L’union fait la force

De Miami à Vancouver, les francophones d’Amérique multiplient les alliances.

Qui sait que c’est un libraire québécois établi à Vancouver, Marc Fournier, de Sophia Books, qui fournit l’Alliance française de Washington en livres québécois ? Et que c’est un Libanais de Vancouver, Roger Khayat, de French Bestsellers, qui fournit l’Alliance française de Miami en films francophones ?

Coup de coeur francophone, manifestation musicale qui a produit des dérivés dans 21 villes canadiennes, a mis au point cette année une stratégie pour faire la promotion de la production francophone auprès des non-francophones. « Cela n’implique pas seulement de traduire les communiqués, explique Alain Chartrand, le directeur général. Il faut positionner la publicité, faire des tournées de promo. C’est le début d’une stratégie qu’on n’aurait pas vue il y a 10 ans. » On constate le même effort du côté des Rendez-vous du cinéma québécois, qui ont organisé une tournée en 2006 dans neuf villes canadiennes, en plus de Boston à l’occasion du congrès de l’Association internationale d’études québécoises. « Nous avons découvert un potentiel étonnant », dit Ségolène Roederer, la directrice.

Ce qu’Alain Chartrand et Ségolène Roederer ont découvert, c’est qu’il existe maintenant trois types de francophones !

C’est un peu comme pour la francophonie internationale : sur les 200 millions de francophones dans le monde, à peine 80 millions, en comptant large, ont le français pour langue maternelle. « Notre définition d’un francophone, c’est quelqu’un qui s’intéresse à la francophonie et qui parle français », dit Lise Routhier-Boudreau, de la Fédération des communautés francophones et acadienne, qui mise fortement sur ce groupe pour l’avenir.

Zachary Richard se réjouit du succès des classes d’immersion française en Louisiane une idée québécoise. Selon lui, on assiste à l’émergence d’une nouvelle sorte de francophones. « Quand j’étais petit, les parents parlaient en français pour que leurs enfants ne les comprennent pas. Maintenant, avec les écoles d’immersion, ce sont les enfants qui parlent en français pour que les parents ne comprennent pas. Qui l’eût cru ! »

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