Pour l’amour des bêtes

Quoi que puissent penser certains, la perte d’un animal n’est pas moins douloureuse que celle d’une personne qui nous est chère.

Illustration: Iris Boudreau pour L’actualité
Illustration: Iris Boudreau pour L’actualité

Nous sommes entrés dans la clinique la tête basse, la cage à la main, laissant dehors un temps radieux. Sorte de contrepoint à ce rendez-vous avec la mort auquel la vie nous conviait.

Quelques minutes plus tard, le chat était sur la table d’examen, penaud, amaigri et faible. La vétérinaire est venue nous expliquer comment les choses se dérouleraient. L’anesthésie, puis l’injection létale. Chacun de ses mots était prononcé avec délicatesse. Comme s’ils sortaient de sa bouche sur la pointe des pieds.

«Prenez votre temps pour lui dire au revoir», a-t-elle suggéré. Et je me suis mis à pleurer. Sophie plus encore que moi.

C’est un deuil qu’elle connaît, pour avoir aimé et perdu d’autres animaux avant celui-ci. Mais moi, pour la première fois de ma vie, j’ai compris qu’on pouvait regretter un animal au moins autant qu’un humain.

Vous avez bien lu: autant.

«Les chats sont l’âme de la maison», a écrit Jean Cocteau. La nôtre en avait trouvé un supplément chez ce matou mal léché. À la fois mascotte, objet d’inquiétudes en raison de son penchant pour la violence et affectueux comparse, il habitait nos jours autant que notre demeure.

Il répondait à nos appels comme un chien. Il jouait comme un fou, passait ses journées dehors, tapi dans l’herbe, sorte de Rambo de jardin à l’affût du Viêt-cong écureuil. Il avait cette manière d’être drôle que j’ai rarement constatée chez les félins. Parfois chez les chiens. Humour involontaire fait de maladresses et d’habitudes cocasses.

Il était un de nos sujets de conversation favoris.

Et c’est une des choses que ceux qui ignorent le deuil animal ne saisissent pas. Cette complicité. Cet amour réel, qui se tisse dans les habitudes et les câlins. Dans l’étrange complexité d’un rapport entièrement fait de non-dits.

Le bien nommé journaliste et écrivain Jon Katz, auteur de Going Home: Finding Peace When Pets Die, évoque ce tabou de la tristesse intense à la mort d’un animal cher et le fait qu’il s’agisse de l’une des choses les plus difficiles à vivre pour les amis des animaux: le mépris affiché pour leur chagrin.


À lire aussi:

La crise de l’attention


«Il faut se tourner vers des gens qui comprennent», propose Richard Bousquet, de la clinique vétérinaire du Vieux-Limoilou, où le deuil animal est pris au sérieux. Parce que ce l’est. Surtout dans notre univers d’ultra­moderne solitude. «Les animaux sont d’une immense importance pour certaines personnes, et leur perte provoque une peine profonde, rappelle le vétérinaire. Ils aiment sans condition.»

Ils ne jugent pas, non plus. Ils se cachent dans les replis du quotidien pour mieux nous bondir sur les genoux et égayer nos passages à vide. Ils donnent l’impression de comprendre nos sentiments; leur silence est une sorte d’écoute passive venant remplacer celle qui fait trop souvent défaut chez les humains.

C’est cela aussi qu’ignorent ceux qui se moquent du deuil de minou ou de pitou, affirme la Dre Marina von Allmen-Balmelli dans Quand l’animal s’en va…, un livre qu’elle a écrit, dit-elle, pour bâtir un pont entre les personnes endeuillées et celles qui les raillent.

Mais ce pont à construire relève d’un problème social plus vaste encore.

En fait, il met en lumière plusieurs réalités. D’abord, la difficulté de créer des liens forts avec les humains. Mais surtout, la hiérarchisation des émotions, voire leur déni, au profit d’une rationalisation qui élimine le sentiment, réduit au statut de sentimentalisme.

Déjà, le deuil des humains est parfois considéré comme une maladie dont on devrait se guérir le plus vite possible. Alors celui des animaux… Il n’est pourtant pas plus dérisoire que les autres peines associées à la perte. Et la relation avec les animaux, elle, n’est pas moins importante que bien des rapports humains qui, si souvent, restent en surface.

Au banc des accusés de ce mépris, donc: le manque d’empathie généralisé. Cette incapacité de se mettre à la place des autres qui grignote le vivre-ensemble, à toutes les échelles.

Cela explique peut-être que je m’attache de plus en plus aux animaux. Leur silence complice aide à vivre dans un monde qui se bombe le torse et se bat la poitrine du poing pour montrer sa force de caractère devant l’adversité. Mais au fond, c’est pour remplacer le battement de l’organe qui lui manque. Le cœur, mais oui.

Dans la même catégorie
35 commentaires
Les commentaires sont fermés.

Plusieurs cherchent à cacher leur haine et leur peur des humains derrière l’amour des animaux.Elles vont jusqu’à leur attribuer des caractéristiques et des sentiments humains.

Je n’ai ni peur ni haine pour les humains, l’amour inconditionnel que nous donnent les animaux , leurs attentions quand ils sentent que quelques choses ne va pas. Je regarde l’humain dans la société et je préfère de loin la compagnie d’un animal de compagnie. Et oui les animaux ont des sentiments . Vous en avez probablement jamais eu pour avoir ce genre de propos.

Je ne hais ni n’ai peur des humains, monsieur. Sauf en ce qui concerne ceux et celles qui font du mal aux animaux. C’est mon droit absolu d’aimer les animaux et d’avoir un attachement profond envers ceux qui partagent et ont partagé ma vie. J’ai accompagné chacun d’eux à leur dernier repos, comme j’ai également accompagné les êtres humains qui m’étaient chers. Non, un animal n’est pas un être humain mais sa compagnie peut être significativement plus enrichissante que celle de certains humains.

Pas fort comme commentaire, et oui c’est maintenant prouvé, ne vous en vexez pas, que les animaux ont comme nous des sentiments et peuvent comprendre aussi !
Je doute que voua aillez un animal de compagnie M. Goudreault, car vous n’auriez jamais écrit cet insipide commentaire. Je suis bien triste pour vous, car je crois qu’honêtement, vous manquez d’amour.

Faut-il être vide de coeur pour dire cela. Mon cher Monsieur, vous êtes exactement le profil type que décrie cet article : un homme aux sentiments compartimentés. Il faut haïr les uns pour aimer les autres, vraiment ? Parce qu’on ne peut aimer les deux comme deux parfaits sujets de la Création ? C’est pour cela que certains amoureux des bêtes font vétérinaires au contact des maîtres 24h sur 24. Pour cela que d’autres font de la zoothérapie, aimant les animaux pour guérir les hommes. Les exemples sont nombreux.

Difficile de repondre a un tel cretin qui ne comprend ni les humains ni les bêtes…Meme lui apparemment il n’arrive pas a se comprendre tellement ce qu’il sort est pathétique et primaire!

Il n’est pas surprenant d’apprendre que le Québec est l’endroit en Amérique du Nord où l’on abandonne et brutalise le plus d’animaux quand on y lit de telles insipidités. Quand on aime les animaux, on accorde de la valeur à la vie, et on est capable d’aimer les humains. Car, aimer les humains, c’est aussi aimer les animaux, n’en déplaise à certains…

Et si au contraire l’amour des animaux nous libérait de la haine et de la peur que parfois les humains nous inspirent. Il n’y pas d’amours mineures,

Bien au contraire. Plus on aime les humains, plus on aime aussi les animaux et vice versa. Mais il est vrai cependant que plus on aime les animaux, plus on a de la difficulté à tolérer ceux qui leur infligent des traitements cruels.

Pour l’avoir vécu il y a quelques mois lors du décès de mon chien de 10 ans, j’ai trouvé cela tellement dure, et encore aujourd’hui aucune journée ne passe sans que je m’ennuie de lui. Mais j’ai été chanceuse car s’il y a des gens autour de moi qui ne comprenaient pas, ils ne l’ont pas montré et j’ai été très bien soutenu. Merci à tous. P.S. Parlez-en tant que vous en avez de besoin.

Les animaux ne sont pas de banales objets, ils sont des être vivants. Plusieurs ne parlent que de l’instinct pour les chien, chat, oiseau et autres animaux intelligents, mais c’est plus encore, ils on aussi des sentiments, des émotions. Qui n’a jamais vu le sentiment de regret dans les yeux de son chien ou son chat après l’avoir chicanné, la tête baissé, les yeux triste et la recherche de callins par la suite pour être réconforté. Ils viennent nous dire bonjour quand on arrive du travail. Il nous sortent des langages bizarres pour essayer de parler avec nous. Ils ont des codes qu’ils enregistrent pour nous montrer ce qu’ils veulent pour que l’on comprenne. Ils partages nos joies et nos tristesse. Ils suivent nos routines et s’y adaptent, ils s’inquiète pour nous quand nous n’allons pas bien. Si vous regardez bien les vidéo des gens qui s’occupent des animaux sauvages dans les zoo, après un long dépard, quand leur maître reviennent, c’est tellement touchant et époustouflant de voir leur réaction. Il y a tellement d’arguments que je pourrait ajouter… C’est ci beau et touchant l’harmonie des animaux et des humains. Les animaux méritent autant d’être pleuré que les humains.

Nous avons eu un tel matou, caractériel, aux multiples expressions. Il nous a quitté subitement l’an dernier, après une belle vie de 13 ans. Il a laissé un tel vide dans la maison. Je comprends. Vivez votre peine et souriez à de bons souvenirs, tranquillement.

Pour répondre à un premier commentaire, je n’ai ni peur, ni n’éprouve de haine envers les humains, mais j’aime beaucoup mon chien. En fait, j’aime mon chien et les chiens de mon entourage. Je trouve que ces animaux sont loyaux, fidèles, demandent peu et donnent beaucoup. Et avant d’avoir des chiens, j’ai eu quatre enfants… Je suis aussi grand-mère! L’en m’empêchant pas l’autre… 🙂

Comme je vous comprend ,pour avoir perdu tant d’amis dans ma vie je sais ce que vous resenté.Et j’ai pas fini de pleurer ,ayant un chien qui as 13 ans je sais qu’un jour viendras et souvent je pleure ..Mes amis ,mes amour toujours fidèle a.Amour inconditionel!!

Je viens de perdre subitement mon chat suite a un cancer, ce fut tres douloureux,…..Il etait un être unique! , et l n’y a aucune « peur » humaine, juste de l’amour…..Tu dois pas connaitre ca Rejean Goudreault ! apprend a aimer quelqu’un deja….

Je vous comprend, Lionel, car j’ai perdu mon petit chat, Lover, le 1er juin suite à un cancer aussi. Il avait toute une personnalité spéciale, et j’ai beaucoup de peine depuis.

Mes plus sincères condoléances. Si les autres ne peuvent pas l’être, soyez au moins tolérant envers-vous même. Vos émotions et votre peine sont légitimes. On parle de la perte d’un compagnon de vie ici. Qu’il ait marché à quatre pattes et se soit léché le derrière (lol) ne change rien à la réalité: il était important pour vous. Gardez les bons souvenirs avec vous: vous êtes privilégiés de vous être rencontrés dans ce vaste univers. Bon courage!

Ah mon Dieu notre bébé chat de 9 ans est décédé le 10 aout 2016 apres 3 jours de maladie notre peine est profonde mon mari et moi le vide dans la maison est insupportable il étais tres affectueux et se faisais bercé comme un bébé je t,aime Boris de maman et papaxxx

« Déjà, le deuil des humains est parfois considéré comme une maladie dont on devrait se guérir le plus vite possible. Alors celui des animaux… »

—> Tellement vrai !!! J’ai perdu ma mamie (la seule qu’il me restait et dont j’étais très proche) et un an plus tard, le seul de tous mes cousins dont j’étais très proche (il a attrapé une maladie foudroyante qui l’a tué en 19 jours, il n’avait que 42 ans !). Ces drames m’ont anéanties (d’autant plus que j’étais déjà très mal dans ma tête avant ces tragédies pour d’autres raisons…).
Dans un mois, ça fera déjà trois ans que ma mamie est partie et à la fin de l’année, ça fera deux ans pour mon cousin (qui était aussi mon frère de cœur). Et jusqu’à maintenant, seulement deux ou trois personnes tout au plus ont dû me présenter leurs condoléances ou me dire un simple « je suis désolée ».
10 jours après le décès brutal de mon cousin, j’ai eu droit à « Faut faire son deuil ! Tu vas faire les soldes cet après-midi ? » sortant de la bouche d’une infirmière qui bosse dans un centre pour aider les jeunes en souffrance (le comble), prononcée en souriant et d’un ton extrêmement naturel, comme s’il n’y avait rien de dramatique ! Je suis encore très choquée par ces terribles mots.
Déjà, je déteste cette expression « faire son deuil » qui n’a aucun sens, et cette infirmière non plus n’en connaît absolument pas le sens, elle a prononcé ça comme ça parce qu’elle a entendu cette expression quelque part, sans avoir aucune once d’empathie à mon égard.
Elle avait également dit que je traversais une période « un peu » difficile ». Le « un peu » me choque toujours, même près de deux ans plus tard. Je ne lui demandais pas de pleurer avec moi, mais à ce point-là, c’est carrément un manque de respect.
Idem pour une personne qui m’a dit quatre mois après son décès : « c’est des choses qui arrivent, la vie continue ! »
Et dire que j’avais confiance en cette personne et que je tenais à elle, les gens nous promettent monts et merveilles pour au final se dédouaner, nous trahissent, se retournent contre nous, c’est encore pire lorsque l’on vit des tragédies pareilles.
C’est un manque de respect non seulement envers moi, mais aussi envers mon cousin. Moi, honnêtement, je le prends toujours de cette façon : « Ton cousin est mort, et alors, on s’en fout, y’a rien de de grave, tu sais ça arrive, c’est banal, continue ta vie comme si rien ne s’était jamais passée », « ton cousin est mort ? Bah et alors, fais ton deuil et va faire les soldes, rien de dramatique là-dedans ».

Non, vraiment, je suis extrêmement choquée, extrêmement outrée, extrêmement en colère contre tant de manque d’empathie… Donc je n’imagine même pas ce que doivent ressentir les gens qui perdent leur animal de compagnie, sachant que beaucoup de personnes considèrent même la perte d’un humain comme celle d’un objet !!!
(j’aurais pu dire à ces personnes que j’avais perdu mon sac à main, elles auraient pu réagir de la même manière, honnêtement !!)

Vous voyez, à ce propos, même les animaux ont plus de compassion et d’empathie envers les gens tristes. Ils n’aiment pas qu’on soit triste et viennent nous faire des câlins, nous réconforter, et c’est tout ce dont on a besoin quand on va très mal…

Regarder des poissons nager dans l’eau me procure même plus d’apaisement que de parler à certains humains !

J’ai perdu ma Maine Coon le 6 juillet dernier. Ça fait 10 semaines. 10 semaines que je m’ennuie terriblement de ma complice des 12 dernières années. On avait découvert qu’elle faisait de l’épilepsie au début du mois de février. Elle a été médicamentée jusqu’à son départ. Je lui avais toujours dis que je voulais qu’elle ait la plus belle mort possible et qu’elle parte par elle-même car je n’aurais jamais le courage de la faire euthanasier quand ce serait le temps. Elle m’a écoutée car elle est partie, rapidement, à la maison. C’est un gros deuil car elle était très dépendante de moi, un vrai chien de poche. Toujours à me suivre dans la maison, me coller, incapable de se passer de moi. C’est très difficile de vivre sans elle!

À chaque fois qu’un de mes animaux meurt, c’est un peu de moi-même qui part avec lui. Ma vie s’enrichit de leur présence gratifiante. Si tous les humains possédaient leurs qualités, le monde n’en serait que meilleur!

M. Goudreault,
Le lien que vous faites est exactement l’inverse de ce qu’ont établi plusieurs spécialistes en psychologie humaine. Selon ces spécialistes, ce serait plutôt ceux qui n’aiment pas les animaux et qui sont capables de leur faire du mal qui extrapolent cette violence et haine sur les humains, probablement déjà bien ancrée en eux depuis longtemps. Je vous offre ces quelques lignes à lire, un peu de documentation sur le sujet me semble être pertinente pour alimenter votre réflexion considérant le commentaire inconsistant, insignifiant, irrespectueux que vous avez pris soin d’émettre.

Source : http://www.quebeca.com/violence.html

»Maltraiter un animal n’est pas le simple résultat
d’un désordre mineur de la personnalité, mais
le symptôme d’une perturbation mentale
profonde. Les recherches en psychologie et en
criminologie montrent que les gens qui
commettent des actes de cruauté envers les
animaux ne s’arrêtent pas là. Beaucoup d’entre
eux reportent cette violence sur leurs
semblables ». Le FBI a constaté qu’un des traits de caractère,
qui apparaît régulièrement dans les bases de
données de leur ordinateur sur les violeurs et
les meurtriers en séries, est qu’ils ont eu un
passé de violences envers des animaux. Le
manuel sur le traitement des désordres
psychiatriques inscrit la cruauté envers les
animaux comme un critère diagnostique de
trouble du comportement.

Des études ont démontré que les criminels
violents et agressifs ont plus souvent maltraité
des animaux quand ils étaient enfants que des
criminels considérés non agressifs. Une
enquête, sur des patients psychiatriques qui
avaient torturé à plusieurs reprises des chiens
et des chats, montra que tous avaient aussi un
taux élevé d’agressions envers les gens, dont
notamment un patient qui avait assassiné
un garçon.

Pour les chercheurs, une fascination de la
cruauté envers des animaux est un signal
d’alarme du comportement psychotique des
violeurs et des tueurs en séries. Selon Robert
Ressler, le fondateur de l’unité des sciences
comportementales du FBI, « Il y a
des gosses qui n’ont jamais appris que c’est
mal d’arracher les yeux d’un chiot. »

Les actes violents envers des animaux ont
depuis longtemps été reconnus comme les
indicateurs d’une psychopathie dangereuse
qui ne se borne pas qu’aux seuls animaux.
« Quelqu’un qui s’est habitué à considérer la vie
de n’importe quelle créature vivante
comme sans valeur, finit par penser qu’une vie
humaine ne vaut rien » écrivit l’humaniste Dr
Albert Schweitzer.

« Les meurtriers ont très souvent commencé en
torturant et tuant des animaux alors qu’ils
étaient encore des gosses » selon Robert K.
Ressler, qui a développé des profils de tueurs
en série pour le FBI. Des études qui ont depuis
convaincu des sociologues, législateurs et
tribunaux, que les actes de cruauté envers des
animaux méritent notre attention. Ils sont le
signal d’une pathologie violente qui peut
inclure des victimes humaines.

Source : http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2010/08/28/2197949_tueur-en-serie-et-cruaute-animale-un-lien-evident.html

Cruauté animale et violence humaine
Les spécialistes s’entendent tous sur le fait que les mauvais traitements infligés aux animaux et l’abus de l’homme sont étroitement associé dans le crime et sont des indicateurs d’une psychose dangereuse qui souvent dépasse celle faite aux animaux. L’humain, qui est capable de violence envers un animal, peut certainement l’être envers un être humain et c’est prouvé.

Prenez par exemple le cas des tueurs en séries, les enquêteurs du FBI après avoir consulté leurs dossiers ont trouvé que tous avaient un passé lourd de cruauté envers les animaux, sans exceptions.

Le Docteur Albert Schweitzer humanitaire a dit « Quiconque s’étant habitué à regarder la vie de n’importe quelle créature vivante comme si elle n’avait aucune valeur, risque dangereusement de se faire aussi à l’idée que les vies humaines sont sans valeurs. » M.Alan C.Brantley (agent du FBI) a dit : « Certains agresseurs tuent et blessent des animaux en pratique avant de s’en prendre aux êtres humains. »

TED BUNDY, le célèbre tueur en série qui a viola et tua plus de 40 femmes, avoua avoir été témoin pendant son enfance de la violence que son père portait aux animaux.

Il avoua par la suite avoir lui-même torturé des animaux.

THOMAS LEE DILLION, tueur en série, tua plus de 1000 animaux en se promenant en voiture et en tirant sur les animaux du cartier.

Les sociologues, législateurs ainsi que les tribunaux sont tous convaincus sur le fait que les actes de cruautés perpétrés sur les animaux méritent toute notre attention. Elles sont les premières indications d’une pathologie de violence qui peuvent mener à la violence humaine.
Les agresseurs ou enfants qui abusent les animaux réagissent habituellement à la colère ou à la frustration avec violence et rage.

« Les tueurs commencent très souvent par torturer et tuer des animaux quand ils sont tout jeunes », selon Robert K. Ressler, qui a travaillé au FBI sur l’étude des profils des tueurs en série. Il mentionne aussi qu’il est très rare qu’un homme ayant porté des gestes de violences envers un animal ne s’en tienne qu’à ces derniers, plusieurs d’entre eux continuent leurs actes de violences sur les êtres humains.

La relation entre la maltraitance animale et les tueurs en série
Information du FBI concernant la cruauté contre les animaux

Ces derniers 18 mois nous avons vu sept fusillades à l’intérieur des écoles: pour chacun de ces cas, nous avons appris que les auteurs de ces crimes avaient abusé, torturé et tués des animaux avant de passer à des victimes humaines.
Le FBI utilise des rapports de cruauté sur les animaux pour analyser le potentiel de supposés criminels violents
Les maîtres d’écoles, les pères et étudiants sont avertis et entrainés pour débusquer les symptomes alarmistes. De fait, le Département de l’Education des Etats Unis, publie un pamphlet où l’on étudie la cruauté sur les animaux et où on la définit comme étant un symptome d’avertissement sur un jeune potentiellement dangereux.

En 1993, le Congrès National PTA concluait: » Les enfants élevés dans des notions de justice, de compassion pour les animaux, deviennent plus justes, pleins de bonté et considérés par leur entourage. Le fait de le maintenir dans cette ligne de caractère, aboutira à en faire des êtres tournés vers les autres, plus humains, plus respectueux des lois, des citoyens de valurs. »

Mai 1988/Springfield, Oregon: Kip K tua ses parents et deux compagnons de classe et en blessa 22 autres. Il avait déjà une histoire de crimes et tortures sur animaux, se vantant d’avoir « volé » une vache, tué chats et écureuils, en leur introduisant des pétards dans la gueule.

Mars 1988/Jonesboro, Ark.: Mitchell J et Andrew G tuèrent au fusil quatre étudiants et un enseignant. Un ami avoua qu’Andrew, tuait de temps en temps quelque chien avec un rifle calibre 22

Décembre 1977/West Paducah,Ky.: Michael C séquestra et tua trois de ses compagnons de classe pendant qu’ils étaient en prière.Il s’était déjà vanté auprès d’un ami d’avoir brûlé un chat sur un bûcher.

Octobre 1997/Pearl,Miss.: Luke W cogna sur sa mère jusqu’à la tuer, sur ce il tua avec arme à feu deux compagnons de classe et en blessa plusieurs autres. Dans son journal intime il avait écrit qu’avec un ami, ils avaient écorché, brûlé et torturé son chien, jusqu’à le tuer.

Abus sur les humains et abus sur les animaux: un crime.
Les actes de violence sur les animaux ont été largement reconnus comme des indicateurs d’une dangereuse psychopathie qui ne s’arrête pas sur les animaux eux-mêmes.

» Quiconque qui a été habitué à respecter la vie d’une quelconque créature vivante a des chances négligables d’en arriver à considérer la vie humaine comme négligeable elle-même », écrivit le … Albert Schweitzer.

En accord avec Robert Ressler, qui étudie les profils des tueurs en série pour le FBI: « Les tueurs en série petit à petit, commencent en tuant et en torturant les animaux dans leur enfance ».

Source : http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2010/08/28/2197949_tueur-en-serie-et-cruaute-animale-un-lien-evident.html

Le deuil de perdre un animal est un très grande peine et pour l’avoir expérimenté a quelques reprises, il faut remplacer notre boule de poil le plus rapidement possible… Même quelques temps avant son départ si c’est possible..
On n’oubli pas les souvenirs de l’ancien, mais le nouveau nous apporte encore de très bons moments, qui sont inestimables..
Il nous faut nous raisonner, car la durée de vies de ces boules de poil ne sont pas aussi longue que les nôtres..

Avec ma chienne c’est comme une rencontre du 3ième type! Elle vit dans un monde parallèle et elle ressent des choses que moi je ne peux comprendre et j’aimerais tellement qu’on puisse communiquer un peu mieux!. Elle fait des efforts pour me faire sentir ce qu’elle sent ou ressent avec des signaux et avec le temps je commence à comprendre quelques uns de ces signaux. De mon côté j’essaie de lui faire comprendre des choses et généralement ça fonctionne bien, elle comprend ce que je veux lui communiquer. Nous sommes vraiment des compagnons et elle m’aide beaucoup à être plus en santé car elle m’amène marcher en forêt où elle aime bien « travailler » (chienne au travail, ne pas déranger!). Quand on perd une telle compagne, c’est un véritable choc, un très grand deuil et une peine immense. On doit non seulement respecter la peine de ceux qui perdent leurs animaux de compagnie mais il faut aussi comprendre que nous habitons tous cette planète et qu’on gagne à se respecter les uns les autres, humains et animaux.

J’ai eu la « chance » de pouvoir laisser mes derniers chats mourir à la maison, dont un dans mon lit. à mes côtés (je savais qu’il ne passerait pa sla nuit). Toutes les maladies ne se prêtent évidemment pas à ça, mais l’épuisement de la vieillesse, oui. On se sent nettement moins coupable quand le chat meurt paisiblement à la maison.

Rosie est toute ma vie; elle est ce qui est arrivé de plus beau dans ma vie, incluant ma famille proche.. de même que ma petite chatte Charla morte en 2007 et Rosie ma bichon maltais qui a eu 12 ans en juillet est comme un enfant pour moi, ma fille; je n’ai pas eu d’enfant; cela aurait sans doute été mieux mais c’est la vie qui en a voulu ainsi. Sauf qu’éduquer un enfant est beaucoup complexe!!! Et le lien dure jusqu’à la mort (les gens pensent que c’est fini les tracas quand ils atteignent 18 ans….C’est un autre sujet! Je n’aime pas beaucoup l’humain; beaucoup d’échecs avec eux et je suis dégoûtée par toute la méchanceté qu’ils peuvent faire…il y a les bons oui mais ils ont un ou 2 défauts quand même, mais l’animal est parfait; il n’a aucun défaut. C’est mon point de vue.

Merci pour cet article M. Desjardins. Il reflète ce que plusieurs vivent sans oser en parler, car trop de personnes ne comprennent pas. Nous sommes dans une société de consommation, et pour plusieurs, les animaux de compagnie tombent au même rang que les sacs et les chaussures, alors qu’il s’agit de compagnons de vie bien vivants. . . Quand on aime, et que l’on perd, il y a un processus de deuil qui prend un certain temps, On parle d’une page à tourner, mais il n’y a rien d’aussi instantané dans ce processus. Merci encore M. Desjardins.

Réflexion parallèle:
On trouve généralement plus « humain » de permettre à un animal de nous quitter sereinement par l’euthanasie lorsque la douleur, la souffrance ou la faiblesse ruine la fin de sa vie. On refuse par contre ce traitement à des gens qui le demande, le quémande le supplie…

Votre article traduit parfaitement mes pensées par rapport aux animaux et au vide qu’ils laissent dans nos vies quand ils disparaissent. Je suis l’amie de tous les chats et chiens. Ils font partie de ma vie depuis l’enfance, et sont, à mes yeux, des membres de la famille. Je ne crois pas être cinglée ni détester les humains pour autant. C’est un mode de vie, si on veut, que mes parents m’ont transmis et j’en suis heureuse. J’ai vécu plusieurs deuils d’animaux au cours de mon existence et redoute ceux à venir. Pour ceux et celles qui manquent d’empathie sur ce plan, je répondrai ceci : « On n’a pas deux cœurs, un pour les animaux et un pour les humains. On a du cœur ou on n’en a pas. » (Lamartine).

Je ne crois pas avoir autant pleuré… non, braîllé (!).. que le jour où j’ai dû anesthésier ma chatte, après 9 ans. J’ai à peine eu le temps de sortir de chez le vétérinaire que j’ai explosé. Un grand de 6′ qui s’étouffe en braillant trop. Malgré tout l’amour que j’avais pour mes grand-parents maintenant décédés, ce fut le deuil le plus puissant. Peut-être un peu circonstanciel, mais néanmoins réel. C’est une relation unique que nous pouvons avoir avec nos animaux. Personne d’autre ne peut en juger. Ça peut combler un vide pour certains, changer les idées pour d’autres, un moyen facile de se sentir important et apprécié ou encore simplement une façon gratuite et facile de faire un gros colleux à un être doux et confortable. Comme maintenant, si ma blonde se lève trop tôt le matin, c’est mon chien que je serre fort dans mes bras en me levant !
Bon article qui fait du bien à lire, comme toujours David !