Nous sommes moins violents, plus tolérants, parfois désespérants

Le monde dans lequel nous vivons change-t-il pour le meilleur ou pour le pire ?

Photo © Mondadori Portfolio / Getty Images
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Récemment, Francine Laplante racontait, dans La Presse +, à quel point elle apprécie de voir P.K. Subban être considéré comme une idole par des Québécois conquis. C’est que, mère de cinq enfants dont quatre d’entre eux sont Noirs, elle a dû faire face à des commentaires particulièrement dérangeants au fil des ans. Extrait.

« Eh oui, des racistes au Québec. Eh oui, des gens pleins de préjugés et de clichés encore de nos jours…

“ Ton fils est travaillant… pour un Noir ! ”

“ Aille le nègre, deux minutes de punition, envoye ! ” (dit par un arbitre de hockey mineur)

“ Dommage que ce ne soit pas un de tes p’tits Noirs qui a eu ça… ” (dit par une connaissance à l’hôpital, alors que mon fils [blanc] de 5 ans venait d’avoir un diagnostic de cancer)

Il faut être petit, insensible et peu éduqué, de nos jours et dans une société si ouverte comme la nôtre, pour même penser et dire de telles atrocités. Pourtant, ce ne sont là que quelques exemples de tout ce que nous avons pu entendre au fil du temps.

Qu’à cela ne tienne, maintenant nous avons P.K.. Un Noir. Une idole comme il ne s’en fait plus.

Vous ne pouvez pas savoir à quel point ça me fait un petit velours que P.K. soit devenu cet été le joueur le mieux payé de tous les temps du Canadien ! L’organisation reconnaît en lui un champion parmi les champions. Un naturel, comme on dit. Une inspiration pour toutes les générations. »

Des actes racistes, des meurtres commis par des désaxés, des témoignages qui mettent en lumière une culture du viol, « des décapitations sans scrupules et des répliques malavisées »… Ouvrir le journal peut donner l’impression de vivre dans un monde de fous.

Le monde dans lequel nous vivons change-t-il pour le meilleur ou pour le pire ? Vaste débat, par ailleurs propice aux opinions et aux interprétations.

Max Roser a voulu rendre cette discussion plus concrète. Ce chercheur de l’Oxford Martin School – un groupe de recherche interdisciplinaire de l’Université Oxford qui se penche sur les enjeux et les possibilités du XXIe siècle – a créé OurWorldInData.org pour présenter les grandes tendances économiques, sociales et environnementales qui changent le visage de notre monde.

Et donc, plus concrètement ?

« Les preuves montrent que nous devenons moins violent et de plus en plus tolérant, que nous menons des vies plus saines, que nous sommes mieux nourris et que la pauvreté dans le monde est en rapide déclin.

[…] Il est facile d’être cynique à propos du monde et de soutenir que rien ne s’améliore jamais. Mais, heureusement, les données empiriques contredisent cette opinion. Nous croyons que, si cette vision négative de l’évolution du monde est si commune, c’est en partie dû à un manque d’information pertinente et compréhensible. Il est impossible de saisir comment le monde change en suivant les nouvelles du jour; les catastrophes se produisent en seulement quelques instants, alors que le progrès est un processus lent qui ne fait pas les gros titres. Nous pensons qu’il est important de dire au plus vaste auditoire possible que les efforts techniques, académiques, entrepreneuriaux, politiques et sociaux ont bel et bien un impact positif. »

De fait, permettez-moi de partager deux graphiques concoctés par Max Roser et son équipe. Premièrement, voici le nombre de citoyens du monde vivant sous les différents systèmes politiques. Sans nul doute, la démocratie en ressort triomphante.

Deuxièmement, ce graphique montre que la part de la population mondiale vivant dans la pauvreté absolue est tombée de 84 %, en 1820, à 21 %, en 2010.

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Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site OurWorldInData.

 

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4 commentaires
Les commentaires sont fermés.

Mieux encore le nombre de personne vivant sous le seuil de l’extrême pauvreté a baissé en chiffre absolu – pas juste en pourcentage.
Bravo de rappeller que tout n’est pas noir.

Pas de régimes coloniaux depuis 1975 ? Allez dire cela aux Tibétains, aux Ouighours, aux Tchéchènes, aux Tatars, aux Kurdes, aux Sahraouis, aux Amazighen, aux Palestiniens, aux différents groupes autochtones des Amériques.

Merci pour cet article …j’aimerais TELLEMENT pouvoir avoir accès à de nombreuses publications et données qui appuient vos propos. Quelle source d’inspiration et d’ESPOIR

Deux questions:

1) Avez-vous des sources complémentaires à suggérer ?
2) quels sont les gains d’après vous de médiatisé la violence, l’augmentation de l’écart entre les pauvres et les riches et de la misère humaines, le terrorisme, etc.

Au très grand plaisir de vous lire et encore … meeeerci pour votre article :o)))))
Renée Rivest

C’est vrai que le monde s’améliore mais ça ne fait pas la une des journaux parce que ce que les journalistes recherchent c’est ce qui va mal. Deux soldats tués par des débiles on en entend parler mais on n’entend peu parler de ce qui se fait de bien dans le monde car ce n’est pas spectaculaire. Ce qui est dommage c’est que trop de gens pensent que tout va mal. Soyons positifs pour changer!