Salaire minimum, ou travailler pour des pinottes…

Travailler pour être pauvre, ça tue un peu le concept de base du travail. À quand un salaire minimum décent?

Photo: squadcsplayer/iStockPhoto
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Le salaire minimum au Québec est actuellement à 10,75 $ l’heure. C’est si peu que «salaire minimal» serait sans doute un terme plus approprié. On pense même à l’expression «travailler pour des pinottes», mais avec l’augmentation du prix du panier d’épicerie, il serait effectivement plus avantageux d’être vraiment payé en arachides. Au moins, ça ferait une source de protéines.

Interrogé à savoir si ce taux horaire était suffisant, le ministre des Finances, Carlos Leitão, a déclaré que le salaire minimum était «à l’intérieur de ce qui est souhaitable» et qu’il ne voyait «pas de problème à ce niveau-là».

À la même question, une mère de famille monoparentale travaillant au salaire minimum a répondu… qu’elle n’avait pas le temps de nous répondre. Son quart de soir au Tim Hortons, qu’elle doit faire en plus de son emploi permanent pour arriver, allait commencer bientôt.

On peut dire et argumenter qu’augmenter le salaire minimum est une mauvaise idée qui ravagerait l’économie, mais déclarer tout bonnement qu’il n’y a aucun problème? C’est à croire que l’empathie et la compassion de M. Leitão ne sont pas encore rentrées de vacances.

Heureusement, le salaire minimaliste est augmenté de quelques sous chaque année.

Selon les calculs, on atteindra le chiffre magique de 15 $ l’heure au plus tôt en 2037, et au plus tard en 2044. En 2037, l’enfant pas encore né de Marie-Mai en sera à son troisième été à «flipper des boulettes» au salaire minimum. Et en 2044, Marie-Mai pourrait bien se faire appeler grand-maman Mai. Bref, ça commence à être loin.

Mais Carlos Leitão ne «voit pas pourquoi on accélérerait ce processus-là». Ben coudon. Semblerait que la vision du ministre aussi est encore en vacances.

En attendant l’an 2044, la personne qui travaille à temps plein au salaire minimum cumule un vertigineux 21 500 $ de revenus annuels. C’est 2 300 $ sous le seuil de la pauvreté et 137 488 $ de moins que le salaire annuel de Carlos Leitão.

Le salaire minimum «dépend de la réalité de chaque État ou de chaque juridiction», a souligné le ministre, ajoutant que se comparer à d’autres n’était pas à propos.

Ah bon.

Personne n’a pensé à dire aux médecins qu’il ne fallait pas comparer leur salaire à celui de leurs collègues d’ailleurs, mais toi qui travailles à temps plein mais fais quand même ton épicerie à Moisson Montréal, on va te le dire: ton salaire de 430 $ par semaine est parfait comme il est. N’oublie pas d’en mettre de côté pour tes REER!

À combien devrait-on fixer le salaire minimum? Devrait-il être de 15 $? De 25 $? De 12,75 $ plus une bine sur l’épaule et un gâteau le jour de son anniversaire? Je n’en ai aucune idée, tout comme je ne sais pas plus que les économistes si une augmentation serait bonne ou nocive pour l’économie. Si j’ai bien compris mes lectures, ça dépend de l’endroit, de la somme, de la vitesse du vent, de l’âge du capitaine et de la forme de la tache de naissance d’un enfant né un soir de pleine lune.

Ce que je sais, c’est que de travailler pour être pauvre, ça tue un peu le concept de base du travail. Il doit bien y avoir moyen d’assurer à tous ceux qui se lèvent chaque matin pour aller au boulot, à tous ceux qui font tourner la machine, un revenu décent. Juste ça: décent. Et ce moyen, il faut absolument le trouver.

Autrement, la seule conclusion possible, c’est qu’il faut accepter le fait qu’on vit dans un système qui a besoin de garder des gens pauvres et malheureux pour pouvoir se perpétuer. C’est une perspective aussi déprimante que celle d’être payé 10,75 $ pour son labeur.

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20 commentaires
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Well, le mot minimum (ou minimal ou minimaliste) est utilisé à toutes les sauces !. On parle de salaire minimum à 10.75$ qui serait correct aux yeux de Monsieur Letao-qui-gagne-137 488-de-plus ? Et pourquoi pas ? Quand on gagne autant, on perd la notion de ce à quoi ça sert, un salaire. Monsieur Letao, avec son « salaire », fait partie de la classe moyenne. Classe moyenne supérieure ? Mais classe moyenne quand même et en tant que telle, ça a d’autres préoccupations comme par exemple « Comment ne pas se faire toxé en plein dans la classe inférieure, celle pour laquelle on invente toute sortes d’invectives pour dire que ce sont des pas-bon ou que ce sont des fraudeurs-et-qu’ils-n’ont-que-ce-qu’il-mérite ». En 2013, en ce qui me concerne, toucher le salaire minimum aurait représenté une augmentation de 3$ de l’heure.. Et je travaillait pour une municipalité… Service aux citoyens. Avez-vous idée de tous les noms auxquels j’ai eu droit ? (Mal))heureusement, ce seul travail de l’année n’a pas duré 12 mois.

Merci même quand même de prendre le temps de parler à propos de à quoi ça sert un salaire mais ça aurait été gentil de signalé que bien des gens ne font même pas le salaire horaire minimum…

Je mettrai de côté ici intentionnellement les disparités qui existent entre les salaires des hommes et celui des femmes. Toujours est-il que l’Institut de la Statistique du Québec s’est penché sur ces questions du salaire et de la rémunération.

Je suppose que monsieur Leitão est beaucoup trop occupé par ses fonctions pour s’intéresser à ce genre de choses…. Et puis franchement s’intéresser au sort des pauvres n’a rien d’exaltant 🙂

D’abord l’Institut établit une distinction importante entre le salaire minimum et les emplois à bas salaires. Cette distinction est importante car selon les calculs de l’Institut, le seuil d’emploi à bas salaire s’établi en-dessous de 13,60$ actuellement. Disons que lorsqu’on gagne même 14,00$… on n’est pas super-riche pour autant… c’est tout le problème présentement.

Selon l’Institut le nombre de personnes payées au salaire minimum est relativement marginal et avoisine un taux de 5%. Ce qui reste problématique, c’est que ce taux varie peu depuis plus de 20 ans. Pour ce qui est des emplois à bas salaires, la proportion est nettement plus importante. Les calculs démontrent que 2 travailleurs sur 10 au moins, gagnent des « peanuts » quand plus du tiers des québécoises et des québécois sont condamnés à vivre très modestement. Le taux de bas salaires est certes en baisse… lorsque l’inversion de la courbe s’effectue très lentement.

Sur une note plus joyeuse, l’Institut remarque que la cohorte des jeunes nés entre 1969 et 1978 sont ceux qui voient leur sort s’améliorer le plus rapidement. Ce qui démontre aussi qu’implicitement l’éducation a du bon.

Si on revalorise le salaire minimum à 15,00$, ce qui n’est pas du luxe, ce sont tous les salaires qui devraient être valorisés logiquement de la même-façon. Hors, la question est de savoir si toutes les entreprises peuvent actuellement accroitre leur masse salariale, sans accroître leurs prix, tout en demeurant compétitives et sans accroître en conséquence leur productivité ? En économie tout est lié !

Si on regarde les taux de bas salaires au niveau mondial (parmi les pays développés). On peut dire que le Québec fait mieux que le Canada, beaucoup mieux que les États-Unis, plutôt moins bien que la France et même un peu mieux que l’Allemagne.

Une des questions posées par ce billet est la suivante : une revalorisation du salaire minimum est-elle bonne pour l’économie ? Évidemment, comme la science économique est souvent teintée d’idéologie, certains économistes estiment qu’imposer un salaire de base ou mieux un revenu global est néfaste à la compétitivité des entreprises.

Néanmoins, d’autres économistes comme ceux du FMI font leur cheminement et estiment qu’il y a bien une corrélation entre le revenu familial notamment et la croissance globale de l’économique. Que le maintien et la croissance du pouvoir d’achat des moins nantis est un puissant levier pour s’assurer d’une économie diversifiée qui soit susceptible de rester en santé.

Quant-à-moi j’estime qu’on devrait pouvoir fixer librement le salaire des gens. Encore faudrait-il que tous les travailleurs bénéficient-ils d’un réel pouvoir de négociation. En d’autres termes : c’est le paradigme économique qu’il faut changer. Dans un autre paradigme, la question du salaire minimum serait anecdotique puisqu’il serait hors de question de laisser qui que ce soit sans ressources.

Y-a-t-il donc une dimension philosophique qui échappe à plus d’uns : vous ne pouvez pas parler de liberté ou encore d’équité ou d’égalité si vous ne commencez pas d’abord par valoriser les gens. Tous les gens sans nulle exception. Sommes-nous prêts à mettre de côté : la convoitise, l’appât du gain, l’exploitation de l’homme par l’homme ou encore une vision pervertie de la fortune qui ne repose que sur une seule chose : une surestimation des valeurs de l’ego (je suis ce que je peux me payer) ?

— En d’autres mots : Est-ce que c’est le « moi d’abord » qui doit toujours l’emporter sur le « nous aussi » ?

Vous parlez de salaire minimum, qu’il faut l’augmenter, vous mettez du combustibles sur les flammes et les gens qui travaillent avec ce salaire ne comprennent pas tous les enjeux. Pourquoi ne pas prendre le temps de les expliquer.

En quelques points voici un résumé d’un effet de l’aumentation du salaire minimum.

-Une épicerie qui paye ses employés au salaire minimum et qui se voit augmenter ce salaire du jour au lendemain. Quelle effet cela aura-til sur le prix des articles? Ils seront augmentés.
-Macdonald, qui doit payer des salaires plus élevés = Big Mac plus cher.

Je peux continuer, mais ce que je veux dire, c’est que l’augmentation du salaire minimum de règle en aucun cas le problème du seuil de la pauvreté.
Nous sommes dans un régime capitaliste. Laissons le regime fonctionné. S’il n’y a pas de personne pour travailler au Macdonald, ils devront augmenter leur salaire pour attirer les gens. Si tout le monde désire travailler au Macdonald, pourquoi devrait-il payer des employés 20$ de l’heure si ceux-ci sont prèt à le faire pour 10$.

Je suis gestionnaire d’un petit commerce, et lorsqu’il y a une penurie de main d’oeuvre, nous offrons de meilleur condition, et un meilleur salaire. c’est inévitable. Mais si le salaire minimum ne cesse d’augmenter, un jour nous devrons fermé porte, car le prix que nous allons demander pour nos services sera exagéré.

Nullement besoin de parler de votre salaire ou du salaire de qui que soit d’autre… c’est simplement de la logique.

@ Nicolas,

Ceci n’est peut-être pas votre cas… mais vous serez néanmoins peut-être intéressé de savoir, suivant les données de Statistique Canada que le salaire moyen pour un gestionnaire était en juillet 2015 de 39,23$ de l’heure et qu’il grimpait à 42,28$ en juillet 2016, soit une hausse de 7,8% sur un an.

Au Québec, la hausse moyenne dans la même profession est de 11,6%.

Pour la même période, dans le domaine de la vente et des services, le salaire moyen passait de 16,60$ à 16,35$, soit une baisse de -1,5% sur un an.

Au Québec, la baisse moyenne dans le même domaine se situe à -0,8%.

Ce genre de chiffres à quelques variations près, se vérifient globalement d’années en années. Au bout du compte ce sont les classes moyennes qui voient leur pouvoir d’achat réel baisser. Les classes les plus basses ne peuvent améliorer leur sort à une époque où les emplois stables et durables ne sont plus la norme. Peu de chances par conséquent dans de nombreux secteurs, de doubler ou tripler son salaire au fil du temps. Sauf peut-être dans les services financiers.

Sur la même période, les ventes de détail ont augmenté de 5% environ. Aussi l’augmentation du volume des ventes et des prix devraient logiquement — puisque vous parlez de logique -, permettre de bonifier le salaire des employés du secteur. Ce qui n’est pas le cas.

Au regard de ces données, pensez-vous que l’augmentation du revenu des gestionnaires soit dû au seul fait qu’on manque de gestionnaires, quand les baisses de revenus enregistrées dans d’autres secteurs s’expliqueraient par la seule loi de l’offre et de la demande ?

Est-il possible que certaines données échappent quelque peu à la logique justement ?

Accessoirement, supposons que plus personne ne veuille travailler au salaire minimum chez MacDo…. Êtes-vous sûr que les futurs employés recevraient 20$ ? Ou plus pragmatiquement ces commerces vont-ils fermer leurs portes pour migrer vers d’autres cieux plus cléments ou bien encore vont-ils modifier leur formule pour réduire le nombre des employés ou offrir des produits plus margés (ce qui est le cas actuellement) ou vont-ils jouer sur tous ces tableaux simultanément ?

En tant que gestionnaire, comment établissez-vous vos seuils de rentabilité, sur le poids de la masse salariale uniquement ?

Je perçois un peu d’individualisme dans votre propos.
» un jour nous devrons fermé porte, »
Comme vous dites si bien: « Nous sommes dans un régime capitaliste. Laissons le regime fonctionné. » Nous garderons seulement les entreprises les plus fortes et le régime va s’auto-stabiliser. Mais au moins, les entreprises solides arrêteront de profiter des employés qui pourront enfin obtenir un salaire décent.

Mon commentaire ne sera pas apprécier mais ces une réalité ,la vie est un jeu avec des règles et loi établie par les communauté ,dans le but de formé une pyramide ! Et aux lieu de voir des gagnants et des perdants ,reculer vous pour voir la solidité de la construction ça prend une base et un haut .Pour ceux qui veulent l’égalité, aller voir les communauté socialiste communiste et comparer .Étudiant j’ai travailler trois ans aux même endroit au début avec le salaire minimum , à la fin j’avais pratiquement le double et toujours simple employer , une augmentation ça se gagne aussi !

J’ai trouvé la solution!!! Les journalistes de l’Actualité et du Devoir, les politiciens et sympathisants de Québec Solidaire, du PQ et du NPD, les professeurs de l’UQAM et tous les gens qui ont le cœur à la bonne place pourraient se cotiser et acheter des franchises de Subway et de McDonald’s. Il suffirait ensuite pour ces nouveaux propriétaires de payer leurs employés un salaire raisonnable, disons un minimum de 50$ de l’heure (tout coûte si cher!), plus les avantages sociaux et cinq semaines de vacances payées. Ce serait un bon début, non?

« C’est à croire que l’empathie et la compassion de M. Leitão ne sont pas encore rentrées de vacances. » Difficile de revenir de vacances quand elles n’ont jamais existé…
Pour ce qui est de vivre dans un pays capitaliste et de « laisser le système fonctionner » ou des craintes que les commerces doivent fermer, à chaque augmentation du salaire les chambres de commerces et la FCEI ont déchiré leur chemise en annonçant l’apocalypse, qui ne s’est jamais présentée. À chaque fois. Peut on s’en souvenir une fois pour toute que l’augmentation du salaire minimum ne signifie pas la fermeture de commerce et la perte d’emploi? Un fait simple à comprendre : les quelques sous de plus donnés à l’employé au salaire minimum, ils servent à acheter plus de choses. L’économie continue de rouler. Contrairement aux augmentations de subventions données aux grandes entreprises, ou aux baisses d’impôt des conservateurs, que les économistes, à leur grande surprise, ont vu disparaître du radar : les grandes entreprises n’ont pas plus recruté ou dépensé. Ils ont redonné à leurs hauts dirigeants et actionnaires. Point.
Le socialisme est peut-être un échec retentissant, mais le capitalisme débridé n’est pas mieux. Regardez les pays qui s’en sortent le mieux (Scandinavie, plusieurs pays d’Europe, entre autres), en général ils ont une bonne répartition de la richesse parmi leurs citoyens.

Euh…si je ne m’abuse, certains pays scandinaves n’ont PAS de salaire minimum…

Ils n’en ont pas parce que le rapport de force entre syndicats et patrons est très différent d’ici.

En théorie, il n’existe pas de salaire minimum, mais, dans le cadre des conventions collectives, des minimas sont fixés par branche sectorielle : personne gagne moins de 90 NOK de l’heure en Norvège (soit 70,2 F ou 10,8 €), ni moins de 9.000 SEK brut par mois en Suède(ce qui équivaut à peu près à 934,4 € soit 6930 F).

De puissants Syndicats : Le phénomène caractéristique du marché du travail dans les pays nordiques est le poids qu’on su conserver les syndicats. La grande majorité des salariés sont syndiqués, et les syndicats réglementent les salaires par des contrats collectifs. Aussi les allocations chômage, qui sont liées aux salaires et qui sont par conséquent relativement élevées, sont-elles payées par les syndicats. Ceux qui n’ont pas d’emploi régulier et qui ne sont pas membres d’un syndicat reçoivent l’aide de l’État. Par exemple, au Danemark, 80% des salariés adhèrent à un syndicat, et les conventions collectives couvrent près de 90% du marché du travail.

…et les syndicats ne sont pas présents et/ou puissants au Québec?

Le Québec est l’endroit le plus syndicalisé en Amérique!!! Pour notre grand malheur d’ailleurs.

Le salaire minimum est un frein à l’emploi et diminue grandement les chances de certains citoyens d’entrer sur le marché du travail tout en favorisant l’exode des emplois.

Si vous avez bien lu les chiffres, leur « pas de salaire minimum » leur garantie quand même un salaire minimum plus élevé qu’ici.

Si comme vous dites le salaire minimum est un frein à l’emploi, voulons-nous vraiment permettre à des gens de travailler à moins de 10$/h? Est-ce ce genre de prospérité que vous voulez créer?
La concurrence entre employé n’a jamais profité aux travailleurs.
Je vous conseille la lecture de « Grapes of the wrath » de Streinbeck. L’auteur nous donne un aperçu d’un monde du travail dérèglementé en pleine crise. Vous y verrez comme l’histoire se répète

Pourquoi j’ai l’impression que les arguments invoqués contre la hausse du salaire minimum sont les mêmes qu’on a utilisé jadis contre l’abolition de l’esclavage? Certains pays ou États ont hauusé le salaire minimum, et il n’y a pas eu davantage de faillites. Au Japon, la différence salariale entre les mieux payés et les moins bien payés est considérablement moindre qu’ici. On pourrait facilement hausser le salaire minimum et tenter de diminuer les salaires faramineux des dirigeants d’entreprises ou, au moins, les taxer davantage.

Utiliser le Japon, pays civilisé le plus endetté de la planète, comme exemple n’est pas très…avisé.

Hausser le salaire minimum créerait de la richesse? Let’s go! Augmentons-le a $40.00 l’heure et tous nos problèmes seront réglés.

La vérité, c’est qu’il y a un coût à cette augmentation et il est énorme. De plus, la grande portion des gens qui travaillent à ce salaire sont des étudiants pour qui c’est un revenu d’appoint et/ou des salariés qui recevront éventuellement des augmentations de salaires et qui ne demeureront pas à ce niveau très longtemps. Il faut également prendre en compte que ces emplois sont très souvent occupés par des gens non-instruits et que rien dans notre société ne les empêche d’aller chercher un certificat qui leur permettrait d’améliorer leur sort.

Autrement dit les pauvres sont responsables de leurs propres malheurs, qu’ils s’arrangent!

Vous devriez travailler pour une radio poubelle

Personne ne choisit d’être pauvre mais TOUS peuvent s’en sortir. Ça dépend des motivations et des personnalités de chacun MAIS je répète: TOUS peuvent sortir de la pauvreté.

Il y a les efforts au travail et les augmentations de salaire et les promotions qui vont de pair, le double emploi, l’éducation les soirs et fins de semaines, l’économie personnelle, etc… Ça ne se fait pas en un tour de main, tout comme la richesse d’ailleurs, mais c’est absolument possible. Plusieurs y sont arrivés et si quelqu’un a passé toute sa vie à être pauvre, il y a une grande part qui est SA responsabilité personnelle. Pas celle de la société ou du système.

Il y a quand même une limite à déresponsabiliser les gens.

Allons en Corée du Nord , ou tout le monde a droit a au moins 3 radis par jour !! Le salaire minimum est beaucoup plus que dans plusieurs pays du monde. Nous devrions être content qu’ il en est un ! Les gauchistes et progressistes patentés devraientdemander aux syndicats de la fonction publique de diminuer seulement un petit peu leurs INCOMENSURABLES avantages sociaux et peut-être que la communauté pourrait regardée un petit investissemnet social en ce domaine! Je l’ ai toujours dit: Ce qui est bon pour pitou est bon pour minou!!

Nous avons toujours le choix de negocier notre salaire avec notre employeur. Mais pourquoi paierait-il plus que la loi lui dicte si’l n’a pas de probleme a ce trouver des employes. Tous les emplois sont utile a notre societe. Les grandes chaines de magasins n’ont aucune raison de payer leurs employes plus cher que la loi leur dicte. Ce salaire doit mieux refleter la realite et pas seulement qq calculs comptables que personne ne comprend. 15$ / heure je dis que c encore peu et le temp que ce soit applique il faudra le gonfler a 16 ou 17. Le tout doit cependant se faire de facon progressive.

Lorsque j’étais étudiant, j’ai commencé au salaire minimum de l’époque ou à peu près mais au fil du temps, j’ai acquis une certaine expérience qui me permettait, avec ma personnalité de dur travailleur, d’être plus efficace que certains autres employés et mon employeur, quoique n’étant pas du tout obligé, me payait plus que certains de mes confrères car il voilait me garder à son emploi.