Demandeurs d’asile : nouvelles vagues en vue ?

Des milliers de ressortissants vivent dans l’angoisse de voir leur statut protégé temporaire révoqué.

Photo : Geoff Robins / Getty Images

Les Haïtiens qui séjournent aux États-Unis depuis le tremblement de terre de 2010 ne sont pas les seuls à craindre que leur statut protégé temporaire (SPT) soit révoqué par le président Donald Trump. Près de 320 000 ressortissants de huit pays vivront cette angoisse d’ici juin 2018. Tous ne chercheront pas refuge au Canada, comme nombre d’Haïtiens l’ont fait, mais plusieurs milliers d’entre eux pourraient tenter leur chance vers le nord.

195 000 Salvadoriens

SPT depuis les tremblements de terre de 2001

Échéance : 9 mars 2018

61 000 Honduriens

SPT depuis l’ouragan Mitch, en 1998

Échéance : 5 janvier 2018

46 000 Haïtiens

SPT depuis le tremblement de terre de 2010

Échéance : 22 janvier 2018

9 000 Népalais

SPT depuis le tremblement de terre de 2015

Échéance : 24 juin 2018

2 550 Nicaraguayens

SPT depuis l’ouragan Mitch, en 1998

Échéance : 5 janvier 2018

450 Soudanais

SPT depuis la guerre civile, en 1997

Échéance : 2 novembre 2017

250 Syriens

SPT depuis la guerre civile, en 2012

Échéance : 31 mars 2018

50 Sud-Soudanais

SPT depuis le conflit politique, en 2011

Échéance : 2 novembre 2017

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Je ne sais pas ce que le mot « temporaire » signifie pour ces gens. Si je prends juste l’exemple des 2 550 Nicaraguayens, depuis 1998! Crime, depuis 19 ans! Si je te dis que je peux « temporairement » te recevoir chez moi il me semble qu’il y a une fin à ça, non?

Tout à fait d’accord, En minimisant l’exemple: tu as un dégât d’eau chez toi et je t’accueil temporairement chez moi, je suis en droit de supposer que ce sera pour une certaine période de temps seulement et qu’un jour, tu partiras. Là, à savoir si tu retournera dans ta maison ou ailleurs, c’est ta responsabilité. Mais si tu voulais emménager chez moi de façon permanente, il aura fallu me le demander dès le début et non pas lorsque je viendrais te dire qu’il serait temps que tu partes.

Et de chercher à entré par effraction chez mon voisin, sous prétexte que ce n’est pas de ta faute et que je t’ai menacé de demandé de quitter ma maison n’est pas vraiment une option. Si tu veux allez vivre chez lui, demande lui de la bonne façon, mais rappelle toi qu’il a le droit de refuser…

Nous pouvons accueillir des réfugiés quand c’est fait dans le respect de nos lois.
Quand on veut entrer chez nous de force, il faut dénoncer et ne pas admettre ce genre de comportement. Les lois sont votées pour être appliquées au besoin.
Ceux qui franchissent illégalement nos frontières seraient pour la plupart des réfugiés économiques. Il y en a d’autres sur cette planète qui méritent de passer avant eux.

Justement, nos lois (et les traités internationaux) prévoient qu’une personne dont la vie est menacée ou qui est à haut risque de violence dans son pays peut faire une demande de réfugié quand elle se trouve en sol canadien. Ce ne sont pas des gens qui « forcent » les frontières comme les contrebandiers etc.; ils obéissent à nos lois, s’identifient et font une demande de réfugié en bonne et due forme. Le Canada applique ses lois et s’il s’agit de « réfugiés économiques », comme vous le dites, ils ne seront pas admis mais déportés.

Si ça prend du temps pour compléter le processus de statut de réfugié ce n’est pas la faute des demandeurs d’asile mais de l’état canadien qui ne prend pas la chose au sérieux et qui n’a pas alloué suffisamment de ressources pour ce processus. Tout ce processus est toutefois parfaitement « légal » et conforme aux lois canadiennes.

@St-Pierre

Nos lois vous ditez? lol Connaissez-vous l’arrêt Sigh 1985? C’était un livreur de pizza à Toronto. C’est lui qui a fait sauter le système. Depuis, c’est une grande passe passoire. Plus d’un million de demandes!!!!!

Pas assez d’argent? La Commission sur le statut de réfugié nous coute 150 millions par année en fonfon!

J’espère qu’il ne s’agit pas seulement de dire qu’on est en danger dans son pays pour entrer au Canada; encore faut-il que les preuves soient là. Pour ceux là, oui, qu’on ouvre nos portes selon les indications de NOS lois. C’est assez de faire passer les québécois (et les canadiens) pour des xénophobes et des racistes fermés aux autres à la Couillard. C’est faux et j’en ai marre.

Au rythme auquel entre les réfugiés au Canada, bientôt ce pays ne sera plus “LE PLUS MEILLEUR PAYS DU MONDE” (sic).