Ross, le robot avocat

La pratique du droit pourrait être chamboulée par une nouvelle application, conçue par des étudiants.

Une des premières versions de Watson, l'intelligence artificielle d'IBM dont se sert l'application Ross, en 2011. (Photo: Clockready/Wikimedia Commons)
Une des premières versions de Watson, l’intelligence artificielle d’IBM dont se sert l’application Ross, en 2011. (Photo: Clockready/Wikimedia Commons)

L’intelligence artificielle va-t-elle accélérer l’administration de la justice? C’est ce que croient les créateurs de Ross, une application imaginée par des étudiants de l’Université de Toronto pour faciliter le travail des avocats.

Ross est basée sur le programme d’intelligence artificielle Watson, d’IBM, capable de comprendre des questions posées oralement ou par écrit, et de parcourir des documents pour trouver des éléments de réponse. L’application — encore en phase expérimentale — peut repérer en quelques secondes des informations pertinentes pour une affaire parmi des dizaines de milliers de pages d’articles de loi et de jugements ayant fait jurisprudence.


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Consentement accordé


Le projet est soutenu par Dentons, un cabinet international de 7 000 avocats, qui s’est associé avec IBM pour concevoir d’autres assistants juridiques virtuels.

Pour l’instant, l’expertise de Ross se limite à la loi américaine sur les faillites. Mais ses créateurs visent une application que les avocats pourront interroger verbalement, au moyen de leur téléphone, pour toutes sortes de causes. Des économies en vue pour les clients? Pas forcément, car le Barreau du Québec vient de recommander aux avocats d’abandonner la tarification à l’heure…

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2 commentaires
Les commentaires sont fermés.

Rien de plus frustrant que d’^tre dans son droit et de ne pouvoir contrôler les coûts d’avocats pour obtenir un jugement.
À l’heure ou à l’acte, ce n’est pas la solution.
On devrait pouvoir s’entendre sur un prix juste prévisible devant toute cause à entreprendre.
L’avocat devrait être responsable de l’issue monétaire d’un procès et en assumer partie des coûts selon le résultat obtenu.

Si ça peut faire descendre les avocats de leur piédestal. Les prochains: les médecins. Qui d’autre?