Mégawatts

Construire un parc de centrales électriques. Conquérir de nouveaux marchés. Engranger les profits.

C’est le boulot des patrons d’Hydro-Québec, qui viennent de frapper un grand coup en concluant une entente pour acheter Énergie Nouveau-Brunswick. C’est aussi le but du jeu de stratégie Mégawatts, mieux connu en Allemagne sous le nom de Funkenshlag et aux États-Unis sous celui de Power Grid.

Lancée l’an dernier, la version française permet de choisir entre deux marchés, l’Hexagone ou le Québec. La mission des joueurs reste la même : électrifier le territoire. À tour de rôle, les participants doivent acheter des centrales et bâtir un réseau de transport. Les choix sont parfois déchirants. Vaut-il mieux investir dans des parcs éoliens, acheter une centrale thermique ou privilégier la filière nucléaire ? Les joueurs doivent tenir compte du coût de construction des centrales et du prix des matières premières (pétrole, uranium, charbon, etc.). À la fin, celui qui parvient à électrifier le plus de villes sera déclaré gagnant.

Mégawatts plaira aux adeptes des longs jeux de stratégie (il faut compter au moins deux heures pour une partie). Un bémol : s’ils peuvent construire des centrales au charbon, au pétrole, à l’uranium et au biogaz (produit par les déchets), les participants ne peuvent bâtir aucune centrale hydroélectrique ! Avis à l’éditeur : le Québec ne compte aucune centrale au charbon…