Oui à l’indépendance… énergétique

Son sous-sol contient du gaz et du pétrole. Ses rivières permettent de rêver à des énergies propres. Qu’attend le Québec pour couper le robinet du pétrole étranger ?

L'actualité : Oui à l'indépendance... énergétique

Lorsqu’il regarde la montagne de vieux poteaux d’Hydro-Québec trempés par la pluie, dans la cour de la scierie voisine, Vincent Chornet voit… le carburant de l’avenir. L’entrepreneur de 36 ans a installé sa bioraffinerie à quelques pas de cette petite scierie de Westbury, un village des Cantons-de-l’Est. Les poteaux, une fois déchiquetés en copeaux, y sont transformés en un gaz. Que l’on sera bientôt en mesure de convertir en éthanol, combustible pouvant remplacer l’essence. « Lorsque mes filles, âgées de six et huit ans, se rendront à la station-service avec leur première voiture, j’aimerais qu’elles puissent faire le plein avec de l’éthanol québécois », rêve le cofondateur d’Enerkem.

Vincent Chornet n’est qu’un soldat dans une croisade dont l’issue pourrait changer profondément le niveau de vie des Québécois pendant des décennies. La croisade pour l’indépendance énergétique du Québec. L’armée qui la mène réunit des entrepreneurs, des industriels, des écolos, des chercheurs, qui tous veulent réduire la coûteuse dépendance du Québec au pétrole.

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