Bonheur au travail : les courtiers immobiliers ont le vent dans les voiles

Qu’ont en commun les dentistes, les coiffeurs et les courtiers immobiliers ? Ils sont particulièrement heureux au travail, selon un grand sondage Léger qui a mesuré le degré de bonheur au boulot des Québécois.

Illustration : Amélie Tourangeau

C’est décidément une bonne période pour être courtier immobilier au Québec : le marché résidentiel a enregistré, au début de 2019, son 19e trimestre consécutif de hausse des ventes, selon l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec.

Francis Lafleur, un courtier de 40 ans de la région de Sherbrooke, assure qu’il continuera d’aimer ce qu’il fait même si le marché ralentit. « C’est un métier comportant des défis et c’est exigeant, mais on a une belle liberté et beaucoup d’autonomie. » Les répondants au sondage Léger pensaient sans doute la même chose, puisque les courtiers immobiliers obtiennent la quatrième place du palmarès.

« C’est très gratifiant, on accompagne les gens dans le plus gros projet de leur vie, qui est l’achat ou la vente d’une maison », dit Francis Lafleur. Même dans les situations délicates, telles qu’une vente à la suite d’une séparation, il tire de la satisfaction à accompagner ses clients et a le sentiment de s’accomplir.

Après une dizaine d’années dans le métier, il a lancé en 2015 sa propre agence, Lafleur-Davey, avec son associée, Kassidy Davey, et a fait construire dans la rue King à Sherbrooke un immeuble chic et contemporain à la façade entièrement vitrée. L’agence, qui compte sept courtiers travailleurs autonomes (et des employés administratifs), a fait 338 ventes l’an dernier.

Évidemment, les maisons ne se vendent pas toutes seules. Le téléphone de Francis Lafleur est toujours ouvert, soir et fin de semaine. « C’est un mode de vie », souligne-t-il, en reconnaissant que ce n’est pas pour tout le monde.

Quand on réussit à conclure des ventes, la rémunération est intéressante, mais il faut être prêt à investir pour offrir une visibilité à ses propriétés. « Il y a beaucoup de dépenses et, si les ventes ne suivent pas, ça peut devenir difficile », dit-il.

Certains ont l’illusion qu’on peut être courtier à temps partiel pour arrondir ses fins de mois. « Il faut s’y consacrer à temps plein pour réussir, croit pour sa part Francis Lafleur. Les gens pensent qu’on travaille peu et qu’on fait beaucoup d’argent, mais c’est tout le contraire. On travaille fort. »

Si l’entraide existe entre les courtiers de son agence, la concurrence demeure extrêmement forte dans le milieu. « Moi, ça me “drive” ! Mais ça, on l’a en soi ou on ne l’a pas », estime le courtier.

Sur les 30 personnes qui ont suivi la formation pour devenir courtier en même temps que lui, il y a une douzaine d’années, seulement 2 pratiquent encore. Dans ce métier, soit on est performant, prospère et heureux, soit on abandonne la profession !

 

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