Le sexe pour les nuls

Au Québec et ailleurs, les cours d’éducation sexuelle tombent en désuétude. Sont-ils en voie d’extinction ?

Photo: Walter Sanders//Time Life Pictures/Getty Images
Photo: Walter Sanders//Time Life Pictures/Getty Images

Le sexe a beau être vieux comme le monde, en 2014, son enseignement en milieu scolaire semble toujours aussi déficient.

Au Québec, les cours d’éducation sexuelle ont disparu en 2001, dans le contexte de la réforme scolaire. Depuis, les élèves reçoivent de l’information sur la sexualité au milieu des autres cours, lors de séances animées par des infirmières et des psychoéducateurs.

En Ontario, les programmes d’éducation sexuelle n’ont pas été modifiés depuis plus de 15 ans, soit bien avant l’émergence des cellulaires et des réseaux sociaux.

Nos voisins du Sud ne sont guerre en meilleure posture. Comme le rapporte le site américain Salon.com, seulement 22 états américains et le District de Columbia offrent des cours d’éducation sexuelle dans leurs écoles publiques. Parmi eux, 19 possèdent des lois qui permettent de contrôler le contenu enseigné.

Cette érosion de l’apprentissage à la sexualité ne se fait pas sans conséquence. Au Québec, plusieurs déplorent l’effet désastreux que l’absence de cours a eu sur la santé des jeunes.

Selon le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec, les cas d’infections transmises sexuellement (ITS) — dont la syphilis, la chlamydia et la gonorrhée — ont augmenté depuis 2002, soit peu de temps après l’abolition du programme d’éducation sexuelle.

Du côté des États-Unis, un recensement effectué par le Guttmacher Institute, un organisme dédié à la promotion de l’éducation sexuelle, révèle que 41 % des Américains âgés de 18 et 19 ans savent peu ou rien sur l’utilisation du condom ; 75 % disent peu connaître ou ignorer tout de la pilule contraceptive. Normal, vu l’importance accordée à l’abstinence dans les écoles primaires et secondaires !

Source: Guttmacher Institute

 

S’ils délaissent la préparation à la vie sexuelle, certains Américains peuvent néanmoins se rattrapper à l’université avec un cours de… mariage 101 ! Le magazine The Atlantic rapporte que l’Université Northwestern, en Illinois, offre désormais une formation pour aider les étudiants à réussir leur vie de couple. Ils touchent à des sujets tels que la sélection d’un bon partenaire, la gestion des conflits conjugaux et l’intimité.

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3 commentaires
Les commentaires sont fermés.

Éducation sexuelle??? Pfffft!

Les Québécois préfèrent l’histoire.

Évidemment pour les nuls s’adresse aux conservateurs, républicains, libertariens, dretteux et la petite droite du Québec avec un complexe d’infériorité.

Pour le conservateur républicain de la tite droite du Québec, il est évident que c’est leurs bonnes femmes qui mène le sexe dans la maison. Bon je me retiens de parler des autres maisons qu’ils fréquentent.

Bon, ils ils vont dans d’autre maison. Faut dire la vérité. Ils ils vont dans des maisons style un bar, la cage aux s’porcs et ils disent: ma tite poupoune, viens avec moi, je te ferai monter au ciel.

Évidemment une fois sur trois, c’est la claque sur la yeule.

Tout cela pour vous dire que les gens qui connaissent l’histoire des conservateurs, au contraire des conservateurs de la tite droite pas instruite, tricheurs, religieux et croyants, connaissent plus l’histoire du sexe opposé et ne mangent pas de claque sur la yeule.

Font pitié les dretteux libertariens, Monsieur François le premier.

Évidemment il maque deux mot.

« Évidemment pour les nuls s’adresse aux conservateurs, républicains, libertariens, dretteux et la petite droite du Québec avec un complexe d’infériorité.

Évidemment le sexe pour les nuls s’adresse aux conservateurs, républicains, libertariens, dretteux et la petite droite du Québec avec un complexe d’infériorité.