Les partis et les signes religieux

Que disent le Parti Libéral, le Parti Québécois, L’Action Démocratique du Québec et Québec Solidaire sur les signes religieux ?

Photos : PC
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Le Parti libéral : un oui embarrassé

Le gouvernement libéral n’a pas l’intention d’interdire aux employés de l’État de porter des signes religieux, même ostensibles, comme le voile islamique. C’est la ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Christine Saint-Pierre, qui a formulé cette position dans une interview accordée au quotidien La Presse le 13 mai dernier, le jour même où, talonnée par les partis d’opposition à l’Assemblée nationale, elle refusait de répondre clairement sur le même sujet.

Le Parti québécois : non aux signes ostensibles

Pour la chef du PQ et de l’opposition, Pauline Marois, les employés de la fonction publique et du secteur parapublic ne doivent pas porter de signes religieux ostensibles, comme le voile ou le turban. Le Parti québécois n’avait pas de politique claire sur la question jusqu’à la prise de position de la FFQ, en mai dernier. Les députés péquistes ont alors opté pour l’interdiction de ces signes, position qu’ils souhaiteront voir incluse dans le futur programme de leur parti.

L’Action démocratique du Québec : suivre le modèle français

Pour Gilles Taillon, chef nouvellement élu de l’ADQ, « le modèle intéressant sur cette question, c’est la France qui l’a défini » : on ne doit accepter aucun signe religieux ostensible dans les institutions publiques (voile, kirpan, etc.). Dans le cas des écoles, interdire ces signes aux élèves « n’est pas une mauvaise chose », mais il faudra d’abord faire respecter cette interdiction par les enseignants. En toute circonstance, le port de signes discrets peut être toléré.

Québec solidaire : oui au port des signes religieux

Québec solidaire a adopté, il y a deux ans, une position sans équivoque : on doit permettre le port de signes religieux, même très visibles, dans les secteurs public et parapublic. Ce n’est pas une position qui passe bien auprès d’une majorité de gens, de l’aveu même de la présidente du parti, Françoise David, mais le but visé est de n’exclure personne, pas même les femmes qui portent un foulard ou un voile, des quelque 500 000 emplois que comptent les services publics.