Se relever du choc en s’inspirant de Lac-Mégantic

Pour remettre nos sociétés en marche, il faudra aider les personnes à surmonter les séquelles psychologiques que la crise aura laissées. Comment ? En s’inspirant de solutions trouvées lors de drames passés.

Illustration : Sébastien Thibault

La pression dans ma poitrine est apparue le dimanche de mars où François Legault a annoncé que les écoles et les garderies resteraient fermées jusqu’en mai. Elle s’est logée juste à côté de mon cœur, qui a augmenté sa cadence dès le lendemain, lorsque le premier ministre a mis le Québec sur pause, limitant l’activité économique aux services essentiels.

À la clinique de mon quartier — transformée en bunker antivirus —, où je me rendais pour un autre pépin de santé, l’infirmière au triage a pris mes signes vitaux et m’a confirmé avec empathie que mon cœur battait plus vite que la normale. « Ça va ? Êtes-vous stressé ? » Je lui ai répondu avec mon plus beau sourire de pandémie.

Le stress. L’anxiété. Les pensées qui partent en vrille. Pour certains, ce sont des nuits agitées et plus courtes. Pour d’autres, c’est l’humeur en berne, avec ce petit nuage noir qui semble suspendu en permanence au-dessus de leur tête. Moi, c’est une pression près du cœur.

Je pensais pourtant être immunisé.

Je suis journaliste depuis 20 ans. J’ai commencé ma carrière au quotidien Le Devoir, où je devais parfois remettre deux ou trois articles le même jour. Les soirs d’élections, je suis analyste à la télé. Lors du dernier débat des chefs fédéraux, je leur ai posé des questions en direct devant des millions de téléspectateurs. Au fil des ans, je me suis rendu trois fois en Afghanistan pour y couvrir la guerre. J’ai voyagé en véhicule blindé, vêtu d’un gilet pare-balles, à l’affût d’une explosion. Je me suis fait tirer dessus à la roquette dans des camps de fortune.

Le stress fait partie de ma vie et j’ai toujours su le gérer. Cerise sur le gâteau, ma mère est psychologue…

Et pourtant, cette pression aiguë s’est logée en moi, même si ma famille se porte bien et que j’ai encore un emploi. Si moi je la ressens, je peux penser que le stress et l’anxiété se sont également emparés de mes amis, voisins et autres concitoyens en ce temps de pandémie.

« C’est une ambiance anxiogène. Il y a inévitablement des effets sur la santé mentale », confirme Christine Grou, présidente de l’Ordre des psychologues du Québec. « Les gens sont en mode survie, confinés à la maison, parfois avec les enfants. Certains ont perdu leur emploi, d’autres doivent essayer de faire du télétravail. Les plus âgés ont peur. Les rues sont vides… »

Les intervenants en santé mentale interrogés par L’actualité craignent de ne pas être en mesure de répondre au tsunami de requêtes qui s’annonce. Le sentiment de perte de pouvoir face à une situation inédite d’une durée indéterminée, combiné à des épreuves comme la perte d’un emploi, l’impossibilité de visiter un proche malade ou même d’assister à des funérailles, fera bondir les troubles d’anxiété, les dépressions, les séparations, la consommation d’alcool…

Des effets sur la santé mentale, il y en a eu lors d’épisodes de confinement forcé dus à des épidémies de maladies infectieuses ailleurs dans le monde, comme le SRAS ou l’Ebola. La revue scientifique britannique The Lancet a recensé 24 études réalisées dans la foulée de telles périodes d’isolement. Près de 28 % des parents qui avaient été confinés avec leurs enfants présentaient un problème de santé mentale comme la dépression ou l’anxiété quelques mois après l’isolement. Ces mêmes études ont montré que les enfants coincés à la maison ont quatre fois plus de risques de souffrir de stress post-traumatique que les enfants n’ayant pas subi de confinement.

Chez les travailleurs de la santé, les études recensées par The Lancet font état de problèmes psychologiques qui perdurent jusqu’à trois ans après une crise sanitaire importante. Les médecins, infirmières et préposés ayant dû se placer en isolement ressentent plus de détresse que la population générale dans la même situation. Le sentiment d’impuissance qui les assaille fait monter en flèche la colère, la culpabilité, la solitude et le mal de vivre pendant plusieurs mois après une crise.

Le désarroi psychologique s’installera à grande échelle dans les semaines à venir, prédit Charles Roy, président de l’Association des psychologues du Québec, qui regroupe plus de 1 500 professionnels des secteurs public et privé. « Une fois le choc passé, les demandes d’aide vont affluer. Chez ceux qui étaient déjà aux prises avec des difficultés, les séquelles post-traumatiques seront amplifiées. Pour tout le monde, il s’agit d’une modification majeure du style de vie. »

La pression dans ma poitrine, cet inconfort physique qui découle du stress, c’est l’équivalent d’un deuil, selon David Kessler, l’une des sommités dans le domaine, qui a publié plusieurs livres, et signé avec Elisabeth Kübler-Ross Sur le chagrin et le deuil.

Le deuil de la routine, de la normalité, du rendement au boulot. Mais aussi un « deuil par anticipation », affirme David Kessler, qui travaille notamment dans des hôpitaux de Los Angeles. Nous savons que le monde ne sera plus jamais pareil, mais nous ignorons de quoi il sera fait. Les étagères vides à l’épicerie, les gardes armés de Purell qui attendent à l’entrée des pharmacies, on a beau se dire que c’est temporaire, en réalité, il est impossible de prévoir quand notre vie d’avant sera de retour, et si même elle le sera. Ce qui amène l’angoisse. Nous anticipons une rupture, dans nos vies comme dans notre mode de vie. « On a le sentiment que la tempête s’en vient. Que le mal est là, quelque part, et qu’il peut frapper. On ressent une brisure dans notre filet de sécurité habituel. C’est rare de vivre ça tous en même temps », explique David Kessler dans une entrevue accordée au Harvard Business Review.

Et nous vivons ce drame seuls, dans nos maisons, sans pouvoir nous retrouver avec les amis et la famille élargie pour échanger, nous serrer dans nos bras et nous dire en personne « ça va bien aller ».

L’humain est avant tout une bête sociale, et les effets de cette « solitude forcée » sur les traumatismes à venir sont la grande inconnue de cette crise, estime la directrice du Laboratoire de recherche Trauma et résilience, Pascale Brillon, également professeure au Département de psychologie de l’UQAM. « Il y a une solidarité collective, mais un isolement physique. C’est exceptionnel », dit-elle.

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Début avril, les 2 200 psychologues à l’œuvre dans le réseau public, notamment dans les CLSC et les hôpitaux, ont commencé à appeler les 325 000 personnes qui suivent des thérapies offertes par l’État afin de savoir comment elles se portaient.

Dans un deuxième temps, tous ceux qui, depuis le début de la crise, sont relégués à la liste d’attente déjà longue seront joints pour une courte séance de discussion. « On vit des circonstances exceptionnelles, c’est important de parler à notre monde », dit la ministre de la Santé, Danielle McCann.

L’humain est avant tout une bête sociale, et les effets de cette « solitude forcée » sur les traumatismes à venir sont la grande inconnue de cette crise

Les catastrophes passées enseignent qu’il faut agir tôt pour limiter les problèmes psychologiques. « Les soins en santé mentale qu’on offrira seront déterminants pour bien des gens », affirme Mélissa Généreux, médecin-conseil en santé publique et professeure à la Faculté de médecine de l’Université de Sherbrooke.

La Dre Généreux vient tout juste de rendre publiques les conclusions de son Enquête nationale sur les impacts sociosanitaires des inondations 2019 dans six régions du Québec, menée en collaboration avec les chercheurs Danielle Maltais (UQAC) et Philippe Gachon (UQAM). Parmi les 1 576 répondants dont le domicile avait été inondé dans ces six régions, 44 % présentaient des symptômes modérés à élevés de stress post-traumatique six mois après les événements, d’autres souffraient de troubles anxieux ou de l’humeur. Cependant, à peine le tiers des sinistrés ont dit avoir reçu le soutien psychologique espéré.

Les personnes qui ont dû recourir à un prêt bancaire pour faire face aux conséquences des inondations « sont plus à risque de présenter un trouble de santé mentale que les autres sinistrés », soulignent les auteurs. Or, le stress financier engendré par la pandémie de COVID-19 sera considérable, ce qui ajoute aux complications psychologiques potentielles.

Le Québec, avec ses 8 800 psychologues, regroupe la moitié des professionnels du Canada. « On a le plus important rapport de psychologue par habitant en Amérique du Nord ! » lance Christine Grou. Près de 2 000 psychothérapeutes ont également un permis de pratique sans posséder le titre protégé de psychologue.

Malgré tout, le réseau public était saturé avant la crise, avec des semaines, sinon des mois d’attente avant d’avoir accès à un professionnel, explique Charles Roy, qui pratique dans un CLSC de Montréal. « Nous sommes en pénurie de ressources. Dans le public, il nous manque environ 450 psychologues pour répondre à la demande en temps normal. » Ces dernières années, les compressions budgétaires dans le volet prévention du ministère de la Santé ont fait mal, dit-il. « On perd en moyenne 32 psychologues par année depuis 10 ans dans le secteur public. »

Un achalandage qui se répercute dans le secteur privé, où les psychologues sont fortement sollicités et ne peuvent souvent plus prendre de patients. « Personne ne chôme, dit Charles Roy. Je suis inquiet. On ne peut pas abandonner les personnes qui souffraient avant la crise. Il y aura des choix déchirants à faire. » Et c’est sans compter les travailleurs qui n’ont pas d’assurance ou de programme d’aide de leur employeur et qui ne peuvent s’offrir des thérapies à plus de 100 dollars l’heure.

Les catastrophes passées enseignent qu’il faut agir tôt pour limiter les problèmes psychologiques.

La présidente de l’Ordre des psychologues refuse d’envisager une rupture de service en santé mentale en raison de la hausse à venir de la demande. « Il faudra se réorganiser », dit-elle. Par exemple, en faisant davantage de séances de groupe ou en multipliant les téléconsultations pour gagner du temps. « On a commencé à travailler avec le ministère de la Santé pour réduire les méfaits de la crise, parce que les problèmes de santé mentale qu’on ne traite pas s’aggravent avec le temps. Ça va coûter plus cher de s’en occuper plus tard. »

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Et si des pistes de solutions se trouvaient à Lac-Mégantic ? Grâce à un programme innovateur mis en place par la Direction de la santé publique de l’Estrie, la majorité des 5 600 habitants de cette ville entourée de collines ont pu se relever psychologiquement du déraillement de train qui avait ravagé le centre-ville et fauché 47 vies en juillet 2013.

Mélissa Généreux est devenue directrice de la santé publique de l’Estrie à peine deux jours avant la tragédie. « Toute une entrée en matière ! » lance la pétillante spécialiste.

Des mois après le drame au centre-ville, voyant que les résidants s’en remettaient difficilement, Mélissa Généreux a lancé des enquêtes de santé publique pour documenter leur détresse psychologique, avec la collaboration de Danielle Maltais, professeure de travail social à l’Université du Québec à Chicoutimi et titulaire de la Chaire de recherche sur les événements traumatiques, la santé mentale et la résilience.

Les enquêtes dévoilées en 2015 ont montré que près de 65 % des Méganticois présentaient des symptômes modérés ou sérieux de stress post-traumatique. La consommation d’alcool excessive touchait 15 % des habitants, alors que 14 % souffraient d’anxiété. Un résidant sur cinq ne se sentait pas en sécurité chez lui. « Pourtant, les Méganticois ne consultaient pas les ressources en santé mentale qu’on avait mises à leur disposition », raconte la Dre Généreux.

En 2016, la Direction de la santé publique de l’Estrie met donc sur pied l’Équipe de proximité de Lac-Mégantic, un groupe de quatre intervenantes sociocommunautaires épaulées par une kinésiologue et une nutritionniste, qui ira à la rencontre des gens. « Ils ne voulaient pas se déplacer vers les services, alors on a déplacé les services vers eux ! » s’exclame Mélissa Généreux. Le groupe ne s’installe pas à l’hôpital ou dans une clinique, mais à la gare de la ville, et multiplie les activités auprès des résidants : animation sociale, club de marche, exposition de photos locales porteuses d’espoir, etc.

La Dre Généreux raconte avoir passé un coup de fil en fin d’après-midi, un jeudi chaud et ensoleillé de l’été 2016, à la technicienne en travail social Cindy Stewart, l’une des premières embauchées au sein de l’Équipe de proximité de Lac-Mégantic. Un fort bruit ambiant embrouillait la ligne.

« Où es-tu ? Je t’entends mal.

— Dans un bar.

— Que fais-tu là ?!

— Je travaille ! Le jeudi, c’est ici que les gars se tiennent. On jase. »

Cindy Stewart, 38 ans, est née et a grandi à Lac-Mégantic. « Je suis un visage connu, alors c’est plus facile d’entrer en contact avec les gens. Je vais à leur rencontre dans la rue, dans les bars et les restaurants. J’écoute et je transmets des informations », explique-t-elle. Cindy Stewart parle au présent parce que, bientôt sept ans après l’accident tragique, l’Équipe de proximité est toujours à l’œuvre.

Toutefois, dans le contexte de la pandémie de COVID-19, le groupe axe davantage son travail sur les effets psychologiques de la crise chez les Méganticois. Tout en respectant la distance de deux mètres entre les personnes, Cindy Stewart et ses collègues vont à la rencontre des résidants à l’épicerie, à la pharmacie ou dans la rue. « On les incite à parler de ce qu’ils vivent, on prend le pouls de notre monde », dit-elle.

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Dans les années suivant une catastrophe, la reconstruction sociale de la communauté est tout aussi importante que la reconstruction physique et économique, soutient Marie-Claude Maillet, organisatrice communautaire depuis le début des années 1990, qui s’est jointe à l’Équipe de proximité de Lac-Mégantic dès sa création. « Toutes les études postcatastrophes montrent qu’il faut mobiliser la communauté touchée, la ressouder, lui donner de la nourriture sociale. Il faut redonner du sens à la vie. On doit l’exposer au bonheur, à ce qui est beau », affirme la femme de 51 ans.

En 2018, l’Équipe de proximité a aménagé la Place éphémère, au centre-ville de Lac-Mégantic, non loin du lieu de la tragédie ferroviaire, afin de favoriser les rassemblements. Ce lieu extérieur a permis aux gens de se retrouver pour des activités allant des traditionnels barbecues jusqu’aux soirées cinéma et popcorn, en passant par les populaires séances de karaoké ou encore des cours de musique et de yoga offerts par des résidants. « Les gens se sentent utiles, ils se réapproprient leur centre-ville avec quelque chose de positif », dit Marie-Claude Maillet.

Un peu comme les résidants de Lac-Mégantic, les Québécois auront besoin de se réapproprier les espaces publics dont ils auront été privés pendant des semaines, des mois.

La plus récente étude de la Direction de la santé publique de l’Estrie, réalisée avant la pandémie de COVID-19, montrait que la santé psychologique des Méganticois revenait tranquillement à la normale. Environ 11 % des résidants faisaient alors état d’une santé mentale mauvaise ou passable. À peine 3 % disaient encore se sentir en danger dans leur maison, une proportion comparable à l’ensemble de la population estrienne.

« Les impacts psychosociaux observés dans les années suivant la tragédie ferroviaire de Lac-Mégantic en 2013 semblent se résorber. Une stabilisation, voire une légère amélioration, est observée pour plusieurs indicateurs de santé mentale », écrivent Mélissa Généreux et Danielle Maltais dans leur dernière étude, rendue publique en 2019.

Pourrait-on reproduire la recette de Lac-Mégantic à l’échelle du Québec afin d’atténuer les effets psychologiques de la pandémie ? « Pourquoi pas ! La réponse ne peut pas reposer uniquement sur la structure rigide du réseau de la santé. Il y a différentes façons de répondre aux besoins de la population », estime Cindy Stewart.

Un peu comme les résidants de Lac-Mégantic, les Québécois auront besoin de se réapproprier les espaces publics dont ils auront été privés pendant des semaines, des mois. Ils auront besoin de beaux projets, d’espoir et de fraternité.

Étant donné que les thérapies individuelles ne seront peut-être pas offertes en quantité suffisante pour répondre à la demande, les villes et le gouvernement pourraient créer des équipes de proximité qui iraient à la rencontre des citoyens dans les quartiers les plus touchés par la pandémie. Des animations sociales, à l’extérieur, pourraient aider à cicatriser certaines douleurs du confinement lorsqu’il sera permis de se rassembler à nouveau.

Psychologiquement, c’est important d’avoir un avant et un après. Ça va prendre, d’une manière ou d’une autre, une pierre blanche pour marquer l’histoire.

 Pascale Brillon, directrice du Laboratoire de recherche Trauma et résilience

Pour tourner plus facilement la page d’un drame, il est fondamental de représenter celui-ci par quelque chose de concret afin de s’assurer de ne pas l’oublier et pour rendre hommage aux victimes, explique Pascale Brillon. C’est évidemment plus simple d’ériger un monument à l’endroit d’une catastrophe, que ce soit à Lac-Mégantic ou à New York après les attentats du 11 septembre 2001. Dans le cas d’une pandémie, invisible à l’œil, c’est plus complexe. « Il faudra être créatif, dit-elle. Les symboles sont importants pour faire le deuil d’un événement traumatique. »

Est-ce que l’Italie transformera un hôpital particulièrement touché par la COVID-19 en musée de la tragédie ou en lieu de naissance pour insuffler du bonheur aux prochaines générations ? Est-ce que Montréal dressera un monument commémoratif ? Est-ce que le gouvernement du Québec instaurera une journée nationale de mémoire, avec jour férié ou non, pour nous rappeler de rester vigilants ?

« Psychologiquement, c’est important d’avoir un avant et un après, dit Pascale Brillon. Ça va prendre, d’une manière ou d’une autre, une pierre blanche pour marquer l’histoire. »

Et pour nous rappeler que, malgré la souffrance, le stress, la pression à la poitrine et la détresse qui suivra, il n’y a pas que des pertes au compteur de cette pandémie. Inscrire dans la ligne du temps que l’humanité, collectivement, s’en est sortie. Et que nous sommes maintenant plus solidaires. Et plus forts.

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2 commentaires
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Génial votre article! On parle sans cesse de santé mentale, de soutien et de thérapies, surtout par mon employeur, en cette semaine. Mais au fond, il faut se soutenir les uns les autres, il faut partager nos situations et trouver ensemble des solutions pour le long terme. C’est un devoir collectif!

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Bravo pour cet article. On note que les interventions qui ont de la portée ne sont pas nécessairement l’entrevue clinique avec un psy. L’equipe de proximité est à retenir. Ces interventions s’inscrivent dans la vie. La santé mentale est pour tous, pas seulement aux personnes qui ont des pathologies importantes.

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