Plus catholique que le pape ?

Cardinal, archevêque de Québec et primat du Canada, il cumule les titres autant que les gestes d’éclat. Alors que s’ouvre à Québec le Congrès eucharistique international, L’actualité a tenté de percer la carapace d’une éminence controversée.

Mgr Ouellet a remis le diocèse de Québec à l’heure de Rome. Il a fait cesser l’« absolution collective », dont bénéficiaient ceux qui ne voulaient pas se confesser individuellement. Ces « célébrations communautaires du pardon » contrevenaient à la volonté de Jean-Paul II, exprimée dans un motu proprio (« de son propre chef ») en 2002.

Le cardinal a donné son feu vert à la messe en latin. Elle est célébrée deux fois par mois à l’église Saint-Francois-d’Assise, à Limoilou, conformément à un décret de Benoît XVI.

Il a décidé que les « agents de pastorale », en majorité des femmes, cesseraient de faire l’homélie. Le sermon est redevenu la prérogative du prêtre. Des laïques perçoivent cela comme un recul pour les femmes, qui ont compris que la question de leur accession au sacerdoce ne se pose plus.

Le diocèse pourrait bientôt obtenir un « petit séminaire », école secondaire qui offrirait un enseignement religieux catholique.

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