Portrait d’un enquêteur privé

Un voile de mystère entoure le métier d’enquêteur privé. À quoi ressemble le quotidien de ceux qui le pratiquent ? Voici un portrait de ces fins limiers.

Portrait d’un enquêteur privé
Photo : iStockphoto

 

Combien y a-t-il d’enquêteurs privés au Québec ?

L’industrie de la sécurité privée, qui regroupe aussi bien les agents de sécurité que les serruriers et les spécialistes de convoyage de biens de valeur, emploie près de 50 000 travailleurs. De ce nombre, quelques milliers, tout au plus, œuvrent à titre d’enquêteurs privés.

Quelle est leur formation, et d’où viennent-ils ?

Quelques collèges offrent une formation sur l’enquête, mais bien des enquêteurs au service des agences de sécurité privées sont d’anciens policiers à la retraite, issus autant de la Gendarmerie royale du Canada que de la Sûreté du Québec ou de corps policiers municipaux. Parmi ceux qui démarrent dans le métier, beaucoup auraient aimé devenir policiers. Enfin, tous doivent obtenir un permis du Bureau de la sécurité privée, un nouvel organisme public qui veille à l’application de la Loi québécoise sur la sécurité privée et qui soumet les travailleurs de ce secteur à des règles strictes.

À quoi ressemble leur quotidien ?

Le métier évoque l’infiltration, la filature. Mais les enquêteurs privés ne jouent pas toujours les James Bond. Beaucoup d’entre eux passent l’essentiel de leur temps au bureau, d’où ils effectuent, par exemple, des recherches sur des candidats à un emploi et vérifient les antécédents judiciaires de ces derniers.

Qui fait appel à leurs services ?

La clientèle est très variée. On y retrouve des PME, des banques, des propriétaires immobiliers, des agences gouvernementales et même des maris jaloux… Eh oui : les enquêteurs privés se penchent aussi à l’occasion sur des cas d’infidélité conjugale.

Quelle est leur principale qualité ?

La patience !

Combien gagnent-ils ?

La plupart touchent entre 12 et 25 dollars l’heure, selon l’expérience et la difficulté du mandat qu’on leur confie.

Quel est leur code d’éthique ?

Trois grands principes doivent guider les enquêteurs :

1 : Rester dans les limites de la loi, notamment celle qui protège la vie privée.

2 : S’assurer que leur mandat est réalisable.

3 : Vérifier que leur client est « honorable » et qu’il jouit d’une bonne réputation.

 

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Ce portrait a été réalisé avec l’aide de Louis Laframboise, vice-président aux enquêtes et services-conseils de Garda et président de l’Association professionnelle des enquêteurs privés du Québec, qui regroupe l’ensemble des agences d’investigation agréées.