Ma guerre ouverte contre le recyclage

J’en suis à observer « comment » on génère autant de recyclage, quels sont les produits qui créent des bacs gargantuesques de recyclage. La prochaine étape sera de changer nos habitudes.

Photo : L'actualité

Nous sommes cinq. J’aurais besoin d’une autre pièce juste pour mon recyclage. Et je sais pas vous, mais je ne vis malheureusement pas dans le manoir de Tintin. Ni dans le château de Downton Abbey, ni dans celui de ma mère, là où j’ai grandi, pas loin de la gloire de mon père qui nous faisait vivre dans une grosse maison. Avec une pièce à l’arrière de la cuisine où l’on pouvait stocker les poubelles et probablement tout ce qui rentre dans mon appartement. En fait, cette seule pièce était grande comme mon appartement.

J’aime beaucoup la vie en ville et je vis comme des millions de citadins dans le monde, c’est-à-dire que je ne vis pas juste dans mon appart, je vis dans tout le quartier. C’est comme ça que survivent les urbains. Oui, ils habitent dans des quatre et demie, mais en fait ils vivent dans bien plus grand parce qu’il y a la rue avec les commerces et le parc et le terrain en face de l’église et les bancs devant le café et l’autre parc et j’en passe et j’en passe et j’en passe.

J’essaie de réduire mon empreinte écologique, mais, je vais être franche avec vous, je ne crois qu’à moitié aux révolutions altruistes. Je crois au réel changement une fois qu’il s’inscrit pour de bonnes raisons dans la vie des gens. De chacun. Je ne crois pas que l’on puisse faire adopter à des millions de personnes des mesures en leur disant « C’est bon pour la planète » ou « C’est bon pour la société ». La motivation première du changement doit être « C’est bon pour vous ». Oui, « vous ». Vous qui avez besoin de sentir que vous êtes important. Si on trouve des manières de faire comprendre aux gens que ce changement constitue un avantage pour améliorer leur vie quotidienne, alors on a plus de chances de réussir.

C’est pour ça que je déteste les pubs du gouvernement pour le port du masque qui disent qu’on le porte pour nos neveux et nos grands-parents et notre mère, etc. Non. Je le porte pour les autres et les autres le portent pour moi. « Moi ». Adresse-toi au petit « moi » à l’intérieur de tout le monde, tous vont manger leurs légumes. Est-ce que c’est infantilisant ? Bien sûr. Mais l’égo chez l’homme est un commencement (ce n’est pas de moi, je l’ai lu quelque part).

L’égo est un début. Avec un peu de chance, chacun est libre de pousser plus loin. Et de se rendre jusqu’à l’autre. Mais l’égo est souvent la porte. Le rapport avec mon recyclage ? Je n’en peux plus de générer des tonnes de recyclage. Je trouve ça profondément débile. Ma motivation première et individuelle est que « ça me tanne en ti-pépère » de gérer les gros sacs et les contenants que je rince et les boîtes que j’écrase. Ma motivation première est que je suis une malade mentale de déco intérieure et « scuse-moi », mais mon recyclage fait désordre dans ma maison parfaite.

Ma motivation, si je creuse ensuite, est aussi que je trouve complètement absurde que l’on ne soit pas capable d’imposer à chaque entreprise de se soucier de la mort de ses produits. Tu les fais naître, tu vas devoir te soucier de comment ils meurent et où. Quel impact cela a-t-il sur la planète ? Sur l’environnement ? Sur le paysage ?

On n’est pas bons. Alors, je me suis mise en guerre. À ce stade-ci, j’en suis à observer « comment » on génère autant de recyclage. Quels sont les produits que l’on achète sans réfléchir qui créent des bacs gargantuesques de recyclage. La prochaine étape sera de changer nos habitudes. Je l’ai fait en me débarrassant de notre voiture. Depuis je suis devenue un monstre, je sais que les habitudes se changent. « Watchez-moé ben aller ! »

 À suivre…

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Dans cette chronique Léa Stréliski confond quelque peu la génération et le volume de déchets avec la croissance constante de matières qui devraient être théoriquement recyclées.

Les faits ces dernières années ont démontré une gestion assez pitoyable de nos déchets recyclables. L’autre aspect est que le Canadien moyen est un monstre en matière de génération de déchets de toutes sortes. En plus, beaucoup de ce qui devrait être recyclé se retrouve dans la rue ou aux vidanges, incluant les produits électroniques.

Si la conscience environnementale de madame Stréliski est tout en son honneur, force est de constater que nous n’avons toujours pas réglé cette problématique, que les publicités sur le sujet sont assez abominables, elles cherchent à nous donner bonne conscience alors qu’en arrière plan nous n’avons toujours pas trouvé les solutions d’une gestion optimale et locale de tout ce que nous rejetons.

Dans cette chronique encore, madame Stréliski envisage avec à propos, un moyen de modifier le cours des choses par ce qu’elle ne nome explicitement pas, mais cependant ce qu’elle ne nome pas porte un nom : il s’agit ici de l’économie circulaire. En réalité toutes choses peuvent être théoriquement valorisées presque à l’infini. Il faudrait attribuer à tout ce qui est retourné une valeur suffisante ; et puis créer une structure de retour qui permette cette valorisation.

Ce qui rend ce concept quelque peu difficile à appliquer, c’est qu’actuellement encore peu d’objets sont conçus dans cette fin. Un autre problème est qu’au niveau urbain, il n’existe pas pour le moment d’organisation des villes qui permette ce recyclage ou cette valorisation de toutes choses à 95%.

Nous pouvons sans-doute modifier notre façons de vivre pour réduire significativement notre empreinte écologique, il n’en demeure pas moins qu’il y aura pour assez longtemps toujours des déchets qui s’accumuleront rendant par le fait-même toute forme durable de recyclage incertain.

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Je m excuse mais j ai l impression de lire votre critique , et de rien comprendre , c est completement nébuleux comme texte, et pour ma part ca ne veut rien dire …désolé…

@ robert hurand,

Merci pour vos commentaires. Il ne s’agissait pas à proprement parler d’une critique mais plutôt d’un point de vue exprimé. Ne vous excusez pas, ne vous désolez surtout pas. En ce qui me concerne, je comprends parfaitement vos propos.

J’aimerais vos poser deux questions que vous comprendrez sans doute : Êtes-vous pleinement satisfait de la gestion des déchets en général ? Cela est-il entièrement à votre goût ?

Faites-nous profiter – s’il vous plaît – de votre bon jugement.

@ Romain Gagnon,

Merci pour votre affabilité.

Madame Stréliski,
Je suis d’accord avec vous que chaque entreprise qui met un produit sur le marché doit aussi prévoir de reprendre les déchets qu’elle génére. Il y des exemples: je suis abonné au service «Instant Ink» de de HP. Lorsque la cartouche d’encre est vidée je la retourne dans une enveloppe port payé par HP. Chaque compagnie devrait être tenue à trouver des solutions semblables. Comment les convaincre? Faire des pressions par des pétitions, etc. Leur envoyer des lettre ou des résumés d’articles prouvant que d’autres le font .Et ensuite répéter le message avec détermination.

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D’abord, contrairement à vous, je ne me complais pas du tout dans un quatre et demie et je ne suis d’ailleurs pas le seul. J’aurais besoin d’une pièce entière juste pour y loger mon équipement de plein-air.

Ensuite, votre mode de vie que vous prisez, empilés les uns sur les autres, n’a plus tellement la cote depuis le COVID-19. Densité urbaine et pandémie mondiale font bien mauvais ménage.

Finalement, au lieu de vous désoler devant la montagne de votre recyclage, vous devriez plutôt vous en réjouir. Dites-vous bien que cette montagne de déchets non organiques était autrefois banalement enfouie.

Au lieu de s’en prendre à nos habitudes de vie, pourquoi pas ne pas plutôt s’assurer que ces déchets soient bien recyclés? Quel est le mal de consommer une canette de bière si son aluminium est entièrement recyclé? Dans ce sens, je rejoins votre embryon d’idée à l’effet que le coût d’un bien de consommation devrait inclure son coût environnemental, en aval comme an amont.

Le débat sur l’environnement doit demeurer scientifique et non devenir religieux. Or, votre article a des relents des curés d’autrefois.

On nous dit que chaque petit geste environnemental compte. Dans les faits, les citoyens les mieux intentionnés sur le plan environnemental laissent une empreinte à peine plus faible que les autres*. Au lieu d’interdire les sacs en plastique à l’épicerie, la mairesse devrait plutôt exiger que les prochains viaducs soient construits en acier au lieu d’en béton. En effet, le béton est responsable de 10% des gaz à effet de serre alors que la consommation mondiale des sacs de plastique contribue à un infime dix-millième du bilan carbone total.

Bref, en obsédant sur votre pile de recyclage, vous passez à côté des véritables enjeux. Au lieu de soigner votre image, votre énergie serait mieux utilisée à approfondir vos connaissances scientifiques sur le sujet.

* Moser, S. et S. Kleinhückelkotten. « Good Intents, but Low Impacts: Diverging Importance of Motivational and Socioeconomic Determinants Explaining Pro-Environmental Behavior, Energy Use, and Carbon Footprint », Environment and Behavior, I-31, 2017.

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Bonjour à tous,

Dans les échanges, il semble y avoir une certaines polarisation. Tous sembles vouloir avoir un impact positif sur l’environnement mais on ne semble pas s’entendre sur le comment.

J’aimerais reprendre certains éléments de la discussion et remettre les choses dans leur contexte;

Je suis un peu perturbé par le titre; Ma guerre contre le recyclage. Je crois comprendre que la guerre en question es en lien avec la quantité d’ articles amasser pour être recyclés. Là, je suis d’accord beaucoup de sur-emballage, beaucoup de mauvaise utilisation de matériaux qui eux sont acheminer vers un parcours qui vise a les recyclés.

Un des grands problèmes est qu’il ne sont pas toujours recyclés. Une personne à suggéré à Mme Stréliski, de s’assuré que ses articles sont recyclés. Je pose alors la question à cette personne. Une fois qu’elle a acheminé ses articles vers la cueillette sélective, qu’elles sont ses recours pour s’assuré un recyclage adéquat?

La réponses est aucuns recours possible, c’est géré par les centres de tris, qui eux ne font que suivent les règles du marché. Sans acheteurs pour leur matière, la matière se retrouve à l’enfouissement, ils peuvent bien stocké quelques semaines, voir quelques mois, mais c’est le maximum qu’il peuvent faire.

Cependant la préoccupation de Mme Stréliski est très raisonnable, Pourquoi autant de matière, pourquoi les manufacturiers ne sont pas responsable du recyclage de leur produits, pourquoi…?

Dans les faits, le coûts du recyclage est assumé par les manufacturiers d’emballage. Chacun paie un frais à Éco-entreprise, cette dernière paie les centre de tris et rembourses les municipalités pour couvrir les coûts du recyclage. Malheureusement, le système n’est pas parfait et beaucoup de matières trouve le chemin des sites d’enfouissements. De ce qui est, réellement acheminé vers les recycleurs environ 20% est rejetés et retrouve le chemin des sites d’enfouissements. Notre système comptabilise que ce qui est enfouies et donc, les gestionnaires gouvernementaux trouve un intérêt dans l’exportation des matériaux à être recyclés car l’enfouissement de paraîtra jamais dans leur statistiques.

Cependant, il existe des technologies permettant d’évité cette enfouissement et l’accumulation dans les centre de tris fautes de preneur. Tout en créant de la valeur et en réduisant les gaz à effet de serres, voir même réduire le taux de carbone atmosphérique. Cette technologie a un coût mais elle apporte de très grands bénéfices.

Je reviens donc aux questions pourquoi et comment? Donc, la première mesure qu’un consommateur peut agir est de refusé d’acheté des produits près à jeter. En d’autres mots des produits qui ne sont pas garantie à vie pour les biens de longues durée ne devrait pas être acheté. (Grille pain, bouilloires, cuisinière, micro-ondes, réfrigérateurs, lave-linge, sécheuses, etc.). Pour les produits de consommation courante, refuser d’acheter le produits s’il ne contient pas plus de 20% de matière recyclés. Il doivent aussi être recyclables. Comme l’on dit plusieurs acheté c’est voté!!! Voté c’est dire ce que l’on veut.

S’il ne sont pas recyclés physiquement, alors le manufacturier devra faire la démonstration d’un impact environnementale réduit par rapport aux autres solutions sur le marché. À titre d’exemple mon entreprise va recyclé chimiquement le matériaux plastiques s’il est détériorées et de ce fait réduire les futurs émissions de GES d’activité industriels courante. Donc ce type de recyclage doit aussi avoir sa place dans un schéma d’économie circulaire.

Comme consommateur on peut avoir une influence déterminante sur la façon dont le recyclage ce fait dans nos localités. Mais il faut que nous fassions connaître nos désirs auprès des manufacturiers des produits que nous achetons.

Mon doux, c’est pourtant simple ce qu’elle dit. On aimerait que lorsqu’on achète un article il n’y ait pas plus de chose à jeter qu’à garder. C’est insensé ce que moi, femme seule à la retraite qui vit de sa pension de vieillesse – donc pas du genre à acheter ce dont je n’ai pas besoin – ce que moi, dis-je, doive mettre au « recyclage » chaque fois que je vais au magasin ou reçois une commande. Heureusement que mon petit 3-1/2 a de bons espaces pour le rangement et une remise en plus!

Si j’ai mis « recyclage » entre guillemets, c’est que les voisins avec qui je partage les conteneurs n’ont aucune idée de ce qui va dans l’un ou dans l’autre, alors il ne faut pas être un génie pour deviner où tout va aboutir. (Oui, la ville le sait et ne fait rien.)

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Juste un exemple de changement qu’on a apporté à notre quotidien. Ça fait maintenant 7 bonnes années qu’on a bannies les bouteilles d’eau de notre univers. Donc si on fait le décompte, ça fait autour de 9000 bouteilles de plastique de moins . Sans parler du gatoraid banni à jamais.

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Vous ne devez pas compter un valeur absolue mais en valeur relative. Ces petits gestes ne donnent rien du tout comparés au pouvoir que vous avez comme électeur. Mettez votre énergie à la bonne place. Inutile de diminuer le nombre de bouteilles. Attardez vous plutôt à mieux recycler les bouteilles.

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