Où sont les Tanguy canadiens?

Pas moins de 51 % des «vingtenaires» de la génération Y (enfants nés entre 1981 et le début des années 1990) ont élu domicile chez leurs parents.

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À Hamilton, les enfants aiment davantage leurs parents que dans le reste du pays.

Plus sérieusement, c’est dans cette ville ontarienne que l’on pourrait situer l’épicentre du phénomène Tanguy au Canada. Pas moins de 51 % des « vingtenaires » de la génération Y (enfants nés entre 1981 et le début des années 1990) ont élu domicile chez papa-maman, alors qu’ils n’étaient que 31 % dans la génération X (1969-1978) et 28 % dans la deuxième vague des baby-boomers.

À « Steel City », 51,6 % des adultes âgés de 20 à 29 ans vivaient toujours chez leurs géniteurs en 2011, année du recensement dont sont extraites ces données. À l’inverse, à Québec et Victoria (28,2 %), les jeunes entraient de plain-pied dans la vie adulte plus rapidement que dans les autres grandes villes canadiennes.

Monika Warzecha, de Buzz Buzz Home, a illustré ces chiffres dans une infographie (en anglais) que vous retrouverez ci-dessous. La baisse significative du pourcentage de mariage – de 28 % en 1981 à 4,3 % en 2011 chez les 20-24 ans, et de 60,7 % à 23,1 % chez les 25-29 ans – apparaît comme un facteur clé dans la décision de plus en plus de jeunes de rester bien au chaud dans le cocon familial.

Un récent sondage réalisé auprès des 28 États membres de l’Union européenne indiquait que le nombre de jeunes « Tanguy » européens âgés de 18 à 29 ans était passé de 44 % en 2007 à 48 % en 2011. Selon les auteurs de l’étude, cette tendance, qui est d’autant plus marquée chez les hommes, est une conséquence directe de la crise économique qui a frappé durement le Vieux Continent.

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C’est quoi le % d’Italiens à Hamilton?

Sur une population de 509,635, 125,010 sont des immigrants, incluant 11,610 (9,3 %) venus d’Italie. (wiki)

Mes deux derniers – 31 et 32 ans – viennent de quitter. Ils ont acheté une jolie maison, avec environ 35% du prix d’achat comme comptant et semblent très heureux et motivés. Autrefois les enfants demeuraient sur la ferme d’à côté. La vie dans les grandes villes a change bien des choses, et je pense que les phénomène des Tanguys n’est pas une si mauvaise chose qu’on tente de nous faire croire.