Que se passe-t-il avec l’école, monsieur le ministre ?

En entrevue à L’actualité, le ministre Roberge n’exclut pas un retour complet en classe le 4 mai. Mais bien d’autres scénarios sont sur la table.

Jean-François Roberge lors du point de presse du 22 mars 2020 (Photo : Émilie Nadeau)

Trois semaines après le début de la crise sanitaire, le ministère de l’Éducation vient de mettre en ligne des trousses pédagogiques personnalisées pour les élèves et s’apprête à diffuser une plateforme multimédia (télé et web) avec Télé-Québec. Pendant ce temps, en Ontario, le système de cours en ligne est prêt pour 1,5 million d’élèves. « Entre l’annonce ontarienne et ce qui sera fait en réalité, on verra », rétorque le ministre québécois de l’Éducation Jean-François Roberge.

Au Québec, assure-t-il, « à compter de cette semaine, les plus vulnérables vont continuer de recevoir tous les services qu’ils recevaient de la part des professionnels. »

Le ministre Jean-François Roberge a répondu aux questions de L’actualité.

***

Dès le jour 1 de la crise, la France a mis en place un système d’enseignement à distance. L’Ontario vient d’en annoncer un. Les écoles privées québécoises font de l’enseignement en ligne. Est-ce que le réseau public québécois aurait pu aller plus loin ?

C’est inexact de dire que toutes les écoles privées font [de l’enseignement en ligne]. Il y a des écoles privées qui ne le font pas et ne s’en vantent pas ; mais il y a des écoles publiques qui le font et ne le disent pas. Certaines écoles privées utilisent les ordis ou d’autres appareils, d’autres sont beaucoup moins avancées. C’est inégal autant dans le privé que dans le public. Il y a eu une belle opération marketing de la part des écoles privées qui le font, mais celles qui le faisaient dans le public en ont moins parlé.

C’est beaucoup plus une affaire de moyens financiers et technologiques à la maison que de volonté de l’école. Ça reste impossible si la connexion n’est pas là, même si l’enseignant veut le faire.

Tout de même, en Ontario, les écoles ont fait très vite des sondages pour voir qui avait des ordinateurs, des accès à internet. Pourquoi pas au Québec ?

Nous avions monté une grande opération de récupération de matériel scolaire et de prêt technologique, mais la Santé publique du Québec nous a demandé de surseoir à l’opération pour éviter que des centaines de personnes soient dans les écoles. [Les autorités de la Santé publique] ont jugé que c’était le mauvais moment. C’est sur notre liste de choses à faire.

Je comprends que dans les premiers jours, il y a eu de grands écarts entre les écoles qui allaient de l’avant et d’autres qui étaient sur pause, entre des enseignants qui n’ont jamais ralenti et d’autres qui ont pris une petite pause. Actuellement, chaque jour qui passe, cet écart s’amenuise énormément. Cette semaine, on implante les trousses pédagogiques qui se rendent dans toutes les maisons et on demande que toutes les familles soient contactées au moins une fois par semaine. Plus personne ne sera laissé derrière.

On a quand même l’impression que le Québec en demande moins aux enseignants que l’Ontario. Ils enseignent en ligne, ils ne font pas juste des appels…

Je ne suis pas le ministre ontarien. Entre l’annonce ontarienne et ce qui sera fait en réalité, on verra. Nous, ce qu’on fait n’est pas de dire combien d’heures les élèves doivent passer en ligne. Nous, ce qu’on dit, c’est que tout le personnel contribue à la trousse pédagogique et à la concertation des équipes-écoles. Ce sont les équipes-écoles qui se répartissent la tâche pour faire en sorte que les trousses soient personnalisées, et que les élèves reçoivent des suivis personnalisés de la part de plusieurs personnes, en particulier les élèves vulnérables. Les équipes-écoles doivent s’approprier les trousses, les bonifier, les personnaliser avant de les transmettre à chaque élève. À compter de cette semaine, les plus vulnérables vont continuer de recevoir tous les services qu’ils recevaient de la part des professionnels. Dans la situation, c’est satisfaisant d’avoir ce niveau de service là.

Est-ce que les enseignants sont obligés de contacter les élèves ?

Tous les enseignants sont obligés de travailler dans le cadre d’une équipe-école. Est-ce que chacun va appeler chaque élève individuellement ? Non, pas nécessairement. Les équipes-écoles se concertent. J’ai eu des conversations avec les ministres de l’Éducation du Nouveau-Brunswick, de l’Alberta, de la Bavière, de France. On s’inspire de ce qui se fait ailleurs et on implante ce qui convient selon nos particularités. Au Québec, notre particularité, qu’on nous envie, c’est qu’on est très fort sur le concept « d’équipe-école ». C’est là-dessus qu’on s’appuie.

Notre but n’est pas de ralentir ceux qui vont vite, mais de faire jogger ceux qui marchent.

Le 2 avril, la Fédération autonome de l’enseignement a annoté une de vos directives. Une de leurs remarques était de dire que la crise est « sanitaire, pas scolaire ». Est-ce que ça témoigne d’une résistance dans le milieu ?

Dans tous les groupes, il y en a qui marchent, il y en a qui courent et il y en a qui ont le pied sur le frein. Moi, mon travail est de mobiliser tout le monde et de garantir une qualité de service aux élèves. La crise est sanitaire, mais elle a de gros impacts sur le scolaire, comme sur l’économie et la culture, partout. Ça amène de graves conséquences dans le réseau scolaire et c’est pour ça qu’on travaille. On doit garantir aux jeunes un niveau de service, en particulier aux élèves vulnérables. Je n’accepterai pas qu’ils en paient le prix parce qu’on a eu un problème de santé publique.

Dans le cadre des nouveaux efforts que l’Éducation nationale met de l’avant, est-ce que les nouvelles trousses signifient la fin des initiatives d’enseignants, de direction, de commissions scolaires ?

Non, les trousses sont un coup de pouce, c’est un coup de main au réseau pour garantir que tout le monde reçoive le minimum à la grandeur du Québec. Mais on sait qu’il y des élèves qui en veulent plus, on sait qu’il y a des enseignants qui font plus, depuis bien avant les trousses, qui envoyaient des activités, qui communiquaient au moyen de toutes sortes de plateformes. Jamais je ne dénoncerai quelqu’un qui fait plus, qui fait mieux, qui prend des initiatives pour motiver, pour mobiliser ses élèves, pour communiquer avec eux. Notre but n’est pas de ralentir ceux qui vont vite, mais de faire jogger ceux qui marchent.

Des fois, on regarde la province voisine, ou un autre pays, alors que la solution est juste 50 km plus loin.

Plusieurs commissions scolaires ont une longueur d’avance en matière d’enseignement en ligne. La commission scolaire de la Beauce-Etchemin développe depuis 20 ans une polyvalente en ligne pour les cours d’été en rattrapage. Ils sont prêts à l’offrir à toutes les commissions scolaires. Est-ce que vous examinez ça ?

Le partage de ressources, de plateforme, c’est déjà dans la nature du réseau scolaire. Quand un centre de service est plus avancé, c’est testé, offert et ça fait tache d’huile. Des fois, on regarde la province voisine, ou un autre pays, alors que la solution est juste 50 km plus loin.

Vous ne pouvez pas l’imposer ?

On est en train de forcer le partage de bonnes pratiques, mais on le fait dans l’urgence. Il y a actuellement une grosse mobilisation où tout le monde veut faire plus et mieux. Je ne sens pas tant de résistance dans le réseau. Des fois, on monte en épingle une déclaration de travers, et les gens disent : le réseau est sur les freins, ils ne veulent pas se mettre à jour, tel enseignant ne veut pas participer. C’est de l’anecdote. En général, tout le monde est mobilisé, tout le monde veut partager les bonnes pratiques. Je pense que dans les prochaines semaines, on va avoir grandi comme réseau.

Qu’est-ce que vous envisagez à long terme en cas d’autre crise ou advenant que celle-ci se prolonge ?

La crise force la mise à niveau. Depuis cinq ans, il y avait une mobilisation vers le numérique, mais c’était à géométrie très variable, d’un enseignant à l’autre et d’une école à l’autre. Là, il va y avoir une grande mise à niveau forcée due à la crise sanitaire. D’ici quelques semaines, sinon la fin de l’année scolaire, ceux qui trainaient de la patte vont se conformer et se mettre à jour. On aura peut-être fait en quelques mois ce qu’on aurait mis des années à accomplir. Ça nous fait faire un certain rattrapage par rapport à d’autres systèmes. Je ne dis pas que l’enseignement à distance va remplacer l’enseignement traditionnel, mais ce sera une corde supplémentaire à notre arc. Ça va nous avoir fait faire une poussée de croissance, comme bien de nos élèves vivent à l’adolescence.

Quels sont les plans si la décision est prise d’annuler l’année ?

Actuellement, les cours sont suspendus jusqu’au 1er mai. Il n’est pas exclu qu’on revienne le 4 mai, avec 100 % des cours ou une rentrée progressive. On a plusieurs scénarios en tête, retour graduel, prolongement, fin des classes. À la mi-avril, considérant la propagation et les recommandations de la Santé publique, on va devoir trancher. Mais il n’y aura pas d’improvisation.

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13 commentaires
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Le collège professionel La Cité à Ottawa a mis en place des cours à distance une semaine après la fermeture de son campus à la mi-mars. Les professeurs et les étudiants se sont adaptés à cette enseignement à distance et tout indique que l’année scolaire se terminera à la mi-avril tel que prévu.
Je me demande pourquoi les CEGEP du Québec ne pouvaient en faire autant.

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While these are great questions, as a Quebec teacher you’re asking the wrong questions.

Realité: trop d’inégalité entre nos étudiants et leurs accès à la technologie

Les questions a demandé….
Après 10, 20, 30 ans de ‘budget cuts in education’ ca prends une pandémie pour que les gens voient a quelle point on manque dans nos écoles. Qu’est ce que le gouvernement va faire pour que la tecnologie est plus accessible a tous nos étudiants??? Le gouvernement doit investir dans les réseau de technologie des écoles publiques. Nos ordinateurs dates des années 90. Les laptop Lenovo …fait rire au étudiants…faut moderniser. Faut investir.

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Pourquoi l’actualité ne parle pas aussi du salaire des enseignants de l’Ontario qui est beaucoup plus élevé que ceux du Québec. Que voulez-vous que les professeurs fassent de plus. Qu’ils se promènent de maison en maison durant la crise? Certains parents sont dérésponsabilisés par rapport à leurs enfants. Trop occupés. Qu’ils en profitent pour passer du temps de qualité et à resserrer les règles de civisme familiales qui réjailliront, certainement, à l’école. Bien souvent, les enfants arrivent de la maison complètement à l’envers parce que certains parents ne savent pas comment éduquer leurs enfants ne faisant pas la différence entre l’amour pour ces derniers et le respect des règles et la discipline qu’ils doivent instaurer d’abord à la maison. Bien souvent, démunis eux-mêmes, ils sont dépassés par les évènements et délèguent tout à l’école. Un bon moment pour remettre les pendules à l’heure. Tout en espérant, que le tort n’est pas déjà fait dans la plupart des cas.

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Bonjour
Pour lecole serieusement moi j ai 2 garçons un de 10 ans et un autre de 6ans ils vont tout les 2 a lecole mais pour vrai pour le retour pour lecole assurée vous bien quil a pu de danger du covid-19 parce que c est quand meme pas mieux si vous ouvrir les ecole et que le virus est encore installer en movement c est pas mieux nos enfants va l’attraper et ont va revenir au meme point de depart mais la peut etre plus grave petit conseil moi a votre place je penserais 2 fois avant douvrir les ecoles oui c est dure oui c est du travail éduquées nos enfants mais au moins les enfants dans nos maisons sont en sécurité merci a vous

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À peu près tout ce que dit le ministre dans cette entrevue est faux, ou approximatif: ce sont les écoles publiques qui souffrent le plus, en particulier au secondaire à Montréal, où il ne se passe pratiquement rien.

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Une trousse ! Pfff. C’est plutôt un répertoire de sites web éducationnels mal conçu pour un parent.

J’oeuvre en TI. J’ai fait des études supérieures. Je ne m’y retrouve pas. Je plains les familles qui ne l’ont pas facile. Je viens d’Hochelaga et j’en connais qui ne vont pas passer plus d’une heure comme moi ce matin à trouver des exercices adéquats pour leurs enfants, les imprimer (souvent en ligne seulement) et les faire côte à côte.

Difficile de s’y retrouver (voire impossible). Filtres inadéquats. Informations contradictoires.
Des exemples ?
Primaire+ 2è année+ Math. Plein de liens. Clic sur AlloProf. 2 choix d’exercices.
1) Nombres croissants et décroissants: « Papa, c’est pour les maternelles ça (ok, 1ère mettons). »
2) Questionnaires – PPCM et PGCD. Plus commun commun multiples et plus grand commun diviseur. Mon fils ne fait même pas de multiplications en 2è. BRAVO !!!
Pas maths ce matin !

Lien pour des textes en anglais.
Pas moyen d’avoir le texte ou le livre audio sans s’inscrire. Bon, on s’inscrit… Après le processus d’inscription, AH ! c’est pas gratuit ;-(. Bon, je vais payer, je suis capable de mettre les sous. Ah !!! C’est pour les prof seulement et ça prend un courriel de prof à la […]@csdm[…].
Pas d’anglais ce matin.

Une grosse heure de niaisage et zéro avancé sur du contenu.

« Les kids, Ah pis savez vous quoi , c’est Netflix ce matin, Papa doit faire des appels »

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Votre description est hélas très réaliste.
Voilà un ministère déconnecté qui se prétend connecté…

ÉRADIQUER LE FAIRE-SEMBLANT

Au Québec, assure le ministre, « à compter de cette semaine, les plus vulnérables vont continuer de recevoir tous les services qu’ils recevaient de la part des professionnels. »

Autant dire que les plus vulnérables vont rester en manque d’évaluationsa expertes, en pénurie de services, en déficit de soutien professionnel individualisé et d’interventions causales.

Les plans d’intervention et de services du système scolaire sont des calamités et l’on a osé en extraire l’essentiel des besoins psychoaffectifs des écoliers, pour mettre l’accent sur l’académique et sa pensée magique autoconstructiviste…

Alors prétendre que les enfants vulnérables vont continuer de recevoir tous les services qu’ils recevaient est un coco de Pâques virtuel et une coquille vide.

Il va fallolr pour les écoliers en difficulté ou handicapés cesser de faire semblant et il en est aussi ainsi pour les enfants de la protection de la jeunesse.

Si la crise de nous apprend pas à cesser de faire semblant partout où nous simulons l’intérêt commun , elle ne nous aura rien appris et nous irons de de charybde en scylla…

Patrick JJ Daganaud, 49e année dans le système scolaire québécois

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Dans ma classe de 5ème année, de 25 élèves, j’en ai qui n’ont pas d’ordinateur ni de tablette ou qui n’ont pas internet ou dont le signal est si faible qu’il est impossible de garantir une diffusion vidéo efficace. J’en ai dont les parents sont monoparentales avec plus d’un enfant (parfois de primaire et de secondaire), j’en ai qui ont des difficultés d’apprentissage sérieuses nécessitant une aide sous forme d’orthopedagagie ou de support individuel constant, j’en ai qui sont anxieux, qui sont TSA, j’ai au moins un élève qui souffre d’un trouble grave de comportement. Comment arriver à fournir un service équitable dans ces conditions?
Toute la pression sociale en ce moment ne sert qu’à rendre tout le monde encore plus anxieux.
Si nous avions la technologie nécessaire, si l’expérience avait été préparée et testée auprès de nos élèves, comme nous faisons pour les pratiques d’évacuation d’incendies, ou de confinement en cas d’intrusion d’un personnage armée … peut-être pourrions-nous être plus à l’aise de poursuivre l’éducation de nos élèves à distance.
Mais pour le moment, ce n’est pas du tout notre réalité, loin de là! Nous n’étions en aucun cas préparés à une telle situation.
De grâce! Arrêtez de dramatiser! De culpabiliser parents, enseignants, gouvernements… À moins que nous ne puissions envisager le retour à la normale en septembre, je ne vois pas pourquoi nous devrions chambouler les foyers québécois déjà très éprouvés pour certains en ce moment. Sur 180 jours de classe, chez nous 113 jours d’enseignement ont été donnés. N’oublions pas que sur les 67 jours restant, au moins une quinzaine (en juin) auraient servi aux évaluations et activités ludiques (sorties scolaires, olympiades, etc.) Plusieurs collègues seraient d’accord à dire qu’un autre 10 à 15 jours auraient servi à la révision et consolidation. Ce qui nous laisse peu de temps a reprendre l’an prochain. En tout cas, c’est envisageable, selon mon opinion professionnelle (j’ai 25 années d’expérience.)
Maintenant que nous savons que cela peut se reproduire, veillons plutôt à identifier les lacunes pour le futur et assurons-nous que nous y soyons préparés.

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Dans ma classe de 5ème année, de 25 élèves, j’en ai qui n’ont pas d’ordinateur ni de tablette ou qui n’ont pas internet ou dont le signal est si faible qu’il est impossible de garantir une diffusion vidéo efficace. J’en ai dont les parents sont monoparentales avec plus d’un enfant (parfois de primaire et de secondaire), j’en ai qui ont des difficultés d’apprentissage sérieuses nécessitant une aide sous forme d’orthopedagagie ou de support individuel constant, j’en ai qui sont anxieux, qui sont TSA, j’ai au moins un élève qui souffre d’un trouble grave de comportement. Comment arriver à fournir un service équitable dans ces conditions?
Toute la pression sociale en ce moment ne sert qu’à rendre tout le monde encore plus anxieux.
Si nous avions la technologie nécessaire, si l’expérience avait été préparée et testée auprès de nos élèves, comme nous faisons pour les pratiques d’évacuation d’incendies, ou de confinement en cas d’intrusion d’un personnage armée … peut-être pourrions-nous être plus à l’aise de poursuivre l’éducation de nos élèves à distance.
Mais pour le moment, ce n’est pas du tout notre réalité, loin de là! Nous n’étions en aucun cas préparés à une telle situation.
De grâce! Arrêtez de dramatiser! De culpabiliser parents, enseignants, gouvernements… À moins que nous ne puissions envisager le retour à la normale en septembre, je ne vois pas pourquoi nous devrions chambouler les foyers québécois déjà très éprouvés pour certains en ce moment. Sur 180 jours de classe, chez nous 113 jours d’enseignement ont été donnés. N’oublions pas que sur les 67 jours restant, au moins une quinzaine (en juin) auraient servi aux évaluations et activités ludiques (sorties scolaires, olympiades, etc.) Plusieurs collègues seraient d’accord à dire qu’un autre 10 à 15 jours auraient servi à la révision et consolidation. Ce qui nous laisse peu de temps a reprendre l’an prochain. En tout cas, c’est envisageable, selon mon opinion professionnelle (j’ai 25 années d’expérience.)
Maintenant que nous savons que cela peut se reproduire, veillons plutôt à identifier les lacunes pour le futur et assurons-nous que nous y soyons préparés.

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Les budgets pour s’équiper de matériel informatique sont suffisants de par mon expérience d’enseignant. C’est plus une question de culture d’enseignement traditionnel qui a retardé l’apparition d’alternatives technologiques en éducation. Espérons que les évènements que nous vivons soient une sorte de « wake-up call » pour ne pas que ce bris de service à l’élève se reproduise.

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Bonjour,
Je pense qu’un retour en classe en début mai n’est pas une bonne idée. Si ce retour ce fait progressivement, les enfants bénéficieraient à peine de quelques semaines en classe. En plus, je crois que plusieurs parents auront fait le choix de garder leur enfant à la maison et faire le retour à la fin août, ce qui engendrait beaucoup d’élève absent. Aussi, plusieurs enseignants ne sont pas trop confiants au retour trop précipité.
Josée

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J’ai une suggestion pour la reprise des cours : les élèves pourraient reprendre les cours une journée sur deux .On pourrait couper les classes en deux ,en prenant par exemple les lundis ceux dont les noms de famille commencent du début de l’alphabet à p ou autre lettre puis le lendemain les autres . Ainsi les classes seraient coupées de moitié, les autobus moins plein pour de la distanciation mais les horaires resteraient les mêmes et la journée où les élèves restent à la maison , ils pourraient faire des travaux assignés .
Pourriez -vous acheminer cette suggestion pour que le ministère y réfléchisse

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