Pièges à ours

La campagne électorale de 2014 aura montré une fois de plus que les Québécois forment un peuple surprenant qui parsème d’embûches le chemin de ses politiciens.

Piege-©Godin
Illustration © Eric Godin

La campagne électorale de 2014 aura montré une fois de plus que les Québécois forment un peuple surprenant qui parsème d’embûches le chemin de ses politiciens.

Chercher à les expliquer, c’est comme « marcher dans un bois rempli de pièges à ours », disait le publicitaire Jacques Bouchard dans son célèbre essai, Les 36 cordes sensibles des Québécois.

Pour gagner leur assentiment — leur vendre un produit ou leur faire accepter une idée —, il faut savoir jouer de ces cordes sensibles souvent liées à leur histoire et à leur statut de minoritaires en terre d’Amérique.

Pendant toute la campagne, les politiciens ont cherché à faire vibrer celles qui leur donneraient la victoire. Ce qui a parfois donné lieu à de brusques changements de tempo, sinon de mélodie.

Pauline Marois avait pincé avec succès les cordes du matriarcat, de la peur de l’étranger et de la fidélité au patrimoine… mais celles du confort et de la solidarité continentale — bien jouées par les libéraux — ont vite enterré sa musique.

La Coalition Avenir Québec et le PQ ont sous-estimé une corde usée, qui résonne encore : la méfiance à l’égard des gens d’affaires (la 19e, l’antimercantilisme). Même s’ils ont eu du succès (comme Pierre Karl Péladeau), même si on dit les admirer, même si (comme François Legault) ils proposent des idées novatrices inspirantes (le Projet Saint-Laurent), les gens d’affaires demeurent suspects.

Bien des électeurs leur préfèrent encore les notables. Comme le disait à la SRC une militante caquiste qui venait de rallier les libéraux : « M. Couillard a une belle prestance. » C’est la corde 27, le besoin de paraître. Le péquiste Lucien Bouchard jouait très bien, à une autre époque, de cette corde-là. La vibration qu’il en tirait adoucissait le fait qu’il voulait faire du Québec un pays. Il faut dire qu’il était aussi avocat (un notable), conservateur, sentimental, fidèle au patrimoine et qu’il aimait les enfants (cinq autres cordes sensibles qu’il savait faire vibrer !).

Toucher les cordes sensibles est un art délicat. Certaines sont résistantes et difficiles à manier !

Les caquistes, qui promettaient de « brasser la cage » — abolir les commissions scolaires, alléger le fardeau fiscal des contribuables, réduire la taille de l’État —, croyaient répondre aux attentes formulées par les électeurs. Mais ils ont trop fait vibrer la corde — redoutable — de la peur du changement. « Au pays de Québec rien ne doit mourir et rien ne doit changer », écrivait Louis Hémon dans Maria Chapelaine, en 1913. Jacques Bouchard appelait ça l’esprit moutonnier.

Au moment où les libéraux donnaient du vibrato à la corde de l’instinctivité (la corde 30) pour éviter une chicane — sur le statut du Québec au sein de la fédération ou la diversité religieuse —, voilà que leur chef, Philippe Couillard, glisse sur la question de la protection de la langue française. Lors du débat à TVA, il a évoqué des ouvriers bilingues sur les planchers d’usine pour plaire aux clients anglophones ! Très dangereuse vibration que celle-là, l’idée étant en contravention avec la Charte de la langue française et le droit de travailler en français.

Toute une symphonie que cette campagne !

Ce qui ne veut pas dire que les Québécois n’aspirent pas à des changements, comme le montrent les résultats de notre Isoloir.

Voyons quelle corde aura vibré tellement fort qu’elle aura fait tomber un chef dans le piège à ours des Québécois.

+

Le livre Les 36 cordes sensibles des Québécois, d’abord paru en 1978, a fait grand bruit. Le publicitaire Jacques Bouchard y mettait des mots sur la spécificité culturelle des francophones du Québec. Il a été réédité en 2009 chez Guérin.

 

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29 commentaires
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Vous oubliez deux cordes qu’on peut facilement faire vibrer chez beaucoup de québécois :
1) la corde de la peur, celle que le PLQ a pincée durant toute la campagne électorale comme il le fait systématiquement lorsque l’adversaire est le PQ qui est officiellement indépendantiste.
2) la corde de la diversion, plusieurs s’y font attraper et le PLQ en abuse.

En fin de campagne beaucoup d’analystes politique ont conclu que le PLQ n’avais pas grand chose à proposer et une grosse tare à traîner (leurs 9 dernières années au pouvoir), qu’ils ont simplement « surfé » sur la vague des erreurs des autres partis. À ça j’ajouterais qu’ils ont réussi à gagner des points en pinçant en même temps ces cordes de la peur et de la diversion.

Ce stratagème est plutôt mesquin, mais ça prend une certaine habileté, l’art du « timing », le sens de la répartie et une certaine dose d’arrogance pour avoir du succès et là-dedans le PLQ est difficile à battre. Les journalistes nous ont appris que c’est Jean-Marc Fournier qui conseille et souffle à l’oreille de P.Couillard les lignes qui ont le plus de chances d’accrocher les québécois et tous ceux qui l’ont vu agir à l’Assemblée nationale savent comment il peut être dangereux et efficace.

Mais j’ai confiance que le PLQ ne réussira pas à duper tous les québécois tout le temps, nous verrons bien lundi.

C’est madame Marois elle-même qui a déclenché une campagne de peur en attisant la peur de l’autre et en étirant la corde identitaire.
Le PQ d’aujourd’hui n’a plus rien de celui du grand rêve, il n’y reste que des arrivistes avide de pouvoir, prêts à diviser le peuple pour régner et usant de tactiques essentiellement électoralistes.
Depuis plus de quarante ans maintenant, lorsqu’au gouvernement, ce parti a sacrifié le rêve du pays au profit du pouvoir et cela a un prix. Il est temps de passer à la caisse pour Pauline « référendum » Marois et son équipe.

en fait un électorat versatile qui fait un usage pas toujours responsable de son vote (cf la vague NPD de 2011 qui a à toute fin pratique fait disparaitre le Bloc de la carte, alors que celui ci n’avait pas démérité, et ne va probablement pas survivre à la prochaine élection fédérale)

Au lendemain des élections, la commission charbonneau ( si son parcours ne se termine pas abruptement) nous fera rougir de honte d’avoir élu le PLQ. On nous révélera le résultats des perquisitions…et on fera semblant que ce n’est notre faute comme au matin 2011 lorsqu’on fit élire grâce au NPD des personnes qui ignoraient notre existence…Enfin, c’est peut-être ce que le PLQ dirait s’ il était son propre adversaire… faire croire que ce sont les autres qui font une campagne de salissage. Oups…là, c’est moi!

Au chapitre des cordes sensibles, qu’est-ce qui fait qu’une minorité en soit une et que signifie une majorité ? Existe-t-il une minorité francophone en Amérique du nord ou une majorité de canadiens et d’américains de toutes provenances dont certains s’exercent aux mouvements ludiques de diverses langues dont l’idiome français tout justement ?

Est-ce que c’est à proprement parler la langue qui fait le québécois ou bien son histoire ? Alors qu’est-ce que l’histoire ? — Une partition déjà écrite qu’il faut jouer tant bien que mal ou bien une portée encore vierge qu’on peut écrire toujours pour le plaisir de nos oreilles ou pour notre déplaisir, c’est au choix ou bien selon.

Doit-on considérer que la méfiance envers les gens d’affaires ou sa forme édulcorée : « l’anti mercantilisme » soit réellement une corde particulière de l’instrument de musique québécois ? Ou plutôt que c’est la méfiance tout court qui prédomine dans l’inconscient collectif ? Se peut-il encore que cette suspicion de principe se traduise aussi dans une sorte de méfiance envers l’étrange… pour ne pas dire l’étranger ? En quelques sortes tout serait simplement lié.

À y regarder de plus près, c’est un bien bel instrument qu’un instrument de trente-six cordes, une guitare classique à six cordes, la harpe celtique a l’origine a quelques trente-quatre cordes. Et ce bel instrument n’est pas du seul apanage des québécoises et des québécois. Peut-être n’est-il pas nécessaire de jouer de toutes les cordes en même temps. Certaines sont plus mélodiques, plus harmonieuses, plus harmoniques, plus magiques également.

Pourquoi ne pas jouer plus souvent du bon sens, de l’amour de la nature, de la joie de vivre, de l’amour des enfants ou de l’amour tout court ou plutôt que d’en jaser : de la pratique du cartésianisme.

Le cartésianisme ou le fatalisme notamment, ce ne sont pas des cordes qui sont propres seulement à l’instrument québécois. Plusieurs peuples sont fatalistes, ceux particulièrement qui ont souffert. Les mélodies sont universelles et lorsqu’elles sont bien interprétées et bien jouées, elles viennent toutes nous chercher d’où qu’elles viennent et d’où que l’on soit. Même la souffrance est bien plus facile à supporter lorsqu’elle est partagée dans l’amour du prochain et la fraternité.

Que de tergiversations et de paraphrases pour dire aussi peu !

Ce que mon interprétation à vos propos m’inspirent commanderaient une très longue réplique que je n’ai pas le désir d’entamer ici et par écrit.

Cependant je ne peux que passer sans m’arrêter tout de même un tantinet… et même plus, mais par que pour vous répliquer.

Un point pourrait en faire partie au lien suivant: http://www.lactualite.com/actualites/quebec-canada/pensions-bonifiees-le-canada-en-aurait-les-moyens-dit-un-rapport-interne/
Sans tout reprendre, je précise ma pensée dont une partie peut se marier à certains sujets dont vous abordés.
Et donc le rapport avec l’argent. Et avec ceux qui réussissent. Cette minorité véritable qui profitent aussi de la majorité, de plus en plus, en augmentant leurs avoirs et en refusant de partager leurs richesses.
« Alors lorsque l’on m’accuse d’avoir des problèmes philosophiques dans le rapport avec l’argent et avec les mieux nantis: ça m’écoeure d’autant !
Et plus je rumine les situations, moins je trouve des arguments favorables à changer cette philosophie ! »
Pensons seulement de toutes les largesses, comme des subventions, les impôts qui ne sont pas à la même hauteur que la majorité mais en profitant de nombreuses déductions dont la population n’ont pas d’équivalence, en plus des possibilités de transférer des revenus dans les paradis fiscaux et des pays complaisants, des créations de fondations aussi beaucoup plus pour finir par récupérer plus d’argent et sauver encore plus de frais et d’impôts que le total des avantages obtenus par tous ceux qui en ont profité réunis, etcétéra, etcétéra .
Pensons également à toutes les largesses à coups de centaines de millions, voir de milliards qu’a coûté à toutes les populations la dernière crise financière comme toutes les autres d’ailleurs, créée par ceux qui ont reçu ainsi le plus et qui en ont le moins souffert, comme d’habitude.
Quand par exemple, il reste encore 300 millions à celui qui par sa gourmandise insatiable de l’argent et toujours encore plus d’argent, sa fierté dans la vie étant tourné vers le toujours plus…dans ses poches peu importe comment et peu importe qui doit supporter son appétit, permettez moi de non seulement de ne pas pleurer sur son sort mais à la place de le mépriser sans réserve. Ma compassion sera plus tourné vers mon voisin de 67 ans, locataire, qui aura perdu ses économies d’une vie et qui incluaient les revenus de la vente de sa petite maison familiale payée de peine et de misère, mais dans l’incapacité de soutenir plus longtemps les augmentations de taxes municipales, et ne pouvant profiter de déductions au même niveaux que « les plus riches », et parce que des projets d’entrepreneurs complaisants avec des politiciens ont fait monter la valeur de sa propriétés, et qu’en plus les actions des dirigeants de la caisse de dépôts du Québec, les ti-zamis des premiers lui ont fait perdre !
Pensons à toutes les largesses dont profitent les compagnies de pétroles qui exploitent les sables bitumineux qui sans le laissé faire tout azimut des gouvernements, ne permettraient pas un prix des produits extirpés du sol suffisant bas pour être vendu au prix actuel.
Et vous, si vous déversiez un produit dangereux sur votre terrain, pourriez-vous vous en tirer avec un nettoyage aux frais de l’état, sans amendes, avec des subventions et des crédits d’impôts comme pour les compagnies de pétroles et minières ? Une route avec ça ? Des infrastructures avec ça ? Le pouvoir de placer vos revenus dans les paradis fiscaux avec ça ? Légalement: ah oui c’est vrai !

Je m’arrête ici pour ce sujet !

La langue française de votre point de vue des Amériques et pourquoi pas de la planète est fort défendable !
Mais dans la vie de tout les jours, de la très grande majorité des Québécois (ou de n’importe quel autre peuple) en majorité francophone à 80% ne l’est pas du tout.
À ce titre là, et avec l’intelligence et votre niveau de culture en plus, votre point de vue est assez prétentieux et très petit, égocentrique et égoïste au maximum, fait complètement fit du respect de la langue de la dite majorité et est complètement dirigé vers une anglicisation assurée à très court terme et l’uniformisation de tout les individus si il était appliqué sans plus de réflexion.
C’est assez insultant d’ailleurs pour tout les francophones du Québec mais aussi pour tout les peuples de la terre.
Dans cette perspective et à ce niveau, la langue d’un peuple, d’une nation, d’un groupe d’individus importants mais même minoritaire, l’amour du prochain et la fraternité doit d’abord s’appliquer à ceux qui les composent ! C’est d’un évidence élémentaire. C’est une question de survie de cette langue.

Laissez-moi vous donner ma philosophie qui résume bien plusieurs sujets qui nous opposent depuis la première fois que je vous ai lu.
Elle s’expose dans un premier temps par une liberté limitée. Toutes sortes de lois et de règles limitent déjà nos libertés. Certaines légales et d’autres convenues. Mais tout de même, les précisions et la prévention faisant toute la différence.
Tout ne sera pas exposé ici, mais en voici 3 points importants qui me tiennent à coeur depuis longtemps et qui seraient prioritaires. J’aurais espérer voir leurs mises en application avant d’être incinéré.

1- Économique: et pourquoi que la fierté d’avoir réussit de ceux qui ont des capacités de faire beaucoup plus que les autres ne se traduirait pas en un partage véritable, bien géré par un organisme central régi et surveillé vraiment adéquatement.
Et donc dans cette optique, après un certain capital accumulé, après un revenu prévu, un individu n’aurait pas la fierté de dire, cette année j’ai contribué pour 200 millions au bien de la population ?
Pourquoi un individu peut-il se payer un domaine tel que Sagar ?
Pourquoi un président de la banque de la Nouvelle Écosse peut-il avoir des revenus de 200 millions annuellement ?
Pourquoi ne pourrait-il pas les obtenir pour les mêmes raisons que présentement, son savoir, ses capacités et tout le reste, mais qu’il ne devrait pas en partager avec fierté les 75% ?

2- La création de la carte du citoyen responsable !
Cette carte à puce, identifierait les citoyens en « temps réel », instantanément selon les données enregistrées et corrigées au fur et à mesure. L’identification de chaque citoyen sur cette carte serait fait par un code. Un code lu par un terminal distribué là où il sera nécessaire et donc à la banque, dans les commerces, à l’hôpital, aux services de police et tout le reste que vous pouvez imaginer. Les terminaux ne pourraient lire que la portion du code concerné par son utilisateur, par exemple chez le médecin: ce qui concerne la santé de l’individu.
Cette carte serait obligatoire pour tous dès sa naissance et en continuelle changement.
Elle identifierait toute la vie ou presque de chaque individu. Les données seraient disponibles que pour l’individu et ceux concernés dans le sens que je l’ai décrit ci-haut et donc limité pour les autres.
Son but serait: 1- un meilleur partage de la richesse; 2- de s’assurer que chacun paye sa juste part en ce qui concerne différents domaines bien identifiés.
Le code de chacun serait évolutif selon les changements de sa situation.
Les paramètres influençant le code serait surtout:
-les avoir et les revenus,
-ce qui est relié à sa santé et donc les efforts qu’il fait: nourriture, entraînement et le reste,
-à son éducation et instruction,
-son degré de pollueur et donc comment il utilise l’eau, l’électricité, sa voiture ;
-le transport en commun
et quelques autres.
Par exemple: à la pompe à essence: un individu seul, demeurant là où le transport en commun est disponible et facile d’utilisation, au volant d’un 4 x 4 se rendant de sa demeure à son travail à 3 coins de rues de sa résidence paieraient plus de taxes sur son essence que celui qui a une grosse familiale à trois sièges mais qui a 3 enfants à laisser à la garderie et qui transporte avec lui 2 collègues de travail. Et donc, les avoir et le revenu, la pollution qu’engendre le véhicule, son utilisation entre autres, donnerait un code personnalisé pour chaque individu et influenceraient différemment les taxes sur l’essence payé à la pompe. La même chose à l’achat d’un véhicule pour le coût des taxes et de la plaque et son renouvellement par la suite.
En santé: les avoir et revenus, l’âge, le poids, le fait de fumer et quoi d’autres influenceraient le prix à payer pour voir le médecin.
Transport en commun: toujours avec la carte à puce et le coût à payer serait aussi influencé par les avoir et revenus, si c’est occasionnelle parce que l’on possède une voiture ou non, ou encore sur une base régulière.
Et ainsi de suite dans tout les domaines de bases et communs à tout les individus.
Les taxes à payer seraient toujours en fonction des avoir et des revenus, de la pollution engendrée, des efforts que l’on fait pour le bien commun et le reste. Votre troisième téléviseur pourrait vous coûter plus cher en taxe que le premier.
Si vous préférez le privé en éducation et en santé: a) il n’y aurait aucune subvention ou crédit quelconque et b) vous devriez en plus de payer le prix demandé, payer une taxe équivalente à ce que coûte pour maintenir le même service pour toute la population et comme si vous utilisiez le même service au public.

Il va sans dire qu’avec cette carte, un individu pourrait ne rien payer pour son électricité durant une certaine période de sa vie ou même durant toute sa vie, pendant qu’un autre comme Monsieur Desmarais pourrait payer 100 fois ce qu’il pait déjà. Oui je sais il pourrait toujours s’installer ailleurs. Mais la plus grosse difficulté pour installer un tel système adéquatement, c’est qu’il faudrait qu’il soit instauré partout et en même temps ! 🙂
Comme il y a un commencement à tout, il s’agirait de commencer par en discuter, peut-être mettre le système en marche à petits pas…

Le citoyen serait ici interprété au sens très large du terme en incluant: un citoyen corporatif, d’affaires, d’entreprises, d’organismes gouvernementales et à buts lucratifs et non lucratifs et tous ceux que l’ont peut imaginer existants ou à créer sans exception possible présent ou futur, dont un ou des responsables devraient-être identifiés comme tel.

3- Il serait très clair, que toutes les croyances pourraient-être admises et utilisées en privée et dans les lieux de cultes… Et dans ce sens la charte des droits et libertés continuerait de défendre le droit de croyances religieuses sans discrimination mais à l’intérieur des paramètres mentionnés. Leurs coûts entièrement payés par leurs croyants et utilisateurs, sans bénéficier de subvention et de crédit d’aucune sorte, en payant comme les autres, taxes (incluant les municipales), impôts. Aucun passe-droit, avantage, exception, ce qu’on qualifie des « arrangements raisonnables » ne pourrait être obtenu à cause d’une croyance. Et donc, pas de chapelle à l’université, pas de turban dans la police ou à la place du casque de sécurité requis, et aucune discussion possible sur un uniforme ou une pièce d’uniforme la où il est imposé (compagnies, travail, sport (soccer) et le reste …) au nom de la religion. Je n’interdirais pas le port de signes ostentatoires dans la mesure qu’ils ne contreviendraient pas à aucune loi et ce n’importe où. Le kirpan étant aussi un couteau, la loi concernant le port d’arme s’appliquerait et concernerait la longueur de la lame… Le turban serait interdit uniquement là où un couvre-chef spécifique est imposé…sur les heures requises pour porter le couvre-chef concerné…et donc le turban pourrait être porté lors du trajet pour se rendre au travail. C’est ainsi qu’alors j’en porterai peut-être un à l’occasion si je n’avais pas à lui donner une connotation religieuse… (j’en possède d’ailleurs un, que j’ai déjà porté, qui m’avait été donné par un voisin…et m’avait attiré des commentaires…).

4- La langue: l’obligation pour tout gouvernement élu au Québec de prendre toutes les dispositions nécessaires pour que la langue de la majorité et donc le français, soient appliquées de façon à ce que sur tout le territoire québécois la langue française reste à jamais la langue de la majorité, sans le pouvoir de remettre cette disposition en question. Tout immigrant adulte ne pouvant s’exprimer en français dans les cinq années après son arrivée devrait quitter la province. L’état étant obligé de faire les efforts nécessaires pour franciser les nouveaux arrivants, et ses efforts nécessaires devraient-être décrits, mais la responsabilité de réussite dans les délais incomberait aux individus.
L’embauche de travailleurs ne parlant pas le français serait interdite partout ils seraient susceptibles de transiger avec des francophones constituant une clientèle ou des confrères de travail…comme sur une chaîne de montage à Roberval…

Et quoi d’autres ? Je m’arrête ici ! Mais pas sans préciser que je suis pour la plus grande liberté pour tous, mais avec des limitations mieux, plus justement précisées et appliquées aussi pour tous. Je suis d’accord aussi avec la liberté de religion mais également avec des balises.
Une place pour chaque chose et chaque chose à sa place lorsque l’on croise vers l’extérieur le seuil de sa porte.
Et dans ce sens je m’accordais très bien avec un seul point de PET: ce qu’un individu fait dans sa chambre à couché ne regarde que lui dans la mesure ou il respecte les lois.
Lorsque vous sortez de votre chambre à coucher, il y a déjà des devoirs qui doivent être pris en compte (par exemple si vous avez des enfants) et lorsque vous sortez de votre maison, il y a tout le reste !

Oui je sais, je devrai mourir très vieux avant qu’une telle carte ne soit même discuté.
Qui a dit que tout commençait par un rêve ?

Bonsoir,les deux vieux partis se critique l’un l’autre le parti quebecois blame le le parti liberal de mauvaise gestion,le parti liberal blame le parti quebecois de mauvaise gestion qui donne comme certification que les deux vieux partis depuis 1976 une dette de plus de 200 milliards plus 20 milliards a mettre dans nos infrastructures voila le bilan des deux vieux partis des taxes et des impots que les travailleurs et leur famille paye et paye de jour en jour,de semaine en semaine,de mois en mois,d’annee apres annee pour en arriver avec un bilan semblable et avoir creer une taxe sante vraiment celle-la ,la seule et unique facon de regler leur mauvaise gestion est la population et la il nous demandent d’autre mandat.
NON,NON, la population le 7 avril a le pouvoir ultime entre les mains et ne retomberont pas dans le meme PIEGE depuis quarante ans et je l’esperes va faire un grand menage pour changer les choses le 7 avril pour eux,leurs enfants,et leurs arrieres petit enfants le 7 avril vous avez le pouvoir il faut tous ensemble le faire car le Quebec et la population en ont besoin bon vote.

Bonne reflexion.Ecris avec un pointeur lazer alors pas d’accent.

Pour la corde sensible de la peur, le Parti Québécois est le champion. Ce parti a créé la peur de religion qui n’est pas la leur avec la charte et la peur du Canada avec le référendum tout en nourrissant la peur des « Zanglais » en renforçant les contraventions liées à la loi 101. Le Parti Québécois nous laisse dans le néant face au référendum. Quand les québécois vont être prêts? Quand Pauline Marois va être prête? Après un référendum pour un référendum? Sans être clair face à cette question, elle crée une peur de ne pas savoir. Donner une contravention pour une affiche anglophone qui est dans un restaurant depuis plus longtemps que le gouvernement Marois est au pouvoir. Tout cela pour faire peur aux québécois.

Féééééééééééééélix St-Laurent que vous me faites peur. Je ne dormirai pas la nuit prochaine, c’est certain !

Au moment du déclenchement des élections, le Parti Québécois jouissait d’une avance dans les sondages. Profitant de ce momentum, Pauline Marois et son parti ont misé à outrance et de façon démesurée sur la corde de la peur de la différence afin de rallier les Québécois en utilisant , entre autres, la Charte des valeurs afin de former un gouvernement majoritaire. Cette latitude ainsi acquise aurait permis au Parti Québécois de tirer sur les ficelles en espérant réaliser l’article 1 de leur parti. Malheureusement pour elle, l’arrivée d’un candidat vedette clamant haut et fort sa volonté d’un pays a relégué au second plan le débat stérile sur la Charte. À moins d’un revirement majeur, le Parti Québécois aura causé sa propre perte.

La façon des autres partis mais plus spécifiquement celle du liberal pary depuis que le PQ existe est de faire peur à une certaine partie de la population en brandissant à répétition cette cassette. Ce n’est donc pas nouveau et qu,à cause de PKP mais qu’un prétexte de plus pour agiter l’épouvantail à moineaux. Et les petits cerveaux de moineaux à chaque fois embarquent aussi de façon ultra partisane et en choeur et à répétition aussi répètent la chanson des référendums et de la séparation de beau et grand canada, de ses rocheuses et tutti quanti.
Les journalistes quoi qu’ils en disent comme s’ils étaient innocents, en disant qu’ils ne font que rapporter la nouvelle, embarquent aussi en choeur à cogner à répétition sur ce même clou peu importe les sujets abordés, ils les ignorent.
Et donc à chaque fois que le PQ a gagné, c’est qu’il a battu les parties politiques adverses, les soutiens de l’establishment anglophone et ethnique Québécois et canadien, l’argent venu de l’extérieur du Québec, le soutien de la presse de tout le pays et le soutien de la presse Québécoise à part quelques exceptions qui sont resté plus neutre.
Madame «Toronto Star» Hébert entre autres, se disant journaliste sur RDI aujourd’hui, a cogné sur ce clou à satiété aussi.
En précisant aussi que les Québécois ne veulent pas de référendum. Hors c’est faux. Cette affirmation est un montage de journaliste en empruntant souvent des raccourcis pour faire passer les messages qu’eux préfères.
Même avec la très mauvaises presse à répétition, près de 40% des Québécois sont pour la souveraineté du Québec et par conséquent pour un référendum. Il en reste donc 60% de véritablement contre. 60% n’est pas beaucoup plus que la moitié de la population. Et ce n’est certainement pas « la » population québécoise.
De bullshit en bullshitt, un nombre grandissaant de la population pas trop au courant, qui s’informe véritablement que plus ou moins finissent par croire des demies vérités et adopter des idéologies sans trop se poser de questions, en faisant comme la majorité et donc en agissant aussi bêtement que des moutons à petits cerveaux.

Ce n’est pas parce qu’une majorité adoptent un comportement ou une idéologie que pour autant ça convient à toute la population, à une majorité de la population, à un individu en particulier, à vous ou encore à moi.

Il faut plus de perspicacité, de circonspection, de connaissance, de vérification personnelle, de jugement avant de prendre des décisions, et faire comme la masse qui fait comme une majorité de journalistes le recommande ne garantit en rien que ce sera la bonne décision.

Nous avons tous un cerveau et c’est pour s’en servir, y compris lorsqu’il y a des élections !

Pendant les élections, les politiciens doivent justement manipuler les cordes sensibles de la population. Celui (ou celle) qui en sortira gagnant demain matin est celui qui les a manipulé avec la plus grande aisance. Aucun politicien ne peut gagner s’il ne cherche pas à persuader le peuple de sa grande « magnificence ». Ma prédiction se porte sur M. Philipe Couillard. Il a l’avantage de bien paraître, de même qu’il détient un métier respectable (médecin). Il comble le besoin de changement des Québécois, mais pas trop quand même, pour un nouveau régime de PLQ dont il est le chef. Je suis d’accord avec Mme Beaulieu que pendant toute cette campagne électorale, nos politiciens marchent sur une corde raide. Un simple coup de vent et tout est terminé. Cherche à savoir qui s’en sortira indemne…

Il ne faut pas se le cacher, les élections cette année tournent autour de la fameuse question du référendum. Les politiciens abordent également des sujets importants comme la santé, l’éducation et l’économie, mais la triste vérité c’est que durant les élections l’idée d’un référendum attire beaucoup plus l’attention des Québécois. Pour les élections cette année c’est Philippe Couillard qui, grâce à un sondage démontrant que deux Québécois sur trois ne veulent pas de référendum, prend avantage à dire haut et fort qu’un vote pour le PQ est un vote pour un référendum. Je comprends que Pauline Marois critique le PLQ de faire une campagne de peur, mais si les sondages montraient que les Québécois sont en faveur d’un référendum je crois qu’elle en prendrait avantage également.

L’acharnement sur le référendum vient d’une habitude en ce sens du liberal party depuis que le PQ existe, appuyé par l’establishment , les anglas, les différentes communautés culturelles, le canada tout entier et amplifié par les journalistes.
Cette peur est injustifiée et prive « la » population d’un choix politique plus large et plus significatif.
« La » population en agissant ainsi ne prouve que son ignorance, son incapacité de faire ses devoirs, de se renseigner autant qu’elle le pourrait et de faire un choix en conséquence. Ce qui importe c’est de tout apprendre et savoir en 30 mots et dans un clips de 30 secondes.
Hors la réalité et les enjeux sont beaucoup plus complexes et importants que de ne pas y consacrer plus de temps qu’à lire que sa cousine fait la queue pour s’acheter une crème glacée ou le dernier portable !

À ce que je comprend, l’instruction que la majorité appelle l’éducation, la capacité presqu’infini à mieux s’informer et communiquer en fin de compte ne change pas grand chose pour « la » population.
On fait tout de même du sur place.
On se pâme toujours encore plus pour l’apparence que pour ce qu’elle cache !

Décevant !

Effectivement, la situation politique au Québec a toujours été ambiguë, ce qui rend la tâche des politiciens assez complexe. Nous vivons dans une société où les valeurs diffèrent complètement d’un individu à l’autre et où une conciliation des idéaux semble dur à concevoir: cela pourrait peut-être expliquer les discours confus et altérables des différents partis politiques dont le seul but est de «gonfler leur cote».

M.dec.
Vous auriez intérêt à lire le livre 1984 de Georges Orwell, vous proposez le même type de gouvernement, curieux que le communisme vous paraît tellement attractif, on a essayer ce genre de paradis en URSS et je vous convie à vous intéresser aux écrits couvrant la merveilleuse période des années 30. 1984 c’est la fête si on compare les deux cauchemars .

La corde de la peur
La peur : appréhension, crainte devant un danger, qui pousse à fuir ou à éviter cette situation. Voilà qui résume bien la façon de penser et même d’agir de certaines personnes au Québec. Au Québec, on a peur, peur du voisin, peur de l’immigrant, peur de l’anglais, bref on a peur du changement. Les québécois ont peur de changer, on aime rester dans notre petit confort sans que personnes nous dérange. C’est pour cela que les québécois ont eu peur du printemps érable, ils avaient peur des jeunes et de leur ambition. Nos politiciens jouent beaucoup trop avec la carte de la peur. L’un nous fait peur avec les immigrants, l’autre nous fait peur avec l’économie. N’est-il pas temps que le Québec entier se réveille et qu’il se lève? N’est-il pas temps qu’enfin un parti politique n’ait pas peur du changement? Et finalement, n’est-il pas temps que les québécois n’aient plus peur et qu’ils puissent enfin accepter le changement?

Il n’y a pas de doute sur le fait que les québécois sont des gens qui ont des valeurs et des intérêts parfois extrêmement différents. C’est ce qui rend la tâche des politiciens plutôt difficile. En plus de devoir leur plan à un ensemble de gens chez qui le cynisme politique est déjà fermement ancré, ils doivent méticuleusement calculer chaque parole et argument afin qu’elle ne déplaise pas trop à ceux qui sont contre l’idée, mais qu’elle satisfasse suffisamment ceux à qui elle plait. Il ne faut donc pas s’étonner du fait qu’ils usent de nos cordes sensibles à leur avantage puisque après tout, c’est peut-être triste à dire, mais une bonne partie de l’intérêt accordé aux élections disparaitrait probablement si les questions concernant le fameux référendum, la Loi 101 et la Charte des Valeurs s’effaçaient du débat politique.

En regardant de plus près le livre dont faisait référence cet article, je trouve qu’il y a quelques «cordes» manquantes lors de nos élections. Qu’en est-il de la racine «E» du livre, la racine «latine»? Selon moi, elle se fait bien rare ces derniers temps et j’aurais aimé qu’elle montre le bout de son nez. On mentionne bien la «corde 27: le besoin de paraître» et la «30: l’instinctivité», mais n’y a-t-il pas d’autres aspects auxquels on devrait porter plus attention? Il est triste de voir que les partis n’utilisent point celle de «la joie de vivre», du «talent artistique» ou de «l’amour des enfants». Au lieu d’essayer d’appeler les électeurs en exploitant la peur de l’étranger, pourquoi ne pas faire plus de place à la créativité, à l’amour et à la joie?

« Pour gagner leur [les Québécois] assentiment — leur vendre un produit ou leur faire accepter une idée —, il faut savoir jouer de ces cordes sensibles ». En fait, tout comme pour la publicité, il faut connaître les cordes sensibles de son « client » pour l’amener à croire que nous avons le meilleur produit pour lui.
Les politiciens marchent en permanence en terrain miné sachant qu’à la moindre erreur les médias leur exploseront à la figure. Ils doivent à tout instant être soucieux de l’image qu’ils projettent et du message qu’ils livrent. Pour ce faire, ils sont entourés de toute une équipe!
Je me demande pourtant si les politiciens ne devraient pas, d’abord et avant tout, être transparents et honnêtes… Mais peuvent-ils réellement l’être lorsque chaque discours, chaque phrase, chaque mot et chaque geste est étudié et adapté de façon à plaire à l’électorat? Quel stress! S’ils pouvaient au moins exprimer ce qu’ils pensent naturellement… Oui, quelques-unes de leurs annonces nous plairaient peut-être moins, mais personnellement, je me sentirais plus en confiance avec des candidats authentiques plutôt qu’idéalistes! Durant cette campagne, les chefs des partis jouaient sur l’intégrité, est-ce la 37e corde sensible des Québécois?

Les caquistes ne sont pas les seuls à faire vibrer fortissimo la corde de la peur du changement. Le Parti Québécois est pris dans un da capo, et les seules notes sur leur partition semblent être celles du référendum. Madame Marois continue de mettre l’accent sur la question, malgré sont insistance sur le fait qu’un référendum aura lieu seulement «quand les québécois seront prêts», et tombe de plus en plus rapidement dans la dissonance. C’est un changement qui effraie et qui ne cause que des conflits. Peut-être est-ce pour cela que le Parti Libéral a pris le devant? La cacophonie du mot «référendum» casse les oreilles et fait peur aux québécois.

Les québécois sont très difficiles à cerner. Nous revendiquons du changement, nous voulons élire un parti qui va faire une différence et qui va apporter de la nouveauté. Toutefois, la peur règne parmi nous, car nous sommes des bêtes qui apprécient avoir une routine. Un référendum est alors un peu trop drastique pour des gens comme nous. C’est avec ces cartes que Philippe Couillard souhaite nous décourager à voter pour le PQ. Il fait ressortir la peur que nous cachons face au changement si nous devenons un pays ou si nous adoptons la Charte des valeurs québécoises. Par contre, Pauline Marois a plus d’un tour dans son sac et elle joue justement avec le fait que certains d’entre nous attendent toujours une surprise à travers de leur routine. Si elle est élue, Mme Marois fera un référendum lorsque les québécois seront prêts, c’est-à-dire lorsque nous n’auront plus peur du changement et que nous serons impatients de voir les modifications surgir. Ces deux partis tentent donc de nous convertir à leur solution à notre corde sensible qu’est le changement. Nous avons le choix de conserver nos habitudes ou d’accepter la surprise.

Je suis d’accord: la façon de gagner des élections, c’est de faire vibrer les cordes sensibles des électeurs. N’est-ce pas là la seule façon, d’ailleurs, de convaincre qui que ce soit de quoi que ce soit? Ce n’est pas limité aux élections, et certainement pas aux Québécois. Comment faire valoir son opinion si ce n’est en persuadant, en jouant avec les sentiments? Avez-vous déjà essayé de convaincre votre mère de vous laisser passer du temps avec votre « chum » ou tenté de convaincre votre mari d’aider vos enfants à faire leurs devoirs? Ce ne sont pas des chiffres ou des arguments bien structurés qui vous ont aidé, mais le jeu sur les sentiments. Bien que des élections soient un sujet beaucoup plus sérieux et compliqué, l’esprit humain ne change pas et les sentiments sont ce qui a le plus de pouvoir sur lui. C’est bien de le savoir, mais maintenant que c’est constaté, nous ne pouvons rien y faire.

Cette année la campagne électorale a, une fois de plus, dévié de son intention initiale qui est d’informer les gens sur les projets de chaque partie. En effet, nos politiciens semblent rendu des experts dans l’art de démontrer les erreurs des autres ainsi que dans l’art d’éviter une question. Ils semblent par ailleurs oublier de parler de leur projet pour le Québec Selon moi, des prises de position plus claire et distinctes auraient dû avoir lieu sur certain sujet comme la langue française, la dette, etc. Le fait que le Québec se dirige tranquillement ou plus rapidement selon les opinions est quelque chose qui devrait importer a tous, car il y a des sommes immenses d’argent des contribuables en jeu. En terminant, comme l’a prouvé Monsieur Nantel même si cela était une rapide généralisation, le blâme d’une campagne électorale qui nous laisse sur notre appétit ne doit par appartenir seulement à chacun des parties, mais aussi à l’électorat qui devrait peut-être travailler pour se forger une opinion plus précise et exacte de la situation politique

La politique au Québec, et inévitablement ailleurs aussi, n’aura toujours été rien d’autre qu’un énorme jeu où quelques individus se disputent l’appui d’une majorité dans le but presque unique d’être élu et réélu. C’est un cercle vicieux de mensonges fallacieux et de promesses égarées où, une fois la campagne électorale achevée, ne figurent pratiquement pas les intérêts de la population. Il n’est donc pas surprenant de remarquer, dissimulées dans les discours et les idées des politiciens, des techniques de séduction astucieusement appropriées pour charmer les Québécois. Les politiciens appâtent les Québécois dans leurs pièges par leurs promesses de recrudescence et de prospérité. Puis le Québécois, coincé et impuissant, ragera contre son prédateur jusqu’à ce que le piège cède et le laisse libre de bondir volontiers dans le suivant. Les politiciens sont des chasseurs rusés, leurs discours sont leurs pièges et les Québécois, quand vient le temps de voter, sont des moutons sensibles et vulnérables qui se jettent toujours inconsciemment dans la gueule du loup.

Tout d’abord, il est important de mentionner que Pauline Marois a déclencher les élections que je qualifierais « d’élection de la peur ». Au lendemain du grand jour, il est très possible de dire que les citoyens ont fait leur choix en ne pensant seulement qu’au sort de PQ. Tannés de ce gouvernement, tous citoyens ont basé leur sélection sur le parti ayant le plus touché leurs cordes, comme l’article le dit si bien. Dans cette élection, le PLQ a réussi a toucher les cordes sensibles de la plus grande majorité des électeurs et leur victoire est bien méritée, au grand désarroi du PQ.

Les chefs ont bien compris qu’ils dirigeaient un orchestre symphonique et ont tenté de toucher les cordes sensibles des Québécois. Ils savaient pertinemment que ceux-ci réagissent fortement à la peur, un héritage de leur patrimoine religieux qui a longtemps dicté leur façon d’agir. Les Québécois ne veulent pas un référendum; ils souhaitent des modifications majeures dans les services mais sans trop changer les structures. Ils ont peur du changement. Par ailleurs, ils ont peu de considération envers les gens d’affaires qui réussissent. Pourtant ces entrepreneurs pourraient fort bien tirer le Québec du gouffre financier dans lequel il se retrouve. Tout au long de la campagne électorale, les politiciens ont ajusté leurs discours en fonction des électeurs. Certains messages inquiétants ont alors été répétés à l’infini et les sondages ainsi que le scrutin ont reflété la réaction du public. Les Québécois sont aujourd’hui rassurés. Ils n’auront pas à voter « non » à un référendum qui n’aurait sans doute pas eu lieu. Ils conserveront leurs commissions scolaires et PKP ne sera pas ministre. Qui avait le meilleur programme? C’est sans importance.

Un peu trop facile de parler de «méfiance à l’égard des gens d’affaires», si vous avez en tête les admonestations du clergé des années 1940 envers l’argent.

C’est plutôt la crise de 2008 qui nous a fait prendre conscience que le capitalisme est axé sur le colonialisme, le vol et la destruction de l’environnement.

Nous savons tous que Péladeau est avant tout loyal à Péladeau et à son portefeuille.

Ouais, je connais cette histoire de « cordes sensibles », mais je rappelle qu’elle fut conçue par un publicitaire: d’où son caractère simplet. Désolé pour la paresse mentale tant aimée de ces gens-là, mais les peuples sont infiniment plus complexes que ces dérisoires formulettes conçues par un professionnel de la manip et de l’intox.