Les reportages du cours Journalisme et Internet

Au printemps dernier, des étudiants du cours Journalisme et Internet de l’Université de Montréal ont soumis des articles à L’actualité.com concernant trois dossiers d’affaires publiques : le Plan Nord, le français hors Québec et le projet de loi C-10. Voici leurs reportages.

Plan Nord

La musique pour dénoncer


Pakesso Mukash et Matthew Iserhoff privilégient désormais la musique pour porter le message de leur peuple, les Cris. Jadis leaders jeunesse dans leur communauté, les membres du groupe CerAmony constatent qu’à l’aube du Plan Nord, « 50 000 watts de musique dans les oreilles » ont beaucoup plus d’impact sur le débat actuel.

Entente imminente entre les Cris et Québec


Les Cris pourraient bientôt s’entendre avec le gouvernement du Québec sur l’aménagement de leur territoire, convoité par le Plan Nord. Une Entente finale est sur le point d’être conclue, près d’un an après la signature de l’Accord-cadre sur la gouvernance dans le territoire d’Eeyou Istchee Baie-James.

Qu’est-ce que le Plan Nord ?

À peine est-il dévoilé que le Plan Nord suscite déjà la controverse. Certains y voit l’occasion d’enrichir le Québec, alors que d’autres s’inquiètent de la façon dont seront exploitées les ressources naturelles. Mais que comprend cet ambitieux projet exactement ? Petit tour d’horizon.

3 artistes Innus, 3 générations : tryptique d’un plan nord annoncé

Vision intergénérationnelle du Plan Nord par le biais de 3 personnalités connues de la nation Innue,  porte-étendards de leur culture,  parce qu’il est important de parler de « développement » d’un point de vue humain.

Plan Nord : un recul dans les relations entre les autochtones et l’État québécois

Selon Carole Lévesque, professeure-chercheure spécialiste des peuples autochtones, la vision du développement mise de l’avant par le gouvernement Charest dans le cadre du Plan Nord dénote un recul dans les relations entre le gouvernement provincial et les autochtones. Ce recul se traduit par l’absence ou la superficialité de la consultation vis-à-vis certaines communautés. Le gouvernement estime, pour sa part, satisfaire à ses obligations de consultation à travers la Table des partenaires autochtones.

Plan Nord : diviser pour mieux régner

Les Nations autochtones sont divisées au sujet du Plan Nord. Cette division est le reflet de la fragmentation qui existe entre ces nations mais également au sein de celles-ci. Selon Jean Leclair, professeur en droit constitutionnel à l’Université de Montréal, cette fragmentation est grandement attribuable aux diverses lois qui balisent les droits des Premières Nations. Le gouvernement, dit-il, « a imposé une logique du « diviser pour mieux régner » qui perdure encore aujourd’hui. »

Les Innus : de «simples figurants» dans le Plan Nord

Selon Artur Picard, militant du groupe Innu Power, 7 communautés Innus, dont celle de Pessamit, sont contre le Plan Nord « parce qu’elles sont réduites à de simples figurantes dans ce projet économique ». Monsieur Picard est un opposant farouche du Plan Nord. « On s’oppose parce que ça fait 50 ans qu’il a commencé sans nous », clame-t-il.

À l’heure du boom minier, la question des droits territoriaux n’est pas réglée

Selon le porte-parole de la Coalition pour que le Québec ait meilleure mine, Ugo Lapointe, le syste?me du free mining prévaut au Québec. « Ce que les gens ne savent pas, c’est qu’il y a des centaines de projets d’exploration minier au Québec en ce moment. », affirme Lapointe, « et sur tout le territoire du Plan Nord, actuellement, il n’y a pas d’obligation d’informer avant d’aller faire des travaux d’exploration », affirme-t-il.

Développer le Nord québécois : la solution, selon le médecin et auteur Jean Désy

Développer le Nord pourrait bien être le meilleur moyen d’améliorer la qualité de vie des autochtones qui le peuplent et surtout, découvrir les richesses qu’ils offrent, selon le médecin et auteur Jean Désy.

Les femmes autochtones : les laissées-pour-compte du Plan Nord

L’anthropologue Carole Lévesque croit que  l’avenir des femmes autochtones dans le Plan Nord est plus qu’incertain puisqu’il n’y a aucune disposition n’est mise en place afin de favoriser leur participation active dans ce mégaprojet.

 

Le français hors Québec

Vivre en français à Toronto


Les habitants de Toronto peuvent vivre entièrement en français parce que la communauté francophone se bat pour obtenir des services dans cette langue.

La francophonie torontoise s’unit grâce aux médias sociaux

Les francophones de Toronto se mobilisent pour renforcer leur communauté. Pour ce faire, ils se tournent vers les réseaux sociaux pour se rencontrer et partager leurs expériences.

Les habitants de Toronto réclament davantage d’écoles francophones

Les responsables des conseils scolaires francophones de la région de Toronto doivent ouvrir de nouvelles écoles puisque la population souhaite que ses enfants soient instruits en français. Toutefois, les infrastructures font défaut : il manque de locaux dans la Ville-Reine, pour répondre à la demande…

Une communauté scindée

À Vancouver, la scission de l’Union des français à l’étranger et la disparition du seul journal exclusivement francophone de Vancouver, l’Express du Pacifique,  ont mis à jour des dissensions au sein de la communauté francophone. Des efforts doivent être faits, tant au niveau gouvernemental qu’individuel, pour unifier les forces vives de la Francophonie.

Les fondations d’une identité bilingue

À Vancouver, l’enseignement et la diffusion du français progressent à pas de géants dans une province où l’histoire de la francophonie est encore relativement récente. Ce phénomène ne tient pas tant à la présence, encore embryonnaire, de francophones, qu’au grand potentiel que suscite l’intérêt de cette langue auprès de la population anglophone.

Moins d’argent pour traduire des documents

Les Canadiens francophones subissent un aspect inusité des compressions réalisées dans les ministères fédéraux : la traduction. Ils reçoivent de moins bons services dans leur langue parce que les ministères fédéraux n’ont plus autant d’argent à consacrer à la traduction de documents qu’auparavant.

Portrait global : le français au Québec

Une présentation de quelques chiffres et faits saillants de la situation du français au Québec.

 

Le projet de loi C-10

La loi C-10 : un pas de plus vers le respect des victimes

L’Association des Familles de Personnes Assassinées ou Disparues (AFPAD), soutient la nouvelle loi C-10 ou Loi sur la sécurité des rues et des communautés. L’association revendique une «meilleure justice afin de mieux protéger les victimes et la société». Elle appuie sans réserve toutes initiatives en matière de prévention de la criminalité et de la violence, dont fait partie, selon elle, la loi C-10. Selon l’association, cette nouvelle loi permet non seulement d’accorder plus d’importance aux victimes d’actes criminels, mais elle permet également aux citoyens de vivre dans une société sûre et paisible, qui encourage la protection de la liberté et la sécurité.

C-10 : valoriser la répression et les prisons

La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) se prononce contre la loi C-10, adopté par les Conservateurs. Le 22 février 2012 à Ottawa, la vice-présidente de la Comission, Sylvie Godin, a dénoncé la répression et l’incarcération préconisées par la loi C-10. Elle soutient que cette loi constitue un net recul en matière de réadaptation, de réinsertion et de prévention de la délinquance des adolescents. Elle a plutôt plaidé  pour le modèle pratiqué actuellement au Québec, qui privilégie la réhabilitation et la réinsertion sociale des jeunes contrevenants.

Loi C-10 : la criminalisation de la drogue est inutile selon des médecins

Des médecins rejettent l’initiative du gouvernement Harper dans la loi C-10, concernant les drogues. Ils s’en prennent à l’initiative du gouvernement concernant les peines minimales pour la culture de marijuana. Les médecins hygiénistes en chef de la Colombie-Britannique (Perry Kendall et Robert Strang ) et les chercheurs (Evan Wood et Moira McKinnon) signent une étude dans Open Medecine. 

Dissuader le crime : est-ce que des sentences plus lourdes sont la meilleure solution?

Chantal Fredette, étudiante au Doctorat en criminologie à l’Université de Montréal, désapprouve les nouvelles modifications législatives qu’entraîneront la loi C-10 parce qu’elles risquent de nuire à la réinsertion des jeunes contrevenants.

Loi c-10 : une loi contre l’individualité


Chantal Fredette, étudiante au Doctorat en criminologie à l’Université de Montréal, condamne l’attitude répressive du gouvernement Harper à l’égard des jeunes contrevenants. « Cette attitude, purement idéologique, oublie de tenir compte des individualités », affirme-t-elle.

 

La criminalisation de la drogue est inutile

Des médecins rejettent l’idéologie du gouvernement Harper dans la loi C-10, concernant les drogues. Perry Kendall et Robert Strang les médecins hygiénistes en chef de la Colombie-Britannique et de la Nouvelle-Écosse et deux chercheurs, Evan Wood et Moira McKinnon signent une étude dans Open Medecine. Ils s’en prennent à l’initiative de Harper concernant les peines minimales pour la culture de marijuana.