Retraite : sachez compter… sur vous-même !

On n’envisage pas la retraite de la même façon à 20, 35 ou 50 ans. Mais il n’est jamais trop tôt, ni trop tard, pour mettre de l’argent de côté.

Retraite : sachez compter... sur vous-même !
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Si la tendance se maintient, mieux vaudra compter sur vos propres revenus à la retraite. Aussi bien vous y préparer. « Même si vous n’avez qu’une petite somme à investir », dit Patrick Audet, directeur du soutien interne au Mouvement Desjardins. Et même si vous avez un fonds de pension au travail. « On ne sait jamais ce qui peut arriver. Il se peut que l’employeur fasse faillite ou ne puisse payer », dit Josée Laframboise, planificatrice financière au Groupe BMO.

Entre 20 et 35 ans, cotisez à un REER dès que possible. Vos placements progresseront plus longtemps à l’abri de l’impôt. Cotisez périodiquement pour profiter des creux de marché et acheter à bas prix.

Si vous avez des moyens financiers limités et des projets à court terme, l’achat d’une voiture par exemple, mieux vaut cotiser à un compte d’épargne libre d’impôt (CELI). Car l’argent retiré d’un REER, lui, est imposable.

Vous comptez utiliser votre REER pour acheter une maison grâce au Régime d’accession à la propriété ? Optez pour des placements à faible risque, comme des obligations ou des certificats de placement garanti. Et amortissez le remboursement de votre emprunt hypothécaire sur 20 ou 25 ans. « Les jeunes doivent éviter de s’étrangler pour continuer à mettre de l’argent dans leur REER », dit Josée Laframboise.

Plus lointain est votre horizon financier, plus c’est avantageux d’investir dans des placements risqués, comme des actions. « L’important est de respecter votre tolérance au risque », précise Patrick Audet.

Entre 35 et 50 ans, augmentez vos cotisations REER et, si possi­ble, épuisez vos droits de cotisation.

Après 45 ans, optez pour un portefeuille moins dynamique. Josée Laframboise suggère d’inves­tir une moitié du REER dans des placements garantis, l’autre dans des placements à risque.

« Comprenez le fonctionnement de votre fonds de pension, dit Patrick Audet. Cela a une influence sur la gestion du REER. »

Après 50 ans, investissez dans des placements sécuritaires. Josée Laframboise suggère de placer 70 % du REER dans des revenus fixes et le reste sur le marché des actions.

Prévoyez votre budget de retraite. « Si vous attendez trop, vous n’aurez pas le temps de vous adapter », dit Patrick Audet. Du capital immobilier, un fonds de pension et un CELI sont de bons compléments au REER.

Vous n’avez pas de REER ? Il n’est pas trop tard. « Mais il faudra y mettre de grosses sommes pour que ça vaille la peine », dit Josée Laframboise. De 20 000 à 25 000 dollars par année.

Si vous avez besoin de revenus fixes à la retraite, transférez vos REER dans un fonds enregistré de revenu de retraite (FERR). Vous n’aurez pas à retirer de l’argent chaque année, ça se fera automatiquement. En cas de retraite progressive, ne retirez que ce dont vous avez besoin. Vous limiterez l’impôt à payer.

 

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