Les ravages de la drogue

Toxicomane, le Führer prenait un cocktail de 74 drogues différentes.

Photo © Popperfoto / Getty Images
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Au Québec, il faut remonter à 2008 pour trouver la trace d’un bébé prénommé Adolphe à la naissance. Rares sont les prénoms qui renvoient à une liste si peu glorieuse d’épithètes et de qualificatifs, dont va-t-en guerre génocidaire, idéologue haineux voire carrément fou furieux. Toxicomane, également.

Ce dernier aspect de la vie d’Adolf Hitler est moins connu, mais, selon un document de 47 pages des services secrets américains réalisé durant la Seconde Guerre mondiale, le Führer prenait un cocktail de 74 drogues différentes. Grand hypocondriaque, il n’hésitait pas à en consommer quelques dizaines par jour, à l’occasion.

Un documentaire diffusé durant la fin de semaine par la chaîne britannique Channel 4 fera d’ailleurs la lumière sur la dépendance bien cachée d’Hitler, qui était visiblement fana de méthamphétamines, de barbituriques, de morphine ou encore de semence de taureau (destinée à augmenter sa testostérone).

Comme l’explique le Washington Post, la méthamphétamine s’est fait un nom lors de la guerre de 39-45. L’Allemagne nazie et les Alliés s’en servaient alors comme moyen de tenir les pilotes et les soldats alertes et endurants pendant les combats. Hitler et les soldats allemands en consommaient sous la forme d’un médicament commercial initialement censé traiter l’asthme, le Pervitin.

En Allemagne, les « Directives pour la détection et la lutte contre la fatigue », publiées le 19 juin 1942, étaient claires : « Deux comprimés pris à la fois éliminent le besoin de dormir pendant une période de trois à huit heures, et deux doses de deux comprimés sont normalement efficaces pour 24 heures. »

Le Führer se voyait administrer ses médicaments par Theodor Morell, dont les lettres personnelles ont servi de base au dossier des services secrets américains. Ce docteur peu conventionnel cherchait notamment à maintenir Hitler « éveillé et motivé » grâce au traitement de méthamphétamine, indique Le Figaro.

« Pour doper Hitler, Morell lui prescrivait des stimulants. Pour l’endormir, des sédatifs. Dès 1943, le Führer semblait accroc à ce cocktail néfaste.  […]Le dossier militaire indique que le Führer aurait pris de cette drogue juste avant sa dernière réunion avec le dictateur italien, Mussolini, en juillet 1943. Une rencontre houleuse pendant laquelle Adolf Hitler fut particulièrement agité. »

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site du Washington Post : «High Hitler: Nazi leader was a meth addict, says new documentary»

Ci-dessous, un documentaire de la chaîne franco-allemande Arte sur le Pervitin :

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