Sale temps pour les stagiaires

Cet été, les étudiants universitaires en quête d’un stage n’auront guère le luxe de faire la fine bouche : récession oblige, les entreprises offrent de 15 % à 25 % moins de places de stage, selon l’Association canadienne des spécialistes en emploi et des employeurs.

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Les programmes les plus touchés sont ceux liés aux sciences et au génie. « Auparavant, la pénurie de main-d’œuvre était telle que les entreprises rivalisaient d’offres alléchantes pour attirer les étudiants, fait observer Denis-Robert Elias, directeur du Service des stages et du placement de l’Université de Sherbrooke. Mais étant donné les mises à pied et suppressions de postes, beaucoup ont réduit ou annulé leurs stages. » C’est notamment le cas de Bombardier Transports, qui n’accueillera aucun stagiaire cet été – une première dans son histoire.

S’ils refusent de céder à la panique, les services de placement des universités sont sur le pied de guerre. L’Université Laval impose désormais aux aspirants stagiaires une formation obligatoire en techniques de recherche de stage. « On a dit aux étudiants de retrousser leurs manches, dit Richard Buteau, directeur du Service de placement. Ils ne doivent plus s’attendre à ce que ça leur tombe tout cuit dans le bec. » Le service a également envoyé des courriels à ses anciens diplômés, leur signalant l’importance d’encourager la relève.