperfection de toutes choses nonobstant.

Quant-à-moi le recommande plutôt de se mettre la tête dans le sable plutôt que de fermer les yeux. Nous retournons tous à la terre de toutes façons.

Aucun rapport. Pas un seul scientifique ne soutient que la terre est plate.
Ici, l’origine du fameux concessus scientifique de 98%! Une vraie farce.

https://www.forbes.com/sites/larrybell/2012/07/17/that-scientific-global-warming-consensus-not/#7569c6203bb3
So where did that famous “consensus” claim that “98% of all scientists believe in global warming” come from? It originated from an endlessly reported 2009 American Geophysical Union (AGU) survey consisting of an intentionally brief two-minute, two question online survey sent to 10,257 earth scientists by two researchers at the University of Illinois. Of the about 3.000 who responded, 82% answered “yes” to the second question, which like the first, most people I know would also have agreed with.

Then of those, only a small subset, just 77 who had been successful in getting more than half of their papers recently accepted by peer-reviewed climate science journals, were considered in their survey statistic. That “98% all scientists” referred to a laughably puny number of 75 of those 77 who answered “yes”.
That anything-but-scientific survey asked two questions. The first: “When compared with pre-1800s levels, do you think that mean global temperatures have generally risen, fallen, or remained relatively constant?” Few would be expected to dispute this…the planet began thawing out of the “Little Ice Age” in the middle 19th century, predating the Industrial Revolution. (That was the coldest period since the last real Ice Age ended roughly 10,000 years ago.)

The second question asked: “Do you think human activity is a significant contributing factor in changing mean global temperatures?” So what constitutes “significant”? Does “changing” include both cooling and warming… and for both “better” and “worse”? And which contributions…does this include land use changes, such as agriculture and deforestation

@ Jack2,

L’article que vous mentionnez est de 2012, basé essentiellement sur des relevés qui ont dix ans et plus. C’est une éternité en matière de recherches sur le climat. Pour vous faire une idée plus précise, vous devriez consulter le rapport du GIEC (IPCC).

Vous pouvez consulter et télécharger tous ces documents par le lien suivant :
https://www.ipcc.ch/sr15/

Commencez d’abord par regarder les graphiques. Cela devrait vous aider à y voir plus clair sur cette question.

Donner la parole aux climatosceptiques c’est comme donner la parole aux tenants de la terre plate. En terme de connaissances on est plus là.

@ jacques.
Donc, dans ta ligne de pensée, il n’y a qu’une facette à une médaille, et c’est la tienne ?
Je peux donc dire dans le même sens que toi :
Donnez la parole aux climato-fanatiques, c’est comme dire que la religion chrétienne est la seule à détenir la vérité. D’où: ¨Hors de l’église verte, point de salut…¨.
Il y a environ 1500 à 2000 scientifiques qui émettent des rapports au GIEC, et sur ce nombre, très peu soutiennent la thèse dégagée par les technocrates du GIEC. Il reste donc des dizaines de milliers d’autres scientifiques dans le monde qui n’adhèrent pas à cette théorie, dont entre autre plus de trente mille aux États Unis seulement.
Il y a d’autres théories sur les changements climatiques qui ne mettent pas en cause le CO2 anthropique, mais selon vous, c’est certain que plus de 30,000 scientifiques et autres Prix Nobel, ne peuvent que se tromper et qu’on ne doit absolument pas les écouter. Alors, gardez votre Vérité, moi, j’ai la mienne, et nous verrons dans 20, 30, 50 ans qui a raison. Mais n’oubliez pas que l’Artique devait avoir disparue en 2013 selon votre grand défenseur Al Gore (dont on n’entend plus parler d’ailleurs).

Pour ceux qui comprennent l’anglais. Comment prendre un message et manipuler l’information:
https://www.youtube.com/watch?v=SSrjAXK5pGw&t=2m35s

D’où vient le fameux 97%:
https://www.youtube.com/watch?v=SSrjAXK5pGw&t=2m35s

J’aimerai voir les argument des scientifiques pragmatique et factuel, parce que jusqu’à maintenant, à part le « sentiment imminent d’urgence » je n’ai rien vu de crédible, ni prouvé et révisé par un pair scientifique.

Un blogueur à démontré a plusieurs reprise qu’énormément d’article scientifiques n’étaient pas révisés par un autre scientifique, que l’information avait été manipulé. Il a référencé les sources d’informations d’organiste factuel, et révisé par des pairs:
http://www.antagoniste.net/category/societe/environnement/

Malheureusement les sources que vous citez ont un très mauvais score côté crédibilité scientifique, et la motivation idéologique de PraegerU est autant évidente que celle des militants environmentaux que vous dénoncez. Les deux plus gros contributeurs de PraegerU sont carrément des producteurs d’hydrocarbures. Tout ça ne veut pas dire que les infos présentées par eux sont systématiquement fausses et biaisées, mais voici quelqu’un avec un background scientifique qui examine les affirmations du vidéo pour leur propre mérite:
https://www.youtube.com/watch?v=9XIpTqbLR5Y

Avez-vous déjà entendu parlé de la géo-ingénierie ? Allez voir ça… Faites vos recherches. J’avais du mépris pour les climato-sceptiques jusqu’à ce que j’aie appris l’existence de la géo-ingénierie. Les médias n’en parlent jamais et pourtant, y’a plein de documents officiels qui en parlent.