Place au sirop de bouleau

Deux jeunes entrepreneurs de Saint-Félicien, au Lac-Saint-Jean, veulent donner une nouvelle vocation aux forêts de leur région : depuis deux ans, ils récoltent la sève de bouleau et en font du sirop.

Place au sirop de bouleau
Photo : iStock

« C’est un produit original, qui ne détruit pas les forêts et qui s’inscrit dans une démar­che de développement durable », dit Jérôme Paquet, qui a fondé l’entreprise L’Arboré avec son complice Evans Tremblay.

Ce sirop à la robe foncée est moins sucré que le sirop d’érable et considéré comme un produit haut de gamme. D’où son prix élevé : 30 dollars les 250 ml. Produire un litre de sirop de bouleau nécessite jusqu’à quatre fois plus de sève (160 litres) que pour le sirop d’érable. La récolte, qui dure quelques semaines, s’est amorcée, cette année, à la fin d’avril.

Des dizaines de restaurateurs s’arrachent désormais ce produit, que les deux fils de travailleurs forestiers ont mis des années à peaufiner. On l’utilise autant pour la cuisson des viandes que pour accompagner les desserts. Des chefs s’en servent notamment pour cuisiner le foie gras.

Le sirop de bouleau est distribué dans plus de 50 épiceries fines au Québec et en Ontario. Jérôme Paquet et Evans Tremblay veulent toutefois conquérir une plus large clientèle – et, qui sait, que leur produit concurrence le bleuet comme emblème du Lac-Saint-Jean !