Nulle part ailleurs

Montréal est un joyeux bordel linguistique, culturel, humain qui n’existe nulle part ailleurs. Mais cet ovni s’écarte de plus en plus de la trajectoire de la planète Québec.

Photo : Daphné Caron

Je suis montréalaise pur jus. Famille maternelle francophone ahuntsicoise, père immigrant italien ayant choisi Montréal. J’aime passionnément ma ville, nulle part au monde je ne me sens aussi bien. Elle est unique, vive et poquée. À la fois profondément nord-américaine, mais encore européenne. J’ai toujours apprécié son côté extraterrestre, son métissage ethnique, sa joie, sa créativité. Ici, c’est nulle part ailleurs.

Le 375e est maintenant terminé, mais quelque chose me travaille, dont je n’ai pas entendu parler lors des célébrations : quelle est la place de Montréal au Québec ?

Si je pose la question, c’est que, comme beaucoup de Montréalais, je constate que cette ville en perpétuel mouvement change en ce moment de manière accélérée. Ce n’est pas une remarque d’assiégée, mais une préoccupation d’ouverture.

Ce n’est pas la première fois que Montréal change de face… Souvenons-nous des luttes pour en faire reconnaître le visage français dans les années 1960 et 1970, Montréal se rapprochant du tissu social du Québec. Ces années-ci, la transformation et ses causes sont pas mal plus complexes. Mais la tendance est celle-ci : la ville semble être en voie de se détacher du reste de la province. Certes, c’est le lot de bien des métropoles, en porte-à-faux par rapport au reste de leur société, mais ici, on joue sur un terrain identitaire plus flou qu’ailleurs.

Il y a 15 ans, les animateurs crinqués des radios-poubelles de Québec faisaient leur beurre de l’opposition Montréal–reste du Québec. Pour eux, la métropole était un gigantesque Plateau composteur et gogauche, et le reste du Québec, du vrai monde bon comme du bon pain ; la normalité. La réalité montréalaise récente semble leur donner raison sur un point : l’ovni Montréal s’écarte de plus en plus de la trajectoire de la planète Québec.

Le tissu social, démographique, linguistique de Montréal est de moins en moins semblable à celui du Québec.

L’ex-maire Coderre, avec le statut de métropole, avait des velléités de faire de Montréal une de ces villes quasi-États, une étoile de la constellation scintillante des villes de créativité et de commerce. Il avait une volonté de l’extraire de sa québécitude et de l’amener dans le sérail des capitales internationales.

Dans les faits, le tissu social, démographique, linguistique de la ville est de moins en moins semblable à celui du Québec. Montréal s’enrichit d’une nécessaire immigration, sans toujours l’intégrer, certes, mais au moins, elle la reçoit, ce qui lui donne une diversité, une jeunesse, un allant uniques au Québec.

La question de la langue s’y pose aussi différemment. L’épisode du bonjour-hi était à peine tari que les données du recensement de 2016 révélaient que Montréal est maintenant de loin la ville la plus trilingue au Canada ! Quelque 21 % des Montréalais peuvent parler trois langues, contre 11 % à Toronto et 10 % à Vancouver. Acquis formidable dans un monde éclaté, mais qu’est-ce à dire pour le caractère français de la ville ?

Sur le plan culturel, la vitalité extraordinaire de Montréal draine talents et budgets, faisant d’elle une enclave pétulante. On y vote aussi différemment du reste du Québec. Bref, on y vit dans un joyeux bordel linguistique, culturel, humain, parfois déstabilisant, souvent jouissif, qui n’existe nulle part ailleurs dans la province.

Cet état de chose va, je le répète, s’accélérant et pose des questions que j’ai rarement entendu débattre par les politiciens, locaux ou nationaux.

Ainsi, veut-on que Montréal demeure la plus importante ville francophone d’Amérique ? Si oui, comment va-t-on s’y prendre, concrètement ? Aussi, pouvons-nous collectivement nous permettre de la voir se détacher socialement du reste du Québec ? Quelles en seront les conséquences, quelles blessures apparaîtront dans le tissu social ? Comment repriser cette déchirure qui ira s’accentuant ?

Il faut limiter ce clash pour que la ville continue à s’insérer dans la trame nourrissante du Québec, mais surtout pour que les régions soient elles aussi des pôles attirants et stimulants. On parle ici d’avenir, d’identité, de survie de l’ensemble.

Où s’en va Montréal ? Ira-t-elle avec ou contre le reste de sa société ?

J’aime ma ville, elle est unique au monde. Ici, c’est nulle part ailleurs. De plus en plus nulle part ailleurs…

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28 commentaires
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Est-ce le reste du Québec qui devrait ressembler plus à Montréal? Et est-ce qu’on l’aide à ce faire? Les immigrants sont irrésistiblement attirés par Mtl. Comment leurs montrer les avantages des régions, qui ne sont pas si isolées que celà, dans ce monde des communications. Le Québec est vaste, et il y a tout un monde à découvrir pour eux en dehors de Mtl.

Bonjour Madame Bazzo
Originaire de la France,Je suis installée à Montréal depuis 18 ans avec ma famille.
Je me demande quelles sont les raisons du sujet de votre article que je trouve d’une réalité accablante pour le survie de l’identité du Québec et de sa langue.
Avant quand je cherchais mes enfants à l’école il y avait un échange avec les parents, sans être impoli on pouvait s’inviter dans une conversation. Avec les années qui passent je suis maintenant une grand mère qui allait chercher sa petite fille dans une école à Montréal et je constatais qu’ il était difficile de s’inviter dans une conversation ne connaissant pas le chinois, l espagnol, le roumain, le russe, le polonais, l’arabe….. ces personnes se regroupent instinctivement entre nationalité pas seulement à l’école. Même le personnel sur place en attendant que les enfants quittent le service de garde se permettent de dialoguer dans leur langue maternelle à l’intérieur de l’établissement même si les parents parlent français, dans les parcs aussi le regroupement entre même nationalité est une évidence dans mon quartier. Dans les épiceries aussi il est fréquent que le personnel parle dans sa langue avec les clients. Alors va t on me traiter de raciste en réponse à ma vision de mon désarroi quand vous subissez toute une conversation au quotidien ni en français ou ni en anglais. Si les immigrants ne font pas leur part d’intégration oui Montréal va être une sur autre planète.

Ne doit-on pas laisser à chacun le choix de la langue dans laquelle il/elle veut converser? Doit-on imposer le français ou l’anglais aux autres?

Isaac, certainement, les gens ont le droit de parler la langue qu’ils veulent, là n’est pas la question. La vraie question c’est la non-intégration des immigrants qui ne voient ni l’importance ni le besoin de s’intégrer à la majorité francophone du Québec. Ils transportent leur propre société ici, souvent dans des ghettos, et vivent en communautés fermées. Ils ne voient aucun intérêt à se mêler à la majorité francophone et encore moins à s’intégrer.

Pourtant ces gens ont choisi le Québec pour y vivre et j’imagine qu’ils se disaient qu’ils aimeraient y vivre et s’y intégrer – pas de copier ce qu’ils ont fui ni de se marginaliser. Alors, pourquoi cet état de chose? Il y a probablement plusieurs raisons mais une d’entre elles qui est évidente c’est le manque d’intérêt de la part de la majorité francophone à vouloir accueillir en son sein ces gens qui viennent d’ailleurs. Nous les laissons se marginaliser, sans s’intéresser à eux ni aux raisons pour lesquelles ils et elles ont voulu venir vivre parmi nous. Je crois qu’il incombe à la société québécoise et à son gouvernement de favoriser l’accueil et l’intégration des nouveaux venus et de les faire aimer notre société, où que ce soit, à Montréal ou ailleurs au Québec.

@ NPierre 19 mars 2018, 10 h 45 min:

S’intégrer prend du temps…beaucoup de temps. ça peut prendre une ou même deux générations.

Je me souviens très clairement des Italiens qui ont émigré ici, au Canada et plus particulièrement à Montréal entre la fin de la Dernière guerre et le milieu des années ’60. Ils vivaient en groupe très fermé, presque toujours à Saint-Léonard et ne parlaient à peu près pas le Français. Aujourd’hui, c’est une autre histoire. Ils sont parfaitement intégrés.

Il faut donner le temps au temps…mais le fait que les Québécois délaissent Montréal pour les attraits superficiels de la banlieue n’aide en rien l’intégration tant recherchée. Tout au contraire.

Madame Bazzo, il s’agit plus une introduction qu’un texte pouvant répondre à l’intérêt soulevez par le sujet abordé. Je vous suggère de nous écrire quelques articles abordant les diverses facettes de votre réflexion initiale. Plusieurs politiciens, maires et ministres à Québec ont contribué à la déstructuration des fondements de cette ville accentuant par certaine choix ou l’absence de décisions, la dégradation de son ADN culturelle et sociale.

Ainsi, la propension immodérée de M. Coderre pour ‘’plus de pouvoir’’ l’a entrainé à demander plus de responsabilité en affaire sociale, en immigration, en pouvoir de taxations, etc. Tel un outre mangeur de pouvoir, il est même aller à investir des champs de compétence qui ne relève pas du niveau municipal, ex. en imitant certaines villes américaines, il a décrété du haut de son ‘‘autorité’’ que la ville de Montréal serait une ville sanctuaire, faisant fi des juridictions du Québec et du fédéral.

D’autres maires, tel M. Tremblay ont littéralement incarné l’insignifiance la plus grasse, car associé au laxisme le plus complet quant à l’intégrité et la connivence de son administration avec les magouillages financiers et crapuleux entrainant la Ville de Montréal dans une culture organisationnelle minant ses fondements moraux.
En terminant, je vous suggère également de réfléchir sur le fait étonnant qu’une ville aussi importante se retrouve depuis plus de 20 ans avec des politiciens de ce niveau ou sans relève compétente. Un exemple éloquent est celui de l’Arrondissement du Plateau Mont-Royal. En 2014, devant un maire très critiqué, Ferrandez, l’opposition présentait comme opposant, la candidature d’une comédienne sans expérience de gestion! En 2017, répétition du scénario, l’opposition présentait un jeune propriétaire de bar, favorable à la vente du pot! M. Ferrandez à été élue ‘’par défaut d’opposant crédible, simplement stupéfiant! Comme expliquez qu’il n’y a pas de relève hautement qualifié et ‘’compétente’’ ne permettant pas aux citoyens un choix ‘’responsables’’?

Comme vous le notez si bien, la vie à Montréal a toujours été assez différente de celle du reste du Québec. Dans les année 60, mes amis étaient Grecs, Hongrois , Alemand et Autrichien . Le midi et l’été je travaillait chez un restaurateur Juif-Montréalais. J’aillais voir des films le vendredi soir a l’école D’Arcy McGee.

Il est évident que ça donne une culture et un point de vue différent de mes amis nées ailleurs au Québec. Aujourd’hui les montréalais viennent aussi du Magreb, de Chine etc…. J’adore cette ville et j’ai développé un grand attachement aux différentes communautés entre autre l’anglaise que j’ai côtoyés entre autre sur St-Laurent. Je ne pourrais vivre ailleurs…a Londres peut-être si j’en avais les moyens. New-York, n’est pas les USA, Londres n’est pas la Grande-Bretagne, Paris n’est pas la France. On est juste comme les autres villes.

Votre commentaire rejoint semblablement mon expérience de vie à Montréal. Depuis 30 ans, je choisis chaque jour Montréal; je l’aime et je veux y mourir.

Montréal est une ville sécuritaire (taux d’homicide le plus bas parmi les 20 plus grandes métropoles, 1,3 par 100 000 habitants). Les universités, l’effervescence, le côté bon enfant des Montréalais, sa vie de quartier, ses « vrais » bagels, son Tam-tam du Mont-Royal, le prix modique pour l’habiter, etc., font de Montréal une ville très agréable à vivre.

La plus grande richesse de Montréal ? Les Montréalais.es, toutes couleurs unies.

Eh! Oui Mme Bazzo l’ île de Montréal change et devient de plus en plus cosmopolite! Dans les années 60-70 il n’ y avait que les Italiens et un peu de Chinois mais aujourd’ hui avec la mondialisation et les immigrants illégaux; on le sait , ils se ramassent tous à Montréal! Votre ancien maire en à même fait une ville refuge! Vous ne vous en souvenez pas !!! Les francophones se retirent dans les banlieues et la grande majorité des nouveaux insulaires est allophone et/ou ethnique! Ne vous en faites pas trop c’ est le lot des grandes villes à travers le monde! pour ce qui est du fait français à Montréal oublié cela c’ est du passé ! Pour le reste de la province c’ est encore vrai jusqu’ à ce que l’ on soit dépasser en nombre par l’ immigration ! Donc en attendant la planète Montréal continue de grossir avec bien sûr les opinions différentes du reste du Québec dont entre autres les fameuses radios-poubelles de Québec !! Boue!Houooooo——

Peut-être que les non-francophones de Montréal auront le goût d’apprendre ou d’utiliser le français comme langue de communication, quand nous-mêmes le parleront correctement ou que nos artistes cesseront de monter sur le « stage » pour donner un « one-man show » parfois accompagnés d’un « band ». Et que le « staff » en « backstage » surveillera la « crowd » lors des « standing ovation »… Si ce langage de cajuns n’était l’apanage que des radios-poubelles, ça passerait encore. Mais lorsque ce sont sur les ondes Radio-Montréal, pardon: Radio-Canada, que l’on s’en fait farcir les oreilles, alors là, on est rendu bien bien bas.

Vous avez bien raison! Les artistes en premier lieu et les humoristes sont des personnes publiques qui souvent ne prennent pas conscience de leur origines et surtout ne respectent pas leur langue! Bien sûr ils défendent en général quelque chose comme le fait français; mais bien souvent ils ne connaissent rien du fait français ou ils l’ ont appris par la bande ! Ce ne sont malheureusement pas des ambassadeurs idéaux pour transmettre la francophonie ! Pourquoi?

C’est vrai que lorsque son système d’éducation public produit près de 45% d’analphabètes fonctionnels, ce n’est rien pour attirer…

Il n’est pas faux de dire que le niveau de français des Québécois laisse souvent à désirer. Cependant je refuse de tomber dans la facilité et de blâmer les seuls francophones pour leur laisser-aller. Si les gens parlent mal le français, c’est que notre langue n’a pas le prestige qu’elle mérite dans ce Québec-province. Combien de fois ai-je entendu des francophones critiquer les lacunes en anglais du politicien untel ou de la vedette unetelle? Pendant ce temps, ceux qui parlent un français soutenu se font traiter de snobs.
Avant de mettre la faute sur les Québécois, il faudrait songer au contexte social et politique qui est à la source de ce problème. L’anglicisation galopante et le maintien du Québec dans le Canada offrent sans aucun doute des débuts de réponse…

Ne vous en faites pas, il en est de même pour les stations régionales, les animateurs sont souvent « inculturels ».

Pour l’homo sapiens que je suis, lequel n’est pas montréalais, j’ai toujours eu une relation « équivoque » avec cette ville qui selon moi n’est pas une ville comme je les aime.

D’abord, je trouve que la construction de cette ville laisse beaucoup à désirer. Son urbanisation anarchique me déplait. Je déplore le manque d’empathie de ses habitants, incluant tout particulièrement ces montréalais(e)s qui sont né(e)s à Montréal et qui se croient comme justement « à part » ou « très différents ».

Le fait que madame Bazzo compare Montréal à un OVNI est assez emblématique de cette vision interlope et « cosmopolite » d’être si particuliers et si différents.

Dans le même temps, je vis dans ma banlieue avec des milliers (peut-être des millions) d’ancien(ne)s montréalais(e)s qui ont un jour quitté la métropole pour vivre plus simplement « parmi nous » et chaque années, nous avons des centaines de ces « nouveaux arrivants » qui ont décidé de tourner le dos à cette métropole qui selon moi n’en est pas une.

Pourquoi donc — puisque Montréal est tellement unique -, pourquoi la quitter ou la déserter aussi facilement ?

Une « petite question » qui me chicote : comment Montréal ferait-elle pour recevoir autant d’immigrants et non pour leur donner un véritable accueil avec un avenir, si justement les montréalais étaient si bien « chez eux » et mettaient tout en branle pour demeurer dans cette ville qu’ils affectionnent tant ?

Alors pour moi et au fil du temps Montréal et non pas « Montraël » est un peu comme une péripatéticienne, elle se réinvente de temps en temps, cache sa misère, essaye de se faire belle pour prendre l’argent de celles et ceux qui occupent la ville dans le but d’assouvir tous leurs vices pleinement.

Cela donne un climat malsain qui n’est pas bon pour la plupart des parents et des enfants.

Si ce n’est qu’au chapitre du vice, il y a beaucoup d’autres villes qui compétitionnent avec Montréal bien mieux encore magnifiquement. Heureusement encore qu’il y a l’aéroport Montréal-Trudeau pour pouvoir toujours s’envoyer en l’air… de temps en temps.

Vous avez vu juste! Serge Drouginsky, vous touchez un espace que les Montréalais n’ ont jamais touché; c’ est à dire leur nombrilisme!

En quoi avoir 21% de trilingues avantage Montréal? En quoi avoir autant de parlants italiens, grecs, portugais, vietnamiens, arabe apporte la moindre cenne noire à Montréal?
La mondialisation, vous allez me dire?
Mon oeil: 75% de nos exportations vont aux États-Unis.

Et en quoi un repli sur soi-même et un combat d’arrière-garde en 2018 « apporterait la moindre cenne noire à Montréal? »…

J’ai visité plusieurs grandes villes ces dernières années et TOUTES ont une diversité comparable à Montréal. C’est ce qui fait leur charme et leur attrait en plus d’ouvrir les mentalités et l’état d’esprit des leurs citoyens à autre chose que son petit lopin de terre bien encadré.

La multiplicité des genres et des races apporte une richesse incroyable aux gens qui y sont exposés et les libèrent de cette mentalité d’assiégés face aux « étranges » qui a malheureusement trop caractérisé la société québécoise pendant des lustres.

@francois 1
Toutes? Y’a pas beaucoup de villes dans le monde qui comptent plus de 150 ethnies! Rien de cela à Moscou, St-Petersbourg, Varsovie, Budapest, Casablanca, Alger, Tunis, Saigon, Tokyo, Séoul, Buenos Aires, Santiago, et j’en passe.

Quand Montréal passe 4 maires en 5 ans dont un qui a fait de la prison et l, autre qui n’ a jamais rien vu ??? En plus que l’ UPAC s’ intéresse à l, administration et accuse le président du comité exécutif sur la corruption; quand l’ île de Montréal est cartographiée depuis des années aux couleurs politiques et que rien ne change si ce n’ est qu’ un petit embryon communiste ; il ne faut pas se surprendre Mme Bazzo que le reste de la province vous regarde certainement de façon bizarre ! Je regrette mais politiquement vous n’ avez plus la moyenne au bâton !!

Vos commentaires pourraient s’appliquer à plusieurs autres villes dont la deuxième en importance au Québec: Laval…

Les maires de plusieurs municipalités québécoises défilent devant les tribunaux à une vitesse folle et tenter d’en faire porter l’odieux à la seule ville de Montréal, la Métropole du Québec est parfaitement injuste.

Votre partisannerie vous aveugle.

François 1, prenez le pas personnel! Je parlais de Montréal certe, puisque la discussion portait sur cette ville. Bien sûr le phénomène de corruption s’ est élargit autour ( Mascouche, Terrebonne,Laval ect…) , mais je constate quand même que la région de Montréal en a pris pour son rhume comme on dit!

Vous vous demandez : « Ainsi, veut-on que Montréal demeure la plus importante ville francophone d’Amérique ? Si oui, comment va-t-on s’y prendre, concrètement ? »

La première chose à faire serait peut-être de donner au français la place qui lui revient dans la métropole, la première. Tant qu’au Québec on aura peur de notre identité culturelle et linguistique, on ne pourra faire la promotion de notre identité, elle sera vue comme l’identité des perdants. Ne nous cachons pas, c’est l’attitude que nos politiciens ont lorsqu’ils parlent du français. Soit ils s’excusent de parler français ou bien ils se mettent à dénigrer tout ce qui n’est pas français (et l’agressivité est une attitude de perdant).

Non, il faut être fier de parler français, ne pas avoir honte de le parler et de l’imposer chez soi. Être pour le français et la culture québécoise, ce n’est pas être contre les autres langues, c’est juste être fier de son identité et de sa culture, ça n’enlève rien aux autres.

Un bon hôte ne s’excuse pas d’exister ou bien qu’il y ait des règles de bienséance chez lui, il accueille avec le sourire, donne le meilleur de lui-même, mais s’attend à la même chose de ses invités. Il est temps pour les québécois d’agir de la sorte.

Des années d’ineptie de nos gouvernements qui n’ont pas jugé bon de préserver le caractère français de Montréal. Et la mollesse de certains francophones qui n’en ont rien à cirer. L’avenir de ma ville m’inquiète. Et la mairesse qui s’exprime régulièrement en anglais….

Je viens de lire qu’un montréalais sur trois venait d’un autre pays, et c’est ce que je constate lorsque je m’y trouve. Pas de retour en arrière pour la ville où je suis née et où je rêvais de retourner un jour pour retrouver mes racines. Je crois que je m’établirai plutôt en province

Comment intéresser les immigrants au reste du Québec. Comme s’ils en avaient que dalle, comme si leur seule préoccupation était la survie; Pourquoi pas? Dans un monde comme nous vivons, qu’est ce que cela apporte hein? de s’intéresser à ce qui est le fait français marginal en Amérique du Nord. Pensez vous qu’une mère immigrante qui sort de la misère dirigera ses enfants vers le marginal , hein non vers la masse! Oui afin qu’il dispose de plus de chance. Si la mère a plus les moyens et la culture elle comprendra…..
Cela nous prend une classe d’immigrants plus cultivés, comme il y en a jusqu’à Toronto et partout ailleurs. Tenez, je suis de Québec et originaire de l’Est du Québec, l’autre jour étant à St-Hyacinthe pour une rencontre pro, je contact un garage de voitures usagées sur la rue St-Jacques à Montréal (véhicule rare et recherché, c’est pour cela que je suis rendu à risqué de faire affaires). Un homme représentant avec un fort accent me répond, il me dit que le véhicule est là, je lui répond que je me dirige et j’arriverai dans une heure, je lui demande quel est la route la plus près ou le pont à prendre afin d’arriver le plus près possible de son commerce, que je part de St Hyacynthe, ( quel pont est le mieux). Le type ignorait où est situé St Hyacinthe sur la carte! Ça se peux. Je me rendis comme prévu en dedans de 1 heure. Arrivée à destination, (il est évident que ces nouveaux arrivants recyclés dans le commerce de voitures de luxe usagées n’ont rien en commun avec mes grand parents et qu’ils ne récitent pas le même chapelet), He bien , le véhicule était partis avec au volant, un de leur confrère !
Partis et il ne reviendra pas que l’on m’informe! Bravo ! vous avez une femme de Québec qui s’est déplacée pour voir ce véhicule que vous annoncer à VENDRE et selon entente au préalable, j’avais aviser le type au téléphone que j’arrivais et là je constate que RIEN NIET !!! » AU fait est-ce à vous que je me suis entretenue au sujet de la voiture monsieur ? » Aucune réponses, ……..de la gêne…….Je n’ai pas caché mon mécontentement. Je répète interloquée « pouvez vous lui téléphoner afin qu’il reviennes me le montrer, je suis venue ici pour cela!??? » Eh non, qu’un signe de tête en guise de réponse…….Rendez vous manqué. Au moins quelqu’un m’a fait des excuses, le dernier vendeur entré ( j’étais une acheteuse au fond), mais pas le boss, non pas d’excuses, lui trop suffisant surtout à une femme en face d’autres hommes….. Au fond le pire défaut des gens en 2017 est d’être suffisant, cela me saute aux yeux. Se suffire de Montréal, la suffisance comme pratique de survie. Comme mesure d’économie. Se suffire du minimum, d’un seul langage. Se suffire de peu de mots. En autres terme, cette petite histoire illustre pourquoi si peu de Montréalais, sans s’y limiter, sont intéressés à découvrir les régions du Québec. Si saine les régions du Québec, égalitaires, on s’y sent bien. Aucune personne ne m’aurait manqué à ce point de respect. En contradiction, arrêtez un jour en panne à Rimouski ou un Village en hauteur à St-Anaclet, un homme se précipite pour vérifier que vous êtes correct. Rimouski, remporte la palme au Québec du meilleur service à la clientèle. Le grand père du gars qui m’a aidé récitait le même chapelet que le mien…….

Est-ce Montréal qui se détache du reste du Québec ou si c’est le reste du Québec qui n’aime plus sa métropole ? Si je me fie aux réseaux sociaux, depuis des décennies, les gens des régions nous ont massivement tourné le dos. En fait, depuis que nous sommes devenus une ville cosmopolite. Ils parlent, toujours sur les réseaux sociaux, de Montréal comme d’un dump, un trou, un nique à pauvres, etc. Ils ne connaissent Montréal que par un certain journal-torchon et des radios… douteuses.

Dois-je préciser que je ne vais plus vers ceux qui me méprisent. Vivons heureux, chacun chez soi.

J’essaie de comprendre.
De nombreux intervenants évoquent l’intégration qui est souhaitable. Par cela on suppose que toutes les communautés culturelles issues de l’immigration vont se fusionner avec la prétendue nation francophone Québécoise en incluant la minorité anglophone du Québec et autochtone pour former un tout harmonieux.
Cependant conceptuellement le multiculturalisme libérale des Trudeau ce n’est pas cela, c’est exactement le contraire. Selon ce concept les immigrants arrivent ici et vivent entre eux pour perpétuer leur culture ici même. Cette non intégrations est même encouragé et souhaitable. Les libéraux d’Ottawa disent que le Canada est un pays de diversité et doit devenir un pays post national.
Ce que j’en comprends c’est que l’on ne souhaite pas former une nation Canadienne relativement homogène mais de faire un pays aux multiples identités. Un pays ou toutes les identités et cultures sont acceptés. Diversification sans limites. Le pays de cent nations et sans nation. Ou l’on souhaite faire vivre certaines communautés qui ont des valeurs opposés à d’autres et cela dans l’harmonie puisque la merveilleuse charte des droit et liberté y veillera.
Est-ce que ce projet se déroulera toujours bien? Quand il n’y aura plus de majorité? Quand la démographie sortira le Canada de la civilisation occidentale? Permettez-moi d’en douter je connais trop l’histoire.