Quel salaire pour les avocats ?

Le Barreau estime que le système de rémunération de la majorité des avocats est obsolète. Me Claudia Prémont, bâtonnière du Québec, fait le point.

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(Photo: Edward Lich/Pixabay)

Près des trois quarts des avocats du Québec se font payer selon le temps passé sur un dossier, à un taux horaire moyen de 150 à 200 dollars. Mais cette pratique est obsolète, estime le Barreau. Me Claudia Prémont, bâtonnière du Québec, fait le point.

Me Claudia Prémont, bâtonnière du Québec. (Photo: J. Désy/CNW/Barreau du Québec)
Me Claudia Prémont, bâtonnière du Québec. (Photo: J. Désy/CNW/Barreau du Québec)

Pourquoi renoncer à la tarification horaire ?

Ce système a des effets pervers pour les avocats et pour leurs clients. Dans les cabinets, il a fait disparaître la collégialité et incite à évaluer chacun d’après son temps de travail plutôt que ses résultats. C’est aussi un frein à la justice. Ne pas pouvoir planifier le coût global d’un dossier rebute bien des clients potentiels. De plus, avec ce système, seul le client assume le risque si le dossier est plus complexe que prévu. Le « décrochage judiciaire » [le fait de renoncer à faire valoir ses droits devant la justice] et le faible recours aux services d’un avocat par un large pan de la population sont très préoccupants et appellent à des remises en question.

Quelles sont les solutions de rechange ?

Il y a de multiples solutions, déjà bien connues, qui sont aussi mieux adaptées aux prestations novatrices, comme les services en ligne. Ce peut être une somme forfaitaire ou encore un prix plafond. La rémunération à l’heure ne devrait subsister que dans les dossiers où une expertise très pointue est requise.

Les avocats sont-ils prêts à adhérer à ce système ?

Beaucoup sont déjà conscients du problème, car le Barreau prépare le terrain depuis plusieurs années, et notre travail est issu d’une large consultation. La même réflexion est d’ailleurs en cours aux États-Unis. Nous allons bientôt présenter de nouvelles conventions d’honoraires à nos membres et leur offrir des formations pour les aider.

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La bâtonnière a parfaitement raison.

Je n’ai pas eu affaire à des avocats souvent dans ma vie mais il est excessivement difficile de prévoir les coûts et surtout, on a l’impression que l’avocat en question nous facture plus d’heures qu’il n’a réellement travaillé sur le dossier.

Un grans ménage s’impose.

Ma fille s’est séparé au à la fin du mois d’août l’an passé. Elle a du se servir des services d’une avocate ici à Ottawa. L’avocate lui a chargé 12,000 $ dans moins d’un mois et demi pour des appels téléphoniques. Ma fille a du mettre fin aux services de l’avocate parce qu’elle n’avait plus d’argent pour payer pour ses services. L’avocate a amené ma fille en justice parce que ma fille ne pouvait pas lui payer les quelques 2,000$ d’extra d’un coup – l’avocate n’a pas voulu prendre des arrangements de paiements non plus. En plus de passer à travers l’enfers de sa separation (avec 3 enfants d’impliqués), elle s’est fait prendre tous les sous qu’elle possèdait pour un service d’appels. On trouve, moi et ma famille, que la justice est fait pour les personnes qui sont sur l’assistance sociale et pour les personnes qui ont de l’argent. Pas de justices pour la moyenne classe.

Une mère inquiète

Les gens de la magistrature sont comme les médecins, des intouchables surpayés. À mon avis, on n’est pas à la veille d’avoir des gouvernements qui vont arranger les choses.

Vous devriez référer votre dossier au Syndic du Barreau qui épluchera à la loupe les comptes de l’avocate en question. Mais attention, une personne ne peut changer d’idée au quart de tour et appeler (voir harceler) une avocate qui ne peut aller plus vite que le système judiciaire. Une exemple est que lorsqu’un avocat vous appel il n’y a pas de frais mais lorsqu’une personne appel son avocat, les frais sont exigibles. Le speronnes pensent à tort que les avocats ont une fusée magique qui leur permettre de passer leurs dossiers avant tous les autres. Hors ce n’est pas le cas, la responsabilité du rôle est entre les mains du responsable du rôle qui a de nombreux critères à respecter pour entendre un type de cause par rapport à un autre.