Retraite : ils partent en lion

« La retraite ? Je n’y pense jamais ! » Assise dans la coquette salle à manger de son condo du Quartier DIX30, à Brossard, Stéphanie Cloutier-Breault, 27 ans, éclate de rire. « Je n’ai pas de plan précis et aucune idée si j’économise assez. Je croise les doigts. »

Retraite : ils partent en lion
Photo : J. Lafrenière

« La retraite ? Je n’y pense jamais ! » Assise dans la coquette salle à manger de son condo du Quartier DIX30, à Brossard, Stéphanie Cloutier-Breault, 27 ans, éclate de rire. « Je n’ai pas de plan précis et aucune idée si j’économise assez. Je croise les doigts. »

Cette jeune gestionnaire en vidéo sur demande possède bien un petit REER, mais elle n’y cotise plus depuis son embauche chez Vidéotron, en 2010. Elle compte maintenant sur un fonds de pension à prestations déterminées, rare dans le privé. Elle a aussi quelques placements sur le marché des actions et dépose de l’argent dans un compte d’épargne libre d’impôt (CELI). En tout, elle arrive à mettre de côté 25 % de son salaire net chaque mois. Sans compter sa cotisation au fonds de pension. « Tout ça va fructifier jusqu’à ce que j’aie 65 ans », espère-t-elle.

Son conjoint, David Guimond, 26 ans, a les reins moins solides. Il vient de terminer des études supérieures en économie et doit consacrer toute son épargne au remboursement de ses prêts étudiants. Sans oublier les paiements de sa nouvelle voiture, étalés sur cinq ans. Il n’a aucun REER.

Employé de l’Agence du revenu du Québec depuis quelques mois, il compte, comme son amou­reuse, sur un fonds de pension à prestations déterminées. À l’achat de son condo, il y a trois ans, le couple a opté pour un emprunt hypothécaire rem­boursable sur 20 ans. « On peut vivre un peu. On n’a pas le couteau sur la gorge », dit Stéphanie Cloutier-Breault.