L’infirmière qui ne croyait pas au masque

Une infirmière remet publiquement en question les mesures imposées par la Santé publique depuis le début de la pandémie. En contradiction avec son code de déontologie. Problèmes en vue.

Crédit : L'actualité

Liane Venne est infirmière à Info-Santé. Sur Facebook, elle partage régulièrement des publications moquant ou dénonçant les mesures imposées par la santé publique. Par exemple, le 15 août, elle relayait un mème où l’on pouvait lire : « Quand tu perds ta job, maison et droits humains… Mais c’est correct, le gouvernement vous a sauvé d’un virus d’un taux de survie de 99,6 %. »

Quelques jours plus tôt, toujours publiquement, l’infirmière avait relayé ce message à propos de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) : « L’OMS n’a rien à voir avec la réelle médecine. […] La connexion en soi et à la nature ainsi que sa préservation est l’ultime quête de notre époque. […] Que ton aliment soit ton seul médicament. »

Liane Venne a assisté à au moins deux manifestations antimasques dernièrement, selon ce que montrent ses vidéos et ses publications. Dont le rassemblement organisé le 26 août devant le parlement à Ottawa. « Aujourd’hui à Ottawa, j’ai vécu quelque chose de merveilleux, de noble et qui fait du bien à l’âme. De voir des gens unis comme ça pour une même cause : pour créer un monde juste, authentique et conscient », écrivait-elle samedi dans le groupe Facebook d’Appel à la liberté, le producteur du film Covidences, connu pour dénoncer les mesures du gouvernement.

L’infirmière apparaît d’ailleurs dans la bande-annonce du film qui sera dévoilé lors d’une soirée de lancement dans un verger près de Drummondville.

Liane Venne est infirmière à Info-Santé. / Capture d’écran

« On est faits pour être en société. Les humains, on a besoin de contact. On a besoin de se regarder dans les yeux, de se voir le visage, se sourire, se toucher. Pis on enlève tout ça à tout le monde ? » déplore-t-elle dans la bande-annonce.

Certains des propos qu’elle tient publiquement depuis quelques mois pourraient toutefois la mettre dans l’embarras. 

Le code de déontologie des infirmières et infirmiers encadre en effet la prise de parole de ses membres sur les réseaux sociaux ou sur la place publique. L’article 3 prévoit que « l’infirmière ou l’infirmier ne peut poser un acte ou avoir un comportement […] qui est susceptible de dévaloriser l’image de la profession ». Et l’article 36 stipule que « l’infirmière ou l’infirmier doit s’abstenir de tenir ou de participer à des conversations indiscrètes, incluant dans les réseaux sociaux, au sujet d’un client et des services qui lui sont rendus ».

« Je vous confirme que le Bureau du syndic est saisi de cette situation », dit une porte-parole de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) au sujet des propos tenus sur Facebook et dans la bande-annonce du film Covidences par Liane Venne.

Cette dernière n’a fait l’objet d’aucune plainte par le passé, a-t-on aussi confirmé à L’actualité.

Le ministère de la Santé et des Services sociaux a redirigé notre demande d’entrevue vers le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) qui emploie Liane Venne. Celui-ci n’a pas voulu commenter ce cas en particulier, puisque le dossier est confidentiel. « Le CISSS ne peut pas interférer dans les opinions personnelles de ses employés en dehors du travail. Toutefois, l’organisation est en mesure, par différentes méthodes, de vérifier si les opinions d’un employé ont un impact sur ses actes professionnels. Le cas échéant, une telle situation ne serait pas acceptable pour l’organisation », a-t-on répondu par courriel.

Dans une vidéo publiée sur Facebook le 20 juillet, Liane Venne mentionne être en arrêt de travail et « dans le processus d’organiser ses choses en s’en allant vers la démission ». « De plus en plus, ça me confronte à des valeurs qui ne sont pas les miennes », dit-elle. Elle ajoute que si le mouvement antimasque agit avec violence, « le gouvernement va gagner ».

Liane Venne a refusé initialement notre demande d’entrevue, avant de nous contacter après la publication de cet article pour indiquer qu’elle avait démissionné de son poste d’infirmière et qu’elle avait renoncé à son titre d’infirmière. “Dans l’exercice de mes fonctions, j’ai eu à porter le masque à maintes reprises et je considère que c’était justifié à chaque fois. Actuellement, en tant qu’individu, je me questionne, je recherche et j’ai mes opinions face à la gestion de notre société”, a-t-elle écrit sur Facebook après la parution de l’article. Le texte complet de sa réaction se trouve dans la section « Commentaires » à la suite de cet article.

(NDLR: Ce texte a été mis à jour le 12 septembre 2020 pour préciser que Mme Venne nous a contacté après la publication de cet article pour indiquer qu’elle avait démissionné de son poste et renoncé à son titre d’infirmière.)

 

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Belle époque totalitaire! La censure est partout, la délation est encouragée, la surveillance et la répression de retour en force. Génial!

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CDC just reveal that only 6% of the death are from coronavirus all the rest die wit coronavirus 🤔🤔 before you judge somebody don’t really believe on the mask and by the way no real scientific facts that the mask work

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This is not what CDC said.

94% of death poeple from COVID also suffer from other chronic disease.

Like with any other viral infection or indeed any other causes of death, the unfortunate ones who suffer from chronic illnesses die more.

Elle a eu la grosse tête…. attitude irresponsable qui devra être sanctionnée. Elle viendra pleurer… crier… s’allier tout son monde. Alors que professionnellement, ce n’est pas la façon de procéder. Manque je jugement crasse. Un choix…. elle devra l’assumer.

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Elle est en arrêt de travail, donc payée pour rester à la maison ?

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Et sur le départ semble-t-il ! Seriez-vous prêt à prendre sa place à cause d’une pénurie
professionnelle récurrente ? Et en connaissez-vous les raisons ? A la réflexion, je ne suis pas
sûr que les conditions et temps de travail vous conviendraient vraiment…

Juste comme ça. Comment expliquer l’énorme différence des taux de morbidité/100000 habitants?
Corée du sud= .67
Japon= 1.09
Siède=57.8
Chine= .33
USA=57
Brésil=59
Québec=68
Trouvez l’erreur

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C’est ma soeur. Elle a entièrement raison. Vous pouvez dire ce que vous en pensez, c’est comme un orage au dessus d’un gazebo en juillet.
L’Actualité, vous êtes vendus, biaisés, possédés par la clique mondialiste. Tout ce que vous dites est sans fondements. Juste un ramassis de destruction du vivant. Ciao bye.

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Voici la réponse écrite de l’infirmière en question, car je crois pas que l’éditorialiste du journal va ajouter ça à l’article nauséabond de cette journaliste

Voici la réponse à l’article de Mme Camille Lopez dans la revue l’Actualité:

Bonjour à l’équipe de rédaction de l’Actualité,
J’aimerais répondre à Mme Camille Lopez en lien avec l’article » l’infirmière qui ne croyait pas au masque » puisqu’il s’agit de moi. Je trouve intéressant de réaliser que la vérité est souvent ni noire ni blanche, mais qu’elle peut se situer parmi la multitude des tonalités de gris. Alors, voilà ma surprise de voir cet article publié puisque je n’avais pas eu le temps de répondre à la demande d’entrevue via Messenger par Mme Lopez. Ainsi, sans prendre le temps de discuter avec une personne, il est bien possible de peindre le portrait que l’on veut d’elle, surtout lorsqu’on prend un ramassis d’informations qui sont ensuite colligées. Il devient très facile de montrer la personne sur une perspective unidimensionnelle, qui selon moi, est sans substance et sans intérêt. Dans l’exercice de mes fonctions, j’ai eu à porter le masque à maintes reprises et je considère que c’était justifié à chaque fois. Actuellement, en tant qu’individu, je me questionne, je recherche et j’ai mes opinions face à la gestion de notre société. À ma connaissance, je n’ai jamais cru que réfléchir et questionner était signe de tare humaine. Bref, chacun ses opinions, chacun ses perspectives… Je pense qu’avec tout ce que nous vivons mondialement en ces temps présents, un journaliste aurait des sujets beaucoup plus percutants et des questionnements plus pertinents.
Mais, comme j’ai dit plus tôt: chacun ses opinions, chacun ses perspectives.

Bien à vous,
Mme Liane Venne

En passant, le titre aurait dû être » l’ex-infirmière qui ne croyait pas au masque » puisque j’avais déjà démissionné de mon employeur et avais renoncé à mon titre avant la sortie de l’article. Encore là, le titre aurait pu être » l’ex-infirmière qui se questionne ».

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