On ne se taira pas

Que Gilbert Rozon aille se cacher maintenant, nous avons une lutte à terminer.

Photo : L'actualité

Le mal est fait maintenant, on ne se taira pas. Les consciences sont ouvertes. Nous savons que le système de justice est lourd, qu’il est long à changer, que le progrès est lent, mais même si cette bataille est perdue, la lutte continue.

Je l’ai vu dans l’entrevue qu’Annick Charette a accordée à Céline Galipeau. Je l’ai découverte, claire, limpide, sûre d’elle. En paix. Sachant très bien ce qu’elle a raconté, sachant très bien ce qu’elle a vécu et comprenant pourquoi et comment elle a perdu. Pour l’instant.

Ça reste incompréhensible pour beaucoup d’entre nous parce que nous ignorons les rouages du système de justice. Ce que, j’imagine, les avocats performants et grassement payés de Gilbert Rozon maîtrisent très bien. Grand bien leur fasse, c’est leur métier. Tout était fignolé et M. Rozon est un professionnel du spectacle, en plus d’être diplômé en droit. Son plaidoyer de petit marquis était parfait, l’arroseur arrosé, un très vieux numéro. Je lève les yeux au ciel.

Quel culot. Aller jusqu’à se prétendre victime. Affirmer sans honte qu’au fond, c’est lui qui s’est fait sauter dessus. J’y vois un gros doigt d’honneur à la société de sa part, une façon de se convaincre lui-même qu’il avait tous les droits de prendre ces femmes coûte que coûte. Parce que le monde lui appartient.

« Je me suis hissé en haut de cette tour seul, j’ai bâti mon empire, j’ai travaillé et je continuerai à me faire croire que j’ai gagné. » Mais on le sait que t’as perdu, Rozon. On le sait qu’il ne te reste plus grand-chose. C’est pas au Québec que tu vas pouvoir faire ton épicerie tranquille, en tout cas. Et ça, c’est perdre beaucoup. Je ne sais pas qui seront les vautours qui continueront à l’entourer. J’imagine qu’après une chute pareille, il ne reste plus grand monde, mais peut-être demandera-t-il asile en France. Peut-être arrivera-t-il sur un cheval blanc, comme le prince détesté et mauvais joueur des contes de fées.

Ça me dégoûte. Il est connu que M. Rozon a travaillé comme fossoyeur lorsqu’il était jeune. Il creusait des tombes. Eh bien, comme on fait son lit on se couche. Qu’il aille se cacher maintenant, nous avons une lutte à terminer.

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La juge a rendu une bonne décision car c’était la parole de l’une contre la parole de l’autre qui plus est sur des faits qui remonte à 40 ans en arrière.

Vous voudriez quoi au juste? Que la justice donne préséance à la parole de l’accusatrice? Je trouve cette idée inquiétante. Condamné ou non M. Rozon n’a plus aucune crédibilité. Y’a plus personne qui va vouloir s’associer avec lui. Il est condamné a glander le reste de ces jours.

Il ne faut pas confondre vengeance et système de justice. Le système de justice a pour but de dissuader le crime et non la vengeance. Ce que vous chercher c’est la vengeance. Que celles qui cherchent la vengeance règle ça par elles-même.

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Vous oubliez que la juge a précisé que l’acquittement de l’accusé ne signifie pas qu’elle n’a pas cru la victime.

Vous semblez confondre un système judiciaire ou juridique avec la justice. C’est un calque de l’anglais de dire système de justice car en fait c’est un système d’application des lois et il est loin de rendre justice. D’ailleurs ce cas en est un d’espèce où la juge applique la loi, sans véritablement faire justice.

Heureusement que la justice ne repose pas sur vos épaules, la présomption d’innocence et le bénéfice du doute ne pèsent pas lourd dans votre appréciation.

Quant à cette affirmation selon laquelle Rozon aurait bénéficié d’« avocats performants et grassement payés » qui, selon vous, « maîtrisent » «les rouages du système de justice », elle est ridicule. Dans son jugement, la juge démolit tous les arguments de ceux-ci, allant jusqu’à dire que plusieurs des arguments amenés par la défense « se fondent sur des mythes et stéréotypes révolus depuis longtemps. » Je ne m’en vanterais pas sur mon CV.

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Ça pue la demande de vengeance et de lynchage votre article. Votre crédibilité de chroniqueuse ou de journaliste vient d’en prendre un bon coup! Une analyse froide et efficace du jugement ou du système judiciaire aurait été préférable.

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Ah oui, le sacro-saint système judiciaire! Je suis bien content que Mme Stréliski ne se gêne pas pour le critiquer car il est loin d’être efficace, en particulier en matière d’agressions sexuelles et de crimes familiaux. Certains prétendent qu’on a le meilleur système mais ce n’est pas vrai, il y a d’autres systèmes qui sont aussi basés sur la présomption d’innocence mais qui sont beaucoup plus efficaces parce qu’ils sont moins agressifs et moins contradictoires. Tant qu’on continue dans cette voie, c’est de la folie car on sait que ça ne fonctionne pas car c’est beaucoup trop vindicatif. Ça plaît aux cultures judéo-chrétiennes et au patriarcat où la punition est le remède à tous les maux et où la loi permet même de violenter les enfants.

Je cite NPIERRE, « Tant qu’on continue dans cette voie, c’est de la folie car on sait que ça ne fonctionne pas car c’est beaucoup trop vindicatif. Ça plaît aux cultures judéo-chrétiennes et au patriarcat où la punition est le remède à tous les maux et où la loi permet même de violenter les enfants. »
Là je ne vous suis pas! Ne reprochez-vous pas justement à la justice de ne pas avoir étée vindicative envers l’accusé en le condamnant et en l’envoyant en prison?
Mois ma position est qu’application de la loi par les juges n’a justement pas pour but d’être vindicative mais de dissuader le crime.

Très bien dit! Les vautours( et je suis polie) attirent les vautours! On passe toujours à la caisse, une autre erreur et ça ne passera plus ici ou ailleurs

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Avez-vous un problème avec les fossoyeurs? Il n’y a pas de sot métier; seulement de sottes gens! Et ça, il y en a partout, comme des salauds! Même et peut-être encore plus chez les censeurs et les justiciers!

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Je suis sidéré par le degré de violence verbale de la chronique de Stréliski. Son passage sur les fossoyeurs (qui est plutot insultant pour ceux qui pratiquent ce métier) montre le ton de toute sa performance. Dire des choses comme : «C’est pas au Québec que tu vas pouvoir faire ton épicerie tranquille, en tout cas.» en s’adressant à Gilbert Rozon se rapproche dangereusement d’une menace en bonne et due forme. Je ne comprends pas comment L’Actualité a pu laisser passer ça.

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