Les indignés du web

Les « hacktivistes » — les pirates informatiques ayant des motivations politiques ou sociales — ont dérobé l’an dernier 100 millions de données informatiques dans le monde, révèle Verizon, une société de télécommunications américaine.

Photo : Yves Herman/Reuters

C’est près du double des données volées par les cybercriminels motivés par l’argent. Du jamais-vu !

Cette hausse n’est pas sans lien avec l’agitation sociale qui a marqué 2011 – printemps arabe, mouvement Occupy. Le groupe d’hacktivistes le plus connu est Anonymous, qui s’est entre autres attaqué à des entreprises opposées à WikiLeaks. Au nom de la liberté d’expression et de la démocratie, ce groupe a aussi piraté des sites québécois dans le cadre de la crise étudiante et de l’adoption de la loi 78.

Contrairement aux pirates traditionnels, qui visent des cibles faciles et payantes, les hacktivistes cherchent surtout à frapper l’imaginaire du public, souligne Verizon.