Livreur : métier menacé

Les fabricants de robots de livraison autonomes rivalisent d’efforts pour devenir des leaders dans le domaine. Aux États-Unis, la course est bel et bien engagée.

Ça se bouscule chez les fabricants américains de robots de livraison autonomes pour devenir le leader de la livraison de repas, de provisions ou de colis. Dans la course, le robot livreur Scout, d’Amazon. Six appareils de la taille d’une glacière roulent à l’essai depuis janvier 2019 dans le comté de Snohomish, dans l’État de Washington. Bien qu’ils puissent naviguer autour des animaux domestiques, des piétons et autres obstacles sur les trottoirs, affirme Amazon, ces premiers robots livreurs sont pour l’instant accompagnés par des employés.

Une centaine de petits KiwiBot, de la société Kiwi, sont aussi déjà au travail depuis plus d’un an sur le campus de l’Université de Californie à Berkeley, où ils livrent des repas en un temps moyen de 27 minutes, ce qui est plus rapide qu’un humain, affirment leurs créateurs. En décembre, un de ces engins a pris feu. Erreur humaine, a dit la société Kiwi : la batterie avait été remplacée par une autre… usagée.

Inventés par deux ingénieurs de Google, les robots Nuro sont pour leur part des véhicules plus grands (quoique plus petits qu’une voiture) et équipés de compartiments réfrigérés et chauffés. Présentement à l’essai en Arizona, ils livrent les commandes d’épicerie des clients d’un supermarché.

La société Postmates, pionnière de la livraison à la demande aux États-Unis, a récemment dévoilé Serve, son robot livreur, qui sera déployé dans les principales villes américaines en 2019.

De leur côté, les entreprises Anybotics et Continental travaillent à la mise au point d’un fourgon de livraison autonome qui transportera des chiens-robots, qui eux sortiront du véhicule et apporteront les colis à leur destination finale. Qui sait si ce ne sera pas un jour à votre porte !

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1 commentaire
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Ce sera l’un ou l’autre: soit assez petits pour rouler sur les trottoirs, soit assez gros pour rouler dans la rue. Et je vois mal que ce soit sur les trottoirs au travers des piétons qui ont déjà de la misère à s’endurer en se croisant, alors, imaginez un p’tit maudit robot qui s’en mêle. Il me semble qu’il y aura moins de coups de pied au cul qui vont se perdre, et les robots en seront les premières victimes. Et ça, c’est sans compter le vandalisme et les robotnapping pour les mieux organisés dans le domaine. Quant aux robots-livreurs assez gros pour aller dans le trafic, ça fera juste empirer les embouteillages. Je ne crois pas que cette avenue va devenir aussi attrayante que ça avec le temps. En tout cas, qui vivra verra.

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