Ma bouteille de pilules est verte !

EcoloPharm, de Chambly, a trouvé comment limiter les effets secondaires sur l’environnement des millions de contenants de pilules vendus chaque année. 

Illustration : Sébastien Thibault

Présenté parLogo partenaire

L’histoire qui suit est celle d’un lauréat de la deuxième édition des Prix de l’impact social, qui récompensent des entreprises et des organismes québécois qui travaillent de façon méthodique à changer le monde. L’entreprise EcoloPharm a reçu le prix dans la catégorie Leadership en responsabilité sociale. Pour lire tous les récits inspirants, c’est ici.

Depuis le début de la pandémie, l’usine d’EcoloPharm à Chambly tourne jour et nuit. L’entreprise, qui fabrique des bouteilles de pilules, des piluliers et autres pots à onguent, tous recyclables et écoresponsables, était prête à réagir pour répondre à une augmentation de commandes. « On sait très bien que les pharmacies ne ferment jamais », dit Sandrine Milante, présidente de la société. Depuis mars, EcoloPharm a attiré beaucoup de nouveaux clients pharmaciens, largués par leurs fournisseurs américains qui désiraient se concentrer sur leur marché intérieur. 

En 2009, lorsque Sandrine Milante crée EcoloPharm, l’entreprise est la première à proposer des emballages recyclables sur le marché nord-américain. À l’époque, lorsqu’elle parle à des clients éventuels de réduction d’empreinte carbone, on lui ferme la porte au nez. Toutefois, cette adepte de la philosophie zen ne se laisse pas décourager. Aujourd’hui, EcoloPharm fournit plus de 3 600 des 11 000 pharmacies du Canada. « On n’est pas un vendeur de produits d’emballage, on vend un fonctionnement écoresponsable », explique la quarantenaire. 

Choix de la matière première, design, fabrication et distribution : chaque étape est étudiée pour avoir le moins d’effets néfastes sur l’environnement. Les emballages sont faits de polypropylène, un matériau recyclable et non toxique. « On oublie le volet santé des emballages de médicaments, car la plupart des piluliers offerts sur le marché sont fabriqués en PVC », souligne Sandrine Milante.

Les emballages sont conçus, moulés et fabriqués à l’usine de Chambly, sans aucun intermédiaire. Leur livraison est elle aussi pensée pour limiter l’impact environnemental : peu de camions, pas de plastique et le moins de carton possible. C’est ce modèle d’affaires ne laissant rien au hasard qui fait d’EcoloPharm un leader en responsabilité sociale. 

« Si un client finit par jeter son produit par la fenêtre de sa voiture, on peut au moins s’assurer que l’empreinte environnementale, dans l’ensemble de son processus de fabrication, a été réduite à son minimum », conclut Sandrine Milante.

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Bravo. Serait il possible, légalement et techniquement, de récupérer, nettoyer puis réutiliser les boîtes de pilules qui sont presque toujours identiques?

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Pourquoi alors, ayant un fabricant ici même dans notre beau Québec, nos pharmaciens n’exigent-ils pas des pharmaceutiques que l’emballage de nos médicaments soit fait ici. Je reçois encore des emballage de médicament ensachés individuellement dans des feuilles d’aluminium et de plastique dans une boîte de carton que je dois transférer moi même dans une vieille bouteille de PVC parce que ça prend moins de place dans l’armoire.
À chaque visite chez mon pharmacien, je leur chante toujours la même rengaine sur l’emballage, mais rien ne semble vouloir changer.
La prochaine fois, je vais demander à Mme Ginette Renaud de venir avec moi pour la leur chanter… peut-être que ça aura plus d’effet !

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