Les matantes et les mononcles immigrants de François Legault

Non, les critères de sélection du programme de réunification familiale ne permettent pas de parrainer un oncle, une tante ou un cousin pour qu’il vienne s’établir au pays.

Francois Legault à la période de questions à l'Assemblée nationale. (La Presse canadienne/Jacques Boissinot)
Francois Legault à la période de questions à l’Assemblée nationale. (La Presse canadienne/Jacques Boissinot)

Les récentes affirmations de François Legault sur le programme de regroupement familial, qui serait un bar ouvert sans condition, ont fait bondir les spécialistes en immigration. «Ç’a ni queue ni tête!», s’exclame Stéphan Reichhold, directeur de la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes.

Lors d’une table éditoriale avec Le Devoir, dont des extraits ont été publiés samedi dernier, le chef de la Coalition avenir Québec a abordé sa volonté de rapatrier 100 % des pouvoirs en matière de sélection des immigrants. Le gouvernement du Québec contrôle la majorité de son immigration, grâce à la catégorie des nouveaux arrivants économiques, mais le choix des réfugiés et la réunification familiale relèvent d’Ottawa.

François Legault a vilipendé le programme de regroupement familial, qui permet en moyenne à 10 000 personnes par année de rejoindre leur conjoint (e), un parent ou un enfant au Québec.

Voici l’affirmation:

«C’est rendu que ce ne sont plus juste les enfants puis les parents, ce sont les mononcles, les matantes, les cousins… Ça rentre, puis “zéro condition”. Puis, la majorité ne parle pas français.»

Cette affirmation est fausse à plusieurs égards.

Après vérifications dans les derniers jours auprès du ministère de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté du Canada, ainsi qu’auprès du ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion du Québec, voici ce qu’il en est.

Les critères de sélection du programme de réunification familiale ne permettent pas de parrainer un oncle, une tante ou un cousin pour qu’il vienne s’établir au pays. Il est uniquement possible de parrainer quelqu’un en filiation directe, c’est-à-dire un partenaire de vie (conjointe ou conjoint), ses parents ou ses enfants.

Entre 2011 et 2015, au Québec, 73 % du parrainage concernait les époux, les épouses ou un partenaire de vie, 14 % les parents, et 5 % les enfants. (Voir le tableau plus loin dans ce texte).

Il y a bien une catégorie «autres» qui touche 7 % des parrainages depuis cinq ans (3 775 personnes). Qu’y a-t-il dans cette catégorie fourre-tout? Des matantes ou des mononcles? Non. L’État permet d’accueillir «un frère, une soeur, un neveu, une nièce, un petit-fils ou une petite-fille qui est orphelin de père et de mère et qui est âgé de moins de 18 ans», selon les mots du ministère fédéral.

Y a-t-il la moindre chance qu’un oncle ou une tante puissent se faufiler jusqu’au Québec grâce à ce programme? Oui, mais c’est très rare. «Il est possible de parrainer un autre membre de la famille si le répondant n’a ni époux, ni conjoint de fait, ni partenaire conjugal, ni fils, ni fille, ni père, ni mère, ni frère, ni sœur, ni grand-père, ni grand-mère, ni oncle, ni tante, ni nièce, ni neveu qui est soit citoyen canadien ou résident permanent», m’a écrit le ministère fédéral de l’immigration. Bref, c’est possible, mais il faut être drôlement seul en ce monde pour obtenir le droit de parrainer un oncle ou une tante de l’étranger. On est loin du bar ouvert.

Source: Ministère de l'Immigration, de la Diversité et de l'Inclusion du Québec. https://www.midi.gouv.qc.ca/publications/fr/recherches-statistiques/Portraits_categories_2011-2015.pdf
Source: Ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion du Québec. https://www.midi.gouv.qc.ca/publications/fr/recherches-statistiques/Portraits_categories_2011-2015.pdf

Le «zéro condition» de M. Legault est aussi exagéré. En réalité, les immigrants établis au Québec qui souhaitent parrainer un proche ont des conditions strictes à respecter. La liste est longue. Voici quelques exemples:

  • Le parrain doit s’engager à subvenir aux besoins essentiels de l’époux ou de l’épouse pendant au moins trois ans. Dans le cas des enfants et des parents, l’engagement financier du parrain est de 10 ans. Il faut prouver ses capacités financières et fournir ses revenus des dernières années.
  • Une personne qui est arrivée par parrainage ne peut pas faire venir un membre de sa famille avant cinq ans.
  • Il est impossible de parrainer si la personne est sur l’aide sociale.
  • Il est interdit de parrainer si on a fait faillite récemment.
  • Impossible de parrainer si on a contrevenu aux règles lors d’un précédent parrainage.
  • Si une personne a été reconnue coupable de violence ou d’agression sexuelle sur un membre de la famille, le parrainage est interdit.

François Legault a dit «n’importe quoi» lors de cette entrevue au Devoir, affirme Stéphan Reichhold, l’un des spécialistes reconnus de l’immigration au Québec. «Le parrainage n’est pas simple. Il y a des conditions importantes», dit-il.

Une professeure à l’Université Laval en sciences géographiques, Danièle Bélanger, a écrit une lettre ouverte au quotidien Le Devoir pour dénoncer les propos du chef de la CAQ. «Les déclarations de M. Legault représentent encore un exemple déplorable du recours à de fausses affirmations sur l’immigration à des fins électoralistes. Il importe de lutter contre la désinformation créée par de telles déclarations», écrit-elle, soulignant «qu’il est extrêmement difficile pour les immigrants de faire venir des membres de leur famille autres que leur conjoint ou leurs enfants étant donné les règles d’immigration établies par le fédéral.»

Le chef de la CAQ souhaite-t-il revenir sur ses propos? Le directeur des relations avec les médias du parti, Guillaume Simard-Leduc, dit que l’affirmation de François Legault a eu lieu dans le contexte d’une longue entrevue éditoriale où le sujet a été abordé sous plusieurs angles. «Dans un monde idéal, il faudrait que le lecteur ait accès à l’ensemble de l’entrevue, pas à une phrase isolée», dit-il, ajoutant que son chef voulait «faire référence à la famille élargie» qui profite du parrainage.

François Legault a également dit au Devoir que la majorité des immigrants parrainés par leur famille ne parle pas français en arrivant. C’est vrai. Les chiffres du gouvernement du Québec montrent qu’une mince majorité (51,9 %) ne parle pas la langue de Molière à leur arrivée.

Selon Stéphan Reichhold, même en ramenant la sélection des immigrants issus du parrainage familial dans le giron du Québec, comme le souhaite la CAQ, il serait impossible d’imposer des critères sur la langue. Le programme est basé sur une valeur universelle, dit-il, soit «l’importance de l’unité familiale dans la vie d’une personne et son côté positif sur le développement humain». Une personne mieux entourée sera plus heureuse et va s’intégrer plus facilement à sa communauté d’accueil. «Je ne vois pas comment on pourrait empêcher une famille d’être réunie parce qu’une personne ne parle pas français avant son arrivée. C’est absurde. On fait quoi avec un enfant qui ne parle pas français? On le laisse loin de l’un de ses parents? Même en Europe ils ne font pas ça!», dit-il.

Les efforts doivent être mis sur l’apprentissage du français une fois arrivé en sol québécois, dit Stéphane Reichhold. Sur ce point, la CAQ est tout à fait d’accord, dit Guillaume Simard-Leduc. Le parti souhaite bonifier les cours de francisation des nouveaux arrivants. Apprendre le français devrait être un droit, ce qui forcerait l’état québécois à mettre ses services à niveau. «Il n’est pas question d’empêcher quelqu’un de rejoindre sa famille parce qu’il ne parle pas français. Mais cette personne devra y mettre les efforts une fois ici», explique Guillaume Simard-Leduc.

La CAQ souhaite que les immigrants parrainés par leur famille soient soumis au «test des trois ans» — tout comme les immigrants économiques. Après trois ans au Québec, les nouveaux arrivants devraient se soumettre à un test de connaissance du français, un test des valeurs québécoises et prouver une intégration sur le marché du travail, à défaut de quoi le gouvernement leur refuserait leur Certificat de sélection du Québec et ils devraient quitter la province. Un immigrant qui échoue aurait un an pour refaire les tests. «C’est pour ça qu’on rendrait les cours de français obligatoires. Si les immigrants parrainés deviennent moins nombreux, ce serait parce qu’ils ont moins bien performé que prévu aux tests, et non pas parce qu’il y aurait une barrière à l’entrée», dit Guillaume Simard-Leduc.

En contrôlant tous les leviers d’immigration — «un dossier intimement lié à l’identité nationale du Québec», affirme Guillaume Simard-Leduc — la CAQ souhaite ultimement mieux contrôler le nombre d’arrivants. François Legault propose de recevoir 10 000 immigrants de moins par année, soit revenir au seuil de 40 000 établis en 2003, tout en augmentant les services d’intégration. Pour y parvenir, il ne souhaite pas uniquement couper dans l’immigration économique sélectionnée actuellement par le Québec. Le chef de la CAQ souhaite pouvoir faire des choix entre les réfugiés, les parrainés et les arrivants économiques. «Il y aurait des arbitrages à faire, dit Guillaume Simard-Leduc. La réunification familiale, c’est important, mais est-ce que ça doit systématiquement passer avant un immigrant économique qui parle déjà bien le français? Il faudrait faire des choix. Et pour les faire, ça nous prend le contrôle de l’immigration.»

Stéphan Reichhold estime que le fonctionnement actuel avec Ottawa est loin de désavantager le Québec sur le plan financier. En vertu de l’Accord Canada-Québec relatif à l’immigration signé en 1991 entre les deux gouvernements — qui permet au Québec de contrôler le nombre total d’immigrants qui arrivent dans la province et de sélectionner les immigrants économiques — Ottawa verse chaque année une somme pour aider Québec à intégrer les nouveaux arrivants. La somme atteint en 2015-2016 près de 345 millions de dollars.

«On est la seule province qui a ce type d’entente. C’est une mine d’or. Ailleurs, ce n’est pas le fédéral qui paye pour l’intégration des immigrants. Tous les ministères québécois pigent dans l’enveloppe, même s’il y a un tout petit lien avec l’immigration. Par exemple, le ministère de l’Éducation en prend une partie parce qu’il y a des enfants immigrants dans le système scolaire. C’est très avantageux. Y mettre fin, ce serait créer plus de bureaucratie ici, sans compter la perte de cette somme.»

À la CAQ, on souhaite d’ailleurs garder l’argent, tout en réclamant plus de pouvoir. «Le calcul actuel dans l’entente est gagnant pour le Québec et nous voulons le préserver. Nous ne pensons pas que ce soit un litige dans une éventuelle renégociation», dit Guillaume Simard-Leduc.

Après des mois de recherches et de consultations, la porte-parole de la CAQ, Claire Samson, a produit un rapport sur la francisation des nouveaux arrivants, Une langue commune à tous et pour tous — Mieux réussir la francisation des néo-Québécois. Un document largement salué par les experts lors de sa sortie, l’an dernier. Stéphan Reichhold, qui a fait partie des intervenants rencontrés par Claire Samson, estime que la CAQ devrait mettre davantage d’énergie à faire connaître certaines des idées évoquées dans ce document.

Par exemple, bonifier l’allocation versée aux immigrants qui suivent des cours de francisation à temps plein, et ne pas cesser de verser cette allocation après 32 semaines, alors que selon plusieurs intervenants, bien maîtriser la langue requiert 72 semaines de cours. «La période de francisation des immigrants doit être déterminée en fonction d’impératifs pédagogiques et non sur la base de considérations budgétaires à courte vue comme ce fut le cas depuis une dizaine d’années au Québec», peut-on lire dans le rapport Samson.

Autre piste: améliorer les services de garde pour les immigrants qui ont de jeunes enfants et qui tentent d’apprendre le français. «C’est l’un des problèmes actuellement, dit Stéphan Reichhold. Certains services de francisation offrent la garde d’enfants, mais c’est loin d’être généralisé. Il faudrait proposer des cours à l’horaire plus flexible, des cours de meilleure qualité et qu’ils soient plus nombreux.»

Dans le rapport Samson, on peut lire: «Un soutien plus adéquat doit aussi être offert à celles et ceux qui ont des enfants, notamment en assumant les frais de garde durant les cours. De plus, des places en garderies doivent être offertes, permettant aux jeunes mères de se franciser. Plusieurs études ont démontré la solitude des jeunes mères immigrantes. On évoque souvent le manque de places en garderie ne permettant pas à ces dernières de se franciser.»

Des propositions étoffées et utiles. C’est moins sexy que d’attaquer les «mononcles, les matantes et les cousins» des immigrants parrainés, mais pour un chef politique, ce serait certainement plus constructif.

***

NDLR: Une précédente version du texte mentionnait que la CAQ souhaitait aussi soumettre les réfugiés aux «test des trois ans», comme les immigrants économiques et les immigrants en provenance du regroupement familial. La CAQ précise que ce n’est pas le cas, les réfugiés étant dans une catégorie différente en raison des obligations internationales. La CAQ souhaite toutefois pouvoir les sélectionner après une entente avec Ottawa.


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Encore et toujours le Québec qui chialle (sic), l’Alberta prend de plus en plus les même allures mais pour le reste des provinces, il n’y a pas de sermonage (sic) et discours sans fin sur ce thème de xénophobie à son meilleur.

Dans de nombreux pays, les questions liées à l’immigration sont très sensibles actuellement. Elles l’ont toujours été, elles le sont encore plus maintenant avec la « crise des migrants » et les problèmes liés aux attentats. Les récents propos de monsieur Trump tenus devant le Congrès, établissent cette sensibilité des populations face à l’immigration.

Dans quelques mois, nous saurons si madame Merkel réussit à retrouver son poste de Chancelière à un moment où l’arrivée massive de migrants pèsera dans la balance électorale. Un des « cheval » de bataille de la « si populaire » Marine le Pen, c’est : l’immigration !

Aussi ne faut-il pas s’étonner « outre mesure » si monsieur Legault s’adonne lui aussi à l’art des vérités alternatives, de plus en plus en vogues par les temps qui courent…. Nous savons qu’en politique (comme dans d’autres domaines) la perception, comme le fait que les sens puissent être trompés de diverses façons ; que cela compte plus pour les gens que l’énumération de points avérés.

Il reste que l’intégration et une bonne intégration sont ce qui conduit à l’échec ou alors au succès, peu importe le type d’émigrants. C’est d’une certaine manière, l’idée générale qui émerge de cet article. Une pratique adéquate des langues officielles, n’est pas négligeable non plus. Il ne serait pas inutile d’admettre que nos manières et nos façons de faire sont « peut-être » bien moins bonnes qu’il n’en parait.

Monsieur Legault représente un courant de pensée dans la société québécoise, qui estime qu’il vaudrait mieux avoir moins d’émigrants, si on ne peut pas s’en occuper adéquatement, qu’un plus grand nombre d’émigrants et un « turn over » important. Je dois dire honnêtement que je ne lui donne pas tort.

Je ne pense pas qu’on puisse faire de bon(ne)s canadien(e)s, ni de bon(ne)s québécois(e)s en commençant — comme cela se fait dans la vraie vie -, par dévaluer les émigrants systématiquement. Il faut remettre aux nouveaux arrivants les outils qui conduisent à la réussite.

D’autant que dans les faits, tout cela vient contredire les principes d’immigration « au mérite » qui au départ sont ceux qui par « cheu-nous » se devraient de prévaloir légitimement.

Dénigrez-le tant que vous voudrez moi à la prochaine élection je vote CAQ.

Le PQ, parti des fonctionnaires, serait évidemment une catastrophe, les libéraux sont usés et lâches et trop épris du pouvoir pour vraiment réformer. Peut-être et je dis bien peut-être que la CAQ osera certaines réformes et osera affronter les rapports de force qui maintiennent le statu-quo.

En tout cas on a plus grand chose à perdre dans cette province socialiste, pauvre et corrompue.

Vous ne serez pas le seul.Le parti Libéral et son chef n’agissent qu’à court termes et refusent d’entendre la majorité silencieuse, que l’on essaie de faire taire à coup de raciste et de xénophobe. Pire, plutôt que de comprendre les propos terre à terre d’une de leurs anciennes députés, Mme Houda Pépin, qui comprend mieux ce qui est en jeu, l’a vouée aux gémonies. Assez c’est assez.
Peu importe les tentatives de salissage médiatique, la CAQ sera sur mon bulletin de vote.

Adrien Pouliot me semble un choix plus adéquat compte tenu de vos préférences…

On voit qui en a qui sont pas très bon en logique ni en mathématique ici…

On voit que 7% proviennent de la catégorie “autres parents” ce qui est énorme! Soit environs 4 000 sur 55 000, si on s’arrête de penser là comme un simple d’esprit, alors oui je vous donne raison ce n’est pas beaucoup seulement 7% de mononcles, de matantes et autres qui ne parlent pas français. Mais le problème est qu’après seulement 5 ans de vie ici, ceux-ci peuvent à leur tour demander l’aide du regroupement familial comme vous le mentionné, et il est là le problème… Car, en effet, 4000 personnes indésirables au Canada en plus chaque année, ce n’est pas bien bien grave, mais 4000 personnes qui après 5 ans seulement demande à faire rentrer au pays, leur conjoint(e), leur mère, leur père, leur 4 grands-parents, leur 3 enfants, et pourquoi pas un autre de leur mononcle à leur tour? Le 4000 personnes se change rapidement en un 25 000 ou 30 000 personnes inutiles et ce chaque année. Alors avant de vous prendre pour un autre et à regarder les autres de haut parce que vous ne savez pas compter, pensez, ça ferait du bien à note société qui compte trop de personnes dans votre genre…

Enfin quelqu’un qui fait dire aux chiffres ce qu’ils ont à dire… en mathématiques, les statistiques ne servent qu’à illustrer une situation par rapport à une »population » donnée. L’utilisation des pourcentages pour faire valoir un point de vue sans tenir compte des vrais chiffres et de leurs impacts à moyens termes est une tactique bien connue.
Sont-ce des personnes indésirables… là c’est une question de jugement personnel, toutefois, il peut y avoir un effet indésirable ou une certaine perte de contrôle.

« Enfin quelqu’un qui fait dire aux chiffres ce qu’ils ont à dire… en mathématiques, les statistiques » … ne sont pas une fonction exponentielle.

Il y a une dizaine d,années La Presse avait révélé que les parrains devaient plus d’un milliard!
Ils ont de l’argent lorsqu’ils parrainent certes mais les choses peuvent changer pendant les 3 ans. Le parrain se retrouve en chomage ou sur le BS et c’est nous qui payons. C’est sans parler des divorces Au lieu de retourner l’épouse dans son pays, les lobbyes féministes ont fait en sorte qu’on la garde à nos frais
Puis il y a toute la question des soins de santé, entièrement couverts pas nous autres. Une carte-soleil coute 10k par année en moyenne après 65 ans.
Avez-vous idée de la facture pour les 7420 parents et grands-parents? C’est 75 millions par année pour cette seule cohorte de 2011-15.
Ajoutez les autres cohortes depuis 20 ans et vous arrivez à la somme colossale de 300 millions de dollars! Pour soigner des gens qui n’ont jamais travaillé ici.
Alors que nos vieux ont droit à un bain par semaine.

Hey oui aucore du populisme. Un gros zéro pour mononcle leguault. C’est pour cela q’autant qu’immigrant selectioner avec des points je vitrai toujours libéral. A mon arrivée j’étais dupe. J’écoutais Bernard Landry et j’applaudissais. J »étais naif…..plus jamais….

«Il est possible de parrainer un autre membre de la famille si le répondant n’a ni époux, ni conjoint de fait, ni partenaire conjugal, ni fils, ni fille, ni père, ni mère, ni frère, ni sœur, ni grand-père, ni grand-mère, ni oncle, ni tante, ni nièce, ni neveu qui est soit citoyen canadien ou résident permanent», m’a écrit le ministère fédéral de l’immigration. Bref, c’est possible, mais il faut être drôlement seul en ce monde pour obtenir le droit de parrainer un oncle ou une tante de l’étranger.
Quand vous avez écrit cela, vous vous êtes relu? Combien de milliards de personnes dans le monde n’ont aucune parenté au Canada selon vous? Du coup, la grande majorité de la planète pourrait aisément tomber dans cette catégorie et, pour peu qu’un neveu ou une nièce vienne s’y établir un jour, pourraient fort bien rendre réelle l’affirmation de François Legault.
Je précise qu’il n’est pas dans mon intention de défendre M. Legault, qui verse sans cesse dans la démagogie, mais votre manière de le discréditer est non seulement erronée, mais aussi nettement biaisée.

« Le ministère de la Sécurité du revenu entreprendra en janvier une vaste opération pour récupérer 237 millions auprès des parrains d’immigrants qui ont failli à leur responsabilité de soutien financier depuis 1987» (Le Soleil, 8 décembre 1995)
Ca c’était en 1995! Des parrains incapables de remplir leur engagement.
Avez-vous idée de la facture en 2017?

Personnellement, je n’ai rien contre l’immigration, la mixité permet d’enrichir le patrimoine social et communautaire. Toutefois, il faut être capable de bien encadrer et intégrer dans le temps les personnes qui arrivent et pour qui chez nous sera aussi chez elles.
Qui croit encore, avec tout ce que l’on entend et lit sur nos administrateurs, que les règles établies sont respectées?

Je me doutais bien que Legault était un brin démagogue mais c’est maintenant confirmé.

Il n’est finalement pas très différent des autres chefs de parti qui tentent de se faire du capital politique facile sur le dos des immigrants quitte à déformer allègrement les faits.

Ça sen les Pinault/Caron à plein nez…

Qu’en est-il actuellement des mariages arrangés pour favoriser le venue de certains migrants? Il y a quelques années il y avait un véritable réseau qui arrangeait ces mariages. Est-ce encore le cas? Ma voisine en a profité lorsqu’elle a marié un immigrant musulman. Il est resté avec elle 6 mois avant de s’en aller. Mais il est probablement considéré comme immigrant reçu présentement. J’ai aussi connu des marocains à l’université qui se mariaient pour rester au Québec, et qui divorçait peu de temps après, lorsqu’ils avaient leur citoyenneté. On a donc de pauvres jeunes filles qui tombent dans le panneau.
L’article mentionne le parrainage pendant trois ans. Il y a une dizaine d’année, ce n’était qu’un an.