Les leçons de Polytechnique

Marc Lépine a des héritiers, de plus en plus nombreux, selon un chercheur américain, qui a plongé au cœur de l’univers des «hommes blancs en colère».

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polytechnique
Photo : Graham Hughes/La Presse Canadienne

En octobre dernier, un homme a menacé de perpétrer une tuerie inspirée de celle de Polytechnique («a Montreal massacre») à l’Université d’État de l’Utah à Salt Lake City. Dans un courriel sanglant, il promettait de se venger des «féministes qui ont ruiné sa vie», à moins qu’Anita Sarkeesian, critique féministe de jeux vidéos, ne renonce à donner une conférence à l’université. Le message était signé… Marc Lépine.

L’auteur n’est pas le premier à s’inspirer de son funeste prédécesseur. Le tueur de Polytechnique a son armée de sympathisants.

Pas besoin de chercher longtemps dans la blogosphère pour trouver des hommes qui justifient ses gestes, voire les célèbrent. Vingt-cinq ans après le massacre de 14 futures ingénieures — des «féministes qui m’ont toujours gaché [sic] la vie», notait Lépine dans sa lettre de suicide —, certains, au Québec comme ailleurs, excusent le meurtrier. Ils voient en lui un «héros qui s’est simplement défendu», un «opprimé qui a riposté contre la haine féministe», un «libérateur», un «saint». Et ils laissent entendre, à mots à peine couverts, que d’autres hommes pourraient à leur tour être poussés à bout. «Je ne serais pas surpris si 2-3 autres Marc Lépine surgissaient des cendres auxquelles le féminisme les a réduits et choisissaient la même voie que lui, écrit l’un d’eux. Et si le pire arrivait à des féministes, je n’en serais pas le moindrement désolé.»

kimmel
Michael Kimmel

Michael Kimmel, sociologue de l’Université de Stony Brook (État de New York) qui dissèque la masculinité depuis 30 ans, a écrit un livre sur ces hommes-là: Angry White Men: American Masculinity at the End of an Era, paru en 2013.

Il est allé à leur rencontre dans les tavernes, les usines, les expos d’armes à feu ; il a lu leurs tirades haineuses dans la blogosphère masculiniste ; écouté leurs diatribes sur les ondes des radios-poubelles ; assisté à des thérapies pour hommes violents ; interviewé des membres de groupes néonazis et de milices anti-immigrants. Et il conclut qu’une catégorie d’Américains, qu’il appelle les «hommes blancs en colère», sont plus enragés que jamais. S’estimant laissés pour compte par une société où ils ne sont plus tout à fait rois et maîtres, ils cherchent des réponses. Des boucs émissaires. Une revanche.

Ce sont des hommes blancs, souligne l’auteur, qui ont commis la vaste majorité des massacres de masse dans l’histoire récente. Bien sûr, les furibonds que décrit Michael Kimmel ne basculeront pas tous dans pareille violence; ils s’abreuvent toutefois au même fiel, soutient le chercheur. Les Elliot Rodger, George Sodini et autres Marc Lépine étaient certes dérangés, mais on aurait tort de les voir comme de purs produits d’un déséquilibre psychique. Ils sont la manifestation extrême, estime-t-il, du virus de la rage qui a contaminé une frange de l’Amérique.

Pourquoi un tel ressentiment? Michael Kimmel en décortique les ingrédients dans son ouvrage.

1. L’homme blanc n’est plus ce qu’il était.

Il a mangé une claque, ces dernières années. À mesure que l’égalité des chances s’est accrue pour les femmes et les minorités, nombre d’hommes blancs ont trouvé sur leur chemin de nouveaux compétiteurs (et compétitrices) pour des emplois de plus en plus rares et précaires, sans pour autant renoncer à l’idéal de demeurer les pourvoyeurs du foyer. La récession de 2008, aux États-Unis, a été particulièrement brutale pour eux: 80 % des emplois perdus depuis la crise étaient occupés par des hommes.

Pourtant, encore aujourd’hui, le simple fait de naître homme et blanc procure une prime salariale de 22 % par rapport aux hommes noirs, de 28 % par rapport aux femmes blanches et de 35 % à 47 % par rapport aux femmes noires ou hispaniques, rappelle Michael Kimmel. Les hommes blancs ont beau former, collectivement, un groupe plus favorisé que les autres, cela ne les empêche pas de se sentir dépossédés. Et cette glissade sociale est le premier ingrédient de leur rage.

2. La colère des privilégiés.

Michael Kimmel n’est pas le premier à s’intéresser au désarroi des hommes. Mais ce que les autres analystes oublient souvent de mentionner, c’est la position de privilège à partir de laquelle ce désarroi s’exprime. Un privilège tenu pour acquis, comme faisant partie de l’ordre naturel des choses. Un privilège qui s’écroule.

La colère de l’homme blanc que Michael Kimmel a observée, ce n’est pas la frustration des démunis. C’est l’indignation outrée de celui qu’on prive de son dû ; qui s’attend à ce que ce poste, cette admission à l’École polytechnique, cette place dans la société, ce pouvoir, ces rapports sexuels avec de jolies filles lui reviennent de droit. «Ceux qui n’ont rien n’ont pas l’impression de mériter quoi que ce soit ; ceux qui possèdent déjà quelque chose sont persuadés d’y avoir droit, écrit le sociologue. Cela déforme notre vision des choses et donne lieu à une colère mal placée — souvent dirigée vers ceux juste en dessous de nous dans l’échelle sociale, que nous jugeons forcément moins méritants que nous.»

3. Un «vrai homme» ne se laisse pas humilier.

Un «vrai homme», selon l’idée que certains s’en font, ne tolère pas qu’on lui marche sur les pieds, qu’on le fasse sentir comme un faible, un inférieur, qu’on l’émascule. Humiliez-le, et il n’hésitera pas à user de violence pour rétablir son honneur. Car un vrai homme n’a jamais peur de brandir les poings pour prouver ce qu’il a entre les deux jambes.

Ce modèle de la masculinité — cette idée qu’un homme est en droit d’employer la violence pour corriger une atteinte à son égo — est un autre moteur de l’agressivité de certains hommes blancs d’Amérique, selon Michael Kimmel. «Le spectre de la “mauviette” — la peur de l’émasculation et de l’humiliation que les hommes américains portent en eux — est à l’origine d’une part substantielle de la violence masculine. La violence est vue comme une preuve de masculinité», écrit le chercheur. Les recherches sur la violence conjugale, par exemple, montrent que c’est lorsque leur statut de chef de famille est contesté que les hommes tabassent leur conjointe, c’est-à-dire davantage en période de chômage ou après une séparation. Marc Lépine, George Sodini et Elliot Rodger ont tué pour venger l’affront subi quand des femmes, croyaient-ils, les ont privés des privilèges auxquels ils estimaient avoir droit en tant qu’hommes.

*   *   *

Mettez ces ingrédients toxiques ensemble et vous avez la recette du ressentiment haineux qui grouille dans certains coins de l’Amérique et qui, parfois, vire au bain de sang.

Si Michael Kimmel cherche à l’expliquer, jamais il ne l’excuse. On peut compatir, dit-il, avec ces hommes à qui on a promis que s’ils travaillaient honnêtement et enduraient leur sort sans broncher, ils auraient droit à leur part du rêve américain ; ceux qui se demandent comment s’y prendre pour se sentir comme de vrais gars, maintenant que les rôles sexuels sont chamboulés. Mais le sociologue n’a aucune patience pour quiconque laisse entendre que les femmes s’attirent elles-mêmes la violence dont elles sont victimes. Ni pour ceux qui rêvent d’un retour à une suprématie masculine incontestée. À ceux qui s’accrochent à ces ruines, Michael Kimmel dit simplement : «Get over it.» Revenez-en.

*   *   *

Petite chronologie des héritiers de Marc Lépine

1990
Un étudiant armé d’un pistolet fait irruption dans une classe de bureautique du collège de Valleyfield et annonce aux étudiantes qu’après Polytechnique, c’est leur tour.

1999
Un homme écrit au Conseil du statut de la femme pour lui faire part de son intention d’imiter Marc Lépine en tirant sur des étudiantes de l’Université du Québec à Hull.

1999
Mario Morin fait mention du geste de Lépine lorsqu’il menace de faire sauter les centres jeunesse de Montréal.

2005
Le Québécois Donald Doyle envoie des menaces de mort à des groupes de femmes en se proclamant la réincarnation de Marc Lépine et en promettant d’achever le travail que ce dernier a commencé.

2009
Dans une petite ville de Pennsylvanie, George Sodini, 48 ans, se rend au gymnase où il s’entraîne régulièrement, abat 5 femmes et en blesse 12 autres dans une classe d’aérobique avant de se faire exploser la cervelle. Dans son journal, il détaillait son insuccès auprès des femmes et sa rage grandissante de se voir refuser ce que tout homme est en droit d’espérer: «Je suis bien habillé, rasé de près, je me lave, une touche d’eau de Cologne — pourtant 30 millions de femmes m’ont rejeté sur une période de 18 ou 25 ans.»

Mai 2014
Elliot Rodger, 22 ans, assassine 6 personnes et en blesse 13 autres à Isla Vista (Californie) avant de se donner la mort. Dans des écrits et une vidéo, il expliquait sa «guerre contre les femmes», née du désir de «punir» toutes les filles désirables qui ne s’étaient jamais intéressées à lui et l’avaient privé de sexe, lui pourtant le «parfait gentleman».

Pour en savoir plus

– Angry White Men: American Masculinity at the End of an Era, par Michael Kimmel, Nation Books, 2013.

– Le mouvement masculiniste au Québec: L’antiféminisme démasqué, sous la direction de Mélissa Blais et Francis Dupuis-Déri, Éditions du remue-ménage, 2008.

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19 commentaires
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Est-ce que Gamil Gharbi pouvait être considéré comme un homme blanc?
Le tueur d’Ottawa? Un homme blanc?
Le tueur de Concordia? Un homme blanc? (c’était un Juif russe)
Le tueur de Dawson? Un homme blanc? (c’était un Indien)

Mais tous font bien attention de ne jamais définir Marc Lépine autrement que par son nouveau nom québécisé. C’est plus facile de culpabiliser ainsi le mâle moyen québécois. Cela étant dit, toute manifestation de violence en est une de trop. Mes sincères condoléances aux victimes collatérales de ce drame que l’on ne veut enterrer.

Marc Lépine était assez blanc pour adopter le nom de sa mère blanche et le discours masculiniste propre à la société occidentale. Le motif des trois autres tueurs que vous énumérez n’avait aucun lien avec le sujet de l’article.

Ghamil Gharbi est un homme blanc.
Le tueur d’Ottawa le faisait pour une raison politique.
Juif biélorusse est un homme blanc, sauf que lui il le faisait parce qu’il était persuadé que les gens de sa faculté ont volé ses travaux (ce qui s’est avéré au moins en partie vrai).
En tout, Jack2, la vérité c’est que la majorité des meurtres de masse sont perpétrés par les hommes qui pensent que la société (ou les femmes) leur doit quelque chose et c’est un fait. C’est sûr qu’il avait des tueurs qui n’étaient pas blancs comme dans le Virginia tech shooting, mais la personne a été motivée par les mêmes choses que les hommes blancs et se sentait rejeté par des femmes aussi, en plus il était un stalker. La tendance est là, il ne faut pas le nier. En États Unis, 93% des meurtres de masse sont perpétrés par des hommes, en majorité blanche. 😀

Toute violence est à proscrire. Mais tout humain a le devoir de défendre sa vie et celle des siens contre tout danger. Bref, il faut opposer une force bien orchestrée contre la barbarie. Enfin, nous devons éduquer nos enfants dans le respect de soi et de l’autre.

L, homme blanc d, amérique est-il plus anti-féministe ou plus ( macho) que le reste de la planete? Moi sincerement je crois que ces tueries sont des gestes isolés fait par des détraqués de notre société nord-américaine! TOUT SIMPLEMENT! Vous n,avez qu,a regarder ce qui se passe ailleurs dans le monde et vous verrez que la femme en général n, a pas 30% de ce que les femmes ont acquis dans les pays démocratiques.

Donc en résumé il faut admettre que la situation de la femme c, est améliorée beaucoup depuis 100 ans dans tous les pays démocratisés et qu, il y a encore beaucoup de travail a faire dans le monde musulman en particulier!

C’est pas parce que il y a des endroits pire que l’Amérique du Nord qu’on ne doit pas regarder les problèmes dans notre société (très sophiste comme position). De plus, les tueries ne sont pas des gestes isolés au moins pour le fait que certains tueurs s’inspiraient d’autres et pour des motifs très semblables. C’est ignorant de nier que la culture masculine reste très machiste et remplie de violence. D’ailleurs, la majorité des femmes sont tués quand elles quittent leurs chums ou conjoints et en États – Unis, il y a eu plus de 200 cas de meurtres de masses qui ne sont pas reportés par des nouvelles et ces meurtres sont commis par des hommes blancs. Au Quebec, nous avons Guy Turcotte qui a tué ses enfants et pourquoi il l’avait fait? Parce qu’il a appris que sa femme le trompait avec un autre homme, il ne pouvait pas accepter d’être remplacé comme le père de ses enfants par un autre homme, alors il a décidé de les tuer, c’est pas mal la logique masculiniste: « Si j’ai pas le droit de te posséder, personne va t’avoir. »

Ou il y a l, homme il ya de l, hommerie! Que voulez-vous c, est comme ça, comme dirait l,ex premier ministre du Canada ( Jean Chrétien). Il n, y a pas de sophisme la-dedans! C, est plutôt la RÉALITÉ . Ça vous choque et c, est normal par contre il va toujours y avoir l, homme et la femme sur terre. Ils vont devoir toujours vivre ensemble et la violence fera toujours partie du quotidien. ÇA c,est la RÉALITÉ quoi qu,on en dise et quoi qu, on en pense!

Ça ce n’est pas la réalité, quoi qu’on en dise ou quoi qu’on en pense monsieur Beaulé!

(wow, j’aime ça comme argumentaire, plus besoin de me forcer, il me reste juste à affirmer ce qui me plait/convient!)

Je ne dirai rien des malheureux commentaires des hommes qui tentent d’abreuver leur racisme à ces tragédies pour éviter de reconnaître la virilité dominante. Il suffit de lire la liste des meurtres de femmes par leur partenaire, qui continuent à émailler l’actualité (sisyphe.org/spip.php?article5004), pour constater que ces hommes tuent en tant qu’hommes et non en vertu d’une origine ethnique.
Par ailleurs, je remets en question l’affirmation un pop-psychologisante de Michael Kimmel que ces hommes « cherchent des réponses ». C’est tout le contraire. L’auteur dévoile son propre masculinisme « soft-core » en écrivant, comme le paraphrase Noémi Mercier: « On peut compatir, dit-il, avec ces hommes à qui on a promis que s’ils travaillaient honnêtement et enduraient leur sort sans broncher, ils auraient droit à leur part du rêve américain ».
Au contraire, l’examen des conditions des différents assassins virilistes de femmes et d’enfants démontre le contraire: ils s’étaient eux-mêmes enfermés dans une marginalité de plus en plus haineuse, nourrie de pornographie et de jeux de guerre, accumulant des armes à feu et étalant leur haine sur Internet.
Voilà les indices à déceler, pas une douloureuse déception face aux promesses sociales non tenues pour un travail honnête.

«Je ne dirai rien des malheureux commentaires des hommes qui tentent d’abreuver leur racisme à ces tragédies pour éviter de reconnaître la virilité dominant

PARDON? C’est le logue en question qui y va de l’affirmation raciste: «Ce sont des hommes blancs, souligne l’auteur, qui ont commis la vaste majorité des massacres de masse dans l’histoire récente»
Or, un petit survol des massacres de masse aux USA indique que c’est faux, le pire ayant été commis par un Coréen (il n’était même pas américain!!!)

Le fait qur l’homme blanc a moins de pouvoirs (monopole) n’a rien a voir avec la violence d’aujourd’hui. Ces mêmes hommes en colère aujourd’hui seraient les premiers a utiliser la violence s’ils vivaient dans le passé car leur colère provient de leur système de valeur qui est ancré dans la domination et la violence et non pas une nostalgie perdue.

Virginia tech est la pire tuerie de masse aux USA des temps modernes. Elle a fait 33 morts, dont une Québécoise (Jocelyne Couture)
Elle est l’oeuvre de Ho Seung-hui, un étudiant sud-coréen

http://fr.wikipedia.org/wiki/Fusillade_de_l%27universit%C3%A9_Virginia_Tech

La tuere de Fort Hood a fait 13 morts. Elle est l’oeuvre de Nidal Malik Un Américain d’origine palestienne
http://en.wikipedia.org/wiki/Nidal_Malik_Hasan

La tuerie de Binghamton NY en 2009 a fait 13 victimes. Elle est l’oeuvre e Jiverly Wong, un Chinois

Omar Thornton a tué 8 personnes en 2010 à Hartford.Il est noir.
http://en.wikipedia.org/wiki/Hartford_Distributors_shooting

Bref, votre affirmation ne tient pas la route

Marc Lépine est né d’une mère québécoise, Monique Lépine, et d’un père algérien, Rachid Liass Gharbi. Alors que Marc a sept ans, ses parents se séparent et celui-ci vit ensuite avec sa mère. Il a été très maltraité par son père….

Et si…on regardait à la loupe Marc Lépine on verrait un jeune homme qui a aussi tué la meilleure amie de sa soeur…à coup de couteau. Celle-là même qui se moquait « généreusement » de lui entre autre parce qu’elle avait accédé à Poly avec de moins bonne note que lui.

On verrait aussi …le père absent qui fut malheurement aussi trop présent durant son enfance …

Comme dans bien des meurtres absurdes comme celui de Poly, la victime de harcèlement qui se transforme en bourreau.

Quels sont ces instants de pure folie où un être humain décide de se faire justice?
Certains vont se suicider mais d’autres amènent aussi avec les objets de leur souffrance.
Comment savoir, comment prévenir, comment faire pour que chacun assume sa propre vie sans tout mettre sur le dos de son voisin?
Si on savait comment faire, nous n’aurions plus de terroristes …religieux ou pas.

Je vais peut-être sembler un peu détaché de ce genre de chose pour certains mais j’en ai un peu plein les baskets des pleurnichages perpétuels sur la malheureuse tuerie de la polytechnique.

Peut-on enfin tourner la page et cesser de nous gratter le bobo jusqu’au sang? Peut-on mettre un terme à la propagande féministe qui utilise ce drame année après année pour culpabiliser tous les hommes (souvenez-vous du « dans tout homme se cache un Marc Lépine… ») et l’utiliser à des fins politiques? Pour vendre de la copie?

Y –t-il encore une seule personne au Québec et ailleurs en Amérique qui ignore ce qui s’est passé en ce jour terrible?

On a commémoré le premier, ensuite le deuxième, ensuite le troisième anniversaire et ainsi de suite. Peut-on prendre un « break » de quelques années???

Le texte de Noémi Mercier est un curieux amalgame de crimes et de menaces qui pourrait être utilisé dans les écoles de journalisme. Il pourrait servir de contre-exemple sur ce qu’il faut éviter pour écrire un texte honnête et respectueux des faits.

Par exemple, après avoir cité plusieurs cas de propos menaçants non-suivi de gestes criminels, l’auteur cite le cas de Elliot Rodger qui a tué 6 personnes et non pas uniquement des femmes. Le criminel était frustré sexuellement, ce qui a pu motivé maladivement ses crimes.

La réalité des crimes de masse devenus fréquents en Amérique depuis plus de 25 ans est qu’il ne sont que très rarement dirigés spécifiquement contre des femmes. Tout le contraire de ce que Noémi Mercier cherche à défendre malhonnêtement.